Mother Tongue
de Bill Bryson

critiqué par Oburoni, le 10 décembre 2010
(Waltham Cross - 41 ans)


La note:  étoiles
L'Anglais, en passant
Pour le meilleur ou pour le pire l'anglais est devenu une langue globale, internationale, la langue de l'économie, de la science, de la politique internationale et même de la musique pop. Pour le meilleur ou pour le pire l'anglais imprègne aussi beaucoup d'autres langues, le français par exemple que le franglais est souvent accusé d'envahir à outrance.

Alors, bien sûr, inévitable peut-être dans un livre traitant d'une telle langue, Bill Bryson apporte ses deux-trois raisons pour expliquer un tel fait (selon lui un vocabulaire très riche et une grammaire simple mais à la versatilité impressionnante), tout comme il rappelle, aussi, qu'une telle hégémonie ne s'est pas faite, ne va pas, sans polémique et tensions (pensons à nos amis Québécois...). Mais là n'est pas le propos du livre.

"Mother Tongue" raconte en fait l'histoire de la langue anglaise, fille bâtarde née d'une orgie de langues européennes (près de 10 000 mots lui viennent du français seul) que les conquêtes de Nouveaux Mondes (Amériques, Australie...) vont répandre à travers le globe avec des conséquences assez surprenantes. Non seulement DES anglais vont se développer aux quatre coins de la planète, mais ces anglais vont finir par revenir en plein dans la figure de l'anglais anglais de base et l'influencer d'une drôle de manière... Puisque l'histoire d'une langue va de pair avec l'histoire des peuples qui la parlent, des télescopages assez inattendus se produisent en effet.

Un livre simple, qui s'en tient à l'essentiel, ce qui en fait un rapide balayage de la langue anglaise assez intéressant sauf que, le style anecdotique de l'auteur agace plus d'une fois. La fiabilité de ses sources -lorsqu'elles sont citées !- est parfois mince et il y a même quelques erreurs par-ci par-la. Le genre de livre que l'on survole, comme cela, en passant, juste pour se faire une vague idée d'un sujet.

Divertissant, malgré tout.