Pickpocket
de Fuminori Nakamura

critiqué par Isad, le 23 juin 2013
( - - ans)


La note:  étoiles
Solitude glaciale d’un pickpocket japonais
Le livre raconte une tranche de vie d’un pickpocket. En creux on constate une certaine philosophie de la vie qui est vécue comme elle vient, au gré des circonstances. Survivre au jour le jour est le but jusqu’à ce que le personnage principal rencontre un jeune garçon qui s’attache à lui et veut l’imiter. Cette relation le fera réfléchir et infléchira sa destinée.

Nishimura est un pickpocket qui aime son métier, subtilisant les riches portefeuilles dans les lieux publics, et le faisant même de façon inconsciente. Par l’intermédiaire d’un de ses confrères, il est obligé de participer à un cambriolage. Le chef de gang parait en savoir beaucoup sur lui alors qu’il n’a communiqué son vrai nom à personne. Il leur raconte aussi l’histoire d’un roi qui écrivit l’histoire de l’existence d’un nourrisson et la lui faisant vivre jusqu’à sa mort. Le vol se passe bien mais un des membres de l’équipe resté en arrière a tué le propriétaire qui s’avère être un politicien, ce qui déclenche une série d’autres disparitions ou suicides, et son ami a disparu. En parallèle, il rencontre un jeune garçon qui vole dans un supermarché sur demande de sa mère et lui montre comment faire. Puis il lui donne de l’argent car il se rappelle son enfance et sa solitude passée et actuelle, lui demandant de préférer être placé en institution honnêtement au lieu de vivre avec sa mère et l’homme qui lui sert de souteneur et le bat. La vie continue pour notre héros jusqu’à ce qu’on le recontacte pour opérer des subtilisations de documents ou de téléphone portés par leur possesseurs sous la menace de s’en prendre au jeune garçon.

IF-0613-4055