Immunothérapie, la révolution des traitements anti-cancer
de Stéphane Champiat, Nicolas Noël

critiqué par Colen8, le 19 juillet 2020
( - 79 ans)


La note:  étoiles
L’immunothérapie : auto-défense contrôlée
Aussi synthétique et illustré que soit ce précis sur les immunothérapies il demande une connaissance déjà bien étayée pour ne pas être découragé par la technicité des termes, très souvent exprimés en sigles dérivés des appellations anglo-saxonnes(1). L’étendue des constituants et des fonctions du système immunitaire détaillés dans la première partie sont essentiels pour la compréhension de la suite.
A côté de la vaccination qui reste de loin la plus ancienne et toujours la première des immunothérapies, on en retient quantité de pistes opérationnelles ou prometteuses utilisant le système immunitaire pour contrôler les tumeurs, par conséquent pour améliorer le traitement de certains cancers par des approches plus ciblées avec moins d’effets secondaires :
- les anti-checkpoints actuels contre le mélanome, les cancers du poumon, du foie, de la vessie, de la gorge, le lymphome de Hodgkin, la tumeur de Merkel,
- les anticorps monoclonaux seuls ou conjugués à d’autres substances immuno-stimulantes contre les cancers du sein, la leucémie,
- les cytokines, véhicules de communication intercellulaire et avec l’environnement aux multiples modes d’action,
- les vaccins anticancéreux sous différentes formes contre les cancers du foie, du col de l’utérus, de la prostate.
Les immunothérapies concernant les pathologies de nature infectieuse, allergique, inflammatoire, auto-immunes et auto-inflammatoires sont abordées en termes plus généraux et probablement déjà mentionnées sur les sites des associations de patients concernées. Une annexe résume l’historique de l’immunologie et des immunothérapies du cancer de 1890 à 2018. Si la recherche dans ce domaine avance à grands pas, il reste encore tant à découvrir !
(1) Par exemple : PAMPs, TLR, TCR/BCR, MALT etc., TRAIL, CTLA-4, PD1, PD-L1, EGFR, VEGF, CDC, ADC,…