Feint
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03/08/2026 @ 11:49:35
C'est l'un de nos quatre ou cinq auteurs contemporains les plus importants, hélas trop méconnu.
https://critiqueslibres.com/i.php/vauteur/…
J'ai essayé de participer à le faire connaître ailleurs aussi. Sous ce lien tous les billets que je lui ai consacrés : https://hublots2.blogspot.com/search/label/….



Feint
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03/08/2026 @ 11:52:58
Bon, impossible de poster le lien.

Stavroguine
03/08/2026 @ 11:59:16
Très triste nouvelle. C'est grâce à toi que j'ai découvert d'abord Faits, puis Galpa, son tout premier roman aux accents gracquiens, qui m'avait forte impression. C'est devenu un des auteurs contemporains que j'ai le plus fréquenté, toujours avec bonheur. J'avais même essayé d'étudier en classe (avec un succès tout relatif) Sur la scène intérieure, qui avait reçu un prix Wepler amplement mérité.

Feint
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03/08/2026 @ 12:03:23
https://hublots2.blogspot.com/search/label/…
Voilà ! (heureusement que j'ai un fils informaticien)

Feint
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03/08/2026 @ 12:20:43
Très triste nouvelle. C'est grâce à toi que j'ai découvert d'abord Faits, puis Galpa, son tout premier roman aux accents gracquiens, qui m'avait forte impression. C'est devenu un des auteurs contemporains que j'ai le plus fréquenté, toujours avec bonheur. J'avais même essayé d'étudier en classe (avec un succès tout relatif) Sur la scène intérieure, qui avait reçu un prix Wepler amplement mérité.
Il faut en parler, et que ce ne soit pas seulement les écrivains qui le fassent. Je sais quelle amie (qui écrit) me l'a fait découvrir, quelle autre autrice lui avait fait découvrir, à quel auteur (plus lu que moi) je l'ai fait découvrir, qui lui-même à son tour... Et malgré tout ça, et bien qu'il soit publié (avec toujours beaucoup de précautions, on se demande pourquoi) par Gallimard, il reste dans une demi-obscurité. Et il le restera, car c'est fini : la qualité d'une œuvre n'est plus un argument pour la diffusion de la littérature.

Feint
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03/08/2026 @ 12:23:16
prix Wepler amplement mérité.
(Quand je dis que le Wepler est le seul prix littéraire qui mérite l'intérêt.)

Stavroguine
03/08/2026 @ 12:29:10
C'est peut-être aussi pour cela qu'il restera, tu ne crois pas ? C'est une écriture hors des modes, hors des effets littéraires, et qui s'est même gardée longtemps d'évoquer ce qui dans sa vie fut le plus sensationnel : la rafle de sa famille et son enfance cachée pour n'y revenir qu'avec une extrême pudeur sur le tard, comme pour solder le compte de cet éléphant dans la pièce avant qu'on ne le puisse plus. Cela le place aux antipodes d'une littérature à la mode qui fait les gros tirages, mais dont je pense qu'on l'oubliera bien avant lui. Ce n'est sans doute pas une oeuvre grand public, mais je ne doute pas que les écrivains, les chercheurs, les enseignants la rendront pérenne.

Feint
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03/08/2026 @ 12:49:29
mais je ne doute pas que les écrivains, les chercheurs, les enseignants la rendront pérenne.
C'est possible - mais dans la même demi-obscurité.

Stavroguine
03/08/2026 @ 14:52:10
Mais qui lui sied, tu ne crois pas ? Ce n'est pas un ecrivain qui a cherché la grande lumière des projecteurs.

Feint
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03/08/2026 @ 15:13:05
Mais qui lui sied, tu ne crois pas ? Ce n'est pas un ecrivain qui a cherché la grande lumière des projecteurs.
Oui, bien sûr. De toute façon aucun écrivain (ni personne, d'ailleurs) ne mérite la grande lumière des projecteurs. En revanche, certaines oeuvres, si.

Eric Eliès
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03/08/2026 @ 18:47:59
Je n'ai, de lui, lu que "Le grand paon de nuit", il y a longtemps. Je ne connaissais pas l'auteur et l'avais lu comme un recueil de poèmes en prose. Marcel Cohen me fait songer à ces "grands" inconnus, comme le nouvelliste Noel Devaulx (qui était un ami proche d'Yves Bonnefoy), qui écrivent à l'écart de la forme romanesque et en dehors de toute catégorie de "genre", avec un frisson de fantastique et de décalage au réel, avec beaucoup d'allusif et de non-dit où résonne tout le champ des possibles.

Feint
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04/08/2026 @ 10:38:17
Je n'ai, de lui, lu que "Le grand paon de nuit", il y a longtemps. Je ne connaissais pas l'auteur et l'avais lu comme un recueil de poèmes en prose. Marcel Cohen me fait songer à ces "grands" inconnus, comme le nouvelliste Noel Devaulx (qui était un ami proche d'Yves Bonnefoy), qui écrivent à l'écart de la forme romanesque et en dehors de toute catégorie de "genre", avec un frisson de fantastique et de décalage au réel, avec beaucoup d'allusif et de non-dit où résonne tout le champ des possibles.
Il y a aussi chez lui, notamment dans la série des "Faits", un matériau directement pris dans l'expérience du réel, parfois même journalistique, avec lequel il écrit une littérature extrêmement épurée, sans fiction, sans figures de style recherchées. C'est, à mes propres yeux en tant qu'auteur, extrêmement impressionnant. Je n'ai jamais vu ça ailleurs.

Shelton
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04/08/2026 @ 13:25:11
Je n'ai lu que Faits mais j'avais beaucoup aimé.

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