Les aventures d'Oliver Twist
de Charles Dickens

critiqué par Soili, le 10 mai 2007
( - 51 ans)


La note:  étoiles
Orphelin dans l'angleterre victorienne
Jeune orphelin angélique, Oliver est recueilli par l'assistance dans l'Angleterre victorienne, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'on ne lui offre pas toutes les chances de réussir entre sa famille d'accueil et l'odieux appariteur, mr Bumble.

Entre privation et maltraitance, Oliver se sauve pour une vie qu'il souhaite meilleure dans la ville de Londres, là il se trouve rapidement embarqué dans les milieux les plus sordides et malfamés de la ville . Fagin, un vieux juif vénal agit comme receleur et chef d'un groupe de voleurs.

S'ensuivra toute une série d'aventures pour le jeune Oliver pour tenter de sortir des griffes de ses " nouveaux amis" .

Voilà un livre agréable à lire ou l'on se prend d'amitié pour le jeune héros qui essaye de se sortir de sa situation sociale précaire en voulant éviter les bas fonds londoniens.

Il convient de noter que Dickens véhicule par l'intermédiaire de Fagin le juif de nombreux clichés antisémites qu'il n'est pas nécessaire d'énumérer, suite à une plainte, Dickens qui déclarait ne pas être antisémite voudra ôter le fait que Fagin soit juif mais ne pourra pas, l'oeuvre étant déjà répandue.
Trop long pour moi. 2 étoiles

Un récit qui n'a que peu d'intérêt, c'est long et vraiment pas passionnant.
Je n'ai pas pu aller au-delà de la moitié, j'ai fait des efforts mais trop c'est trop.
J'ai du mal à comprendre les critiques très positives.
De plus les séquences dans lesquelles apparait Oliver ne représentent quasiment rien.
Dans le même genre j'ai préféré Les Misérables ou les Mystères de Paris qui sont similaires au niveau de l'ambiance.
Premier essai avec Dickens, pas concluant pour moi.

Hexagone - - 53 ans - 14 septembre 2014


Un grand classique 7 étoiles

Tout a été dit sur l'histoire et l'intrigue du Roman.
Sur quelques uns de ses défauts aussi : un roman avec quelques longueurs dont on pourrait se passer, et avec un personnage d'Oliver peut-être un peu fade.
S'agissant de ce dernier fait, la pureté et l'innocence vierge d'Oliver relèvent peut-être d'un message envoyé par l'auteur pour défendre la condition des enfants, qui quelque soit la classe social, n'étaient pas tout à fait considérés comme des adultes en devenir mais comme des individus pouvant être foncièrement mauvais, réprimés de manière disproportionnée, condamnés à porter comme un fardeau les erreurs commises par leurs parents...
C'est aussi le moyen pour Dickens de remettre en cause le fonctionnement effrayant des orphelinats de l'époque.
L'auteur défend la condition féminine avec le personnage de Nancy, humiliée et battue, qui constitue un des personnages les plus profonds du roman.
Dickens excelle à merveille à décrire le Londres cossu ou miséreux de l'époque victorienne. Il y a du Hugo et du Zola dans la manière de relater cette misère et ces contrastes éclatants.
L'auteur révèle aussi les caractéristiques de son époque : la jeune et prude demoiselle Maylie qui n'est pas sans évoquer Jane Eyre, le mariage arrangé des époux Brumble, la présence d'un juif caricatural et odieux...
Par ailleurs, l'ironie dont fait preuve Dickens contribue à alléger le roman.
Bref un roman qui malgré certains petits défauts et une épaisseur importante mérite d'être lu !

Fabrice - - 38 ans - 24 février 2013


interminable... 6 étoiles

Dickens sait écrire, c'est un fait. Mais il en fait des tonnes, rajoute des couches inutiles et finit par endormir le lecteur (enfin, moi...).
Certainement la faute au format feuilleton d'origine, mais bon, il pouvait quand même délayer et réduire d'une bonne centaine de pages (et même plus...).
Bon, à part ça l'univers très contrasté de Dickens est toujours aussi sympa, mais le personnage d'Oliver (Olivier en français !!!!!!) est d'une fadeur incroyable. C'est vraiment dommage de ne pas lui avoir donné plus d'épaisseur, on a l'impression que c'est une poupée de chiffon (peut-être est-ce l'effet voulu ?).
Bref, travers habituels de Dickens, des phrases à rallonges, des intrigues qui traînent en longueur, et des personnages très manichéens.

Pazuzu - - 51 ans - 10 juillet 2012


CLASSIQUE A (RE)DECOUVRIR 8 étoiles

Un bouquin à lire, d'autant plus qu'il constitue avant tout un beau pamphlet contre cette "justice de riches" et à deux vitesses, et qu'il montre une presse achetée avec des fonctionnaires de police vendus et invariablement stupides: Moderne, donc, de plus son aspect de conte terrifiant pas à faire lire à tout le monde nous montre une ville hostile pour Oliver et ses amis, des mégères folledingues aux bourgeois profiteurs, crétins, et sournois en passant le vil Fagin (jusqu'aux rats névrosés et méchants), des égouts aux appartements somptueux; sachant que tout est révélé essentiellement surtout dans les détails infimes, et puis la fin, à ne pas dévoiler nous montre ce qu'est ce livre dans son essence; un hymne à l'étranger et au vrai, qu'on souhaiterait de toute façon voir plus souvent.

Rien à voir d'ailleurs avec les adaptations au cinéma. Enfin une morale splendide: Il ne suffit pas d'être riche pour être "quelqu'un"...

Antihuman - Paris - 41 ans - 22 octobre 2011


Très loooong 5 étoiles

Le plus reproche que je peux faire à l'œuvre de Dickens est sa longueur. Les actions sont looongues, les dialogues sont looongs. Le livre traine en longueur.

Par contre le livre retrace parfaitement l'ambiance de Londres et sa campagne au 19ème ce qui fait que l'on s'intègre parfaitement au roman.

Le fait que Dickens fasse de Fagins un juif stéréotypé ne m'a pas gêné, dans le cadre du roman. Je pense pour ce sujet que c'est la personnalité et non la religion qui a fait de Fagins un personnage clé de roman.

Buck - Rennes - 35 ans - 16 octobre 2010


« Encore » nous aussi, s'il vous plaît 8 étoiles

Certes, l’histoire de ce petit orphelin est kitsch, mais la facture est classique et j’aime son côté fleuve infini. J’ai suivi les aventures de notre jeune héros avec avidité du début à la fin et souhaité (même si je connaissais déjà l’histoire) que tout finit bien. J’hésite à lire d’autres Dickens par peur que ça reprenne le même schéma, mais j’ai bien aimé ça ici. Je suis tentée...

Nance - - - ans - 14 avril 2010


à redécouvrir 7 étoiles

Un très bon roman où il suffit de s'imaginer la vie de l'époque pour se rendre compte que, malgré tout, nous avons heureusement fait quelques progrès sur la véritable injustice de la misère humaine.

Martell - - 60 ans - 9 mars 2010


un classique de la littérature anglaise 9 étoiles

Oliver est un orphelin malheureux et maltraité (sur)vivant dans l'Angleterre Victorienne...
L'histoire est connue, c'est vrai; mais le livre vaut tout de même le détour.

Au premier abord, ce n'est, il faut bien le dire, rien de plus qu'un vrai "pavé" de plus de 700 pages. Cependant, dès les premières lignes, le style de Dickens nous transporte dans une autre dimension. L'auteur parvient à nous décrire avec précision l'univers crasseux et repoussant dans lequel vit Oliver Twist, sans pour autant nous ennuyer le moins du monde.

L'écriture est fluide et simple, facile à lire. Alors comment ne pas succomber au charme de ce petit orphelin angélique? Comment ne pas se montrer outré devant l'abomination de Bumble ou de Fagin? On est très vite emporté par cette histoire passionnante et, en fermant le livre, on comprend que cette oeuvre demeure un grand classique de la littérature anglaise.

Yanne - - 34 ans - 8 mars 2010


Long... 5 étoiles

Un bouquin qui traîne un peu en longueur or il n'est pas extrêmement compliqué de deviner ce qui va arriver à notre petit Oliver tout simplement parce qu'il ne lui arrive que des soucis ! J'ai eu du mal à le terminer, je me suis assez ennuyé...

Dakilik - - 39 ans - 24 janvier 2010


Tout est bien qui finit bien 7 étoiles

Ce qui est magistral, chez Dickens, c'est cette retranscription du Londres mal famé de l'époque victorienne.
Bien sûr, l'histoire est archi-connue: Oliver est orphelin. Il est mal traité à l'orphelinat, mal traité dans sa famille d'accueil, il fuit et intègre la bande du vénal (et Juif caricaturé) Fagin et il lui arrive tout un tas de péripéties.
Il y a des invraisemblances, la fin est un peu grosse et dure à avaler, le personnage de Fagin révèle un peu trop l'antisémitisme (nié) de l'auteur (et par ailleurs courant à l'époque), Oliver, sans cesse posé en victime innocente, lasse plus qu'il ne séduit... Mais tout de même, pour la description de ces bas-fonds londonien, pour l'ambiance qui ressort de ce livre, pour l'écriture pleine d'ironie de Dickens (on sourit régulièrement malgré l'atmosphère peu joyeuse de l'oeuvre) et, peut-être surtout, pour cette "frenzy" qui nous prend alors qu'on approche du dénouement et qu'on ne peut littéralement plus lever les yeux de son bouquin, et bien pour tout ça, Oliver Twist mérite bien son rang de classique.

Stavroguine - Paris - 40 ans - 31 août 2008


J'ai adoré 9 étoiles

Contrairement à C.line, j'ai adoré ce roman. Je trouve le style d'écriture ironique de Dickens vraiment très amusant. Oui, c'est vrai, Oliver est posé en victime, mais en même temps, quel enfant maltraité, mal nourri saurait comment s'en sortir seul, quand la plupart des adultes dans la même situation n'y arriveraient pas? On peut s'attendre au dénouement de l'histoire, malgré cela, l'histoire ne perd pas son intérêt.

PA57 - - 41 ans - 30 mai 2008


pauvre petite victime 5 étoiles

Oui Dickens peut être considéré comme une référence... mais personnellement je n'ai pas vraiment aimé

Oliver Twist est le premier Dickens auquel je m'attelle et le bilan est simple : je me suis ennuyée la majeure partie du temps.

D'abord le style Dickens m'a un peu rebuté; trop digressif pour moi. Il y a des parties entières qui donnent de la lourdeur au texte et qu'on lit entre les lignes pour passer plus vite. Certaines phrases sont aussi trop longues et pas franchement nécessaires à la compréhension du texte...

Ensuite l'histoire...
Oliver est LE pauvre petit orphelin né au mauvais endroit, à la mauvaise époque, entouré de mauvaises gens...
Outre le cliché (auquel je m'attendais car je connaissais quand même l'histoire dans ses grandes lignes), j'ai profondément été déçue par l'attitude d'Oliver.
Contrairement à Soili (critique plus haut), je n'ai eu aucune sympathie pour ce petit garçon qui passe 500 pages à subir mollement ce qui lui arrive et à verser des larmes.
Alors d'accord c'est un enfant entouré d'adultes sans scrupules. Mais Oliver ne fait preuve d'aucune finesse, d'aucune audace, d'aucune malice. Il est posé en victime à chaque fois.

Je me suis surprise à être plus amusée par Mr Bumbble et son langage (a lire la scène de séduction avec Mme Corney !) que par les aventures d'Oliver.

Peut-être n'ai-je pas le coeur assez sensible pour m'émouvoir de la situation du petit Oliver Twist.

C.line - sevres - 46 ans - 3 août 2007