NonNonBâ
de Shigeru Mizuki

critiqué par Antihuman, le 16 novembre 2014
(Paris - 41 ans)


La note:  étoiles
Oui-Oui et les yokais
Le "Non" étant, de nos jours, le dernier recours de celui qu'on destine à être fusillé, sinon des rebelles damnés - et aussi, c'est vrai, de ces populeux privilégiés qui font grève pour un RTT de plus, ou alors pour un oui ou pour un non; je me suis jeté sur ce manga qui conte la jeunesse de l'auteur, qui vivait avec ses parents et sa grand-mère de manière rurale non loin de la mer.

Bien que le titre soit évocateur, ce n'est pas une apologie du non que pratique ce pavé en BD mais plutôt de la simplicité mêlée à un certain hédonisme naturel. Très poétique, parfois naif, cet ouvrage possède un autre point de vue de la vie humaine telle que ne se l'imaginent jamais d'aucuns qui pensent pourtant accéder à une forme moderne de pensée !

Entre les ombres et les fantômes, Mizuki révéle donc le plus souvent en un seul trait ce qui ne se voit pas mais qui existe néanmoins, et par l'intermédiaire de cette étrange grand-mère nippone, NonNonBâ ...

A conseiller aux hystériques et à ces speedés si vains.