Stavroguine, ton message sur le quart d'heure de lecture est intéressant, car je sens bien que (nos désaccords mis à part), tu essaies de trouver une solution.
Je ne veux pas que tu te confesses au diable, mais j'ai l'impression qu'il y a quand même une contradiction entre :
-d'un côté ton désir de leur faire lire des livres, ce qui revient - en pratique - à les éloigner des écrans, et je pense aussi des mangas* (note en bas).
-de l'autre, l'idéologie ambiante dans laquelle tu baignes qui a matraqué 1) l'idée que l'élève peut aller lui-même vers la connaissance (tu reconnais que ce n'est pas le cas dans ton message). 2) la prise en compte systématique de cette sous-culture de l'enfant/élève, laquelle dépend fortement de ces écrans et de ces mangas. 3) l'interdiction d'admettre que l'on puisse savoir mieux que lui ce qui est bon pour lui : or, si on impose un quart d'heure de lecture, c'est que l'on sait que cela est bon pour lui, et que 3h de Tiktok est mauvais pour lui.
La contradiction, Martin, n'existe qu'entre un désir que tu me prêtes et une adhésion que tu m'inventes à un courant pédagogique mal défini. Je te laisse donc y répondre car je n'ai rien à voir là-dedans.
Quant au quart de lecture, il n'est pas de mon fait mais imposé par l'établissement que j'ai rejoint cet été avec sonnerie consacrée, créneau dans l'emploi du temps et tout le toutim. Personnellement, après l'avoir pratiqué une semaine, je préfèrerais largement que ces quatre quarts d'heure perdus soient transformés en une heure dédoublée dans l'emploi du temps de ma cinquième pénible.
Moi, je sais. Il faut commencer par des heures en plus et des classes ou des groupes allégés. Quand j'étais élève, deux classes suffisaient pour un service de certifié de lettres ; aujourd'hui, c'est quatre classes. En sortant du collège, j'avais le niveau en grammaire d'un étudiant en L3 d'aujourd'hui. La raison, elle est économique.
Avec le recul, je reconnais bien que trouver la solution n'est pas simple et je ne prétends guère savoir par où commencer.
Or, en parcourant ce forum, je sens bien qu'il est absolument inacceptable pour la plupart des commentateurs de faire un lien direct entre ces deux choses, car cela serait aller trop dans le sens direct de ce qui peut se dire sur des plateaux mal-aimés comme CNews, chaîne qui a bien des défauts mais qui disait crûment la chose.
(...)
TOUT LE MONDE sur ce forum accuse le capitalisme, je suis bien d'accord dans la mesure où les GAFAMs ont une nocivité qui n'est plus à prouver (je suis bien placé pour le travail, j'ai ma propre chaîne et je fais des shorts à visée éducative), mais on se garde bien de rappeler qui tenait l'éducation nationale pendant tout ce temps, laquelle n'a pas été complice, mais dupe à un point peu croyable du phénomène.
(...)
Quand Zemmour faisait remarquer que le niveau de la musique a baissé, les grands intellectuels ne sont plus là, que le niveau des élites a baissé, vous lui rétorquiez qu'il idéalisait le passé.
@Martin : j'ai un peu de mal à te suivre, car il y a beaucoup de sur-interprétation dans ton post. Personne n'a, en tout cas sur ce fil, parlé de CNews, de capitalisme et de Zemmour avant que tu ne le fasses !!!
Concernant Cnews, à titre personnel, je ne changerai pas d'avis sur une idée sous prétexte qu'elle a été énoncée sur CNews. Mon problème avec CNews, c'est qu'ils ont quelques pseudo-journalistes comme Pascal Praud dont la bouche est une mitraillette à conneries... Soit ce type est un manipulateur qui prend les gens pour des cons, soit il est con, soit il est les deux mais, à chaque que je regarde CNews (ça m'arrive figure-toi) et que je tombe sur lui, je n'ai pas à attendre longtemps avant qu'il sorte une énormité.
Concernant le capitalisme, personne n'en a parlé. Le lien a été fait (et il est d'ailleurs évoqué et analysé dans le rapport PISA) entre la dégradation de la maîtrise de l'écrit, la généralisation des écrans et l'IA. Ca fait longtemps qu'on évoque un risque d'abrutissement, comme Desmurgets dans "la fabrique du crétin digital" et il n'a rien d'un anticapitaliste. Il en dénonce juste les excès, et notamment le modèle économique des GAFAM, qui repose sur l'addiction.
Concernant Zemmour et sa dénonciation de la baisse du niveau de la musique, où as-tu vu qu'on l'a accusé d'idéalisation du passé sur ce critère ? En fait, sur ce point, je suis d'accord avec lui. Quand j'étais au collège - disons en 4ème pour rebondir sur le post de Niko - les chanteurs qu'on écoutait tous s'appelaient Jean-Jacques Goldman, Daniel Balavoine, Renaud, Téléphone (le 1er disque j'ai acheté fut le 45T de "Un autre monde"). Aujourd'hui, au même âge, les stars sont Jul et Maître Gims (ce qui est dommage, car il y a toujours plein de bons chanteurs) donc évidemment (et je le dis après m'être infligé du Jul) que j'ai le sentiment d'une régression ! Cela dit, j'ai aussi conscience que, quand j'évoque en 2026 ma classe de 4ème en 1988 (il y a donc quasi 40 ans), c'est comme si, quand j'étais au collège, quelqu'un était venu me parler de ses années de collège à la fin des années 40. Je l'aurais sans doute pris pour un vieux schnock... Pour finir sur Zemmour, quand on lui reproche d'idéaliser le passé, c'est sa vision déformée (et erronée) de l'Histoire (sur la politique de Vichy, sur la décolonisation, etc.) qui pose problème, pas qu'il regrette le temps où un chanteur tel que Brassens était un chanteur populaire...
Malheureusement, je ne pense pas qu'injecter plus d'argent au sein du ministère de l'EN va significativement améliorer les choses. Comme dans l'ensemble de l'administration, il me semble que cet argent est avant tout mal dépensé, il doit avant tout irriguer la première ligne (les profs, en revalorisant leur salaire) afin d'attirer plus de vocations (ça peut paraître paradoxal, mais un prof avec la vocation doit quand même manger...)
Le pédagogisme à la Meirieu est évidemment en cause également. Revenons au rôle de l'Ecole: transmettre les savoirs et avant tout lire, écrire, compter dans les petites classes (il semble que les décrochages s'opèrent désormais dès le CP/CE1). Un élève qui ne maîtrise pas la technique est un élève qui n'accèdera pas à l'autonomie ou au prix d'efforts trop importants (cf. mon exemple sur la lecture: si on a du mal à déchiffrer, on ne prend pas de plaisir à lire, on met trop d'effort à déchiffrer au prix de la compréhension)
Les familles sont également responsables malgré que cela offusque Myrco. 1)les parents doivent ABSOLUMENT réguler l'accès aux écrans a) pas de téléphone avant 15 ans b) pas de tablette ou je sais quoi avant 15 ans c) télévision ultra limitée en temps (2 heures le WE) et en qualité (programmes choisis). 2) les parents doivent donner l'exemple a) pas de téléphone qd les enfants sont là b) lire "publiquement", parler de ses lectures, faire du sport, organiser des visites, etc.
La dernière mesure à adopter serait d'envoyer les enfants à l'école dès 1 an! (je plaisante bien sûr)
Le pédagogisme à la Meirieu est évidemment en cause également. Revenons au rôle de l'Ecole: transmettre les savoirs et avant tout lire, écrire, compter dans les petites classes (il semble que les décrochages s'opèrent désormais dès le CP/CE1). Un élève qui ne maîtrise pas la technique est un élève qui n'accèdera pas à l'autonomie ou au prix d'efforts trop importants (cf. mon exemple sur la lecture: si on a du mal à déchiffrer, on ne prend pas de plaisir à lire, on met trop d'effort à déchiffrer au prix de la compréhension)
Les familles sont également responsables malgré que cela offusque Myrco. 1)les parents doivent ABSOLUMENT réguler l'accès aux écrans a) pas de téléphone avant 15 ans b) pas de tablette ou je sais quoi avant 15 ans c) télévision ultra limitée en temps (2 heures le WE) et en qualité (programmes choisis). 2) les parents doivent donner l'exemple a) pas de téléphone qd les enfants sont là b) lire "publiquement", parler de ses lectures, faire du sport, organiser des visites, etc.
La dernière mesure à adopter serait d'envoyer les enfants à l'école dès 1 an! (je plaisante bien sûr)
Avec le recul, je reconnais bien que trouver la solution n'est pas simple et je ne prétends guère savoir par où commencer.
Moi, je sais. Il faut commencer par des heures en plus et des classes ou des groupes allégés. Quand j'étais élève, deux classes suffisaient pour un service de certifié de lettres ; aujourd'hui, c'est quatre classes. En sortant du collège, j'avais le niveau en grammaire d'un étudiant en L3 d'aujourd'hui. La raison, elle est économique.
@Feint : l'argument économique me paraît un peu facile car le budget de l'Education nationale n'a pas été sacrifié ces dernières années et qu'il y a (sauf erreur) autant d'enseignants aujourd'hui qu'il y en avait dans les années 90. Est-ce qu'il n'y a pas, avant toute autre chose, un problème d'organisation (où la méthode de co-gestion a peut-être sa part de responsabilité) et de définition des missions de l'Education nationale ? Pour prendre l'exemple de la marine nationale, dans les années 90, la disponibilité des navires était globalement médiocre. A la fin des années 90, il y a eu une grande réforme organisationnelle, déclenchée à iso-ressource et même menée sous contrainte puisque, dans le contexte de la chute du Mur et des dividendes de la paix, les budgets ont commencé à être coupés et les effectifs ont été réduits. Ca n'a pas été sans mal mais, très rapidement, cette réorganisation a porté ses fruits et, sans ressource supplémentaire, juste en repensant notre organisation, on a très significativement et durablement amélioré la situation. A tel point que les autres marines militaires occidentales (dont les US) viennent maintenant regarder notre organisation pour y piocher des bonnes pratiques...
Moi je vois ça tout simplement et de l'intérieur : si j'avais pu enseigner dans les mêmes conditions que les professeurs qui m'ont eu comme élève, j'aurais fait des miracles. Depuis 1988 (j'ai commencé à enseigner cette année-là), J'ai vu les heures se réduire comme peau de chagrin. J'ai fait des miracles, mais moins.
@Feint : l'argument économique me paraît un peu facile car le budget de l'Education nationale n'a pas été sacrifié ces dernières années et qu'il y a (sauf erreur) autant d'enseignants aujourd'hui qu'il y en avait dans les années 90.
Or, il y a 10 millions d'habitants de plus en France en 2026 qu'en 1990...
Après, il y a sûrement d'autres choses à améliorer, des mauvais choix qui ont été opérés, mais au-delà même de la question du salaire des profs, faire des classes de 24 plutôt que 32, dédoubler des heures pour travailler en demi-effectifs, ça marche, surtout pour les élèves en difficulté. Tous les ans, dans tous les établissements où j'ai travaillé depuis 10 ans (dont plusieurs en zones prévention violence ou politique de la ville), il a fallu se battre avec le rectorat non pas pour avoir plus d'heures, ni même pour les conserver, mais pour en perdre un peu moins.
En 1975, un élève de 6e avait 6h de français par semaine dont 3h en demi-groupe, soit 9h prof. Aujourd'hui, il en a 4h30... Il faudrait donc deux fois plus de profs (et de salaires de profs) pour permettre aux élèves de 6e d'apprendre le francais comme on l'apprenait en 1975. Et peut-être qu'alors, ils le maitriseraient mieux.
Bien sur je n'ai pas de solutions ni d'explications, ca ne m'empêche pas d'intervenir :-)
- au tout début du site, Jules (un pilier originaire du site) avait dit dans un forum que les gouvernants essayaient d'abrutir le peuple car c'est plus facile à gouverner. Il avait cité le président de TF1 qui aurait dit "mon métier c'est d'abrutir les gens pour qu'ils achètent plus de coca". J'avais été choqué à l'époque. Avec le recul en lisant Stavro, et quand je vois le combat de Peter Thiel, Trump et consort contre les universités américaines, je me demande si il n'y a pas de ca.
- Feint dit que les dirigeants actuels ne sont plus cultivés, c'est vrai et c'est frappant. Ca fait peut-etre partie de cet sorte d'anti-élitisme et aussi de "anti-scientifisme" (cfr Kennedy et Trump au USA), c'est un renversement incroyable. A la limite etre cultivé est devenu suspect, plus on est con mieux c'est pour plaire à l'électorat.
- D'un point de vue pédagogique, je lis Stavro qui dit que ses élèves ne lisent pas les livres imposés. Mais à mon époque, si on ne lisait pas les livres imposés, on était pénalisé. Je ne suis pas Martin qui fait le grand écart entre le capitalisme et la pédagogie soviétique, mais je pense quand meme que le concept d'obéissance (faire ce que les parents disent, ce que le prof dit) a pris du plomb dans l'aile, c'est peut-être ca que Martin voulait dire. Ceci dit c'est pas nouveau, je me souviens de Dolto et du concept de l'enfant roi a qui on ne peut rien interdire. Je pense que dans la culture asiatique le concept d'obéissance est toujours bien présent, que ce soit aux parents ou bien à l'autorité en général.
Pour la lecture, l'intelligence artificielle rendra les choses bien pire. Je le vois dans mon métier, si on jète un texte (messages d'erreur par ex.) a l'IA il va détecter la plus petite subtilité immédiatement tandis que les humains ne sont plus que capable de parcourir un texte en diagonale, et encore. Bientot les gens ne feront plus l'effort de comprendre du tout.
- au tout début du site, Jules (un pilier originaire du site) avait dit dans un forum que les gouvernants essayaient d'abrutir le peuple car c'est plus facile à gouverner. Il avait cité le président de TF1 qui aurait dit "mon métier c'est d'abrutir les gens pour qu'ils achètent plus de coca". J'avais été choqué à l'époque. Avec le recul en lisant Stavro, et quand je vois le combat de Peter Thiel, Trump et consort contre les universités américaines, je me demande si il n'y a pas de ca.
- Feint dit que les dirigeants actuels ne sont plus cultivés, c'est vrai et c'est frappant. Ca fait peut-etre partie de cet sorte d'anti-élitisme et aussi de "anti-scientifisme" (cfr Kennedy et Trump au USA), c'est un renversement incroyable. A la limite etre cultivé est devenu suspect, plus on est con mieux c'est pour plaire à l'électorat.
- D'un point de vue pédagogique, je lis Stavro qui dit que ses élèves ne lisent pas les livres imposés. Mais à mon époque, si on ne lisait pas les livres imposés, on était pénalisé. Je ne suis pas Martin qui fait le grand écart entre le capitalisme et la pédagogie soviétique, mais je pense quand meme que le concept d'obéissance (faire ce que les parents disent, ce que le prof dit) a pris du plomb dans l'aile, c'est peut-être ca que Martin voulait dire. Ceci dit c'est pas nouveau, je me souviens de Dolto et du concept de l'enfant roi a qui on ne peut rien interdire. Je pense que dans la culture asiatique le concept d'obéissance est toujours bien présent, que ce soit aux parents ou bien à l'autorité en général.
Pour la lecture, l'intelligence artificielle rendra les choses bien pire. Je le vois dans mon métier, si on jète un texte (messages d'erreur par ex.) a l'IA il va détecter la plus petite subtilité immédiatement tandis que les humains ne sont plus que capable de parcourir un texte en diagonale, et encore. Bientot les gens ne feront plus l'effort de comprendre du tout.
A Patman, strapontin est un mot completement désuet, à moins de lire des romans de l'ère victorienne je ne vois pas comment ils pourraient connaitre ?
Vincent, je pense que tes enfants ont beaucoup de chance. C'est clair que c'est grace aux parents que certains enfants vont aimer la lecture et élever leur niveau, mais c'est un peu injuste pour les enfants qui n'ont pas des parents comme toi ni des profs comme Stavro, Feint, Martin,...
Vincent, je pense que tes enfants ont beaucoup de chance. C'est clair que c'est grace aux parents que certains enfants vont aimer la lecture et élever leur niveau, mais c'est un peu injuste pour les enfants qui n'ont pas des parents comme toi ni des profs comme Stavro, Feint, Martin,...
A Patman, strapontin est un mot completement désuet, à moins de lire des romans de l'ère victorienne je ne vois pas comment ils pourraient connaitre ?
Le mot est sans doute désuet, il n'en demeure pas moins affiché en 6 ou 8 exemplaires dans chaque rame du métro parisien à la vue de tous et dans un message important pour les passagers. Il faudra sans doute que la RATP réfléchisse à le moderniser pour le rendre plus accessible au tout venant :
par exemple : "Wesh Bro, y'a du monde, pas s'assoir" ;-)
A Patman, strapontin est un mot completement désuet, à moins de lire des romans de l'ère victorienne je ne vois pas comment ils pourraient connaitre ?
Désolé, Saule, mais "strapontin" n'est pas un mot désuet. Un jeune parisien le lit tous les jours puisqu'il est affiché dans le métro (vu que les sièges rabattables du métro - qui n'existait pas à l'époque victorienne - s'appellent toujours des strapontins). Ne pas savoir ce que veut dire le mot signifie une absence totale de curiosité pour un mot qu'on ne connaît pas. Petit, quand j'étais à l'école primaire, quand je tombais sur un mot que je ne connaissais pas dans le club des 5, etc. je n'avais pas internet et j'ouvrais mon dictionnaire pour enfant. J'ai appris énormément de mots en lisant et j'aimais les dictionnaires. Mon grand-père m'avait aussi offert une encyclopédie des animaux et j'adorais essayer de "nommer" les animaux que je voyais à la télé. Je crois même que j'étais un peu pénible... :D
Beaucoup de choses lues ici totalement justes et intéressantes sur tout ce qu'il faudrait faire suite à des constats imparables...
Oui mais comment ?
C'edt un peu comme une sorte d'invalidité qui s'approche lentement mais qui dejà s'est incrustée...
Il y a vraiment alerte ! Et pour les parents qui pouvaient dejà être plus ou moins victimes de methodes style globale (oui oui j'ai 78 ans et j'ai tout bien observé ! ) .
Nous avons eu la chance d'habiter à Paris un quartier populaire où ma fille a pu faire primaire et secondaire dans de tres bonnes conditions avec classes peut être chargees mais avec des instits motivés (organisation en Zep et ils etaient mieux payés)) une aide permanente avec un instit attitré pour les enfants en difficultés ou étrangers (le premier de la classe à un moment donné a été un petit chinois dont les parents étaient arrivés depuis peu....) ! Au collège certains profs qui avaient pu obtenir un poste dans d'autres établissements mieux côtés sont revenus (!) car enseignement plus profitables aux enfants ! Rien d'idillique mais agréable a vivre sans gros stress comme il peut y avoir actuellement. Les meilleurs élèves ont pu choisir de continuer ailleurs dans de bonnes conditons....
Mais actuellement ??
Les parents même présents et en éveil sont AUSSI sous influence des tablettes, réseaux et autres ! On sous-estime cette dépendance car elle est insidieuse et l'autorité dont ils doivent faire preuve envers leurs enfants n'est pas crédible. Et c''est dur, difficile beaucoup plus qu'on le pense car il y a aussi addiction !
Çar il y a un amoncellement de connaissances par le net ingerable avec la vie professionnelle et personnelle. Je crois qu'ils en ont vraiment conscience mais dur de gérer 2 additions et franchement je me demande s'il n'est pas déjà trop tard ..je ne parle pas seulement des parents de mes petits enfants bien sûr . .
En dehors d'un bordel..organisionnel de l'enseignement avec pléiade de ministres non comptetents ou concernés qui accentue cette crise (pas seulement de niveau) il y a un problème profond à regler ! Mais qui peut le faire ? La politique ? Avec tous ces vers qui la ronge comme la connerie et l'absence totale du respect des règles)?
Il va falloir créer un ministère et bien choisir ceux qui vont le gérer !!!!
Oui mais comment ?
C'edt un peu comme une sorte d'invalidité qui s'approche lentement mais qui dejà s'est incrustée...
Il y a vraiment alerte ! Et pour les parents qui pouvaient dejà être plus ou moins victimes de methodes style globale (oui oui j'ai 78 ans et j'ai tout bien observé ! ) .
Nous avons eu la chance d'habiter à Paris un quartier populaire où ma fille a pu faire primaire et secondaire dans de tres bonnes conditions avec classes peut être chargees mais avec des instits motivés (organisation en Zep et ils etaient mieux payés)) une aide permanente avec un instit attitré pour les enfants en difficultés ou étrangers (le premier de la classe à un moment donné a été un petit chinois dont les parents étaient arrivés depuis peu....) ! Au collège certains profs qui avaient pu obtenir un poste dans d'autres établissements mieux côtés sont revenus (!) car enseignement plus profitables aux enfants ! Rien d'idillique mais agréable a vivre sans gros stress comme il peut y avoir actuellement. Les meilleurs élèves ont pu choisir de continuer ailleurs dans de bonnes conditons....
Mais actuellement ??
Les parents même présents et en éveil sont AUSSI sous influence des tablettes, réseaux et autres ! On sous-estime cette dépendance car elle est insidieuse et l'autorité dont ils doivent faire preuve envers leurs enfants n'est pas crédible. Et c''est dur, difficile beaucoup plus qu'on le pense car il y a aussi addiction !
Çar il y a un amoncellement de connaissances par le net ingerable avec la vie professionnelle et personnelle. Je crois qu'ils en ont vraiment conscience mais dur de gérer 2 additions et franchement je me demande s'il n'est pas déjà trop tard ..je ne parle pas seulement des parents de mes petits enfants bien sûr . .
En dehors d'un bordel..organisionnel de l'enseignement avec pléiade de ministres non comptetents ou concernés qui accentue cette crise (pas seulement de niveau) il y a un problème profond à regler ! Mais qui peut le faire ? La politique ? Avec tous ces vers qui la ronge comme la connerie et l'absence totale du respect des règles)?
Il va falloir créer un ministère et bien choisir ceux qui vont le gérer !!!!
A Patman, strapontin est un mot completement désuet, à moins de lire des romans de l'ère victorienne je ne vois pas comment ils pourraient connaitre ?
Le mot est sans doute désuet, il n'en demeure pas moins affiché en 6 ou 8 exemplaires dans chaque rame du métro parisien à la vue de tous et dans un message important pour les passagers. Il faudra sans doute que la RATP réfléchisse à le moderniser pour le rendre plus accessible au tout venant :
par exemple : "Wesh Bro, y'a du monde, pas s'assoir" ;-)
@Patman : nos posts se sont croisés ! :D Tu m'as fait penser à un petit panneau que j'avais vu dans une petite rue de Fort de France, quand je vivais en Martinique entre 2020 et 2022. Il y avait un recoin qui avait fini par devenir un urinoir public. Le panneau était en français et en créole. Je cite de mémoire :
- en français : veuillez ne pas uriner ici et utiliser les toilettes publiques (nota : il n'y avait pas de toilettes publiques)
- en créole : pa pissé la
....... C'est clair que c'est grace aux parents que certains enfants vont aimer la lecture et élever leur niveau, mais c'est un peu injuste pour les enfants qui n'ont pas des parents comme toi ni des profs comme Stavro, Feint, Martin,...
D'accord avec toi, Saule. Le système est devenu injuste, inégalitaire, rien que par les tolérances vestimentaires (ne levez pas les bras : quand chacun avait une blouse et des pompes lambda, personne ne la ramenait en montrant le pédigrée de ses godasses). Donc, sans vouloir jouer les saints ou les héros, je ne suis que le fils d'une paysanne et d'un ouvrier. Mes gamines sortent de l'Univ.. de Nottingham et Caen, la cadette de Sc.Po Lyon + KIngs college Londres.
Mais il y a une grande part de hasard !! Les parents ont été par moments des Croquemitaines appliquant une "diziplin" et des contraintes (horresco referens). On accorde la pleine et entière capacité de jugement à un nouveau-né et ainsi de suite. L'ourse qui a fait descendre l'ourson de son perchoir où il est coincé, lui met une tape au derrière (je n'invente rien) pour lui apprendre à ne pas faire le c...
Réac l'ourse ? Sans doute un peu....
Comme dit Pierro, à partir du moment ou les parents sont tout autant accro à leur smartphone et tablette, ce sera difficile pour eux d'encourager les enfants à oublier les écrans pour se plonger dans un livre. Surtout si eux même n'ont jamais lu un livre. Ces réseaux sociaux sont tellement addictifs :-(
Mais Eric pose la question d'emblée de savoir si les écrans et l'IA qui abrutissent les enfants est la seule cause du déclin de la lecture, ou si c'est une analyse un peu rapide.
Sinon pour rejoindre Stavro, plutôt qu'une conspiration contre la démocratie, on dirait que c'est plutot quelque chose d'inéluctable lié à la cupidité des gros acteurs internet (en soit pas criticable puisque le role de ces firmes est d'engrangé de l'argent, ils n'ont pas de mission publique d'éducation). Et comme Radets je trouve qu'on se dirige vers une société ultra-élitiste, avec les quelques pourcent très riches et qui font les études de pointe, et la masse plutot limitée et facilement manipulable...
Mais Eric pose la question d'emblée de savoir si les écrans et l'IA qui abrutissent les enfants est la seule cause du déclin de la lecture, ou si c'est une analyse un peu rapide.
Sinon pour rejoindre Stavro, plutôt qu'une conspiration contre la démocratie, on dirait que c'est plutot quelque chose d'inéluctable lié à la cupidité des gros acteurs internet (en soit pas criticable puisque le role de ces firmes est d'engrangé de l'argent, ils n'ont pas de mission publique d'éducation). Et comme Radets je trouve qu'on se dirige vers une société ultra-élitiste, avec les quelques pourcent très riches et qui font les études de pointe, et la masse plutot limitée et facilement manipulable...
Le mot est sans doute désuet, il n'en demeure pas moins affiché en 6 ou 8 exemplaires dans chaque rame du métro parisien à la vue de tous et dans un message important pour les passagers. Il faudra sans doute que la RATP réfléchisse à le moderniser pour le rendre plus accessible au tout venant :
par exemple : "Wesh Bro, y'a du monde, pas s'assoir" ;-)
Ah ok, mais en dehors du métro Parisien je pense qu'il n'y a qu'au théatre ou à l'opéra où on utilise (utilisait ?) ce mot.
Eric, quand je découvre un nouveau mot en anglais (dans un roman comme celui de Richard Flanagan ca arrive souvent), je cherche la définition, je demande à Google l'étymologie et je lui demande si un anglophone dont ce n'est pas la langue natale le comprendrait (la plupart de mes collègues sont chinois ou indiens). Certains mots fond partie d'un vocabulaire passif. Dernier en date : "to chide", gourmander en Francais. Je ne suis pas sur que les élèves de Patman qui ont du mal avec "affluence" comprendraient gourmander.
Ne pas savoir lire, ce n'est pas la même chose que ne pas maîtriser l'écrit. En France, il y a moins de 1% d'analphabètes. Cela ne signifie pas que toutes les personnes qui savent lire (au sens strict de déchiffrer un texte) comprennent ce qu'elles lisent, et moins encore qu'elles le comprennent bien.
Si j'ai confondu alors autant pour moi (j'ai un léger autisme donc j'ai parfois du mal avec les sous-entendus, l'implicite et ce qui porte à confusion).
Quand tu dis que, en 4ème, tout le monde renonce devant Maupassant et va chercher le résumé sur internet, il me semble que tu confirmes qu'il y a un problème. Quand j'étais au collège, en 1988, Maupassant n'était pas considéré comme une oeuvre insurmontable (je sais qu'on avait lu "Le Horla" en lecture en classe au collège - cela dit, je ne sais plus si c'était en 4ème ou au 3ème). Est-ce qu'il faudrait adapter et moderniser les programmes ? Sans doute, mais, quitte à passer pour un vieux con, je suis comme tes profs : j'ai du mal à considérer que One Piece puisse être considéré comme de la "vraie littérature"... En revanche, puisque tu as aimé "Le hobbit", pourquoi pas "Le seigneur des anneaux" ou "Les royaumes du nord" ?
Oups mauvais choix d'exemples de ma part, car Balzac et Maupassant c'est pas exactement le même cas. Balzac est assez compliqué, même la prof l'a reconnu et a fini par abandonner l'idée de le faire lire aux élèves et dire "c'est ok d'aller voir des résumés sur internet, tant qu'ils sont suffisamment détaillés pour que vous puissiez suivre ce qui se dit en cours". Pour Maupassant, le texte n'était pas compliqué, juste ennuyeux. J'ai été beaucoup moins diverti par le Horla que par mes lectures personnelles. Balzac l'abandon venait de la complexité, Maupassant l'abandon venait de l'ennui.
Il n'y a pas tant d'activités que cela qui se pratiquent de façon immobile et en silence. En-dehors des cours, la lecture se trouve concurrencée par le sport, le cinéma, les jeux vidéos, le téléphone, sans oublier le flirt, les moments de socialisation avec les copains.
C'est vrai qu'aujourd'hui, la lecture est une activité beaucoup plus concurrencée qu'aujourd'hui. J'avoue que si j'avais eu des amis au lycée, j'aurais sûrement beaucoup moins lu. Et encore aujourd'hui, mon créneau de lecture principal reste entre les cours, quand je n'ai rien de mieux à faire. Les films, les séries, les jeux vidéo, tout ça est en accès facile et instantané, la lecture a du mal à rivaliser. Mais je trouve que c'est une bonne chose que la vie soit remplie d'œuvres intéressantes, ce serait terne sinon. Et puis si certains se délaissent de la littérature, mais que c'est pour d'autres formes d'art tout aussi dignes d'intérêt, enrichissantes et légitimes, ce n'est pas vraiment un problème.
Mais t'es-tu demandé quel était le rôle de l'école ? Ce qu'en tant que prof, j'aurais à apporter à mes élèves en matière de manga ?
Il y a un youtubeur, Le Chef Otaku, qui a fait plusieurs séries de vidéos sur des mangas : "Narutologie", "Dragonballogie", "One-piece-ologie", où il analyse en profondeur les œuvres, décortique les personnages, montre les sous-entendus et les messages de fond, met en évidence les parallèles, etc. Bref, il fait ce que fait un prof de français avec les classiques, mais sur les mangas à la place. Cela montre deux choses : 1. Les mangas peuvent avoir un fond réfléchi, plusieurs niveaux de lecture, et être parfois même plus enrichissants que certains classiques (je ne dis pas que tous les classiques sont vides et abrutissants, certains méritent leur titre, mais d'autres font pâle figure face à certains mangas bien plus intelligents et mieux construits). 2. Analyser une œuvre en profondeur, ça intéresse les jeunes, le nombre de vues de ces vidéos en est la preuve.
Alors pourquoi lui ça marche et les profs de français non ? C'est une question complexe. Il faut savoir que la plupart des classiques que l'on étudie ont été adaptés en manga dans une tentative d'intéresser les jeunes : ça a flop. Pourquoi ? Je dirais que c'est car ce n'était pas fun, et les jeunes ils veulent du fun. Je ne pense pas que les intérêts des jeunes et ceux des littéraires créant les programmes soient irréconciliables. Les jeunes veulent des œuvres divertissantes, les profs veulent des œuvres avec un fond intéressant. Des œuvres à la fois fun et enrichissantes, il y en a plein (en particulier dans les mangas). Il suffit juste d'être plus ouvert d'esprit et d'arrêter de se focaliser sur les vieux auteurs poussiéreux français, dont certains ont le fond intéressant mais peu ont la forme divertissante. Et même si ce qui plait aux jeunes, manga ou autres, serait moins profond que les classiques, je pense qu'il vaudrait mieux donner à lire une œuvre un poil moins profonde, mais divertissante, donc lue, plutôt qu'une œuvre légèrement plus enrichissante mais que personne ne lirait, tous rebutés par sa forme.
Par ailleurs, il me semble qu'un des attraits du manga est précisément qu'il s'érige en contre-culture vis-à-vis de la culture "savante" qui est transmise au lycée. J'ai lu très peu de manga, mais j'étais très versé dans la culture hip hop quand j'étais lycéen. Je ne trouvais rien de plus ridicule que les profs qui essayaient de nous racoler en nous faisant étudier un texte de rap (souvent Grand Corps Malade, qui craignait à nos yeux car c'était un genre de rappeurs mainstream, pour les daronnes). Je pense qu'au-delà du mauvais goût de mes profs, je sentais obscurément que le rap n'était pas à sa place au lycée, que la raison d'être d'une sous-culture était précisément d'échapper à la culture dominante qui est transmise par le lycée (ce qui ne m'empêchait pas, comme tout ado, pétri de contradictions, de demander à mes profs pourquoi on étudiait Baudelaire et pas des textes de rap et d'essayer de leur faire admettre la valeur poétique desdits textes).
C'est vrai que je n'avais pas pensé à voir les choses sous cet angle pourtant pertinent. J'ai connu un peu pareil avec le cours de musique, quand moi qui écoute beaucoup de punk rock, la prof nous avait fait chanter Antisocial : je sentais bien que la chanson n'était pas à sa place en étant enseignée par le pouvoir. Après, je pense que les mangas sont plus une sous-culture qu'une contre-culture, dans le sens où une contre-culture se crée spécifiquement en réaction de rejet face à une culture dominante, là où une sous-culture se contente d'être elle-même, d'exister avec ses propres codes qui coïncident ou non avec ceux de la culture dominante. Pour le manga, certains sont plus prof-de-français-friendly que d'autres. J'ai souvenir du manga Psycho-Pass qui cite beaucoup d'auteurs classiques et est très philosophique, typiquement le genre d'œuvre qu'il serait enrichissant d'étudier en cours. Un autre exemple : au collège on a étudié l'Antiquité et lu l'Odyssée d'Homère et autres fables grecques, ça aurait très bien pu tomber sur la fable d'Ésope du garçon qui criait au loup, qui a inspiré le personnage d'Ussop dans One Piece. Là où je veux en venir c'est que les mangas ne sont pas par essence opposés à la culture dominante bourgeoise, certains sont compatibles, contrairement à la culture punk par exemple.
1)les parents doivent ABSOLUMENT réguler l'accès aux écrans a) pas de téléphone avant 15 ans b) pas de tablette ou je sais quoi avant 15 ans
Je pense aussi qu'il faut éviter de tomber dans la bête propagande vraie-vie-iste de dire les écrans, c'est le mal. C'est une arme à double tranchant. Internet, si on a déjà de l'esprit critique, que l'on sait s'en servir, c'est toutes les connaissances du monde disponibles, ça permet d'accéder à l'information et de se cultiver beaucoup plus librement que la télé ou d'autres médias bien plus abrutissants. Mais si on n'a pas d'esprit critique, cela peut être effectivement abrutissant. Le problème n'est pas les écrans, c'est ce qu'on y fait, comment on les utilise. Je préfère voir les gens se cultiver sur les écrans que lire des livres papier abrutissants. On critique souvent les "accros aux écrans", mais les accros à la vraie vie, qui ne quittent jamais leur addiction aux non-écrans, ils ne sont jamais vus négativement, moi je trouve ça injuste. Et évidemment c'est stupide d'opposer écran et lecture quand beaucoup de jeunes lisent sur leur téléphone : les webtoons ont explosé en popularité ces dernières années.
Le mieux c'est encore de prendre mon exemple, j'ai commencé à lire à la fin du collège : à l'époque je voyais la lecture comme le truc ennuyeux que les profs nous imposent. Mais un jour un pote à moi en ligne s'est mis à écrire une fanfiction sur Wattpad, et cela avait beaucoup moins l'image ennuyeuse qu'ont les vieux auteurs français. En lisant sa fanfic sur mon tel dans le bus, j'ai découvert le plaisir de la lecture. Mais je ne pouvais pas m'y adonner à fond, car les téléphones étaient interdits au collège. C'est qu'une fois au lycée, téléphones autorisés, que mon nombre de lectures a explosé. Je peux affirmer que l'autorisation des téléphones a conditionné ma passion pour la lecture. Faut aussi rappeler que mon genre littéraire préféré est la fanfiction, qui n'existe pas en papier, donc pas d'écran = pas d'accès à mon genre favori, ça motive moins à lire. Ajouté à cela que le livre papier, c'est payant, et écrit, édité et publié par des adultes tandis que sur le web, c'est gratuit et écrit par des jeunes pour des jeunes, c'est évident que les jeunes se tournent vers le numérique, ils s'y sentent beaucoup plus chez eux. Leur en priver, ça en éloignerait beaucoup de la lecture, ce serait abrutissant.
Et internet n'offre pas que la lecture, j'ai appris l'anglais en jouant à Minecraft en anglais, faire des vidéos youtube m'a grandement aidé en aisance à l'oral moi qui suit de nature timide (sans ça je n'aurais jamais eu 20/20 à l'oral du bac). Toutes mes connaissances en musique et en programmation je les ai eu sur internet. J'ai commencé ces trois activités Youtube, la composition et la programmation à 11 ans, et à 13 je produisait déjà de la qualité dans ces trois domaines. Je remercie mes parents de m'avoir laissé avoir un ordinateur à moi librement, sans contrôle parental ni aucune restriction, sans quoi je n'aurait pas été la personne que je suis fier d'être aujourd'hui. J'ai un ami qui révait de faire comme moi, mais ses parents plus stricts lui ont interdit d'avoir un ordinateur avant ses 18ans. Résultat, il a honte de lui et a l'impression de n'avoir rien fait de sa vie, par rapport à moi qui était artiste multi-domaine à 13 ans, lui en a 23 et commence à apprendre à l'aide des tutos que j'ai fait quand j'en avait 13. Comme quoi qu'à être trop dans la vraie vie on passe à côté de sa vie.
Donc ceux qui veulent interdire les écrans je suis évidemment contre, les meilleurs souvenirs que j'ai de mon adolescence c'est les lives sur Minecraft que je faisait en appel discord avec mes potes du collège pendant le confinement, et quand je revois ces vidéos, nos sourrires dedans... je ne comprends pas que certains veuillent interdire ce qui a permis ces moments si merveilleux de se produire. Et c'est sans parler du fait que les réseaux sociaux m'on sauvé la vie, si j'était un peu plus jeune et que l'interdiction avait été appliquée, je ne serait plus de ce monde. Internet est un bien commun qui devrait être accessible à tous librement, ça craint de voir ce droit menacé, il faut le protéger.
@Niko : ton point de vue est très bien argumenté et je comprends que tu défendes les livres que tu aimes (comme tu le fais d'ailleurs très bien sur le site). L'enjeu de l'école, en français, n'est pas de t'empêcher de lire des fanfictions mais de t'ouvrir à des oeuvres que tu ne connais pas et que tu n'irais pas lire spontanément. Quand j'étais en primaire et au collège, dans les années 80, ma génération lisait beaucoup de livres-jeux (les livres dont vous êtes le héros : défis fantastiques, loup solitaire, etc.) mais, avec le recul, même si je n'ai pas aimé tout ce qu'on m'a fait lire, je suis aussi très heureux qu'on m'ait demandé - et parfois forcé - à lire d'autres livres. Tu n'as pas aimé Le horla mais n'as-tu jamais rien aimé des lectures scolaires "imposées" ? Après, je pense que, dans quelques années, tu verras que certaines de ces lectures n'auront pas été vaines et auront laissé des traces enrichissantes.
Après, concernant les écrans, il y a un effet générationnel. Parmi mes meilleurs souvenirs d'enfance, il y a le foot, sur le parking derrière les immeubles ou dans mon club, à Brest, puis le tennis de table quand j'ai arrêté le foot. Quand on se retrouvait, entre potes ou entre cousins, la première chose qu'on cherchait, c'était un ballon. J'avoue que j'ai du mal, quand je vois mes nièces et neveux, qui ont entre 10 et 15 ans, se rassembler dans une pièce, jouer en réseau, ensemble mais chacun scotché à son écran...
Après, concernant les écrans, il y a un effet générationnel. Parmi mes meilleurs souvenirs d'enfance, il y a le foot, sur le parking derrière les immeubles ou dans mon club, à Brest, puis le tennis de table quand j'ai arrêté le foot. Quand on se retrouvait, entre potes ou entre cousins, la première chose qu'on cherchait, c'était un ballon. J'avoue que j'ai du mal, quand je vois mes nièces et neveux, qui ont entre 10 et 15 ans, se rassembler dans une pièce, jouer en réseau, ensemble mais chacun scotché à son écran...
Tout n'est pas perdu ! J'ai fortement douté quand ma fille m'a annoncé qu'elle voulait faire une licence de lettres. Elle lisait énormément de mangas et très peu d'autres livres, les "obligatoires" lors de sa scolarité, mais pas plus. Je lui avais fait part de mes doutes à l'époque, et l'avais prévenue qu'elle aurait des difficultés... Et puis elle est arrivée major de sa promo.
Et aujourd'hui elle a obtenu son Master en littérature médiévale, et entame une préparation à l'agrégation.
Je ne saurais expliquer ce revirement, elle a eu un déclic je pense.
Niko, je suis d'accord, les écrans ce n'est pas le mal, il y a un coté positif incroyable dans l'internet et dans IA. Mais il y a aussi une addiction aux réseau sociaux (le scrolling constant, le shot de dopamine pour garder les utilisateurs actifs et leur vendre de la pub). Je crois que c'est un risque pour le développement des cerveaux.
Le fait que les jeunes ne soient plus capable de lire un livre en format long - par exemple Crime et chatiment - est inquiétant pour des gens plus agés qui sont amoureux de la littérature. Ce n'est certainement pas un problème pour des dirigeants milliardaires genre Trump ou pour des méga corporation comme Meta ou Tiktok. Mais je crois que le but de l'éducation n'est pas d'encourager les enfants à choisir la facilité, il faut monter sur la montagne pour avoir la belle vue :-)
Félicitation pour ta fille Nath !
Le fait que les jeunes ne soient plus capable de lire un livre en format long - par exemple Crime et chatiment - est inquiétant pour des gens plus agés qui sont amoureux de la littérature. Ce n'est certainement pas un problème pour des dirigeants milliardaires genre Trump ou pour des méga corporation comme Meta ou Tiktok. Mais je crois que le but de l'éducation n'est pas d'encourager les enfants à choisir la facilité, il faut monter sur la montagne pour avoir la belle vue :-)
Félicitation pour ta fille Nath !
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