Agnesfl
03/10/2026 @ 08:40:39
Avril 1935 : la grande peintre Suzanne Valadon 78 ans est hospitalisée suite à une chute. Son urée est trop importante, c’est une des raisons dont se sert son médecin pour la retenir à l’hôpital.
Suzanne n’en peut plus, elle n’a qu’une obsession peindre. Quant à sa vie privée, rien ne va plus. Quittée par son mari et son fils Maurice Utrillo, elle semble en outre dénuée d’inspiration. Elle a initié son fils à la peinture pour le sauver de l’alcool mais c’est un échec avec à la clé de nombreux internements de Maurice en hôpital psychiatrique. «  Un désastre «  selon les mots de la mère.
Côté notoriété, son fils l’a dépassée, ce qui fait naître à la fois une fierté de mère, et une blessure d’orgueil côté artistique. C’est alors que son fils débarque à l’hôpital, une visite qui va engendrer un affrontement violent mère-fils. Vont surgir des reproches de tout côté mais malgré ces disputes l’on sent derrière cette mésentente un amour profond entre les deux.
C’est bien joué avec une Catherine Hiegel déterminée, libre, déchirée entre son devoir de mère et sa carrière artistique, et un fils authentique, émouvant (Christophe Panou) dont on perçoit bien la souffrance pathologique et auto- destructrice.
Une belle joute verbale, instructive et crue tirée du romande Corinne Samara, adaptée par Benoît Patricot et mise en scène par Dan Jennett.

Agnes Figueras-Lenattier

A voir au théâtre Montparnasse à des heures différentes selon les jours

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