Les libertés qu'il nous reste
de Georges Simenon

critiqué par Catinus, le 12 novembre 2010
(Liège - 72 ans)


La note:  étoiles
L’enregistreur tourne toujours
Le journal intime de l’auteur du 30 novembre au 17 décembre 1978.
Simenon vient de perdre tragiquement sa fille Marie-Jo et entre dans un long deuil. L’hiver s’installe, la pluie, le vent, le froid. Il nous conte ses promenades en compagnie de sa troisième épouse, Teresa, dans les rues de Lausanne ou à proximité de sa maison en Suisse. Il nous parle de cette époque-là … Certains démographes annoncent 100 millions d’habitants en France en l’an 2000…

Sommes-nous libres ? Nous reste-t-il une once de liberté ? Pouvons- nous encore choisir quoique ce soit ou tout est-il déjà pensé, prémâché, régi, régulé par le pouvoir politique, social et financier ?
Des lignes merveilleuses également qui concernent son enfance dans sa « bonne vieille ville de Liège « . Voilà, pour l’essentiel, l’esprit du XVIII ème volume de ses « carnets « qui ne cessent de m’enchanter. Un délice !

Extrait :
- En somme, la comparaison consiste presque toujours, surtout en poésie, à décrire une chose connue et familière en la comparant à la chose la plus rare possible qui nous oblige à ouvrir le dictionnaire.