Vanikoro
de Patrick Prugne

critiqué par Coper, le 27 décembre 2018
( - 36 ans)


La note:  étoiles
Que s’est-il passé dans le Pacifique ?
Présentation de l'éditeur :
Le 1er août 1785, deux frégates de la Marine Royale, la Boussole et l'Astrolabe, quittent le port de Brest. À leurs bords, deux cent vingt marins, matelots, officiers et scientifiques prêts pour un long voyage autour du globe qui doit durer quatre ans. À leur tête, le capitaine de vaisseau Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse, sait combien cette expédition en ce siècle des Lumières est le rêve de son roi.
Les escales se succèdent tandis que les cales s'emplissent de plantes, fleurs, insectes, étoffes, épices et de tant d'autres trésors inestimables. Au mois de mars 1788, les deux frégates appareillent de Botany Bay sur la côte Est australienne et font voile vers l'archipel des îles Salomon. Dans quelques mois, ils seront à l'île de France (actuelle Saint Martin). L'histoire débute en ce mois de juin 1788, tandis qu'une terrible tempête menace de faire échouer les deux vaisseaux sur les récifs coralliens d'une île inconnue : Vanikoro !
Dans la lignée des succès de librairie Iroquois et Pawnee, Patrick Prugne retrouve les grands espaces et l'Aventure, sur fond de vérité historique. Il réalise avec Vanikoro un rêve de plusieurs années : retracer l'histoire de l'expédition Lapérouse et lever, à l'aide d'une solide documentation et de son imagination fertile, le mystère qui entoure son naufrage.

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Le récit de ces deux épaves est depuis toujours un mystère. Patrick Prugne nous livre ici une hypothèse de ce qui a pu se passer sur ces îles et notamment celle de Vanikoro. Il s'agit là d'une fiction évidemment mais complètement plausible.

Le récit commence par le naufrage sous une folle tempête. Le lecteur suivra ensuite les "aventures" d'une poignée de naufragés sur cette île de Vanikoro : leur rencontre (violente) avec les autochtones, leur envie de partir, leur volonté de cacher un coffre rempli d'or (cela confère à l’ouvrage un petit côté « île au trésor »), etc...
Le récit s'attache à ne suivre que quelques personnages "clés" afin de créer une forme d'empathie et de tendresse, notamment avec le botaniste. Cependant, de manière générale, les faits et l'action priment sur la psychologie et l'ethnologie.

Les dessins et les couleurs sont vraiment superbes.
Les paysages exotiques (de la forêt primaire aux plages de sables) immergent le lecteur au cœur du Pacifique. Les ambiances sont très réussies tout comme les personnages et leurs expressions.

Aborder cette histoire par le biais de la BD me parait intéressant et bien trouvé, cependant j'ai regretté que l'histoire soit finalement "survolée" du fait de l'ouvrage relativement court (80 planches).
Peut-être qu'une version plus longue aurait permis de mieux appréhender et travailler les personnages en s'appuyant un peu plus sur les faits connus de cette histoire et en renforçant le côté ethno qui m’a manqué ?