Les déserteurs temporels
de Robert Silverberg

critiqué par Lolo6666, le 16 août 2020
( - 46 ans)


La note:  étoiles
Un très bon Silverberg
Déjà abordées dans "Les monades urbaines", on retrouve dans "Les déserteurs temporels" les thématiques de la surpopulation et une forme utopique de hiérarchisation des individus au sein de la société. S'en est-il inspiré en 1971 pour approfondir son concept de monades ? Certainement. Reste qu'il sut les exploiter à merveille dans son roman le plus récent. Néanmoins, la comparaison se limite à ces analogies, les thèmes évoqués ne conditionnant que l'arrière plan de l'univers de "The Time-Hoppers".

Dès le premier chapitre, on devine une abstraction du récit absolument plus créative que dans "Les guetteurs des étoiles". L'introduction présage des intrications temporelles très intéressantes, situant la fertilité de Silverberg au niveau de celle animant "L'homme stochastique".

C'est un très bon Silverberg. Tant d'un point de vue complexité du scénario que de son intelligibilité. La trame est réfléchie, organisée, autour d'une demi-douzaine de protagonistes qui tous influent sur le cours de l'histoire. Les conflits, nombreux, rendent l'ensemble intrigant. le dénouement est implicite, mais les ultimes rebondissements permettent de tenir le lecteur en haleine jusqu'à la fin.