L'Irak
de Myriam Benraad

critiqué par Veneziano, le 2 mars 2011
(Paris - 46 ans)


La note:  étoiles
Défricher les structures d'un pays complexe
Eloigné et violent, ce pays en ébullition perpétuelle, quasiment depuis l'ère mésopotamienne, alimente fantasmes et clichés. Ce sont eux qu'il est question de décrypter, nuancer ou éliminer.
L'opposition entre sunnites et chiites, la place des Kurdes, l'occupation étrangère, le rôle géopolitique des ressources en pétrole, mais aussi les origines babyloniennes, les Mille et une nuits, le caractère artificiel de l'Etat depuis le protectorat britannique, sont traités succinctement, après un titre accrocheur qui constituerait l'idée reçue à combattre, suivie d'une citation.

L'espace consacré au thème est malheureusement un peu court, et la lecture donne envie d'apprendre les rudiments d'arabe nécessaires à maîtriser le vocabulaire civilisationnel de base.
Cet ouvrage court est très clair, mais est quelque peu succinct : s'il permet de remettre les choses au point, l'objectif principal étant donc atteint, sa concision laisse le lecteur un peu sur sa faim, et suscite en lui des interrogations, qui sont autant d'envie d'aller plus loin. C'est une preuve d'efficacité, mais j'en aurais demandé encore.