Papagayo
de Eduardo Galeano, Antonio Santos

critiqué par JulesRomans, le 20 mars 2014
(Nantes - 66 ans)


La note:  étoiles
"Perroquet" se dit "papagayo" en espagnol
Il y a fort longtemps un oiseau appelé "papagayo" avait une couleur verte uniforme et ne savait pas imiter le langage humain. Ce n’est pas l’effet "papillon" avec un battement d’aile qui finit par le déclenchement d’un tsunami, mais l’effet "perroquet" dont la mort se traduit, du fait d’un enchaînement, par un ciel tout blanc sans plus aucun nuage. Heureusement tous les évènements successifs sont racontés au potier qui ressuscite le perroquet avec de nouvelles caractéristiques qu’il a conservées jusqu’à ce jour. Ceci met fin à la tristesse d’une petite fille qui était très attachée à cet animal.

« Le perroquet né du chagrin
Eut les plumes rouges du feu
Et les plumes bleus du ciel
Et les plumes vertes du feuillage de l’arbre
Et un bec aussi dur que la pierre, doré comme une orange
Et il possédait même le langage humain (…) ».

Bien que l’auteur soit uruguayen, il adapte ici une légende du Brésil, pays voisin du sien. Le graphisme aux couleurs originales renvoie à l’idée de personnages en bois, avec un clin d’œil aux totems indiens. Voilà un très bel album qui trouvera un éventuel prolongement dans la lecture de "Dans la jungle" de Cyril Hahn pour les moins de 6 ans et dans le titre "L'ara qui rit" de Pierre Roy pour les 7-10 ans. Ce sont deux titres que nous avons déjà présenté sur Critiques libres.