Vingt centimes
de Xavier Deutsch

critiqué par Ddh, le 21 octobre 2014
(Mouscron - 82 ans)


La note:  étoiles
20 centimes, une aumône ? Non, un parcours de reconstruction
20 centimes ? Ce n’est rien et pourtant… Ce n’est rien car on ne survit pas avec ça, mais croire que tout est possible se réalisera peut-être.
Xavier Deutsch a obtenu le Prix Rossel 2002 avec La belle étoile. Il écrit de nombreux romans et nouvelles mais aussi des pièces de théâtre. Son roman Onze a reçu le Prix Radio Télévision Suisse en 2012 dans la catégorie Littérature Ados. L’auteur anime également des ateliers d’écriture.
On trouve Lazarevic en gare de Mouscron avec une méchante valise en carton et pratiquement sans le sou. Il connaît le coin car il y a séjourné, il y a quatre ans. Maintenant, il cherche à recréer des liens. Tâche quasi impossible, vu son lourd passé. Il déambule dans le centre de Mouscron. Regards hostiles, endroits hostiles mais pas tous. La maison d’accueil Terre Nouvelle est là, mais là aussi, tout n’est pas simple. Il faut se reconstruire.
De courtes phrases rendent le parcours de Lazarevic très vivant. Le style imagé frappe l’imagination du lecteur. Pas de misérabilisme mais un hymne à l’humanité qui permet aux opprimés de se redresser et aux nantis d’ouvrir l’œil sur un autre monde si proche pourtant.