La Circassienne
de Guillemette de Sairigné

critiqué par Pascale Ew., le 5 octobre 2011
( - 57 ans)


La note:  étoiles
Un général en jupons
Ce livre n’est pas un roman. L’héroïne dont elle est l’objet a bel et bien existé. Il s’agit de Gali Hagondokoff, princesse russe, femme de poigne et de tempérament, née en 1898 et dont la vie fut hors du commun. Fille de général, elle est contrainte d’émigrer à la révolution russe juste après avoir épousé Nicolas Bajenoff, un militaire blessé à la tête, dont elle est enceinte. Elle ne reverra jamais son pays et va faire le tour du monde en un an pour se retrouver finalement à Paris. Auparavant, elle a divorcé de son mari dont le caractère était devenu insupportable, apparemment des suites de sa blessure à la tête. Elle devient soutien de famille en faisant du mannequinat chez Chanel. Avide de sorties et menant grand train, elle fait la rencontre de son futur époux, le comte Ladislas du Luart dont elle va faire la conquête et pour qui elle changera de prénom, Leïla. Pendant la guerre civile espagnole, elle fonde des unités chirurgicales mobiles sur le front et se dévoue corps et âme pour le régiment étranger de cavalerie. Ce sera l’œuvre de sa vie pour cette femme qui n’a plus pu avoir d’enfant. Elle sera présente dans toutes les guerres qui vont suivre et sera de nombreuses fois décorées, elle qui aime tant la reconnaissance. L’auteure se plaît à décrire le caractère bien trempé de son héroïne, toute de courage et de générosité, mais pouvant être tranchante pour imposer sa volonté et la rigueur de sa discipline.
J’ai trouvé ce personnage très intéressant, mais la deuxième moitié du récit m’est devenue pesante, me laissant une impression d’éparpillement dans les détails et les noms qui jalonnent la période de la seconde guerre mondiale. D'autre part, je n'ai pas été conquise par le style littéraire, émaillé de quelques tournures parfois bizarres.