Le journal d'une femme de chambre de Octave Mirbeau

Le journal d'une femme de chambre de Octave Mirbeau

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par DE GOUGE, le 22 novembre 2011 (Nantes, Inscrite le 30 septembre 2011, 64 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 10 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (1 187ème position).
Visites : 6 317 

Très dérangeant !

C'est : tout le monde n'est pas beau, tout le monde n'est pas gentil !

Le journal d'une soubrette : Célestine, nous entraîne dans les dessous crapoteux de la bourgeoisie vers la fin des années 80 !
Franchement pas joli, mais on connait déjà, nombre d'auteurs en ont fait le récit !
L'intérêt principal de ce livre, à mes yeux, se situe quand Célestine, après moult pérégrinations, décide de se "stabiliser"
Dans la dernière demeure où elle exerce, aussi pourrie que les autres, Célestine, légère, frivole, un rien exploiteuse du système et libre avant tout , rencontre un domestique fruste, abonné à l'extrême droite et anti Dreyfusard en diable !
Et c'est la métamorphose de cette jeune femme qu'Octave Mirbeau nous offre comme spectacle !
Déroutant, attristant mais réaliste !

Une très belle écriture, des mises en situations désopilantes ou sordides, des personnages secondaires superbement campés, bref, un très bon livre !

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Un livre impressionnant

10 étoiles

Critique de Cédelor (Paris, Inscrit le 5 février 2010, 49 ans) - 22 janvier 2020

Voilà un livre impressionnant… Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu une œuvre aussi forte. Un livre coup-de-gueule contre les inégalités sociales, mais pas seulement. En nous faisant suivre les aventures d’une femme de chambre, Octave Mirbeau nous raconte un certain ordre social, générateurs de bien des iniquités entre maîtres et serviteurs, d’un temps qui n’est plus, celui de la fin du 19ème siècle, début du 20ème, et qui était alors le sien. Et ce faisant, il met à jour les vanités vaines et les méchancetés ordinaires et pitoyables des êtres humains, qu’ils soient des pauvres diables de la campagne ou des riches dépravés de la haute société de Paris. Un livre qui respire donc une grande tristesse sur l’humaine condition de ce temps-là, malgré le ton toujours volontiers cocasse et sardonique qui est employé d’un bout à l’autre. C’est ce contraste aussi qui fait la force de ce livre.

Tout au long du roman, où l’héroïne centrale est toujours Célestine, la femme de chambre, l’auteur lui fait tenir un journal intime, dans lequel elle alterne son histoire principale qui se déroule chez des riches bourgeois de campagne, celle qu’elle vit dans son présent, et des histoires secondaires, qui sont des récits des périodes de son passé où elle avait été placée dans différentes maisons, à Paris et en province, et des souvenirs de sa jeunesse. Tout est très bien écrit, d’une grande force d’évocation couplée d’un ton malicieux toujours présent, où dans nombre de scènes marquantes, d’une écriture puissante à camper psychologiquement les protagonistes, avec des dialogues toujours au plus près de la vie courante, excellent à faire ressortir les turpitudes humaines, ce qui n’exclut pas qu’il y ait des outrances et des excès, l’auteur forçant parfois trop le trait. Mais à travers la vie de Célestine telle qu’il la raconte, il me semble que son propos est de dénoncer la condition d'exploités des domestiques et les abus ignominieux de ceux qui les emploient, sans nier qu’il y ait aussi des bassesses chez les exploités… Ces mêmes exploités qui souffrent de leurs conditions, rêvent souvent d’être calife à la place du calife et de pouvoir exploiter à leur tour… Et j’en été remué, souvent. Ça vous va droit au cœur, ça vous fait ressentir la pitié, la consternation, la répulsion, et même l’amusement, l’indulgence, la raillerie, le mépris… on passe par tout cela en suivant Célestine dans son métier de femme de chambre.

Un très grand roman, une réussite, un chef d’œuvre. J’ai découvert Octave Mirbeau avec « Le journal d’une femme de chambre », et j’y reviendrai sur d’autres livres de lui. Octave Mirbeau, qui ne doit pas être bien connu maintenant, a vraiment gagné mes respects et mon admiration pour le grand auteur qu’il était. J’ai commencé à lire ce livre, sachant qu’il était nimbé dans ma tête d’un nuage flatteur d’avis positifs et de commentaires élogieux, glanés ici ou là, par petits morceaux, au cours de ma vie vouée à la passion des livres. Je n’ai pas été déçu, contrairement à bien d’autres ! Au moins, avec lui, on n’est pas trompé par une réputation surfaite ! C’est un de ces grands auteurs, qui ont véritablement quelque chose à dire.

A un peu plus d'un siècle d'ici.

9 étoiles

Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 61 ans) - 9 juin 2015

Il en a fallu du courage pour publier ce texte. En 1891, le journal d'une femme de chambre fut publié sous forme d'épisodes dans un journal.
Octave Mirbeau donne le premier rôle à une femme de condition modeste, une simple domestique, représentante d'une "sous-classe". "Même les chiens sont mieux nourris que nous" dira Célestine.
Un roman qui présente avec brio une société où il ne faisait pas bon vivre quand on n'était pas riche.
J'ai été pris de la première à la dernière page. (l'édition folio de 1984 étant complète et particulièrement soignée).

Un chef d'oeuvre dans le genre !

9 étoiles

Critique de Catinus (Liège, Inscrit le 28 février 2003, 70 ans) - 5 avril 2015

L’action se passe en France à la fin du 19 ème siècle. Célestine est issue d’une famille archi-pauvre. Elle est abandonnée, puis recueillie par des religieuses qui lui donnent une éducation assez appréciable. Tout un temps, elle est engagée comme servante à Paris, et, quand le roman débute, elle sert une famille, monsieur et madame Lanlaire à Ménil-Roy, en Normandie. A la cuisine, Marianne et Joseph, le jardinier-cocher.
Célestine tient un journal et raconte sa vie chez les Lanlaire, les voisins, les gens du village, les autres servantes. Tout au long du récit, comme en flash-back, elle nous conte ses souvenirs : monsieur Georges, un grand jeune-homme gravement malade qu’elle soigne, avec un grand dévouement, mais qui finira par succomber ; la petite gamine, Claire, violée et assassinée par son bourreau (c’est peut-être Joseph…) ; monsieur Xavier et l’auteur de ses jours, menteur, volage et escroc sur les bords ; la placeuse madame Paulhat-Durand, une sorte d’esclavagiste, et quantité d’autres anecdotes délicieuses, horribles ou croustillantes. Rassurez-vous : tout se terminera bien pour Célestine : elle fera bistrot avec Joseph. Bien … enfin, on peut l’espérer …
Le regard que pose Célestine sur les êtres humains et particulièrement sur les mâles est assez saisissant …Signalons encore que nous sommes loin du misérabilisme pur et dur car toutes ces pages sont sensuelles, pleines d’humour. On lit tout cela avec un sourire perpétuel affiché sur les lèvres …
Bref, un grand bouquin ! Un chef d’œuvre dans le genre !


Extraits :

- Et que sont donc les bureaux de placement et les maisons publiques, sinon des foires à esclaves, des étals de viande humaine ?

- A douze ans, j’étais femme, tout à fait … et plus vierge … violée ? Non, pas absolument … Consentante ? Oui, à peu près … Du moins dans la mesure où le permettaient l’ingénuité de mon vice et la candeur de ma dépravation … Un dimanche, après la grand-messe, le contremaître d’une sardinerie, un vieux, aussi velu, aussi malodorant qu’un bouc, et dont le visage n’était qu’une broussaille sordide de barbe et de cheveux, m’entraîna sur la grève, du côté de Saint-Jean. Et là, dans une cachette de la falaise, dans un trou sombre du rocher, où les mouettes venaient faire leur nid … où les matelots cachaient quelques fois les épaves trouvés en mer … là, sur le fil du goémon fermenté, sans que je me sois refusée, ni débattue …il me posséda … pour une orange !

- Parce que moi, dans la même journée , quand j’ai couché avec Monsieur, avec le fils de Monsieur, avec le concierge … avec le valet de chambre du premier … avec le garçon boucher … avec le garçon épicier … avec le facteur du chemin de fer … avec le gaz … avec l’électricité … et puis avec d’autres encore … eh bien, vous savez … j’en ai mon lot !

- Ah oui ! les hommes ! … Qu’ils soient cochers, valet de chambre gommeux, curés ou poètes, ils sont tous les mêmes … Des crapules !

Noir, c’est noir.

7 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 65 ans) - 31 juillet 2014

Désabusé, le monsieur Mirbeau. Sans grandes illusions sur le genre humain apparemment. Pas l’once d’une lueur d’espoir au bout des pages. On tombe de bourgeois cupides, profiteurs, vicieux, exploiteurs … en femmes de chambre et personnel de maison truqueurs et, finalement si l’occasion s’en présente, adoptant le même profil psychologique que les bourgeois précédemment cités !
C’est le cas de Célestine, la femme de chambre dont nous lisons le journal. Pas gâtée dans son enfance, c’est le cas de le dire – Zola pas loin ! – Célestine débouche dans le métier de femme de chambre. Au fil des pages de son journal, elle revient sur ses postes précédents, tous moins glorieux les uns que les autres. Pas grand-chose à sauver de tout cela.
Et pourtant, elle semblait avoir des capacités, la petite Célestine. Elle lit, tient un journal … bref elle est capable d’autre chose qu’agiter un plumeau. Mais sa prime enfance en a décidé autrement. Et donc, au rendez-vous ; fétichiste, vieux cochon, jeune cochon, maîtresse avaricieuse qui ne cherche qu’à la coincer pour … (pourquoi au fait ?), maîtresse qui l’engage comme femme disponible à domicile pour son jeune crétin de fils … Evidemment, selon le bon vieux principe : action /réaction.
Et donc on essaie de chaparder, de surprendre les secrets les plus inavouables (inavoués plutôt !). C’est une sacrée fosse aux serpents que nous décrit Octave Mirbeau. Mais ce qui me gêne un peu, c’est qu’il ne laisse pas supposer un instant qu’il puisse en être autrement ? Ca me parait un peu trop catégorique.
Puis vient la dernière place de Célestine, celle où elle fait la connaissance du jardinier –homme à tout faire de la maison. Un homme sinistre, apparemment potentiellement criminel, qui va la convaincre de « marcher » avec lui dans son projet d’ouvrir un bar à matelots à Cherbourg. Avec Célestine en vitrine. L’affaire se monte grâce à une crapulerie, une de plus, et notre roman se termine avec la vision d’une Célestine embourgeoisée dans son bar, traitant son personnel … avec le même dédain qu’elle a connu, elle. Totalement désespérant, vous dis-je !

L'envers du décor

9 étoiles

Critique de Nathafi (SAINT-SOUPLET, Inscrite le 20 avril 2011, 54 ans) - 23 octobre 2013

On peut se demander quel intérêt y-a-t'il à lire le journal d'une femme de chambre... On peut aussi s'interroger au sujet d'Octave Mirbeau, cet auteur injustement méconnu, qui pourtant est doté d'une sacrée plume et d'un style acéré en décrivant la société qui l'entoure.

Célestine, femme de chambre, nous retrace sa déroutante carrière, s'ennuyant dans cette énième maison où elle officie, se disant que l'herbe n'est décidément pas plus verte ailleurs... C'est qu'elle en a connus, des Maîtres et des maisons ! Chaque expérience lui a appris tant de choses sur ces Bourgeois qui l'employaient, certaines qualités, beaucoup de travers... Tantôt sulfureuses, tantôt dépravées, les Maîtresses de maison avaient bien à rougir devant cette jeune fille qui connaissait déjà tant de choses et ne se laissait pas embobiner ! Et leurs époux, prêts, très souvent, à profiter du petit personnel pour assouvir leurs besoins en tout genre, perdaient de leur panache !
Alors il fallait se regrouper, entre petites gens, former un bataillon, profiter des faiblesses de ces employeurs bien trop sûrs d'eux, les berner, au passage, histoire de ne point trop s'ennuyer et profiter de quelques avantages !

Un regard sur les moeurs de la fin du 19ème siècle, qui montre toute la cupidité des êtres, le besoin de paraître, le dédain envers les plus petits, ces signes qui se répètent, inexorablement.

La période où Célestine se trouve un long moment dans une maison de placement nous montre combien ce monde était cruel, combien le dénigrement était de mise et démontre une grande misère humaine !

Pour terminer, je vous cite un passage qui m'a touchée, par son thème, par son contexte (Célestine se trouve au service d'un jeune malade condamné, et lui lit de la poésie), et par la beauté de l'écriture :

"Ce qu'il y a de sublime, vois-tu, dans les vers, c'est qu'il n'est point besoin d'être un savant pour les comprendre et pour les aimer... au contraire... Les savants ne les comprennent pas et, la plupart du temps, ils les méprisent, parce qu'ils ont trop d'orgueil... Pour aimer les vers, il suffit d'avoir une âme... une petite âme toute nue, comme une fleur... Les poètes parlent aux âmes des simples, des tristes, des malades... Et c'est en cela qu'ils sont éternels... Sais-tu bien que, lorsqu'on a de la sensibilité, on est toujours un peu poète ?... Et toi-même, petite Célestine, souvent tu m'as dit des choses qui sont belles comme des vers..."

Femme de chambre

7 étoiles

Critique de Marlène (Tours, Inscrite le 15 mars 2011, 43 ans) - 26 août 2013

Célestine nous narre les maisons dans lesquelles successivement elle a travaillé, et oui ce n'est pas joli joli. Les Maîtres couchent avec les bonnes, s'ils n'y arrivent pas ils les virent, les Madames elles s'ennuient, épient et sont avares. Elles se méfient comme de la peste de leurs domestiques, et ces derniers et dernières aiment découvrir les secrets plus ou moins inavouables de leurs maîtres.
Cela m'a fait penser un peu à du Zola. Je l'ai lu vite et j'en ai gardé un goût amer ;)

Réfloexions sur un livre après vision du film l'ayant inspiré

7 étoiles

Critique de Guermantes (Bruxelles, Inscrit le 18 mars 2005, 74 ans) - 19 juillet 2013

La récente vision à la télé du film de Buñuel m’a donné l’envie de lire le roman de Mirbeau. D’une manière générale, les adaptations au cinéma d’œuvres littéraires m’apparaissent décevantes. Ce n’est pas le cas ici, peut-être en raison du fait que le réalisateur et son scénariste (Jean-Claude Carrière) ne se sont pas montrés trop respectueux du roman, ne gardant de celui-ci que l’ossature de l’intrigue principale, coupant les nombreuses digressions dans lesquelles la narratrice –Célestine- se penche sur ses expériences passées et modifiant carrément la fin du roman. Cela confère une nervosité certaine au film qui, s’il avait suivi plus fidèlement le roman de Mirbeau, se serait enlisé dans de nombreuses digressions diluant l’attention du spectateur. Cela ne signifie nullement que lesdites digressions nuisent au roman lui-même. Je dirais au contraire qu’elles lui donnent une certaine ampleur qui permet notamment de mieux cerner le caractère de Célestine qui apparaît encore bien plus noir que dans le film. Le constat social dressé par Mirbeau sur les rapports de classe à son époque est implacable. Le réquisitoire, féroce pour la bourgeoisie, n’est guère plus tendre pour les valets de celle-ci dépeints comme des êtres âpres au gain, libidineux, envieux etc. De temps à autre, une touche d’humour égaie le tableau, par exemple dans le passage où Mirbeau brosse une caricature hilarante des milieux littéraires symbolistes et décadents. Une réserve cependant : tous ces passages reflétant bien évidemment l’opinion de Mirbeau apparaissent dans le roman comme sortis de la plume de Célestine ce qui nuit quelque peu à la vraisemblance de l’œuvre.

Le journal de Nafissatou Dialo ?

7 étoiles

Critique de Hexagone (, Inscrit le 22 juillet 2006, 50 ans) - 26 mars 2012

Les déboires ancillaires de Célestine.
C'est par le petit bout de la lorgnette que nous emmène Mirbeau, pour visiter les lieux intimes des grands de ce monde.
La cicérone, Célestine, nous prend par les mirettes et nous cède la place pour regarder par le trou de la serrure et coller l'oreille aux murs.
C'est fort déplaisant le récit de ces nobles désargentés, ces parvenus radins, ces maîtres en rut toujours prêt pour culbuter une soubrette et faire valoir le droit de cuissage.
Les mesquineries de la haute, les coups bas, enfin tout ce qui fait l'humanité, qu'elle soit riche ou pauvre.
D'ailleurs Célestine est loin d'être une sainte, compatissante aux ardeurs des maîtres, cachotière, espiègle, presque libre dirai-je.
Le style est un peu lourd et il faut parfois relancer la lecture pour continuer a lire les aventures de Célestine qui sont toujours un peu les mêmes.
Mirbeau dresse un portrait sans acide de cette armée de laborieux qui s'activent en coulisse, toujours grinçants envers leurs maîtres, toujours prêts eux aussi à grappiller, à faire la nique et au final essayer de s'en sortir coûte que coûte.
Difficile de ne pas penser que ce livre n'a pas pris une ride en 100 ans, dans les grandes maisons cela n'a pas dû changer beaucoup, ne parlons de ces femmes de chambre qui restent dans l'ombre, pour une qui a été éblouie par les feux des médias, s'y est sans doute brûlée les ailes, vrai-faux semblants de cette vie en coulisse qui a sa part dans l'histoire des familles.

" Et c'est juste, remarquez bien... que deviendrait la société si un domestique pouvait avoir raison d'un maître ? Il n'y aurait plus de société mademoiselle... ce serait l'anarchie "

" Les grandes dames, disait William, c'est comme les sauces des meilleures cuisines, il ne faut pas voir comment ça se fabrique "

soubrettissement

9 étoiles

Critique de Oreip75 (, Inscrit le 23 août 2011, 41 ans) - 17 janvier 2012

Soubrette, midinette... suffragette : c’est Célestine! Petite bretonne sans le sou mais jolie et dégourdie devenue femme de chambre dans de riches maisons parisiennes . Elle nous raconte son émerveillement du début devant le luxe, l’opulence et l’élégance affichées de ses maitres puis son changement de regard, de plus en plus désabusé, devant les bassesses des Maitres, des valets...et des hommes.
Mais attention, parce que Célestine est à fleur de peau, elle dit ce qu'elle pense: c'est percutant, drôle et émouvant
…et d’actualité …même si Octave Mirbeau l’a écrit il y a à peine…112 ans

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