Le spleen de Paris
de Charles Baudelaire

critiqué par Pétoman, le 4 septembre 2001
(Tournai - 48 ans)


La note:  étoiles
A Paris
Ah, que faut-il donner au public sinon des ordures soigneusement choisies plutôt que des mets exquis. Et rêvons aux nuages, les nuages là haut là haut là haut... que de merveilles dans ce spleen de Paris, c'est une pure merveille, il n'y a pas de merveilles. des chroniques qui vous rendent chroniquement malades... c'est une merveille. Enfin, c'est court alors pas d'excuse pour ne pas le lire. Et en tant que critiqueurs, vous ne pourrez qu'apprécier ce livre. Bonne lecture...
3,5 étoiles! 7 étoiles

Le Spleen de Paris est un recueil de poèmes en prose. Baudelaire démontre assez vite son talent en la matière. L'ensemble est, par contre, contrairement aux fleurs du Mal, quelque peu inégal. On retiendra quelques passages excellents. Un bon recueil, à lire sans trop hésiter.

Js75 - - 41 ans - 25 février 2011


Baudelaire ? Encore.. NON..! Quoi que. 8 étoiles

Qu'on se le dise, Baudelaire et moi on est pas copain copain. Dû au "fleurs du mal".

Je l'ai lu. Je l'ai étudié et j'en suis devenu malade. Par contre, j'ai lu le spleen de paris. Jugement ? Ben il a beau être chiant, niveau prose il savait ce qu'il faisait. Mis à part son blabla de début sur les nuages, le reste se suit. Se lit et s'admire. A lire et certains textes à relire.

Simplicité - - 31 ans - 26 août 2010


Petits poèmes en prose 10 étoiles

Court, oui. En fait il s'agit d'une cinquantaine de textes que Baudelaire avait fait paraitre, ou tenté de faire paraitre, dans divers journaux et revues en attendant de les publier en un recueil. Mort en 1867, il n'avait pu réaliser ce projet et c'est seulement grâce a ses éditeurs que l'on peut lire aujourd'hui ce "Spleen de Paris", qu'il faut voir comme le pendant des "Tableaux parisiens" des "Fleurs du Mal".

En effet cette oeuvre posthume -qui est aussi l'une des premières à donner ses lettres de noblesse à la prose- se veut la description d'un étrange paradoxe : la solitude parmi la multitude. Le poète vit dans une grande ville, il en côtoie quotidiennement les foules et pourtant ! il se sent seul. Isolé. Incompris. De là nait le spleen, cette mélancolie teintée de douce rêverie qu'il avait déjà si bien décrite dans "Les fleurs du Mal".

Mais "Le Spleen de Paris" est bien plus qu'un simple vague à l'âme, le portrait labyrinthique d'un cerveau agité et terrorisé par l'ennui contre lequel il faut pourtant lutter sans cesse. C'est aussi un miroir où se reflète la nature humaine et ses bassesses. Reflet triste, féroce, cruel et drôle à la fois donnant un recueil mouvementé, fiévreux, d'où se dégage un étrange parfum où la mélancolie n'exclut pas le sourire.

Enivrez-vous !

Oburoni - Waltham Cross - 41 ans - 10 août 2009