Le jeune homme au foulard rouge
de Pierre Miquel

critiqué par Rotko, le 24 juillet 2003
(Avrillé - 50 ans)


La note:  étoiles
L'été 1946
Trois jeunes Parisiens décident d'aller à bicyclette en Normandie voir les plages du débarquement. De milieux sociaux différents, ils apprennent à réagir ensemble devant les incidents de la vie quotidienne. C'est l'occasion pour l'historien de préciser tous les paramètres de 1946 : les réactions devant la présence américaine, le retour d'une certaine joie de vivre, les séquelles de la guerre, les différentes couches de la population française. On voit donc l'importance du facteur didactique :-). Nos trois jeunes "bourgeois" (la bourgeoisie n'est pas homogène) font des rencontres : amoureuses, idéologiques - les jeunes "aux foulards rouges" sont communistes, insolites aussi avec un marginal à l'accent étranger : est-ce un déserteur, de quelle armée, fait-il partie du réseau Charlemagne, ou ce familier des bunkers trafique-t-il des armes de toute sorte, soit pour l'extrême-droite, soit pour son compte personnel ? on voit l'aspect aventureux du roman. Au carrefour du "Tour de France par deux enfants" pour la documentation et la précision, et de la collection "signe de piste" pour l'enquête, ce petit roman de Pierre Miquel peut intéresser et instruire des adolescents sur l'immédiat après-guerre. Ne parlons pas du style, gâché par des intentions didactiques, il est "abominable" !