L'enfant rebelle
de Christian Laborie

critiqué par CC.RIDER, le 31 août 2015
( - 66 ans)


La note:  étoiles
Pour amateurs du genre
En 1897, la jeune Adèle Vigan, 17 ans, orpheline, travaille comme fileuse dans une usine de Saint Jean du Gard pendant la semaine et à la ferme de ses parents adoptifs le dimanche. Leur fils aîné, Martin Bonnal, abuse d'elle. Elle se retrouve enceinte de ses œuvres. Saisie par la honte, elle s'enfuit de chez elle et gagne Alès puis Nîmes. En janvier 1898, elle accouche d'un enfant qu'elle abandonne quelques jours plus tard à Arles, au couvent des Soeurs de la Charité. Elle le prénomme Raphaël en souvenir du jeune pasteur dont elle est toujours amoureuse. Très vite, Raphaël est adopté par un couple d'âpres paysans cévenols...
« L'enfant rebelle » est un roman à la limite du terroir (les Cévennes, le protestantisme, les magnaneries), de l'historique (l'auteur nous promène de 1897 à 1934 avec une séquence se déroulant pendant la Première Guerre Mondiale au Chemin des Dames), du sentimental (le fond est assez mélodramatique, on suit deux personnages au destin triste à pleurer) et de la saga familiale (sans être une suite du précédent roman de Laborie « Les Rochefort », celui-ci reprend certains personnages et renvoie à des évènements racontés précédemment). Bien écrit, ce long ouvrage de plus de 500 pages assez agréable à lire pose le problème de l'adoption, de l'exploitation des enfants à la campagne et de l'usurpation d'identité (surtout sur la fin). Ce dernier rebondissement donne d'ailleurs une fin un peu « fabriquée ». Quant à l'échange d'identité qui est le nœud central de l'intrigue, il laisse le lecteur sur sa faim vu que l'auteur ayant traité le destin de Vincent dans le précédent livre, s'attache surtout à celui de Raphaël. Un ensemble en demi-teinte qui peut plaire aux amateurs du genre et laissera de marbre les autres.
Un bon roman, si on aime le genre 7 étoiles

Un roman tout à fait dans la lignée des sagas des romans de terroir.
Si l'on n'aime pas le genre, aucune raison que cela plaise.
Si, par contre, on apprécie le genre, le roman a tous les ingrédients nécessaires pour rendre la lecture agréable, plaisante. L'écriture très coulée aide à rendre le déroulement fluide.
On pourrait pinailler sur des coïncidences pouvant sembler un peu poussées mais nous sommes dans un roman et au final, la vie est également pleine de coïncidences pour le moins surprenantes.
J'ai lu ce volume en pensant que c'était un roman unique or il fait partie d'une saga de cinq volumes et se place en seconde position. Il est très probable que je lirai plusieurs des autres volumes.

En conclusion : vous cherchez une lecture plaisir, vous aimez les sagas, n'hésitez pas.
Intéressant également le voyage dans la province de ce début du XXème siècle avec ses coutumes, sa justice, la place des femmes, le traitement de la condition de l'enfant...

Mimi62 - Plaisance-du-Touch (31) - 71 ans - 25 mars 2020