La blancheur des étoiles
de Eric Brucher

critiqué par Ddh, le 23 février 2015
(Mouscron - 79 ans)


La note:  étoiles
La blancheur des étoiles dans la noirceur de la nuit
Lazlo dit : « La bave des crapauds n’atteint pas la blancheur des étoiles ». Serena, le personnage principal du roman aspire à cette blancheur, mais c’est plutôt la bave qui l’encercle, l’étouffe.
La jeune Serena, 16 ans, n’est pas gâtée par son milieu. Elle vit avec sa mère, « technicienne de surface » et ses rapports avec elle ne sont pas des plus faciles. Son père ? un inconnu, c’est le black-out avec sa mère. Une échappatoire ? Lazlo Kohler, un jeune rêveur, tagueur, un as sur sa moto. Il lui fait connaître l’indicible sur les toits des gratte-ciel. Elle se remplit les oreilles des striii des martinets. Madame Gisèle de la tour Mercator est un autre arc-en-ciel. Mais tout est éphémère autour de Serena ; sa grossesse chamboule sa vie… La blancheur des étoiles n’arrive pas couvrir le noir de la nuit…
Avec beaucoup de pudeur, Eric Brucher dépeint la détresse de Serena. Que d’humanité se dégage dans les efforts de celle-ci à s’en sortir, mais avec la réalité vécue par elle. Du Zola au vingt-et-unième siècle ! Que de Serena chacun de nous côtoie !