Brutus
de Laura Vaccaro Seeger

critiqué par JulesRomans, le 23 mars 2014
(Nantes - 66 ans)


La note:  étoiles
Brutus se prend pour César
Laura Vaccaro Seeger met en scène un taureau irascible qui se montre désagréable avec une tortue, un lapin, un cochon, une abeille, un putois, une chèvre et une poule. Le sujet est autant la mauvaise humeur que les capacités d’intimidation et de méchanceté verbale.

En effet ce taureau trouve les mots qui blessent, au putois il reproche son odeur, à l’abeille son bruit lancinant, au cochon la boue autour de son corps, à la tortue sa lenteur, à la poule sa couardise. En retour de bâton, la chèvre joue sur son nom Brutus.

Le texte est uniquement dans les bulles, il est globalement très peu abondant, une trentaine de mots. Avec des non-lecteurs, on pourrait faire deviner les mots désagréables que le taureau adresse aux autres animaux et imaginer d’autres bêtes qui arriveraient et en quels termes elles se feraient injurier.

Le graphisme renvoie un peu à des personnages de dessins animés, le décor est quasiment inexistant et n’est représenté que par la barrière. Réconciliés les animaux vont la franchir pour aller jouer ensemble. Sur l’exemple de saute-mouton, on peut cherche d’autres jeux comme pigeon vole où entre un nom d’animal dans l’intitulé du jeu. Par ailleurs on peut enrichir le vocabulaire du jeune lecteur en lui apportant des mots qui dépeignent l’état de colère. Le fond rouge de la couverture méritera d'être expliqué.

On fera le lien entre cet ouvrage "Brutus" et "La grosse bête" de Pénélope Jossen qui traite des rapports conflictuels entre une grosse bête (du genre dinosaure) avec une petite bête (du genre lézard) et avec "Pourquoi je me mets en colère?" qui sort en même temps chez Nathan.