Le Manuscrit de Compostelle
de Sophie Cassagnes-Brouquet

critiqué par Bernard2, le 9 juin 2011
(DAX - 75 ans)


La note:  étoiles
Qu’il est long, le chemin…
Thibault, un chevalier qui a refusé d’entrer dans les ordres, doit effectuer un pèlerinage à St Jacques de Compostelle. En cours de route, il reçoit la mission de retrouver un manuscrit dérobé, lequel apporte la malédiction à celui qui le possède…
Thibault fait la connaissance d’autres pèlerins, de rang inférieur à lui : un marchand, un maçon, un paysan… Il va partager leur condition.
Une histoire médiévale sur le chemin de St Jacques. S’y mêlent aventures, combats, conditions climatiques difficiles, amitiés et rivalités. C’est vivant, et on se sent voyager avec tout ce groupe. Mais c’est parfois lassant. Après une journée de route, arrêt dans une auberge, puis une autre journée de route, et un arrêt dans une autre auberge… Et ce fameux manuscrit qui chaque fois échappe de peu au chevalier. Un bien long chemin.
Un titre trompeur, une économie facile de 19 Euros 3 étoiles

Beaucoup de visiteurs du site penseront comme nous que ce "Manuscrit de Compostelle" c'est le Codex Calixtinus. Quand ils liront sur la quatrième de couverture que l'auteur (Sophie Cassagne-Brouquet) est "spécialiste de l'histoire médiévale", ils s'attendront à un livre sérieux apportant quelques informations ou commentaires sur ce manuscrit, base de la légende de Compostelle.
Tous les ingrédients de leur déception seront alors réunis.
Largement inspiré du Guide du pèlerin, ce roman, alerte et facile à lire, raconte comment un manuscrit maléfique, volé à Conques par le valet d'un marchand espagnol, est finalement rapporté à ses propriétaires par un valeureux chevalier, pèlerin pénitentiel, accompagnant une troupe de pèlerins de Compostelle (le mot qui fait vendre). Sans apporter rien de nouveau, il présente de façon agréable tous les poncifs habituels sur le pèlerinage.
Mais il comporte des erreurs étonnantes sous une plume en principe autorisée : la Chronique de Turpin est présentée comme Chanson de Roland et l'hôpital de Roncevaux (anachroniquement qualifié d'hospice) est situé au col (où il a été jusqu'en 1132) alors que le roman se déroule au milieu du XIIIe siècle d'après le repère historique de la destruction de Montcuq.

Ferpel - - 90 ans - 13 juin 2011