Congo Inc : Le testament de Bismarck de In Koli Jean Bofane

Congo Inc : Le testament de Bismarck de In Koli Jean Bofane

Catégorie(s) : LittĂ©rature => Francophone

Critiqué par Rotko, le 2 dĂ©cembre 2014 (AvrillĂ©, Inscrit le 22 septembre 2002, 52 ans)
Critiqué par Rotko, le 2 dĂ©cembre 2014 (AvrillĂ©, Inscrit le 22 septembre 2002, 52 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 8 Ă©toiles (basée sur 9 avis)
Cote pondérée : 6 Ă©toiles (3 595ème position).
Visites : 10 187 

De quoi le Congo est-il le nom.

"Congo Inc", un roman foisonnant ! On fait la connaissance du pays et de la ville de Kinshasa via Isookanga, un pygmĂ©e (dire Ekonda), las de vivre dans la forĂȘt et passionnĂ© par Internet. C’est un amateur de jeux de combat, occupation qui convient bien Ă  ce « mondialiste », et en tout point conforme Ă  la rĂ©alitĂ© congolaise dans son ensemble, puisque le pays sert de plaque tournante aux intrigues internationales.

L’ONU y envoie ses casques bleus pour calmer les tensions politiques : le Rwanda tout proche souffre encore des luttes Hutus et Tutsi. Les Grandes SociĂ©tĂ©s y placent leurs prospecteurs Ă©conomiques, et la Chine dresse l’inventaire des ressources miniĂšres qu’elle entend s’accaparer.

Le rĂ©cit mĂšne Ă  la façon d’un thriller des intrigues parallĂšles oĂč l’on suit des personnages reprĂ©sentatifs qui nouent bientĂŽt entre eux des relations d’affaires ou de « loisirs ». Stupre et Lucre.

Avec Isookanga, on pĂ©nĂštre dans les bas fonds de Kinshasa et Ă  des mutineries urbaines, avec Shasha la Jactance, jeune prostituĂ©e, on frĂ©quente Mirnas, un militaire de L’ONU soucieux de ses petits plaisirs et de fructueux trafics. Bizimungu, mercenaire avide de soldes et d’enrichissements faciles, trouve son compte dans les places et la corruption officielles. Zhang Xia tient lieu de Chinois de service, sans bien maĂźtriser les trafics qui l’ont engagĂ©, pratiquement Ă  son insu.

On voit donc la vocation internationale du Congo au cours de chapitres courts et trÚs vivants, leurs appellations relÚvent parfois de jeux vidéos (« game over ») et sont sous-titrés en Chinois !

Toutes les intrigues se croisent et s’entrecroisent par les personnages, dans un rĂ©cit trĂšs maĂźtrisĂ© dont on apprĂ©ciera l’ironie caustique dans les dialogues «  langues de bois officielles » et des situations cocasses. La variĂ©tĂ© des tons inclut des scĂšnes dignes de Chester Himes, avec l’Église de l’Abondance CĂ©leste, ou les Ă©bats mouvementĂ©s d’un Ekonda avec une Africaniste
. En fait tous les Ă©pisodes servent un plat trĂšs pimentĂ©, pour mieux faire accepter des scĂšnes effrayantes et un contexte atroce.

La convoitise nourrit les prĂ©dateurs divers du Congo, depuis LĂ©opold II jusqu’à nos jours, et le lecteur se demande comment le pays va se tirer des griffes internationales qui l’épuisent.

A mes yeux, les différentes femmes du récit, exploitées et abusées, nous en donnent une idée. Trop longtemps soumises, elles savent reprendre la situation en mains, et avec quelle vigueur !

Je suis donc enchanté de cette lecture, content que le Grand Prix du Roman Métis 2014 ait récompensé son auteur pour son livre "Congo Inc. : Le testament de Bismark".

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Les éditions

Congo Inc : Le testament de Bismarck
de Bofane, In Koli Jean
Actes Sud
ISBN : 9782330030605 ; 3,48 € ; 16/04/2014 ; 293 p. BrochĂ©
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Les affaires sont les affaires

7 étoiles

Critique de Fanou03 (*, Inscrit le 13 mars 2011, 50 ans) - 1 août 2017

Ce que j’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© dans Congo Inc.: le testament de Bismarck est le foisonnement des personnages, qui tournent peu ou prou autour du protagoniste principal sans que leur Ă©paisseur psychologique en soit sacrifiĂ©e. La vigueur de la langue quant Ă  elle offre des passages pas piquĂ©s des vers. On pourrait citer, comme le souligne Monocle dans sa critique, la nuit d’amour entre Isookanga et Aude Martin, ou bien les discours formatĂ©s sur la mondialisation, qui sonnent complĂštement dĂ©calĂ©s dans la bouche du jeune pygmĂ©e.

Le roman brasse ainsi beaucoup d’élĂ©ments, des pĂ©ripĂ©ties plus ou moins drĂŽlatiques aux descriptions glauques des massacres, convoquant tour Ă  tour les consĂ©quences de la colonisation, le gĂ©nocide rwandais, l’écologie, les maux de la globalisation, l'argent tout puissant. Il Ă©tait risquĂ© de marier autant de thĂšmes, d’ambiances. Je trouve personnellement que l’auteur s’en tire plutĂŽt avec les honneurs : c’est toute l’agitation fĂ©brile de Kinshasa en particulier que l'on ressent ainsi que la complexitĂ© de cette rĂ©gion de l'Afrique. Quant Ă  Isookanga, voilĂ  un magnifique personnage principal, Ă  la fois dĂ©brouillard, ivre de modernitĂ©, sympathique et effrayant car ne doutant jamais de ses choix. Cette ambiguĂŻtĂ© ne nous renvoie-t-elle pas finalement Ă  nos propres comportements, pris au piĂšge que nous sommes par la sociĂ©tĂ© de consommation ?

La fascination de la modernité

8 étoiles

Critique de Dirlandaise (Québec, Inscrite le 28 août 2004, 70 ans) - 4 juillet 2017

Isookanga, un jeune pygmĂ©e, habite un village situĂ© au cƓur de la forĂȘt Ă©quatoriale. FascinĂ© par la modernitĂ© et les ordinateurs, dĂ©sirant Ă  tout prix Ă©chapper Ă  l’emprise familiale Ă©touffante, il dĂ©cide de partir tenter sa chance dans la capitale congolaise Kinshasa. HĂ©las, sans connaissances ni contacts, Isookanga doit rejoindre une bande de jeunes des rues et partager leur existence prĂ©caire. Il fait la rencontre d’un autre jeune homme d’origine chinoise vendant des sachets d’eau Suisse et commence alors une association d’affaires pour le jeune pygmĂ©e qui rĂȘve de faire fortune. Mais les problĂšmes de toutes sortes ne tardent pas Ă  jalonner la route d’Isookanga qui voit bientĂŽt ses illusions fondre comme neige au soleil face Ă  la corruption et aux troubles sociaux multiples affectant son entourage immĂ©diat.

Roman foisonnant d’une richesse indĂ©niable axĂ© sur le contraste entre la vie paisible d’un village et l’agitation continue rĂ©gnant en ville. De nombreux personnages incarnent ce qu’on peut trouver de pire dans ce pays affectĂ© par de nombreux Ă©vĂ©nements cauchemardesques comme les gĂ©nocides au Rwanda.

Cependant, j’ai trouvĂ© fastidieux certains passages dont entre autres le rĂ©cit des affrontements mis en scĂšne dans le jeu vidĂ©o prĂ©fĂ©rĂ© d’Isookanga. Le rĂ©cit des massacres et la description des atrocitĂ©s au Rwanda sont aussi assez pĂ©nibles Ă  lire.

Un bon roman oĂč l’humour cĂŽtoie l’horreur et la violence dans un pays minĂ© par la corruption et l’absence de morale.

Le testament de Bismarck

7 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 69 ans) - 9 juin 2017

Congo Inc. Jean Bofane In Koli 3,5* Roman 9782330058876
Titre : Le testament de Bismarck

« Le testament de Bismarck », c’est le sous-titre de l’ouvrage, qui ne s’imposait pas particuliĂšrement. Pour ma part, j’aurais pu donner comme titre Ă  cette critique : « Promesses de vies fracassĂ©es ».
Jean Bofane In Koli est citoyen congolais, congolais du RDC (RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo) ex-ZaĂŻre, Ă  ne pas confondre avec la RĂ©publique Populaire du Congo, sur l’autre rive du fleuve du mĂȘme nom. C’est peu dire que l’instabilitĂ© rĂšgne dans ce pays, de mĂȘme que l’absence d’un vĂ©ritable dessein qui aurait pour but de sortir le pays, aux richesses potentielles Ă©normes, du sous-dĂ©veloppement chronique auquel semblent vouĂ©s l’ensemble des pays d’Afrique noire peu ou prou. Paradoxalement, les richesses miniĂšres du pays font aussi son malheur, proie idĂ©ale des arrivistes, spĂ©culateurs, trafiquants, pour qui la seule raison de vivre consiste Ă  Ă©carter de leurs routes tout ce qui peut – et ceux qui peuvent – les gĂȘner. De mĂȘme le voisinage immĂ©diat d’un pays comme le Rwanda, dont les massacres ethniques Hutus/Tutsis ont durablement dĂ©stabilisĂ© le sous-ensemble gĂ©ographique de l’Afrique Centrale.
Isookanga, lui, est Batwa, c’est-Ă -dire pygmĂ©e, c’est-Ă -dire encore unanimement mĂ©prisĂ© aussi bien des Hutus que des Tutsis, et de tous les autres. Isookanga est un jeune homme qui vit mal sa condition d’homme de la forĂȘt alors qu’il vient de dĂ©couvrir les promesses et merveilles de la « mondialisation » et qu’il s’y initie assidĂ»ment via un jeu vidĂ©o pratiquĂ© sur un ordinateur portable volĂ©. MalgrĂ© le destin de chef de village qui lui est promis, lui n’a qu’une envie : gagner Kinshasa et ses promesses miraculeuses.
Jean Bofane In Koli fait donc partir Isookanga Ă  Kin oĂč, bien entendu, la misĂšre est rude pour un enfant des rues, oĂč la prĂ©varication, la violence, gangrĂšnent tout. Il en profite pour dĂ©monter le systĂšme infernal qui fait cohabiter trafiquants, seigneurs de guerre, organisations mondiales parasites et rĂšgle du chacun pour soi. En cela « Congo Inc. » est presque un ouvrage politique qui met Ă  jour les relations perverses entre ces diffĂ©rents Ă©lĂ©ments et qui font que, quoi qu’il arrive, c’est vers la violence et le chacun pour soi que les choses Ă©voluent.
Et Jean Bofane In Koli ne montre pas une once d’optimisme. Malheur aux petits, ils seront vaincus, Ă©crasĂ©s. Promesses de vies fracassĂ©es 


Vive la mondialisation...

5 étoiles

Critique de Marvic (Normandie, Inscrite le 23 novembre 2008, 67 ans) - 28 mars 2017

Isookanga est un jeune homme de 26 ans, pygmĂ©e qui ne rĂȘve que de quitter son village Ekanga et de mondialisation. L'arrivĂ©e d'internet et la possession (illicite) d'un ordinateur permettent au jeune homme d'envisager une autre vie que celle de successeur de chef du village.
Il quitte donc le village pour aller Ă  Kinshasa, oĂč il se fond dans la masse des enfants des rues, se retrouvant, grĂące Ă  son Ăąge, leader pendant des nĂ©gociations entre l'armĂ©e et les enfants.
Il se liera d'amitié avec un chinois abusé Zhang Xia qui lui permettra d'appliquer ses théories de commerce et de mondialisation sur la vente de sachets d'eau fraßche.
Il rencontrera Kiro Bizimungu, prĂ©sident de l'Office de prĂ©servation du parc national de la Salonga, ancien militaire, beaucoup plus intĂ©ressĂ© par les richesses du sous-sol que par la sauvegarde de la forĂȘt.
D'autres personnages ahurissants apparaissent comme le rĂ©vĂ©rend Jonas Monkaya, ancien catcheur devenu prĂȘcheur de l’Église de la Multiplication divine.
Ainsi que des personnages plus ou moins recommandables, humanitaires, ou chercheurs comme Aude Martin :"ConfrontĂ©e sans cesse depuis son enfance aux mystĂšres, Ă  la violence, Ă  la mise Ă  genoux du continent africain – et particuliĂšrement du Congo ex-belge - , elle espĂ©rait en venant ici partager, et soulager un tant soit peu, la douleur d'un peuple qui avait Ă©tĂ© si longtemps la proie de sa race – sans que cela semble cesser".

Ce ne sont pas seulement les descriptions des atrocitĂ©s qui m'ont empĂȘchĂ©e d'aimer ce livre. L'abondance de donnĂ©es scientifiques, historiques, de sigles, les longs passages dĂ©crivant le jeu virtuel, tout cela a pris le pas sur le sort de toutes les personnes impliquĂ©es dans cette exploitation programmĂ©e du pays, dont le sort dĂ©pend de nombreuses instances internationales, et malgrĂ© de rares bonnes volontĂ©s, du pouvoir de l'argent et de la mondialisation... n'en dĂ©plaise Ă  Isookanga.

Un roman pessimiste sur la nature humaine, malgré quelques rares pointes d'humour, que j'ai surtout eu le tort de lire à la suite de "Notre quelque part".

L'héritage de Bismarck

8 étoiles

Critique de Elko (Niort, Inscrit le 23 mars 2010, 50 ans) - 11 février 2017

C'est l'histoire d'un PygmĂ©e mondialiste qui sort de sa forĂȘt primaire pour tenter sa chance dans la capitale armĂ©e de son ordinateur connectĂ©.
C'est l'histoire du Congo dont la richesse souterraine est une malédiction, déchainant les appétits les plus sordides.
C'est l'histoire des destins croisés des bourreaux et des victimes d'un systÚme corrompu.
C'est une histoire sombre, violente et cynique. Le triomphe des instincts primaires. Une immersion intense dans un chaos institutionnalisé.

La terre est riche de nos morts.

9 étoiles

Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 66 ans) - 22 juin 2016

La terre est riche de nos morts.

Congo Inc traite d'un sujet vaste : le Congo.
Ce livre est un rude fourbi, un sacrĂ© touillage (expressions bien de mon coin) bref des histoires colorĂ©es qui s'entrecroisent et qui mĂšnent exactement oĂč l'auteur en a dĂ©cidĂ©.
Le Congo est vaste.
Il est le mélange de plus de quatre cents ethnies, donc finalement tout le monde est l'étranger de quelqu'un.
Le Congo est riche. Son sol regorge de richesses : le bois, l'eau et les minéraux stratégiques dont traite le fameux testament du Bismarck.
Mais le Congo fut, est et sera l'objet de toutes les convoitises, de tous les pillages et au final le pays est pauvre car les riches se sont servis et les autres, ma foi, attendent la pluie !
Alors dans la brousse l'antenne GSM a-t-elle tué le grand léopard ?
Ce directeur de la sécurité là-bas en Chine retrouvera-t-il le sourire de Gong Li ?


Si le roman devait ne pas trop plaire, ne partez surtout pas sans avoir lu l'extraordinaire paragraphe qui relate la nuit d'amour entre notre héros Isookanga (un pygmée fraichement débarqué à Kinshasa) et Aude Martin (une "blanche" qui passe sa derniÚre nuit africaine avant son retour chez elle). Pour info page 188 à 198.
Le python le plus obtus de la création - celui qui n'a qu'un oeil - ruminait depuis pas mal de temps son animosité face à la condescendance de l'africanisme. Il prendra ici une curieuse revanche. J'en ris encore.

J'ai trouvĂ© de troublantes similitudes avec "LĂ  oĂč la terre est rouge de Thomas Dietrich" notamment les passages sur le temple Ă©vangĂ©liste, mais il doit s'agir de coĂŻncidences ou d'une vue de l'esprit !

Un trĂšs bon roman !

Congo : pays riche et population misérable

8 étoiles

Critique de Ddh (Mouscron, Inscrit le 16 octobre 2005, 84 ans) - 25 janvier 2016

Congo = RDC (RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo). Inc. fait penser Ă  l’industrie, le business, la corruption. Une image du Congo d’aujourd’hui ?
Isookanga, de la tribu pygmĂ©e Ekonda, rĂȘve depuis sa case Ă  une vie « mondialiste » ; il veut sortir de son trou au sein de la forĂȘt Ă©quatoriale pour vivre le 21Ăšme siĂšcle Ă  la capitale Kinshasa, mĂȘme plus loin si opportunitĂ©. ArrivĂ© Ă  Kin’, tout se bouscule : la corruption, les rĂ©cits de massacres, la sexualitĂ© dĂ©bridĂ©e. Autant de causes de catastrophes
 MĂȘme les organismes internationaux ne sont pas Ă  l’abri ni certaines Eglises qui prĂŽnent la Bonne Nouvelle mais aussi certaines dĂ©rives

La prĂ©cision des descriptions nous fait mieux dĂ©couvrir l’horreur qui abrite ce pays vertigineux qu’est le Congo. L’auteur a-t-il exagĂ©rĂ© ? On ne peut que le souhaiter pour les autochtones !

Une terrible réalité africaine

7 étoiles

Critique de Pacmann (Tamise, Inscrit le 2 février 2012, 61 ans) - 24 mars 2015

Le charme de l’écriture des auteurs africains est la dĂ©couverte d’un autre vocabulaire, d’autres tournures de phrase, et le besoin d’user de mots ne se retrouvant pas dans le petit Larousse pour exprimer une rĂ©alitĂ© fleurie et fort Ă©loignĂ©e de ce qu’on peut imaginer Ă  travers notre prisme d’occidental.

Ce qui m’a plu dans ce bon roman :

- La vision du hĂ©ros, certes Ă©duquĂ©, qui restait sur sa faim dans son village et qui espĂšre naĂŻvement que le monde va s’ouvrir Ă  lui une fois arrivĂ© dans la capitale congolaise, Ă  l’image des Ɠuvres picturales qu’on peut voir sur les murs de Kinshasa ;
- Un Ă©chantillon de toutes les tragĂ©dies de ce Congo dĂ©crites avec un dĂ©tachement fataliste assez caractĂ©ristique et pourtant parfois colorĂ© d’un humour typique ;
- Une Ɠuvre qui mĂ©rite une vĂ©ritable attention vu le contexte politique de la RDC Ă  la veille d’échĂ©ances Ă©lectorales pleines de tensions.


Maintenant, de lĂ  en faire un chef d’Ɠuvre, c’est sans doute excessif, mais les personnes ayant une tendresse pour le continent noir ne pourront ĂȘtre déçues.

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