L'évangile selon Judas
de Simon Mawer

critiqué par Popol, le 1 novembre 2002
(Uccle - 67 ans)


La note:  étoiles
Changer de vie
Voilà un livre qui ne peut laisser indifférent. D’abord l’écriture, des mots et des tournures
de phrases soignées et bien choisies qui vous laissent un sourire, un sentiment, un je ne sais pas quoi,..., le récit non linéaire de l'histoire qui vous intrigue et enfin le fond de l’histoire qu’est la foi en dieu et la relation avec l'autre. Le personnage central du roman, Leo Newman, porte son nom comme personne d'autre peut porter un nom. J'essayerai d'en parler en évitant au futur lecteur de donner un indice quelconque à la trame du livre. Quoique la première phrase du roman permet d’entrevoir un changement dans le cœur du héros. Parce que coeur, il en est question. En première lecture, il reste pas mal de questions : l’héritage est il un poids ? La foi était-elle Héréditaire ? Les églises ne sont-elles que des sectes ? On a tous une réponse, mais si une nouvelle découverte montre que nos croyances ne peuvent pas résister à ce qu’elle nous révèle? Leo nous parle de son Amour comme une senteur, une vapeur. Malgré cela le côté physique est là ! Choquant mais réel ! Rien à voir avec le voyeurisme ! Abandonner pour aimer. Se transformer pour aimer ! L’alternance des époques nous permet de mieux cerner notre héros, car héroïque il l’est. Il ressuscite. Il revit et mieux se libère de tout ! Ce livre n'est pas facile en ce qu'il nous pose beaucoup de questions.