Qui a écrit ou dit "Ce qui est excessif est insignifiant"...?
Je crois que c'est Talleyrand
On ne devrait donc pas faire trop de cas de ta prose...
Tu penses ce que tu veux...Vois-tu, j'ai abordé Volodine à 71 ans. Après deux tentatives, je me suis dit qu'il y avait encore un univers littéraire à découvrir avant de crever (la situation a empiré d'ailleurs). Alors, de Michon à Enzensberger, de Vargas à Lemaître et tutti quanti, j'ai vu que j'avais infiniment mieux à faire qu'à perdre ma vie en lisant des inepties dictées par une mode...
Et puis Volodine me fait ch... , c'est tout.
Et il aurait mieux valu t'en tenir à cela. Dire que tu n'aimes pas, que cela te fait chier, c'est parfaitement légitime ; dire que tu as assez soupé du post-exotisme et préfères te consacrer à d'autres lectures, ça l'est tout autant ; vouloir transformer cette perception subjective en une information objective à destination de quelqu'un qui demande des informations sur un auteur, ça ne l'est pas. A titre personnel, je place Volodine infiniment au-dessus de Vargas et Lemaître ; je n'irais pas pour autant parler de vomis ou d'excréments à leurs propos, ni les accuser d'être malhonnêtes, bien qu'ils me semblent tous deux bien plus vénaux que Volodine. En tout cas, ils gagnent bien plus que lui et vivent assez largement de leur plume (tant mieux pour eux) tandis que l'autre enseigne pour subsister. Tu es donc non seulement insultant, mais en plus, à côté de la plaque. Ce qui n'empêche pas qu'on a parfaitement de ne pas aimer ou s'intéresser au post-exotisme. Mais c'était assez savoureux de conclure comme tu l'as fait quand tu manques toi-même tellement de mesure. Une histoire d'oeil et de paille, sans doute.
Et il aurait mieux valu t'en tenir à cela. Dire que tu n'aimes pas, que cela te fait chier, c'est parfaitement légitime ; dire que tu as assez soupé du post-exotisme et préfères te consacrer à d'autres lectures, ça l'est tout autant ; vouloir transformer cette perception subjective en une information objective à destination de quelqu'un qui demande des informations sur un auteur, ça ne l'est pas. A titre personnel, je place Volodine infiniment au-dessus de Vargas et Lemaître ; je n'irais pas pour autant parler de vomis ou d'excréments à leurs propos, ni les accuser d'être malhonnêtes, bien qu'ils me semblent tous deux bien plus vénaux que Volodine. En tout cas, ils gagnent bien plus que lui et vivent assez largement de leur plume (tant mieux pour eux) tandis que l'autre enseigne pour subsister. Tu es donc non seulement insultant, mais en plus, à côté de la plaque. Ce qui n'empêche pas qu'on a parfaitement de ne pas aimer ou s'intéresser au post-exotisme. Mais c'était assez savoureux de conclure comme tu l'as fait quand tu manques toi-même tellement de mesure. Une histoire d'oeil et de paille, sans doute.
@Stavro : sans entrer dans la discussion sur Volodine, je trouve un peu étrange l'argument de sous-entendre que des auteurs sont plus ou moins vénaux (tu veux dire commerciaux ?) parce qu'ils vendent plus ou moins de livres, voire qu'ils arrivent à vivre de leur plume. Fred Vargas (dont je ne suis pas spécialement fan) était archéologue et chercheuse au CNRS : ce n'est pas un métier réputé pour sa vénalité (en tout cas, ce n'est pas là qu'on devient millionnaire). Je pense qu'il ne faut parler d'un écrivain qu'à travers ses écrits et que - sauf cas particulier (par exemple Ségalen, dont l'oeuvre n'existerait pas s'il n'avait pas été médecin de marine) - son activité professionnelle n'a pas vraiment d'importance. En outre, "écrivain-enseignant" n'est pas un statut qui justifie par lui-même de valoriser un auteur ou une oeuvre : par exemple, Richard Millet était écrivain et professeur de français en collège (et j'ai dit sur CL ce que je pensais - après avoir lu tout l'ouvrage - de sa galerie malsaine de portraits d'élèves adolescentes).
Eh bien, eh bien. Ça suscite la curiosité ces desaccords en tout cas. J'irai sûrement jeter un coup d'oeil à l'occasion sur cet auteur qui a l'air plutôt ambitieux et original !
Je vous remercie tous pour ces réponses.
Tu pourras si tu as le temps aller sur le fil ðu livre Danse avec Nathan Golshem de Lux Bassman...ca vaut son pesant d'or en matière discussions !!! Je viens de m'y plonger :-)))
Lutz pardon !
J'aime les trois, en fait. Là où Rad n'a pas tort, c'est concernant la dimension plastique dans l'œuvre de Volodine (je l'ai d'ailleurs fait découvrir à un plasticien dont j'aime énormément le travail, et qui a, à mon sens - au sien aussi depuis qu'il l'a découvert - des affinités profondes avec le travail de Volodine.
Cela dit, Bosch, Chirico et Mondrian, je ne vois pas forcement le rapport avec le post-exotisme mais je serais plutôt curieux de voir ce que ça donne.
Eh bien, eh bien. Ça suscite la curiosité ces desaccords en tout cas. J'irai sûrement jeter un coup d'oeil à l'occasion sur cet auteur qui a l'air plutôt ambitieux et original !Mon enthousiasme est celui de quelqu'un qui a consacré les cinquante dernières de sa vie à la littérature. Je ne connais vraiment que ça. Comme bien sûr c'est immense, je suis loin d'avoir lu tout Volodine : je n'ai lu que 21,1 titres sur 49. Peu d'auteurs peuvent se vanter de m'avoir fait lire autant.
Je vous remercie tous pour ces réponses.
Bon, perso je clos le débat. A chacun ses idoles.
Bon, perso je clos le débat. A chacun ses idoles.Tu n'as jamais débattu. Tu n'as fait que sortir des invectives et des lieux communs sur un sujet que tu ne connais pas.
Eric, ce n'est pas mon argument. C'est Radetsky qui disait à propos de Volodine, "ca doit rapporter". Moi, je m'en fous que des écrivains gagnent de l'argent : tant mieux pour eux. Dans une autre vie, j'en ai gagné et je ne serais pas contre en gagner un peu plus dans celle que je mène. Je ne fais pas un concours de pureté. Seulement, je ne serais pas surpris qu'il entre plus de calcul économique chez Vargas et chez Lemaitre que chez Volodine, dans la mesure où il me semble qu'ils livrent aujourd'hui un produit plus calibré sur les goûts supposés du public. Mais fondamentalement, je m'en fous et ce n'est un argument sur rien du tout.
Bon, perso je clos le débat. A chacun ses idoles.
Tu n'as jamais débattu. Tu n'as fait que sortir des invectives et des lieux communs sur un sujet que tu ne connais pas.
@Feint : Je ne veux pas entrer dans le débat sur Volodine parce que je ne l'ai pas lu mais je te trouve injuste avec Rad. Il l'a lu et il l'a détesté. Il a le droit de le dire, même avec des termes un peu crus, puisqu'il l'a lu. S'il trouve que c'est de la merde qui lui a fait perdre son temps et qu'il n'y reviendra plus, ce n'est pas une analyse très fine mais il me semble qu'il a le droit de le dire.
Je trouve Rad injuste et blessant, notamment lorsqu'il sous-entend que ça rapporterait (je sais très bien ce que ça rapporte).
Je trouve Rad injuste et blessant, notamment lorsqu'il sous-entend que ça rapporterait (je sais très bien ce que ça rapporte).
@Feint : Rad précisera s'il le juge utile mais, quand je relis son intervention, il ne dit pas explicitement que Volodine écrit pour l'argent. Ca peut se comprendre ainsi mais, quand il dit que "ça rapporte", ça peut aussi se comprendre comme ça rapporte un statut, comme un écrivain qui chercherait à se singulariser à tout prix pour acquérir une réputation d'auteur culte, un peu comme certains artistes plasticiens contemporains qui feraient n'importe quoi pour sortir du lot et qu'on parle d'eux... D'où peut-être sa comparaison avec des plasticiens et d'ailleurs, par exemple, Tapiès a vraiment fait des tableaux avec sa merde, en mettant sous verre du PQ utilisé (j'avais découvert ça lorsque le musée d'art moderne de Toulon lui avait consacré une exposition...).
Pour revenir à Volodine, en fait, je me souviens maintenant l'avoir lu, quand j'étais ado, dans la collection Présence du Futur. A l'époque, je lisais Serge Brussolo (qui m'avait impressionné par les visions de cauchemar de ses recueils de nouvelles, comme dans "Vue en coupe d'une ville malade") et j'avais commencé un livre de Volodine (j'ai oublié le titre) qui présentait les mêmes visions hallucinées, mais je ne l'avais pas achevé et étais revenu à Serge Brussolo.
Retour au goudron, bien sûr.
Par lequel as-tu commencé ? C'est l'Actes Sud qui me fait le plus envie a priori.
J'ai commencé par celui des éditions La Fabrique ; il est très drôle. Je continue avec celui des éditions La Marelle. Je compte lire les onze, de toute façon.
Bonjour Feint,
Peux-tu nous dire au fur et à mesure de tes lectures, tes choix de livres?
Je vais commander "Ultimes sursauts"...
Merci
Koudoux
Eric : Oui. Mais même dans cette interprétation (à mon avis Rad parlait vraiment de fric) ça atteint la sincérité de l'artiste, et c'est surtout ça qui suscite des réactions chez un admirateur : car cette critique rejaillit indirectement sur ses lecteurs.
"X écrit de façon incompréhensible" : l'admirateur est donc l'un des membres de l'élite qui a accédé au charabia, un peu comme les rares lecteurs de James Joyce qui arrivent à le percer à jour et à l'aimer : c'est plutôt une fierté.
"Cet auteur fait tout pour le fric/pour attirer l'attention" : l'admirateur est donc un pigeon qui s'est fait avoir : c'est l'opprobre.
On peut donc tout à fait le prendre contre soi.
Pour l'anecdote j'ai essayé un jour de remettre en doute la "sincérité d'artiste" de Paulo Coelho devant quelqu'un qui appréciait ses livres (et qui n'avait pratiquement lu qu'eux, pour tout vous dire). La réaction a été si vive que c'en fut instructif.
Pour ce cas précis, j'imagine mal Stavro et Feint "se faire avoir" de cette façon, ils ont de l'expérience quand même. J'ai plutôt envie de leur faire confiance. Le commentaire de Rad m'avertit que ça peut être vomitif : ça m'est utile aussi, j'en déduis qu'un certain investissement de lecture est à prévoir et qu'il ne faut pas me chagriner si ce n'est pas pour moi.
"X écrit de façon incompréhensible" : l'admirateur est donc l'un des membres de l'élite qui a accédé au charabia, un peu comme les rares lecteurs de James Joyce qui arrivent à le percer à jour et à l'aimer : c'est plutôt une fierté.
"Cet auteur fait tout pour le fric/pour attirer l'attention" : l'admirateur est donc un pigeon qui s'est fait avoir : c'est l'opprobre.
On peut donc tout à fait le prendre contre soi.
Pour l'anecdote j'ai essayé un jour de remettre en doute la "sincérité d'artiste" de Paulo Coelho devant quelqu'un qui appréciait ses livres (et qui n'avait pratiquement lu qu'eux, pour tout vous dire). La réaction a été si vive que c'en fut instructif.
Pour ce cas précis, j'imagine mal Stavro et Feint "se faire avoir" de cette façon, ils ont de l'expérience quand même. J'ai plutôt envie de leur faire confiance. Le commentaire de Rad m'avertit que ça peut être vomitif : ça m'est utile aussi, j'en déduis qu'un certain investissement de lecture est à prévoir et qu'il ne faut pas me chagriner si ce n'est pas pour moi.
Le problème, c'est surtout que c'est factuellement faux, au point que cela en devient diffamant, même si cela montre surtout la totale méconnaissance du milieu et du bonhomme par Radetsky, qui ne s'empêche pas malgré tout de formuler ce genre d'anathème. C'est particulièrement savoureux quand il oppose Volodine à Vargas et Lemaitre, qu'on a parfaitement le droit d'apprécier, mais qui sont des auteurs devenus bien plus commerciaux et dont chaque nouveau livre est accompagné de placards dans les couloirs du métro.
Bref, la vérité me semble être que les éditeurs concernés ont offert une sorte de pot de depart en retraite à une figure importante, mais largement méconnue du paysage littéraire français. Les 10 000€ qu'il peut espérer tirer de l'opération, c'est à l'échelle de son œuvre l'équivalent de la carte cadeau Fnac et du bouquet de fleurs que te remettent tes collegues après 40 ans de bons et loyaux services.
Bref, la vérité me semble être que les éditeurs concernés ont offert une sorte de pot de depart en retraite à une figure importante, mais largement méconnue du paysage littéraire français. Les 10 000€ qu'il peut espérer tirer de l'opération, c'est à l'échelle de son œuvre l'équivalent de la carte cadeau Fnac et du bouquet de fleurs que te remettent tes collegues après 40 ans de bons et loyaux services.
Pour revenir à Volodine, en fait, je me souviens maintenant l'avoir lu, quand j'étais ado, dans la collection Présence du Futur. A l'époque, je lisais Serge Brussolo (qui m'avait impressionné par les visions de cauchemar de ses recueils de nouvelles, comme dans "Vue en coupe d'une ville malade") et j'avais commencé un livre de Volodine (j'ai oublié le titre) qui présentait les mêmes visions hallucinées, mais je ne l'avais pas achevé et étais revenu à Serge Brussolo.Oui, quand j'ai vu qu'il avait été publié dans cette collection, où ado moi aussi j'avais lu Asimov et bien d'autres (mais pas Volodine qui ne publiait pas encore), j'ai été très surpris, et encore plus quand j'ai lu Un navire de nulle part, dans cette même collection (mais je n'étais plus ado). Volodine, ça n'est clairement pas de la science-fiction. C'était à la fois très courageux et très incohérent de la part de l'éditeur. Les collections de genre construisent pour le lecteur un horizon d'attente qui a toutes les chances d'être une source de déception si le livre n'est pas conforme.
Retour au goudron, bien sûr.Pour Volodine je ne choisis pas : je les veux tous. J'ai commencé par Ultimes sursauts parce que c'est le premier paru et le seul disponible quand je l'ai acheté (le jour de sa sortie) (et puis j'ai de la sympathie pour les éditions La Fabrique) ; là je lis Dernière livraison, aux éditions La Marelle, parce que les autres étaient encore dans les cartons (la libraire m'a fait baver en me les montrant mais elle n'avait pas encore le droit de les vendre, c'était pour le lendemain).
Par lequel as-tu commencé ? C'est l'Actes Sud qui me fait le plus envie a priori.
J'ai commencé par celui des éditions La Fabrique ; il est très drôle. Je continue avec celui des éditions La Marelle. Je compte lire les onze, de toute façon.
Bonjour Feint,
Peux-tu nous dire au fur et à mesure de tes lectures, tes choix de livres?
Je vais commander "Ultimes sursauts"...
Merci
Koudoux
Je comprends que vous parlez du "coup" de Volodine. Ca me paraît être complètement artificiel cette affaire, non?Tiens Vince ; je sais que tu aimes beaucoup Tintin (moi aussi) ; je me permets de te conseiller ce petit livre-là, qui n'a a mon sens que le défaut d'être trop court : https://hublots2.blogspot.com/2026/09/…
Retour au goudron, bien sûr.
Par lequel as-tu commencé ? C'est l'Actes Sud qui me fait le plus envie a priori.
J'ai commencé par celui des éditions La Fabrique ; il est très drôle. Je continue avec celui des éditions La Marelle. Je compte lire les onze, de toute façon.
Bonjour Feint,
Peux-tu nous dire au fur et à mesure de tes lectures, tes choix de livres?
Je vais commander "Ultimes sursauts"...
Merci
Koudoux
Pour Volodine je ne choisis pas : je les veux tous. J'ai commencé par Ultimes sursauts parce que c'est le premier paru et le seul disponible quand je l'ai acheté (le jour de sa sortie) (et puis j'ai de la sympathie pour les éditions La Fabrique) ; là je lis Dernière livraison, aux éditions La Marelle, parce que les autres étaient encore dans les cartons (la libraire m'a fait baver en me les montrant mais elle n'avait pas encore le droit de les vendre, c'était pour le lendemain).
A ma petite librairie, il faut tous les commander, c'est pas grave, c'est pas comme si ma PAL était vide...
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