Un vaisseau de ligne
de Cecil Scott Forester

critiqué par Kostog, le 27 octobre 2020
( - 48 ans)


La note:  étoiles
Hornblower, terreur des côtes catalanes
Un vaisseau de ligne, publié en 1938, est le second roman par ordre d'écriture, après Retour à bon port, des aventures de Horatio Hornblower. Hornblower est désormais capitaine de vaisseau à bord du HMS Sutherland, un bâtiment de ligne de 74 canons.

L'histoire se passe en 1810. Le navire qui à été alloué à notre capitaine inquiet est un ancien bâtiment hollandais, qui dépare tristement par son manque de qualités nautiques des bateaux mieux conçus de la marine royale. Malgré cela, Hornblower se sentirait satisfait d'avoir obtenu un commandement aussi rapidement après son retour en Angleterre, ne serait-ce la quasi impossibilité de trouver des hommes d'équipages en dehors de quelques gibiers de potence et de son impécuniosité qui ne lui permet pas d'embellir le vaisseau comme il le voudrait.

Cette fois, Hornblower n'est plus seul, mais doit opérer en escadre, sous les ordres de l'amiral Leighton qui combine deux défauts majeurs : celui d'être un marin médiocre, et surtout, d'avoir, il y a peu, épousé Lady Barbara, la passion secrète de notre héros.

L'essentiel de l'action se passe en Méditerranée entre les côtes espagnoles et les côtes françaises où, du fait du retard de l'escadre, le Sutherland peut opérer seul et Hornblower déployer toute son inventivité pour tourmenter les forces du tyran de l'Europe .

Le récit consiste principalement en une succession de coups de main bien enlevés. Les Espagnols, ainsi que les Français, en prennent pour leur grade, les premiers alliés aussi lâches qu'inefficaces, les seconds piètres marins. On se dit parfois qu'à vaincre sans péril..., mais l'audace de notre héros suffit pour le mettre suffisamment en danger et pour rendre l'action prenante.

La fin du roman fait comprendre au lecteur que celle-ci n'est que le prélude au volume suivant au début duquel notre héros se trouvera dans une situation si fâcheuse que ce serait crime de l'abandonner...