La Désoeuvre
de Karine Henry

critiqué par Peekaboo, le 26 août 2010
( - 38 ans)


La note:  étoiles
"Ainsi l'homme tremble d'exister"
Quand le silence et l'écriture sont le reflet de sa propre vie et engendrent la douleur et l'incompréhension de l'Autre;
La passion des mots, le rejet de l'Autre au profit de ses propres tourments;
C'est de cela qu'il s'agit, entre incompréhension et amour incestueux, entre douleur et désillusion... C'est l'histoire d'une famille brisée par la folie que peut engendrer un amour trop profond pour soi-même; le conflit permanent entre le "je" et le "moi" qui apparaît complexe.

Barbara est au centre de tout, le quatuor familial ne tourne que autour d'elle, de sa mélancolie profonde et destructrice.

Les cahiers sont entassés, quand Marie la cadette, se remémore un passé douloureux, dans une maison hantée par l'immortalité qu'offre l'écriture.

Entre réflexions philosophiques et doutes humains, le style d'écriture demeure riche et complexe; il est ponctué par les points de vue des deux soeurs.

L'incompréhension, la douleur, la soumission ou encore la psychologie, ambivalences de l'esprit humain, tous ces thèmes sont au coeur de la réflexion de Karine Henry.

Le temps, la mort, l'art ou encore la souffrance sont des concepts philosophiques qui sont, de fait, liés et parfaitement bien traités...



"Pas besoin de gril : l'Enfer c'est les autres" (JP.Sartre)