B.O comme un dieu
de Ugo Bienvenu

critiqué par Hervé28, le 22 septembre 2020
(Chartres - 52 ans)


La note:  étoiles
Un des meilleurs titres de cette collection
La collection "bd cul" des Requins Marteaux est assez inégale. Pour ma part, je possède uniquement le désopilant "la bibite à bon dieu" de Bouzard, et les remarquables opus de Vivès "les melons de la colère" et "la décharge mentale".
Et là, j'ai craqué pour ce livre signé Ugo Bienvenu, dont j'avais lu "préférence système" il y a peu (et que j'avais, il faut l'avouer, modérément apprécié).
Mais avec ce fascicule de 128 planches, Ugo Bienvenu nous offre un petit bijou aussi bien narratif que graphique.
Bien sûr, on ne peut que songer à "la survivante" de Paul Gillon (1985) lorsque l'on découvre cette histoire. Mais Ugo Bienvenu nous raconte, à travers le récit autobiographique de B.O, robot hétérosexuel, véritable sextoy vivant pour riches femmes esseulées, une vision assez froide, clinique et désabusée de l'amour. Les dessins sont le plus souvent explicites, et les dialogues parfois crus mais le lecteur finit par avoir de la sympathie pour ce robot unique en son genre.
Ugo Bienvenu, outre les scènes de sexe, ne cesse de placer dans ses dessins des références sexuelles explicites (forme phallique du vaisseau spatial par exemple).
Bref, l'auteur fait une entrée plus que remarquée dans cette collection et je pense que ce one shot fait partie des meilleurs titres de cet éditeur.