Le potentiel érotique de ma femme
de David Foenkinos

critiqué par Sahkti, le 6 mai 2004
(Genève - 47 ans)


La note:  étoiles
Rire fait du bien!
Petit clin d’œil tout d’abord à la jaquette qui entoure ce livre et qui précise que c’est un roman non-autobiographique. Pas de fumée sans feu ? :)

"Hector est tombé amoureux, et s’est marié. Alors, il s’est mis à collectionner sa femme."

Hector est un homme assez classique, qui bosse dans une grosse entreprise, est considéré comme sympa, va régulièrement manger chez ses parents qu’il aime bien, a appelé son poisson Orange mécanique et s’entend bien avec son grand frère. Houla… ennuyeux ! Que nenni ! Car Hector est un petit cachottier, il a un vice, une passion dévorante : c’est un collectionneur de collections. Tout y passe, c’est même franchement incongru et très rigolo. Je n’ai pas compté mes fou-rires mais il y en a eu pas mal, à lire absolument en cas de morosité !

Ce Hector est un maniaque de la collectionnite, les petits jeux des œufs Kinder, les timbres, les pins, les étiquettes de melon, les pattes de lapin, les pique-apéritifs les badges de campagne électorale… C’est d’ailleurs ces derniers qui vaudront à Hector une immense traversée du vide après avoir perdu le titre de "Meilleur collectionneur de badges de campagne électorale" (ça ne s’invente pas !), il ne s’en remet pas, ça tourne même à la tentative ratée de suicide (et on continue à se marrer, ô monde cruel).
Qu’à cela ne tienne, Hector veut se reprendre en main et décide de se désintoxiquer de la collection. Les fumeurs invétérés qui ont un jour tenté l’expérience comprendront l’état dans lequel se trouve alors le héros du bouquin… mal ! Les réunions des Collectionneurs Anonymes sont sans effet (à ce propos, on y trouve même un collectionneur de moments debout, original n’est-ce pas ?), alors Hector se dit que si il rencontre la femme de sa vie, ça lui passera l’envie de collectionner les boutons de culotte. Pourquoi pas !
Hector en trouve une, la belle Brigitte, tellement belle qu’Hector replonge à cent à l’heure dans sa névrose, il se met à collectionner sa femme. Tout ! Ses mouvements, ses expressions, sa respiration. Le simple fait de la voir laver les vitres se transforme en orgasme mental qui fait chaud au cœur du lecteur tellement c’est beau (et drôle). Décidément, Hector ne peut guérir et c’est très bien comme ça car c’est ce qui lui donne tout son charme.

Cette lecture fut une véritable bouffée de rire et d’oxygène, c’est léger et amusant, ça fait vraiment beaucoup de bien. Le style simple et efficace de Foenkinos mérite d’être connu, surtout au milieu d’un tas de jeunes auteurs (il a trente ans) qui se prennent vachement au sérieux.
Déjanté 10 étoiles

Bonjour les lecteurs ....
Voici un livre déjanté, décalé, hilarant et qui fait du bien...
Hector a une vie on ne peut plus banale, mais Hector a une manie, il collectionne tout et n'importe quoi ( les dictons croates, les premières pages de roman, les piques apéritifs , etc ....).
Hector va tenter de se reprendre et essayer de se désintoxiquer de sa " collectionnite aiguë".
Mais Hector va tomber amoureux et ....va collectionner sa femme !
Bienvenue en " absurdie " .
Résumé comme cela, ça peut paraître farfelu .. et ça l'est !
J'ai eu des fou-rires, ce petit livre est un régal pour les zygomatiques!
Pour moi, un des plus drôle de Foenkinos. A lire absolument et sans modération !
Décidément cet auteur ne me déçoit jamais, qu'il soit drôle, ou plus sérieux ( Charlotte)!
Ps: Mesdames , vous n'imaginez pas votre potentiel érotique lorsque vous lavez vos vitres !

Faby de Caparica - - 59 ans - 16 février 2018


quel régal ! 8 étoiles

Un petit livre qui se dévore, c'est original, décalé voire délirant, humoristique et sexy à souhait. C'est vraiment un livre différent qu'il faut absolument découvrir, avec un tas de personnages parfois tristes, déprimants et pourtant si sympathiques. Un vrai bon moment de lecture.

Pierraf - Paimpol - 63 ans - 3 janvier 2016


Léger et sympathique 7 étoiles

Un roman léger et sympathique.
J'ai un peu ressenti le parfum de Bartelt, comme un petit vent de dérision. Mais cela n'enlève rien à la qualité de ce joli petit livre.
Je ne peux résister à reproduire ce court passage :
" Hector à son habitude est assis à lire. Brigitte s'active à son ménage, Hector relève la tête, il quitte la revue. Brigitte est sur un escabeau de bois, ses deux pieds ne sont pas positionnés sur la même marche, si bien que ses mollets supportent deux poids différents ; autrement dit, le premier mollet sur la marche supérieure est d'une rondeur sans faille, alors que le second demeure marqué par la nervure de l'effort. L'un est naïf, l'autre sait.
Après la vision de ses deux mollets, Hector remonte la tête pour embrasser du regard les hanches de sa femme. On perçoit un mouvement léger, des ondes régulières comme les calmes ressacs du soir, et il suffit de relever davantage la tête pour comprendre le pourquoi de ce mouvement. Brigitte nettoie les vitres "

Une belle après-midi de lecture.

Monocle - tournai - 61 ans - 14 août 2015


La reine des carreaux 7 étoiles

Ce qui est bien avec Foenkinos c'est que l'on est rarement déçu. Les personnages sont originaux pour ne pas dire complètement barrés.
Cette fois-ci Hector ancien collectionneur de collection guéri de ce qu'il pensait être une addiction pense rechuter lorsqu'il découvre l'érotisme de sa femme lavant les carreaux .
Quelques moments cocasses viennent pimenter un peu plus ce texte.
Vous l'avez compris ce livre est avant tout un test pour vos zygomatiques , j'ai déjà lu bien plus comique mais on passe tout de même un bon moment.
Le livre est très court , on peut le lire en une soirée ou... en une journée de plage.

Ndeprez - - 45 ans - 23 janvier 2014


Détente et désenchantements 5 étoiles

Tiraillée entre le coté insolite du personnage principal et la bizarrerie de ce type, j’ai par moments apprécié et à d’autres trouvé son attitude pitoyable.
En résumé, une écriture rythmée, un bon moment de détente ponctué de désenchantements

Ichampas - LAMBALLE - 57 ans - 15 septembre 2013


De l'hygiène des vitres 8 étoiles

Où comment Brigitte découvre son incommensurable potentiel érotique...
C'est un roman que j'ai trouvé vraiment sympathique, un roman qui fait plaisir, qui fait sourire.
Pas de profondeur abyssales, pas de pessimisme de bon aloi, simplement des personnages attachants et décalés (ah, Gérard...) et une écriture vive, peut-être parfois un peu facile.... et alors ?
Un bon moment de lecture.

Cecezi - Bourg-en-Bresse - 41 ans - 13 avril 2012


Délicieusement jouissif! 9 étoiles

Mon premier Foenkinos, lu, certes, il y a quelques années, mais dont la saveur, le-les!- plaisirs demeure(nt)!

Un vrai bonheur que plonger dans ce délire érotico-fantasmatique!
Tout en demeurant dans l'imaginaire, nous songeons très vite à nous couler dans l'extase frénétique en mode "allumé" avec cet homme dont le fantasme est plutôt inhabituel!

Délectez-vous, folâtrez dans les hauteurs vitrées de ce roman plein d'humour agrémenté de ce farfelu qui nous font passer quelques heures à rire!

Laventuriere - - - ans - 2 janvier 2012


Un anti-héros dans toute sa médiocrité 5 étoiles

Un pauvre type atteint de collectionnite aiguë se tire de son faux pas, par l'amour de celle qu'il épouse, ... dont il finit par collectionner les éléments, dont les films d'elle en train de laver les vitres.
Ce roman assez simple détient bien des éléments humoristique, de type burlesque, tout en demeurant, malheureusement dans un halo de médiocrité petite, un environnement confiné, dont il menace à tout instant de rechuter, sans la présence de sa femme, dont il a peur de rompre, en cas de rechute.
C'est assez drôle, mais globalement bien lourdingue, sans être graveleux. Ca se laisse lire, sans laisser, assez loin de là, de souvenir impérissable.

Veneziano - Paris - 43 ans - 17 septembre 2011


décevant 3 étoiles

évidemment il est plus facile de parler des bons livres que des mauvais...pour ma part j'ai trouvé à la fois un scénario mou, des aphorismes sans intérêt et un humour gentillet mais à mon sens il ne suffit pas de superposer des personnages , des situations et des passions improbables pour faire de l'humour....c'est le second roman de Foenkinos que je lis et je suis une fois de plus déçu (la délicatesse auparavant)...Décidément je ne partage pas l'engouement actuel pour cet auteur...J'ai acheté les "Souvenirs" mais je sens que je vais le regretter!

Frenchmad - - 48 ans - 11 septembre 2011


Un vrai régal ! 9 étoiles

Encore une fois, David Foenkinos nous rend joyeux, et ce, seulement à la lecture d'un petit livre. Seul bémol, encore une fois, il se lit trop vite, mais c'est un vrai délice. On reste scotché par une écriture aussi simple, par des situations insolites et très, très drôles. David Foenkinos est incroyable, cet homme est un génie, ce n'est pas de la grande littérature, mais cet auteur a le don de vous rendre heureux en quelque 179 pages, et on redemande !

Clara11 - - 30 ans - 16 août 2011


C'est un livre qui se lit vite 1 étoiles

mais dans lequel je n'ai pas retrouvé l'humour dont vous parlez. Je me suis ennuyée.... j'ai même eu hâte de le finir pour qu'il retrouve sa place dans mon étagère... Je suis contente de ne pas l'avoir acheté neuf car j'aurais regretté......... Evidemment, ceci n'est que mon avis et il n'engage que moi.

Angelnannou - petit quevilly - 41 ans - 25 juin 2011


collectionnite aiguë 7 étoiles

C'est drôle !! Complètement loufoque comme le dit Aria dans sa critique, plein de créativité, d'idées farfelues et d'ironie.
Hector est un collectionneur compulsif, pas franchement bien dans sa peau... mais qui se soigne. Et passer quelques heures en sa compagnie (ça se lit très vite) est un réel plaisir. J'ai beaucoup ri, noté plein de petites phrases dans mon carnet... voila, un livre qui détend, et qui donne le sourire.

Valadon - Paris - 40 ans - 10 mai 2011


"Le plaisir sensuel est une science physique dont chacun possède son propre Einstein" 7 étoiles

De très bonnes formules rendent ce bouquin franchement agréable à lire. C'est court, c'est assez frais, mais trop léger pour m'embarquer avec le héros. Hector, collectionneur en rémission rencontre Brigitte, ils tombent amoureux et se marient. Seulement voilà, Hector s'apperçoit qu'il rechute car il accumule des souvenirs de moments bien précis sur sa femme qui le rendent tout chose...

Lindy - Toulouse - 43 ans - 3 octobre 2010


Un héros des temps modernes 7 étoiles

Mon premier Foenkinos, auteur découvert sur la 5 à La Grande Librairie et dont l’humour m’a paru de bon aloi.

Effectivement c’est drôle dès les premières lignes, avec un personnage plaisant, anti-héros des temps modernes et avec des réflexions et images pittoresques. Seul reproche : ça fait parfois un peu forcé, un peu artificiel, comme si Foenkinos s’imposait de tenir un nombre de plaisanteries par chapitre.

A côté du comique, il y a aussi des passages très justes bien qu’empreints d’ironie sur la famille, l’amour, la vie de couple, l’érotisme… sachant que je ne tuerai pas le suspens en dévoilant quel est le potentiel érotique de cette femme !

Romur - Viroflay - 47 ans - 20 mars 2010


J'aime les livres loufoques 10 étoiles

Il y a bien 2 ans que j'ai lu ce livre mais je crois ne jamais avoir autant ri tout au long d'un livre qu'avec l'ami Foenkinos.
C'est jouissif, c'est délicieux ! Jubilatoire !

Un rire libérateur. L'auteur doit être un peu fou pour écrire une histoire pareille, mais que c'est bon de lire des livres fous.

Je l'ai offert à mon fils (30 ans) qui l'a adoré, il a beaucoup d'amis et il l'a offert à son tour à presque tous ses amis, qui sont mdr !

Je suis étonnée des 2 ou 3 étoiles. Pour en avoir un tel souvenir, je lui mets 5 étoiles. Merci David Foenkinos !

Aria - Paris - - ans - 14 février 2010


il est bon de rire parfois 7 étoiles

Le potentiel érotique de ma femme est un joyau d'humour absurde. Avec sa galerie de personnages décalés, son ton pince sans rire et tout plein de petites trouvailles tordantes, ce bouquin vous fera à coup sur passer un bon moment. Même si j'émets quelques réserves sur son dénouement "capillotracté" qui transpire le happy ending forcé.

Louiscez - Nantes - 39 ans - 7 décembre 2007


Déjanté 10 étoiles

L'un des livres les plus drôles qui m'est été donné de lire.
Avec un style très fin et un absurde, David Foenkinos m'a fait rire à chaque page ou presque.
La fin est malheureusement assez poussive mais n'entache en rien la qualité de ce livre génial.

Franckyz - - 42 ans - 12 novembre 2007


Passable... 5 étoiles

Pas mal dans l'ensemble. Un livre qui m'a fait rire par moment mais il ne figurera pas parmi ceux qui m'ont touchée. C'est agréable à lire mais sans plus. On n'y croit pas trop à vrai dire... Je ne le déconseille pas pour autant, ce peut être une lecture divertissante.

Clop - - 37 ans - 9 janvier 2006


Absurde, ironique et… tendre aussi 8 étoiles

Je suis admirative de cette force d’écriture qui sous couvert de l’absurde et de l’ironie est capable de décrire aussi précisément cette névrose qu’est la collectionnite. Une affection liée au sentiment d’abandon, à l‘angoisse du vide et qui parvient à trouver son salut dans une identité matérielle établie par l’accumulation.
Ainsi, tout peut être sujet à collection, chacun peut trouver sa “nourriture fantasmatique”. Si bel et si bien que le lecteur finit aussi par se regarder d’un peu plus près afin de discerner ses éventuels penchants à une quelconque accumulation (tiens, et si elle commençait avec les lectures !).
“Le malaise paradoxal du collectionneur est qu’il trouve dans son vice sa plus grande source de réjouissance.”
Que de trouvailles dans ce livre allant de la simple cocasserie à la franche hilarité !!! Beaucoup de sensibilité et de sentiments aussi à l’égard de l’être aimé.
Comme Kinbote l’a déjà souligné, la première partie du récit rappelle un peu une voix off que j’associerais bien à celle du film “Amélie Poulain”. Elle décrit des personnages socialement en marge et des situations pour le moins décalées, avec beaucoup de tendresse cependant.
Un livre aux frontières de l’absurde, tellement plaisant et réjouissant. Un auteur que je découvre avec bonheur et merci à CL de m'avoir insufflé cette découverte.

Voni - Moselle - 61 ans - 1 janvier 2006


Histoire de mollets. 8 étoiles

Le style et la manière de mener absurdement la progression de « l’histoire » m’ont fait penser au « déjantage » d’un Grégoire Bouillier ou d’un Régis Jauffret. Dès le départ, on comprend qu’on est à la frontière de l’onirique. De l’onirique camouflé en « vraie vie » :
« Hector avait une tête de héros. On le sentait prêt à passer à l’acte, à braver tous les dangers de notre grosse humanité, à embraser les foules féminines, à organiser des vacances en famille, à discuter dans les ascenseurs avec les voisins, et, en cas de grande forme, à comprendre un film de David Lynch. Il serait une sorte de héros de notre temps, avec des mollets ronds. Mais voilà qu’il venait de décider de se suicider. On avait vu mieux comme héros, merci. »
Ca se lit comme du petit lait. Depuis la tentative de guérison de la « collectionnite » aigue d’Hector, comme un vulgaire alcoolique s’y prendrait, à l’évolution de son cas, passant par la découverte de la femme, une certaine rechute puis la rédemption ?
L’érotisme peut se nicher dans les actes les plus insensés. C’est aussi le message de D. Foenkinos. Et c’est quelque part pour beaucoup d’entre nous aussi un peu réconfortant.
Rationalistes s’abstenir. Il faut accepter les courants d’air. Chauds. Les ascensionnels !

Tistou - - 65 ans - 18 décembre 2005


Le potentiel érotique de ma femme 8 étoiles

J'ai adoré ce livre un peu déjanté dont même le titre est un bel exemple de l'humour décalé de l'auteur.
Le ton employé (désabusé) et la description des états d'âmes (pathétique) du personnage sont de véritables merveilles d'humour. Certaines situations relèvent du burlesque le plus pur. Mais on sent aussi poindre une réelle humanité dans les descriptions des personnages, c'est encore plus poignant dans les scènes les plus tristes.
Personnellement, je me suis offert de réels fous rires à la lecture de ce livre, dont un attablé seul dans un café avec les voisins proches qui se penchent pour décrypter le titre du livre qui me faisait tellement sourire... Un rien gênant mais bien dans l'esprit du livre.

Eric_S. - - 60 ans - 14 décembre 2005


Une psy molle 7 étoiles

Ce roman m’a fait penser à un film dont on n'aurait que la voix off. Les commentaires brillants sans le continuum d’images.
Il s’articule autour de scènes-clés telles la course Ourzazate-Casablanca, le lavage de vitres de la femme... Il ne faut pas chercher dans ce roman une continuité logique (comme ce fut mon cas) là où il n’y a qu’une suite de situations burlesques. D’ailleurs les titres des diverses sections annoncent la couleur : Une sorte de vie, Une sorte de vie conjugale, Une sorte de décadence, Une sorte de sensualité. Foenkinos déclare dans une interview (http://scenario-mag.com/interviews/…) qu’il fait des romans surréalistes et absurdes, où la psychologie des personnages est forcément « molle ».

Comment travaillez-vous la psychologie des personnages ?
Dans un scénario, j'essaie d'agir à leur place.
Dans les romans, les personnages ont une " psy molle ". Elle glisse, elle dérape. C'est le potentiel comique du personnage. Il fait l'opposé de ce que l'on pouvait imaginer.

Ceci dit, quel sens de la formule et de l’humour, et toujours au moyen de mots simples, comme sans y toucher.
Voici quelques exemples.
« Seul un peu de sang hésita, mais ce fut un sang noble ; Gérard coagulait toujours courtoisement. »

« Tout n’était alors qu’affaire de silence. Un silence de début des processions ; chacun avait l’impression de faire l’amour à une église. »

« Les familles cachent toujours des adultères dans les caves, ce sont les Juifs de l’amour.»

Kinbote - Jumet - 62 ans - 14 juin 2005


Savoureux 8 étoiles

Après "Inversion de l'idiotie…", j'avais hâte de replonger dans l'univers fantaisiste de David Foenkinos. Ni une, ni deux. "Son dernier roman "Le potentiel érotique de ma femme" m'attendait sur ma table de nuit. C'est toujours aussi inventif, on sourit souvent, tout autant que dans son premier roman. L'écriture et le style sont encore mieux maîtrisés.
Et puis quelle galerie de personnages farfelus! Hector, le collectionneur en sevrage, qui fantasme sur sa femme Brigitte lavant les vitres, Gérard le vainqueur de la fameuse course Ouarzazate-Casablanca,…. Un univers drôle et fantaisiste donc mais d'où ressort finalement une certaine tendresse.
Ce roman est savoureux et s'avale d'une traite. Un peu comme la soupe familiale des repas dominicaux. Bon, c'est pas tout ça! J'en reprendrais bien une louche….

Nothingman - Marche-en- Famenne - 41 ans - 16 mai 2005


Le plaisir sensuel est une dictature 8 étoiles

"C'est par le corps de l'autre qu'on devient innocent"... C'est par le corps de sa femme qu'Hector connaît l'apothéose de la jouissance et la terrible crainte d'une rechute dans la collectionnite honnie. Cette incroyable façon, cette obsédante vibration qui se dégage d'elle lorsqu'elle lave les vitres... Cela demande tous les excès, ne néglige aucun effort pour inciter la réalisation délicate et follement excitante de cette tâche ménagère.
On dit de ce livre qu'il est drôle, léger, nid de rires et d'originalité, qu'il est décalé, amusant. Jamais l'idée ne me viendrait de contredire un seul de ces adjectifs. Mais je ne sais pas, impression qu'il y a un petit "truc en plus", une petite musique tendre et dont la fantaisie laisse aussi libre court à un ton qui ne manque pas de poésie. Il n'y a pas que du drôle, il y a aussi du doux, une sorte de romantisme camouflé teinté d'une ironie bienveillante.
Ce roman est terriblement pétillant, audacieux, parsemés de bulles et de "c'est ici qu'on sourit" déguisés et aiguisés de mots. Et à votre avis, on sourit ? Oui, on sourit, on aime, on ouvre les yeux bien grands aussi (on ne sait jamais, les vitres pourraient bien être sales!), au cas où l’envie nous prendrait de s’inventer un voyage, aux Staaaaates, par exemple, on irait au Kansas croiser le méridien de Bluewich (si si !), ou peut-être faire un tour sur la course Ouarzazate-Casablanca, tester la position des mains dans le dos, boire de la soupe maternelle ou regarder le monde à travers les ailes d’un papillon…
Bref, ce livre a un vrai potentiel !

Bluewitch - Charleroi - 42 ans - 30 avril 2005


Mitigée... 5 étoiles

Ce roman de David Foenkinos (le premier que je lis de lui) a le mérite de l'originalité : c'est décalé, sympathique et plein d'humour. L'écriture déborde d'ironie, et le sujet est novateur : le héros, qui se croyait guéri de sa collectionnite aiguë (les boîtes de camembert, les piques apéritifs et j'en passe) rechute en collectionnant les instants de pure sensualité qui émane de sa femme lorsqu'elle nettoie les vitres perchée sur un tabouret. C'est pas commun ! Et il faut ruser pour renouveler ces moments de plaisir ! Mais hélas, que de temps avant d'arriver à cela ! Le gros premier tiers est long, bien trop long, je me suis accrochée, et j'ai bien fait, mais cette première partie plutôt ennuyeuse gâche l'ensemble.

Laure256 - - 49 ans - 31 mars 2005


Non.. 5 étoiles

.. moi je m'ennuie. J'aime moyen et je suis déçue.

"Potentiel érotique, l'expression était aguicheuse. Nous entrions en effet dans l'espoir immédiat de la sensualité."

Quelques situations font sourire, c'est vrai... ou comment prêter au quotidien le degré de fantaisie, d'humour et de cocasserie.

Clarabel - - 45 ans - 17 mars 2005


J'aime déjà... 8 étoiles

Je suis à la 30ème page de ce roman que je trouve surprenant mais je peux déjà en dire que le style est accrocheur, le sujet étonnant, et les personnages me sont sympathiques... et je rigole (ça fait du bien au moral) Je reviendrai terminer ma critique dès ma lecture terminée... A bientôt

Zibouille - Lustin - 51 ans - 12 août 2004


Bon, bon. 7 étoiles

Très d'accord, je le lis et je ris presque à chaque page

Chat pitre - Linkebeek - 50 ans - 6 mai 2004