Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle
de Étienne Liebig

critiqué par Rotko, le 19 juin 2014
(Avrillé - 50 ans)


La note:  étoiles
Le diable est dans le bénitier !
Que personne ne se sente visé, dans ses croyances, ses pratiques ou ses relations !

L’auteur dément dès le début le schématisme de son titre : il n’y a pas
Citation :
un modèle unique de la catholique.

« je me suis fixé quatre types de catholiques à étudier : les cathos de gauche, les cathos bourgeois (de droite donc), les cathos intégristes et ce que j’appellerai les cathos gentils, vaste fourre-tout où l’on peut loger les catholiques de hasard ne répondant à aucune qualification particulière » .

Ceci dit, l’auteur connaît son sujet d’observation comme un bon sociologue : on y trouve des références de presse, des tics de langage, des attitudes stéréotypées, et des comportements symptomatiques.

Normal, en particulier dans les activités de pèlerins, où les témoignages de charité et de souci d’autrui sont aussi fréquents que les ampoules aux pieds. Il est donc bien Malin, cet auteur, bien diabolique, de prendre le pèlerinage pour terrain de chasse !

L’infâme hypocrite aux noirs desseins cache des intentions érotiques derrière un geste prétendument amical, cite les Écritures pour arriver à ses fins lubriques….

Derrière des aventures allègres et moqueuses, sacrilèges, l’odieux individu veut soumettre aux plaisirs de la chair ceux qui avaient le projet de s’en détourner - au moins pendant le pèlerinage. Il pratique la tentation sous la forme d’un string avantageux, recommande la génuflexion devant l’objet du désir etc…

. Si on admet que l’enfer est pavé de bonnes s intentions, on désavouera moralement le projet de l‘auteur qui promet le paradis avec d’aussi mauvaises motivations, et de méchantes pratiques.

Faut avouer quand même que ce livre polisson et blasphématoire est bien drôle et impertinent.
Se laisse lire...! 6 étoiles

Des moments sympathiques dans ce livre qui dépasse par ses réflexions et par le cadre du récit de voyage à Compostelle le simple récit pornographique, puisque ne nous voilons pas la face : c'est bien de cela qu'il s'agit. Entre les scènes attendues, à réserver aux amateurs du genre, une écriture fluide, et même un peu de morale et d'autodérision ! Ah... l'amour...
Voilà, je n'en écrirai pas plus !

Cecezi - Bourg-en-Bresse - 44 ans - 11 septembre 2014