Montparnasse : L'âge d'or
de Jean-Paul Caracalla

critiqué par Veneziano, le 6 septembre 2014
(Paris - 46 ans)


La note:  étoiles
L'essence d'une époque
Cet ouvrage assez court synthétise la symbolique du Montparnasse de l'entre-deux-guerres. Il est rédigé par un éditeur, qui a dû tomber dans la nostalgie de ce quartier mythique de la littérature et de la peinture des années 20 et 30. Outre Gertrude Stein, justement la papesse de l'édition, les écrivains américains attirent l'attention de leur présence, dans les cafés du quartier devenant mythiques, comme le Dôme, la Closerie des Lilas, le Sélect, la Coupole, créée à cette époque. Les peintres d'Europe centrale viennent leur emboîter le pas, comme Pablo Picasso.

Puisqu'il faut en reconstituer l'atmosphère, la création littéraire y atteint une importance telle qu'elle semble ponctuer le rythme de vie du quartier, dans un périmètre restreint, une ambiance libérée, bien avant 1968.

Ce livre s'avale d'une traite, la lectrice et le lecteur en arrivent assez vite à regretter sa modeste dimension. L'envie d'en savoir plus le ronge, l'essentiel y est, bien que cela reste un peu court. Cela donne une idée, un aperçu général, qui reste assez précis et allèche celle et celui qui le découvrent. L'objectif est donc atteint, cet ouvrage pouvant largement être recommandé, avec le rappel de cette précaution d'usage.