Green River (L'odeur de la haine)
de Tim Willocks

critiqué par Clubber14, le 23 avril 2010
(Paris - 41 ans)


La note:  étoiles
l'enfer a un nom
Présentation de l'éditeur :

Green River, un pénitencier de sécurité maximale au Texas. Un univers sans pitié où le silence n'existe pas, l'obscurité non plus. Un véritable enfer, entre tensions raciales et violences quotidiennes, dans lequel vivent cinq cents âmes perdues. C'est ici que Ray Klein, ancien médecin, purge sa peine. Alors que sa libération approche, une émeute éclate dans la prison. Au milieu du chaos et de l'anarchie, Ray, qui est tombé amoureux de Juliette Devlin, psychiatre judiciaire, va tout mettre en oeuvre pour sauver la jeune femme séquestrée avec ses patients dans l'infirmerie. Avec ce huis clos impitoyable peuplé de figures effrayantes, depuis John Campbell Hobbes, directeur de prison psychorigide, jusqu'à Henry Abbott, meurtrier schizophrène


Mon avis :

Willocks nous plonge dans le pénitencier le plus dur des Etats-Unis, parmi les criminels les plus dangereux du pays : violeurs, tueurs, mafieux..... peuplent ce microcosme.

Que peut-il se passer quand une émeute éclate et que les détenus apprennent qu'une femme est ici-même, au sein du pénitencier?

Langage cru, assassinats, proximité des détenus, tout est là pour nous procurer un très agréable moment de lecture. Les personnages principaux sont profonds, nous apprenons leur passé, leurs craintes et leurs espoirs. Nous visionnons véritablement le pénitencier et l'ambiance très lourde, très noire y est vraiment palpable.

C'est le premier roman de Willocks que je lis, je ne vais pas tarder à acheter Bad city Blues, un peu dans le même goût me semble-t-il.

Une fois de plus je ne suis pas déçu par ce "Sonatine", cet éditeur arrivant à dénicher des perles à chaque coup....

Enfin, le suspense est haletant, de la première à la dernière page, il s'agit d'un véritable page-turner qui nous tient éveillé tard la nuit....
Une nuit sans fin ... 8 étoiles

Imagine l'obscurité, avec des barreaux d'acier rouillés et de la crasse d'une éternité.

Voici l'"umpperbook" impitoyable et effrayant sur la vie terrifiante dans la prison Green River, pénitencier de sécurité maximale au Texas dans lequel séjournent les plus purs schizophrènes, les plus violents tueurs pervers, les plus bargeots du bocal, les plus mûrs en matière de viols, les plus ....

Mais j'en ai rien à foutre !

Tim Willocks écrit avec ses tripes, et nous pauvres lecteurs piégés, lisons avec nos yeux tremblants écarquillés, remplis de noirceur et de stupeur.

Mais t'en as rien à foutre !

T'préféres regarder un bon film avec Doris Gray, sans doute.

Tu m'étonnes, au moins tu peux fermer les yeux et bien dormir, ensuite.
Alors que là ....

Mais que de violences bestiales gratuites, de grossièretés d'argot , de morts atroces, de viols et supplices le tout servi dans ce huis clos suffocant, de haine de discriminations raciales, d'obscurités, de révolte, de fureur nauséabonde ....

Respire cet air infernal et goûte l'odeur morbide du châtiment le plus pur dans cette boue collée aux pages de ce roman torturé.

Mais j'en ai rien à foutre !

Alors "Que Sera sera" chantais-je dans mon pauvre ciboulo pour oublier cet égout dans ces entrailles obsédantes.

Pas de pitié, pour le lecteur pour cette nuit sans fin, ICI, à Green River, tu peux profiter de douceur et de plaisir uniquement pour apprécier cet impressionnant roman noir à la plume de scalpel !!!!

A ne conseiller qu'aux Dingos ivres de chef-d'oeuvre du thriller noir.

Mais t'en as rien à foutre, pas vrai, puisque tu vas quand même .... le LIRE !!!!

SHUT UP BABY.

Pakstones - saubens - 55 ans - 28 mars 2015


Prison ou hôpital psychiatrique? 8 étoiles

Green River est un livre sur le système carcéral aux USA. Tim WILLOCKS n'invente rien, ne nous apprend rien sur la vie en prison aux états unis. Ségrégation raciale (les noirs avec les noirs, les blancs avec les blancs et les pédés avec... les pédés), viol entre détenus, violences, etc..

Mais le livre est puissant, incisif, il vous prend aux tripes. L'auteur ne lâche rien si bien que parfois on s'essouffle, on transpire, on étouffe (claustrophobes s'abstenir) on a besoin de faire une pause, se boire un bon café et prendre un peu l'air.

Thierry13 - - 49 ans - 16 décembre 2011


honteux 8 étoiles

Après la lecture de Green River de Willocks j'ai voulu essayer un autre de ses ouvrages et ai donc acheté "L'odeur de la haine". Quelle ne fut pas ma déception de découvrir qu'il s'agit du même livre que Green River intitulé autrement..... du vrai foutage de gueule, d'autant que la 4e de couv n'est pas vraiment un résumé qui m'aurait mis de suite la puce à l'oreille mais ça reste très "vie de l'auteur et noirceur du livre".

Bref ce livre est très bon mais j'en demeure extrêmement déçu.

Clubber14 - Paris - 41 ans - 24 juillet 2010