La danse de la soif
de James D. Doss

critiqué par Heyrike, le 12 novembre 2005
(Eure - 56 ans)


La note:  étoiles
Dessèchement
Lors d'une cérémonie traditionnelle organisée sur la réserve des Utes, un vieil Indien, sur le point d'avoir une vision, s'effondre brutalement par terre. Le médecin légiste conclut à une mort naturelle. Mais les rumeurs persistantes qui se répandent comme une traînée de poudre à travers la réserve et l'intérêt que porte Daisy Perika à cette affaire obligent la police à la plus grande prudence. Le chef de la police tribale charge Charlie Moon d'enquêter discrètement afin de démontrer qu'il n'y a absolument rien de sorcier dans ce drame.

Le héros se retrouve bien seul dans cette enquête, où son ami Scott Paris ne fait que de brèves apparitions inutiles par ailleurs. Parallèlement, il se trouve coincé entre la rivalité amoureuse de deux femmes, et lui comme un grand nigaud il ne se rend compte de rien, pour un homme censé avoir des visions…

Un récit morne et sans intérêt, l'intrigue n'en parlons pas et le suspense encore moins. Au bout de 406 pages on découvre la vérité sans exaltation, presque avec ennui. L'auteur s'égare complètement en saturant son récit d'un tas de descriptions issues de la mythologie indienne, autour desquelles il échafaude une histoire à laquelle on du mal à croire. Vraiment décevant, surtout après les deux premiers titres (La rivière des âmes perdues et Le canyon des ombres) qui étaient plutôt prometteurs dans l'ensemble.
POLAR ET MYTHOLOGIE, COCKTAIL REUSSI 10 étoiles

Bien loin d'être ennuyeuses, les aventures de Charlie Moon et de Scott Parris, son ami, sont des prétextes pour nous en dire plus sur la culture amérindienne, la native culture. Dans l'une de ses expressions, celle des UTE et des HOPIS. Ce sont des histoires "à l'heure indienne" comme Tony Hillerman qui évoque "l'heure navajo" dans ses polars. C'est à dire que ce sont des histoires qui ont leur rythme propre. Rien à voir avec les thrillers haletant à la violence débridée et détaillée. Là, c'est l'approche du crime via le prisme de la culture amérindienne qui est décortiquée. Et j'attends avec impatience d'en lire toujours plus. Et je ne m'ennuie pas un instant. L'irrationnel des démarches pour l'enquête peut sembler abrupt pour certains mais moi, cela m'enchante. J'y retrouve un peu mon mode de réflexion.

Channe01 - - 70 ans - 15 novembre 2005