La méditation
de Fabrice Midal

critiqué par Veneziano, le 18 juillet 2020
(Paris - 43 ans)


La note:  étoiles
Une pratique pour mieux vivre et se connaître
La méditation mérite d'être définie pour combattre les idées reçues. Il ne s'agit pas d'une coupure du monde destinée à fuir ses contraintes ou ses sources d'angoisse, ni la prescription d'une pratique austère par une religion, le bouddhisme où elle ne fait pas massivement l'objet d'une mise à exécution. Cette image d'Epinal correspond à une considération faussée en Occident, qu'exploitent les gestionnaires du bien-être, en ressources humaines ou en cabinets de coaching.
La méditation constitue une contemplation et une prise de recul, effectivement, mais d'abord sur soi-même, afin d'analyser ses sources d'anxiété, ou de stress, de prendre le recul vis-à-vis de ses contraintes, afin de mieux les appréhender. La démarche en est tout à fait différente, puisque le rapport au monde reste intact, sans la coupure imaginée dans l'imaginaire populaire.
A partir de cette donnée, les différentes religions et les grands courants de psychanalyse, de Freud, Lacan et Jung, en font un usage qui leur est propre, avec une finalité spécifique.

Cet ouvrage spécifique permet une utile réorientation, face à une erreur commune majeure, et invite à la réflexion sur cette pratique... qui en constitue une autre. A recommander vivement.