Radetsky
(Je lis...)
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05/09/2026 @ 11:58:21
Je ne suis pas rancunier...raison pour laquelle je signale, à toutes fins utiles, la parution dans Le Monde des Livres daté du 11 septembre, d'un cahier de 4 (1) pages consacré à l'auteur et à ce qu'il annonce comme son dernier opus.

La conclusion de sa carriÚre d'écrivain se matérialise dans un ensemble de onze textes rssemblés sour le titre Infernus Johannes, Volodine ayant dans le civill le prénom de Jean (Desvignes).
Les titres de cette compilation sont : Bardo solo, Chagrins, Défections et Cie, La grande misÚre, Malaise chez les plongeuses, Les meilleurs d'entre nous, Mémoir mode d'effroi, Retour au goudron- DerniÚre livraison, Survies minuscules, Ultimes sursauts, Zone crypte, zone miroir.
Pour un total, sauf erreur, de 2648 pages.

Des extraits sont aussi présents,en plus de l'entretien qu' A.Volodine a accordé à François Angelier

(1) Ce chiffre signale une bourde de mise en page par laquelle les textes théoriquement placés sur 2 pages sont répétés avec en surimpression des images différentes !

Feint
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05/09/2026 @ 18:38:00
Merci Rad (je ne suis pas rancunier non plus ; il m'arrive juste de m'échauffer sur certains sujets). Je n'avais pas vu ton fil, j'en profite pour coller ici ce que je disais sur l'autre fil ; ça y sera davantage à sa place.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur le travail d'Antoine Volodine, ne manquez pas l'émission de François Angelier Mauvais genres, ce soir sur France Culture. Vous pourrez y entendre des lectures des réponses de Volodine, et les interventions des invités de l'émission, en premiÚre partie Olivier Cohen, fondateur de l'Olivier et à ce titre éditeur de Manuela Draeger (l'un des hétéronymes de Volodine), Pascal Jourdana, éditeur à la Marelle, et donc éditeur de "DerniÚre livraison", le dernier des onze titres (Volodine précise qu'il n'y a pas d'ordre de lecture mais qu'il vaut mieux terminer par "DerniÚre livraison", dont l'explicit est connu depuis longtemps - "Je me tais."), Hugues Robert, libraire à la librairie Charybde et le plus grand spécialiste de Volodine que je connaisse (toutes ses interventions sont d'une justesse rare), puis en deuxiÚme partie d'émission Frédéric Martin, fondateur du Tripode et éditeur chez Robert Laffont qui publie "Mémoires, mode d'effroi" et Joris Mathieu, metteur en scÚne à la compagnie Haut et Court, qui a mis en scÚne notamment "Des anges mineurs" et plusieurs autres textes depuis (je n'ai hélas pas encore eu l'occasion d'assister à une représentation).

Radetsky
(Je lis...)
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05/09/2026 @ 20:57:44
J'ai constatĂ© Ă  la lecture de certains extraits que la langue n'Ă©tait pas automatiquement construite sur un langage "post-exotique"....j'irai peut-ĂȘtre goĂ»ter un peu de ces plats... 😉

Feint
(Je lis...)
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05/09/2026 @ 21:09:50
J'ai constatĂ© Ă  la lecture de certains extraits que la langue n'Ă©tait pas automatiquement construite sur un langage "post-exotique"....j'irai peut-ĂȘtre goĂ»ter un peu de ces plats... 😉
:)

Shelton
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06/09/2026 @ 03:06:18
AprÚs avoir lu "Ultimes sursauts", je suis maintenant dans "Bardo Solo"... Changement total de forme et j'apprécie toujours...

Feint
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06/09/2026 @ 15:29:34
AprÚs avoir lu "Ultimes sursauts", je suis maintenant dans "Bardo Solo"... Changement total de forme et j'apprécie toujours...
Et moi dans "Malaise chez les plongeuses", aux éditions La Volte.

Stavroguine
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07/09/2026 @ 10:47:27
Pour les Parisiens, Volodine sera ce jeudi à la Maison de la poésie pour parler de Retour au goudron.

Shelton
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08/09/2026 @ 08:07:10
Je mets aussi ma chronique sur "Ultimes sursauts" ici car elle est dans le thĂšme...

L’étĂ© c’est fait pour lire et, certains le savent dĂ©jĂ , j’ai dĂ©cidĂ© de me lancer dans cette performance littĂ©raire hors-normes d’Antoine Volodine, que l’on pourrait appeler « Retour au goudron ». Je ne veux pas ici me lancer dans des explications gĂ©nĂ©rales sur ce qu’est ou n’est pas le Post-exotisme car Antoine Volodine qui s’en revendique explicitement le porte-parole n’a jamais clairement expliquĂ© de quoi il s’agit. Je vais donc essayer de vous parler d’un des 11 ouvrages parus en cette rentrĂ©e littĂ©raire 2026 en faisant abstraction de tout sauf du contenu de l’ouvrage lui-mĂȘme
 et j’espĂšre y arriver car ce n’est pas si simple !

Tout d’abord, une petite mise au point incontournable et essentielle avant de commencer : oui, on peut lire les ouvrages dans l’ordre que l’on veut, en fonction de la couverture mĂȘme si vous le souhaitez
 j’ai commencĂ© par « Ultimes sursauts » Ă  cause de son sous-titre, sept contes moraux. On va donc avoir dans cet ouvrage sept histoires, sept contes, sept nouvelles, sept personnages principaux. Chaque histoire est indĂ©pendante des autres si ce n’est qu’elles se dĂ©roulent toutes dans un univers proche, indĂ©fini, qui n’existe pas
 Pour le qualifier, avec mes mots et Ă  la lumiĂšre de ce que j’ai compris de ma lecture, je dirais que nous sommes dans un univers ayant subi le feu nuclĂ©aire, les radiations ont perverti les espĂšces vivantes et on est en compagnie, si on peut dire, de survivants (parfois surprenants). Il est beaucoup question d’un « parti » sans qu’il soit trĂšs dĂ©taillĂ© mais on imagine qu’il puisse ressembler au parti communiste soviĂ©tique mais dans un empire dĂ©cadent, agonisant, en fin de vie
 Il y a aussi de nombreuses allusions Ă  la religion, une religion qui n’est pas le reliquat d’une orthodoxie forte mais une survivance mystique parfois absurde mais souvent drĂŽle
 Comme cette religieuse qui prie en listant toutes les espĂšces disparues de la planĂšte, une liste trĂšs longue qui porte sa mĂ©ditation comme une longue psalmodie


Chaque conte est centrĂ© sur un personnage, tous les contes sont sensiblement de la mĂȘme taille et Ă  chaque fois il y a une morale terminale, elle aussi pouvant ĂȘtre surprenante ! Le bouquet final, dramatique et aussi plein d’humour, est la communautĂ© religieuse qui parle de tourisme et qui cherche Ă  faire revenir du monde autour d’une sainte relique
 enfin pas n’importe quelle relique !

J’ai donc beaucoup aimĂ© cet ouvrage, certes difficile Ă  classer, mais qui s’est rĂ©vĂ©lĂ© trĂšs agrĂ©able Ă  lire et qui m’a poussĂ© dĂšs maintenant Ă  lire un second volume de cette « installation » particuliĂšre, « Bardo solo » 


N’hĂ©sitez pas Ă  vous lancer dans cette lecture atypique car l’étĂ© c’est fait pour lire !

Feint
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08/09/2026 @ 10:27:42
Pour les Parisiens, Volodine sera ce jeudi à la Maison de la poésie pour parler de Retour au goudron.
Je ne pourrai pas y ĂȘtre, mais bon, j'Ă©tais Ă  la Maison de la Radio pour Ă©couter l'enregistrement de l'Ă©mission Mauvais genres.

Koudoux
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09/09/2026 @ 08:08:17
Infernus Iohannes, Défections & Cie, Rivages

En lice pour le Prix Philippe Sollers 2026.


Feint
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23/09/2026 @ 18:03:21
Tiens Rad, toi qui aimes Pierre Michon (moi aussi), j'ai trouvĂ© un petit passage de lui oĂč il nomme Volodine :
« Les Ă©crivains, peut-ĂȘtre particuliĂšrement aujourd’hui, sont des espĂšces de monades vaticinantes, isolĂ©s chacun sur leur pente qu’ils dĂ©gringolent comme ils peuvent. Pour en rester aux auteurs de ma gĂ©nĂ©ration, peut-ĂȘtre y a-t-il une parentĂ© avec Bergounioux et Quignard, dans une certaine mesure Millet et MacĂ©, et moi. C’est du moins ce qu’on dit. Mais je ne me sens pas si loin d’écrivains comme Echenoz, Volodine ou Rolin, par exemple : leur voie n’est pas la mienne, mais leurs prĂ©supposĂ©s sont les mĂȘmes. » Le roi vient quand il veut. Propos sur la littĂ©rature (p. 159)

Radetsky
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23/09/2026 @ 19:20:30
Tiens Rad, toi qui aimes Pierre Michon (moi aussi), j'ai trouvĂ© un petit passage de lui oĂč il nomme Volodine :
« Les Ă©crivains, peut-ĂȘtre particuliĂšrement aujourd’hui, sont des espĂšces de monades vaticinantes, isolĂ©s chacun sur leur pente qu’ils dĂ©gringolent comme ils peuvent. Pour en rester aux auteurs de ma gĂ©nĂ©ration, peut-ĂȘtre y a-t-il une parentĂ© avec Bergounioux et Quignard, dans une certaine mesure Millet et MacĂ©, et moi. C’est du moins ce qu’on dit. Mais je ne me sens pas si loin d’écrivains comme Echenoz, Volodine ou Rolin, par exemple : leur voie n’est pas la mienne, mais leurs prĂ©supposĂ©s sont les mĂȘmes. » Le roi vient quand il veut. Propos sur la littĂ©rature (p. 159)

Merci Feint, je n'ai rien lu de Macé ou Millet, mais j'apprécie la remarque de Michon.

Feint
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24/09/2026 @ 08:56:57
Tu remarqueras que la parenté avec Millet et d'autres, c'est "ce qu'on dit" (certainement à cause de l'ancrage en région). De son propre point de vue, Michon ne se sent pas si loin de Volodine (notamment). Il distingue sans doute les ressemblances de surface et les affinités intimes.

Stavroguine
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24/09/2026 @ 09:12:33
Tu remarqueras que la parenté avec Millet et d'autres, c'est "ce qu'on dit" (certainement à cause de l'ancrage en région). De son propre point de vue, Michon ne se sent pas si loin de Volodine (notamment). Il distingue sans doute les ressemblances de surface et les affinités intimes.


Pas sûr qu'il citerait encore Millet aujourd'hui...

Feint
(Je lis...)
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24/09/2026 @ 09:55:31
Tu remarqueras que la parenté avec Millet et d'autres, c'est "ce qu'on dit" (certainement à cause de l'ancrage en région). De son propre point de vue, Michon ne se sent pas si loin de Volodine (notamment). Il distingue sans doute les ressemblances de surface et les affinités intimes.



Pas sûr qu'il citerait encore Millet aujourd'hui...
Ou plutÎt : pas sûr qu'on le comparerait encore à Millet. Cela dit, ayant lu Dévorations, je vois trÚs bien les raisons de ce rapprochement - qui me paraissent superficielles.

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