LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et ceux qui me suivent depuis longtemps, Ă la radio ou sur Internet savent quâil ne sâagit pas dâun simple slogan, dâun titre dâĂ©mission ou de chronique, mais bien dâune volontĂ© de partager avec vous, chaque jour durant tout lâĂ©tĂ© des lectures... Je nâambitionne pas de vous faire lire un livre par jour mais jâespĂšre que rĂ©guliĂšrement un ouvrage retiendra votre attention, quâun livre rejoindra ainsi votre table de nuit et que sa lecture vous procurera beaucoup dâĂ©motion... LâĂ©motion ressentie dans la lecture est au cĆur du bonheur du lecteur et câest Ă force de lâoublier que lâon finit par ne pas transmettre le goĂ»t de la lecture aux plus jeunes... Lisez, rendez-vous heureuses et heureux, partagez avec vos proches vos lectures, laissez vos livres accessibles aux plus jeunes...
Pour rĂ©aliser cette chronique, je lis beaucoup (et avec plaisir), et je tente (chaque fois que je peux) de varier les plaisirs. Il nây a pas dâautres possibilitĂ©s pour donner envie de lire que de varier les types, les genres, les thĂšmes... Il y aura donc dans ce choix (par principe subjectif !) des romans, des bandes dessinĂ©es, des livres jeunesse, des essais, des ouvrages dâhistoire, des beaux livres, du théùtre, de la poĂ©sie... Oui, il en faut pour tous les goĂ»ts. Certes, jâassume que ces lectures sont issues de mes choix mais je me force (sans trop de violence) Ă lire des ouvrages que je ne sĂ©lectionne pas de façon prioritaire au dĂ©part...
Dimanche 21 juin
Enfin, puisquâil est question de lecture estivale, je choisis rĂ©guliĂšrement des livres que lâon peut prendre plaisir Ă lire Ă la plage, Ă lâombre dâun vieil arbre ou les pieds dans lâeau... LĂ encore, câest trĂšs personnel car jâavoue que lire un ouvrage de philosophie au bord dâun lac ne mâa jamais posĂ© le moindre problĂšme... SĂ©nĂšque les pieds dans lâeau, Simone Weil avec des cris dâenfants en fond, Roland Barthes allongĂ© dans lâherbe... Oui, tout cela fait bien partie de ma vie !
Tout au long de lâannĂ©e, lecture aprĂšs lecture, je pose dans un carton tous les ouvrages que je souhaite vous prĂ©senter durant lâĂ©tĂ© et comme chaque annĂ©e, je lâavoue, je nâarriverai pas Ă tout vous proposer ! En effet, mĂȘme si certains se dĂ©solent de la pauvretĂ© des nouveautĂ©s, comme je pioche allĂšgrement dans les livres anciens, oubliĂ©s et recouverts de poussiĂšre par les ans qui passent, je ne manque jamais dâidĂ©e pour remplir ma chronique...
Il ne me reste donc quâĂ vous souhaiter de piocher de ci ou lĂ les titres qui vont vous donner envie, puis, que ce soit en bibliothĂšque, en librairie, en vide grenier, neuf ou dâoccasion, de trouver ces livres et de prendre le temps de les lire, les dĂ©vorer, les ressusciter (que câest triste un livre qui se dessĂšche sans lecteur !), les partager Ă votre tour et de vivre ainsi un trĂšs bel Ă©tĂ©... Et, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
Pour rĂ©aliser cette chronique, je lis beaucoup (et avec plaisir), et je tente (chaque fois que je peux) de varier les plaisirs. Il nây a pas dâautres possibilitĂ©s pour donner envie de lire que de varier les types, les genres, les thĂšmes... Il y aura donc dans ce choix (par principe subjectif !) des romans, des bandes dessinĂ©es, des livres jeunesse, des essais, des ouvrages dâhistoire, des beaux livres, du théùtre, de la poĂ©sie... Oui, il en faut pour tous les goĂ»ts. Certes, jâassume que ces lectures sont issues de mes choix mais je me force (sans trop de violence) Ă lire des ouvrages que je ne sĂ©lectionne pas de façon prioritaire au dĂ©part...
Dimanche 21 juin
Enfin, puisquâil est question de lecture estivale, je choisis rĂ©guliĂšrement des livres que lâon peut prendre plaisir Ă lire Ă la plage, Ă lâombre dâun vieil arbre ou les pieds dans lâeau... LĂ encore, câest trĂšs personnel car jâavoue que lire un ouvrage de philosophie au bord dâun lac ne mâa jamais posĂ© le moindre problĂšme... SĂ©nĂšque les pieds dans lâeau, Simone Weil avec des cris dâenfants en fond, Roland Barthes allongĂ© dans lâherbe... Oui, tout cela fait bien partie de ma vie !
Tout au long de lâannĂ©e, lecture aprĂšs lecture, je pose dans un carton tous les ouvrages que je souhaite vous prĂ©senter durant lâĂ©tĂ© et comme chaque annĂ©e, je lâavoue, je nâarriverai pas Ă tout vous proposer ! En effet, mĂȘme si certains se dĂ©solent de la pauvretĂ© des nouveautĂ©s, comme je pioche allĂšgrement dans les livres anciens, oubliĂ©s et recouverts de poussiĂšre par les ans qui passent, je ne manque jamais dâidĂ©e pour remplir ma chronique...
Il ne me reste donc quâĂ vous souhaiter de piocher de ci ou lĂ les titres qui vont vous donner envie, puis, que ce soit en bibliothĂšque, en librairie, en vide grenier, neuf ou dâoccasion, de trouver ces livres et de prendre le temps de les lire, les dĂ©vorer, les ressusciter (que câest triste un livre qui se dessĂšche sans lecteur !), les partager Ă votre tour et de vivre ainsi un trĂšs bel Ă©tĂ©... Et, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
Lundi 22 juin
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et on parlera rĂ©guliĂšrement de roman policier. Il faut dire que jâai pris un engagement assez lourd avec lâUniversitĂ© pour Tous de Bourgogne du Creusot, celui de prĂ©senter durant lâannĂ©e universitaire prochaine, un cycle de quatre ou cinq confĂ©rences sur les hĂ©ros de romans policiers. Travail considĂ©rable, bien sĂ»r, et jâai trouvĂ© quelques limites pour rendre tout cela jouable.
Sans vous donner tous les dĂ©tails, prĂ©cisons puisque cela aura un impact sur ces chroniques policiĂšres, que lâon ne parlera que de hĂ©ros rĂ©currents, que lâon se limitera aux romans policiers europĂ©ens (et encore pas tous), amĂ©ricains et australiens. Oui, cela signifie que je ne parlerai pas du roman policier asiatique, africain ou sud-amĂ©ricain. Attention, aucun jugement de valeur pour ces livres et leurs auteurs, seulement un constat, je les connais beaucoup moins que les autres et jâen tire bien humblement les consĂ©quences.
DeuxiĂšme limite et de taille, je ne relirai pas tous les romans que jâai lus depuis que jâaime le roman policier, câest-Ă -dire depuis mon adolescence. Dâautre part, pour les hĂ©ros que je vais dĂ©couvrir, lĂ aussi, je vais tenter de ne pas lire les sĂ©ries entiĂšres⊠Enfin, câest un objectif mais je lâai dĂ©jĂ mis Ă mal car jâai dĂ©couvert les romans policiers de Eva Björg Aegisdottir, il y a quelques semaines, et jâai dĂ©jĂ avalĂ© Ă grande vitesse tous les romans de la sĂ©rie de son enquĂȘtrice Elma⊠Mais, il fallait bien que je me donne quelques limites car les nuits ne sont pas assez longues pour lire tous les romans policiers qui existent en version française (oui dĂ©solĂ©, je ne lis pas encore le finlandais, le suĂ©dois ou lâislandais dans le texte !).
Depuis plusieurs mois, je dĂ©vore donc de trĂšs nombreux romans policiers et jâai pensĂ© que câĂ©tait une belle occasion de donner Ă cette littĂ©rature un peu plus de place que les derniĂšres annĂ©es, dâautant plus que je suis Ă©bloui par la quantitĂ© de polars produits et surtout par la qualitĂ© dâĂ©criture et de traduction dâun grand nombre dâentre euxâŠ
Il y a deux jours, jâai lu un roman dâEdgar Wallace, un auteur que je lisais bien quand jâavais la vingtaine. LĂ , je suis tombĂ© de mon fauteuil tant lâouvrage Ă©tait mal Ă©crit et mal traduit, aux limites de lâindigence littĂ©raire⊠Je me suis alors renseignĂ© sur Edgar Wallace que je ne connaissais pas rĂ©ellement. Il nâĂ©crivait pas ses romans, il enregistrait ses histoires au dictaphone et câest sa secrĂ©taire qui assurait la retranscription Ă©crite, pas Ă©tonnant donc que son style ne soit pas trĂšs brillant ni travaillé⊠Relire nâest pas toujours source de bonheurâŠ
Mais jâespĂšre vous donner quelques belles idĂ©es de lectures ou relectures car les bons romans policiers se reconnaissent au fait que lâon puisse les lire plusieurs fois tout en connaissant le nom des coupables et autres dĂ©tails importants !
Alors, trĂšs bonne lecture et Ă trĂšs vite !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et on parlera rĂ©guliĂšrement de roman policier. Il faut dire que jâai pris un engagement assez lourd avec lâUniversitĂ© pour Tous de Bourgogne du Creusot, celui de prĂ©senter durant lâannĂ©e universitaire prochaine, un cycle de quatre ou cinq confĂ©rences sur les hĂ©ros de romans policiers. Travail considĂ©rable, bien sĂ»r, et jâai trouvĂ© quelques limites pour rendre tout cela jouable.
Sans vous donner tous les dĂ©tails, prĂ©cisons puisque cela aura un impact sur ces chroniques policiĂšres, que lâon ne parlera que de hĂ©ros rĂ©currents, que lâon se limitera aux romans policiers europĂ©ens (et encore pas tous), amĂ©ricains et australiens. Oui, cela signifie que je ne parlerai pas du roman policier asiatique, africain ou sud-amĂ©ricain. Attention, aucun jugement de valeur pour ces livres et leurs auteurs, seulement un constat, je les connais beaucoup moins que les autres et jâen tire bien humblement les consĂ©quences.
DeuxiĂšme limite et de taille, je ne relirai pas tous les romans que jâai lus depuis que jâaime le roman policier, câest-Ă -dire depuis mon adolescence. Dâautre part, pour les hĂ©ros que je vais dĂ©couvrir, lĂ aussi, je vais tenter de ne pas lire les sĂ©ries entiĂšres⊠Enfin, câest un objectif mais je lâai dĂ©jĂ mis Ă mal car jâai dĂ©couvert les romans policiers de Eva Björg Aegisdottir, il y a quelques semaines, et jâai dĂ©jĂ avalĂ© Ă grande vitesse tous les romans de la sĂ©rie de son enquĂȘtrice Elma⊠Mais, il fallait bien que je me donne quelques limites car les nuits ne sont pas assez longues pour lire tous les romans policiers qui existent en version française (oui dĂ©solĂ©, je ne lis pas encore le finlandais, le suĂ©dois ou lâislandais dans le texte !).
Depuis plusieurs mois, je dĂ©vore donc de trĂšs nombreux romans policiers et jâai pensĂ© que câĂ©tait une belle occasion de donner Ă cette littĂ©rature un peu plus de place que les derniĂšres annĂ©es, dâautant plus que je suis Ă©bloui par la quantitĂ© de polars produits et surtout par la qualitĂ© dâĂ©criture et de traduction dâun grand nombre dâentre euxâŠ
Il y a deux jours, jâai lu un roman dâEdgar Wallace, un auteur que je lisais bien quand jâavais la vingtaine. LĂ , je suis tombĂ© de mon fauteuil tant lâouvrage Ă©tait mal Ă©crit et mal traduit, aux limites de lâindigence littĂ©raire⊠Je me suis alors renseignĂ© sur Edgar Wallace que je ne connaissais pas rĂ©ellement. Il nâĂ©crivait pas ses romans, il enregistrait ses histoires au dictaphone et câest sa secrĂ©taire qui assurait la retranscription Ă©crite, pas Ă©tonnant donc que son style ne soit pas trĂšs brillant ni travaillé⊠Relire nâest pas toujours source de bonheurâŠ
Mais jâespĂšre vous donner quelques belles idĂ©es de lectures ou relectures car les bons romans policiers se reconnaissent au fait que lâon puisse les lire plusieurs fois tout en connaissant le nom des coupables et autres dĂ©tails importants !
Alors, trĂšs bonne lecture et Ă trĂšs vite !
Mardi 23 juin
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et cet Ă©tĂ© je vais essayer de vous prĂ©senter un peu de notre histoire une fois par semaine. Certes, ce nâest pas en quelques lignes que nous traiterons Ă chaque fois dâune question complĂšte et de façon exhaustive, câest une certitude, mais, je tenterai de vous vous donner quelques Ă©lĂ©ments avec une ou deux pistes pour aller plus loinâŠ
Je sais bien que de nombreux ouvrages historiques font peur au lecteur non spĂ©cialiste et je ne pourrai pas, malheureusement, rendre certains livres dâhistoriens accessibles Ă tous. Donc, dâune part je vais chercher des livres dits de vulgarisation (attention, ce qualificatif nâest absolument pas pĂ©joratif, il dĂ©signe ce qui pĂ©dagogiquement rend accessible Ă tous en respectant ce qui est par ailleurs scientifiquement admis en ce moment) et dâautre part, quand les livres sont plus complexes (et lĂ encore rien de pĂ©joratif dans mes propos) je travaillerai Ă vous en dĂ©livrer la substantifique moelle, câest-Ă -dire lâessentiel pour aller un peu plus loin dans la connaissance dâune question historiqueâŠ
Dans les questions que nous aborderons cet Ă©tĂ©, je peux dĂ©jĂ vous citer la reprĂ©sentation des rois de France dans lâart, lâhistoire de lâInquisition, le catharisme en France, plus exactement dans le Languedoc, Jeanne dâArc (pourquoi devrait-on laisser cette hĂ©roĂŻne aux mains de lâextrĂȘme-droite ?), Emile de Girardin, la naissance de la III° RĂ©publique, Waldeck-Rousseau, Aristide Briand, la loi de 1905, lâUkraine, le Moyen Orient, et de trĂšs nombreux autres sujets. VariĂ© et ambitieux, ce programme nâa pas pour objectif de vous transformer en experts mais simplement de vous donner envie de creuser au moins un sujet cet Ă©té⊠Un mardi pour lâhistoire, ce nâest finalement pas si important et cela vous rappellera vos cours dâhistoire⊠Pour certains, jâen faisais partie, câĂ©tait un moment de pur bonheur, pour dâautres, jâen ai connu, câĂ©tait juste lâenfer Ă supporter avant une autre matiĂšre⊠et peux aussi le comprendre !
Mais il me semble que pour tous, se replonger un peu dans lâhistoire câest se donner des outils pour ĂȘtre des citoyens plus avertis, plus informĂ©s et Ă©viter quelques erreurs. Depuis quelques annĂ©es, sur diffĂ©rents sujets (je pense Ă la laĂŻcitĂ©, lâextrĂȘme-droite, lâantisĂ©mitisme, la publicitĂ© dans la presse, les grands groupes de presse et les liens avec les politiques et les financiers, la guerre en Ukraine ou au Moyen-OrientâŠ) on a entendu de nombreux intervenants, parfois trĂšs brillants par ailleurs, manquer de bases historiques solides et Ă©noncer des contre-vĂ©ritĂ©s avec un aplomb surprenant !
Donc, il est temps de se donner quelques repĂšres solides pour tenir notre rĂŽle de citoyen dâune dĂ©mocratie vivante, de participer Ă tous les dĂ©bats sans se couvrir de ridicule, pour voter avec la raison plus quâavec les sentiments, bref pour cela, il faudra juste faire quelques petits efforts de lectureâŠ
Mais comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, câest bien le moment, alors bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et cet Ă©tĂ© je vais essayer de vous prĂ©senter un peu de notre histoire une fois par semaine. Certes, ce nâest pas en quelques lignes que nous traiterons Ă chaque fois dâune question complĂšte et de façon exhaustive, câest une certitude, mais, je tenterai de vous vous donner quelques Ă©lĂ©ments avec une ou deux pistes pour aller plus loinâŠ
Je sais bien que de nombreux ouvrages historiques font peur au lecteur non spĂ©cialiste et je ne pourrai pas, malheureusement, rendre certains livres dâhistoriens accessibles Ă tous. Donc, dâune part je vais chercher des livres dits de vulgarisation (attention, ce qualificatif nâest absolument pas pĂ©joratif, il dĂ©signe ce qui pĂ©dagogiquement rend accessible Ă tous en respectant ce qui est par ailleurs scientifiquement admis en ce moment) et dâautre part, quand les livres sont plus complexes (et lĂ encore rien de pĂ©joratif dans mes propos) je travaillerai Ă vous en dĂ©livrer la substantifique moelle, câest-Ă -dire lâessentiel pour aller un peu plus loin dans la connaissance dâune question historiqueâŠ
Dans les questions que nous aborderons cet Ă©tĂ©, je peux dĂ©jĂ vous citer la reprĂ©sentation des rois de France dans lâart, lâhistoire de lâInquisition, le catharisme en France, plus exactement dans le Languedoc, Jeanne dâArc (pourquoi devrait-on laisser cette hĂ©roĂŻne aux mains de lâextrĂȘme-droite ?), Emile de Girardin, la naissance de la III° RĂ©publique, Waldeck-Rousseau, Aristide Briand, la loi de 1905, lâUkraine, le Moyen Orient, et de trĂšs nombreux autres sujets. VariĂ© et ambitieux, ce programme nâa pas pour objectif de vous transformer en experts mais simplement de vous donner envie de creuser au moins un sujet cet Ă©té⊠Un mardi pour lâhistoire, ce nâest finalement pas si important et cela vous rappellera vos cours dâhistoire⊠Pour certains, jâen faisais partie, câĂ©tait un moment de pur bonheur, pour dâautres, jâen ai connu, câĂ©tait juste lâenfer Ă supporter avant une autre matiĂšre⊠et peux aussi le comprendre !
Mais il me semble que pour tous, se replonger un peu dans lâhistoire câest se donner des outils pour ĂȘtre des citoyens plus avertis, plus informĂ©s et Ă©viter quelques erreurs. Depuis quelques annĂ©es, sur diffĂ©rents sujets (je pense Ă la laĂŻcitĂ©, lâextrĂȘme-droite, lâantisĂ©mitisme, la publicitĂ© dans la presse, les grands groupes de presse et les liens avec les politiques et les financiers, la guerre en Ukraine ou au Moyen-OrientâŠ) on a entendu de nombreux intervenants, parfois trĂšs brillants par ailleurs, manquer de bases historiques solides et Ă©noncer des contre-vĂ©ritĂ©s avec un aplomb surprenant !
Donc, il est temps de se donner quelques repĂšres solides pour tenir notre rĂŽle de citoyen dâune dĂ©mocratie vivante, de participer Ă tous les dĂ©bats sans se couvrir de ridicule, pour voter avec la raison plus quâavec les sentiments, bref pour cela, il faudra juste faire quelques petits efforts de lectureâŠ
Mais comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, câest bien le moment, alors bonne lecture !
Mercredi 24 juin
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et le mercredi cet Ă©tĂ© sera consacrĂ© autant faire se peut, Ă la littĂ©rature dite jeunesse. Je dis bien « dite jeunesse » car je reste persuadĂ© que la littĂ©rature jeunesse, pour une grande partie, est faite pour tout le monde. En effet, si vous voulez faire lire un livre Ă un jeune (quâest-ce quâun jeune, dâailleurs ? Disons un ĂȘtre humain de moins de 15 ans !), il convient dâavoir lu soi-mĂȘme le livre en question : les arguments sont plus faciles Ă trouver, les rĂ©ponses aux questions Ă©ventuelles plus Ă©videntes, les discussions aprĂšs lectures (ce quâil faut systĂ©matiquement privilĂ©gier) plus simples Ă vivre⊠Par ailleurs, cette littĂ©rature jeunesse (je nâĂ©voque pas ici les traductions bon marchĂ© et sans intĂ©rĂȘt) est globalement de qualitĂ©, adaptĂ©e aux diffĂ©rentes tranches dâĂąge, profonde, bien construite et elle permet dâaborder de trĂšs nombreux sujets graves comme la vie, la mort, la maladie, lâamour, la parentalitĂ©, le risque, le bonheur et jâen passe encore⊠Elle peut aider dans toutes les situations, de la meilleure Ă la pire !
Mais, je voulais aussi revenir sur un point capital, du moins pour moi, Ă savoir lâillustration. En effet, de trop nombreux prescripteurs encore, parents, grands-parents et autres membres de la famille en particulier, estiment que le texte est essentiel et lâillustration secondaire, voire superficielle et inutile⊠Quâil me soit permis, une fois encore de dire et redire que lâillustration, quand elle est bien faite, est un Ă©lĂ©ment supplĂ©mentaire du livre, une prĂ©cision, une mise en situation, parfois mĂȘme un point qui nâest pas abordĂ© dans le texte⊠Câest essentiel Ă la bonne perception de lâouvrage et il faut prendre le temps de regarder avec beaucoup dâattention ces illustrations, laisser lâenfant sâen imprĂ©gner et ne pas penser que lâon est en train de perdre du temps⊠Câest aussi un moment de mĂ©morisation qui se construit chez lâenfant, le dessin lui permettra de revenir sur le livre seul et de comprendre mieux les messages et histoires portĂ©sâŠ
Il nây a pas de sous-littĂ©rature, il y a de bons et de moins bons livres mais le fait que ce soit texte seul (par exemple un roman), texte illustrĂ© (comme un bel album) ou texte et dessin mĂȘlĂ© (comme une magnifique bande dessinĂ©e) ne prĂ©juge en rien de la qualitĂ©, elle est ailleurs que dans la forme !
Pour illustrer mon propos, je vous invite Ă lire et relire les Fables de La Fontaine dont le texte nâa plus Ă ĂȘtre dĂ©fendu, il a fait ses preuves. Mais, aujourdâhui, il nâexiste presque plus de versions avec texte seul. Elles sont illustrĂ©es par des artistes tous plus pointus les uns que les autres⊠et il y a des versions extraordinaires quâil faut, encore et encore, lire, relire et admirer ! Je pense, par exemple, aux fables de La Fontaine illustrĂ© par le grand maitre Benjamin Rabier (vous savez celui qui a inventĂ© La vache qui rit), ce fablier existe en rĂ©plique de lâĂ©dition de 1906 et câest un bonheur total. Dâailleurs, pour beaucoup dâentre nous, quand nous pensons aux Fables de La Fontaine nous avons en mĂ©moire des images de Benjamin Rabier, ou, je le concĂšde, de Gustave DorĂ© ! Alors, ne privons pas les enfants de ces belles images et trĂšs bonne lecture, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et le mercredi cet Ă©tĂ© sera consacrĂ© autant faire se peut, Ă la littĂ©rature dite jeunesse. Je dis bien « dite jeunesse » car je reste persuadĂ© que la littĂ©rature jeunesse, pour une grande partie, est faite pour tout le monde. En effet, si vous voulez faire lire un livre Ă un jeune (quâest-ce quâun jeune, dâailleurs ? Disons un ĂȘtre humain de moins de 15 ans !), il convient dâavoir lu soi-mĂȘme le livre en question : les arguments sont plus faciles Ă trouver, les rĂ©ponses aux questions Ă©ventuelles plus Ă©videntes, les discussions aprĂšs lectures (ce quâil faut systĂ©matiquement privilĂ©gier) plus simples Ă vivre⊠Par ailleurs, cette littĂ©rature jeunesse (je nâĂ©voque pas ici les traductions bon marchĂ© et sans intĂ©rĂȘt) est globalement de qualitĂ©, adaptĂ©e aux diffĂ©rentes tranches dâĂąge, profonde, bien construite et elle permet dâaborder de trĂšs nombreux sujets graves comme la vie, la mort, la maladie, lâamour, la parentalitĂ©, le risque, le bonheur et jâen passe encore⊠Elle peut aider dans toutes les situations, de la meilleure Ă la pire !
Mais, je voulais aussi revenir sur un point capital, du moins pour moi, Ă savoir lâillustration. En effet, de trop nombreux prescripteurs encore, parents, grands-parents et autres membres de la famille en particulier, estiment que le texte est essentiel et lâillustration secondaire, voire superficielle et inutile⊠Quâil me soit permis, une fois encore de dire et redire que lâillustration, quand elle est bien faite, est un Ă©lĂ©ment supplĂ©mentaire du livre, une prĂ©cision, une mise en situation, parfois mĂȘme un point qui nâest pas abordĂ© dans le texte⊠Câest essentiel Ă la bonne perception de lâouvrage et il faut prendre le temps de regarder avec beaucoup dâattention ces illustrations, laisser lâenfant sâen imprĂ©gner et ne pas penser que lâon est en train de perdre du temps⊠Câest aussi un moment de mĂ©morisation qui se construit chez lâenfant, le dessin lui permettra de revenir sur le livre seul et de comprendre mieux les messages et histoires portĂ©sâŠ
Il nây a pas de sous-littĂ©rature, il y a de bons et de moins bons livres mais le fait que ce soit texte seul (par exemple un roman), texte illustrĂ© (comme un bel album) ou texte et dessin mĂȘlĂ© (comme une magnifique bande dessinĂ©e) ne prĂ©juge en rien de la qualitĂ©, elle est ailleurs que dans la forme !
Pour illustrer mon propos, je vous invite Ă lire et relire les Fables de La Fontaine dont le texte nâa plus Ă ĂȘtre dĂ©fendu, il a fait ses preuves. Mais, aujourdâhui, il nâexiste presque plus de versions avec texte seul. Elles sont illustrĂ©es par des artistes tous plus pointus les uns que les autres⊠et il y a des versions extraordinaires quâil faut, encore et encore, lire, relire et admirer ! Je pense, par exemple, aux fables de La Fontaine illustrĂ© par le grand maitre Benjamin Rabier (vous savez celui qui a inventĂ© La vache qui rit), ce fablier existe en rĂ©plique de lâĂ©dition de 1906 et câest un bonheur total. Dâailleurs, pour beaucoup dâentre nous, quand nous pensons aux Fables de La Fontaine nous avons en mĂ©moire des images de Benjamin Rabier, ou, je le concĂšde, de Gustave DorĂ© ! Alors, ne privons pas les enfants de ces belles images et trĂšs bonne lecture, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire !
Jeudi 25 juin
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et si je vous parle de la Bretagne, de lâĂźle de Groix et de lecture, vous allez vous mettre Ă rĂȘver, baignades, sieste Ă lâombre, bon roman dans les mains, tranquillitĂ©, sĂ©rĂ©nitĂ© et vacances ! Vous aurez partiellement raison car il sâagit bien de vous proposer un trĂšs bon roman de Sophie Tal Men, « MalgrĂ© tout ce qui nous sĂ©pare ».
Malheureusement, en ce qui concerne les vacances et lâĂ©tĂ©, il faudra attendre un peu car le roman commence en mai 1945, une pĂ©riode encore trĂšs difficile pour les habitants de lâĂźle de Groix, les fameux Groisillons ! Il faut dire (ne vous inquiĂ©tez pas si vous nâen saviez rien, Sophie va tout vous expliquer en cours de roman !) que lâĂźle de Groix appartient au rĂ©duit nazi de Lorient, un point vital pour leur dĂ©fense et il faudra attendre un peu plus que pour le reste de lâOuest pour obtenir la libĂ©ration⊠Dans ce roman qui se dĂ©roule Ă la fin de la Seconde Guerre mondiale, les nazis seront encore trĂšs prĂ©sents sur cette Ăźle de Groix ce qui amĂšnera aux circonstances du roman ! Car il sâagit bien dâun roman et non dâun livre dâhistoireâŠ
Donc, on a une hĂ©roĂŻne, Rose, qui est la seule sage-femme sur lâĂźle durant la guerre. MĂȘme si elle nâest pas payĂ©e comme avant, elle se sent responsable des femmes qui vont transmettre la vie durant cette pĂ©riode difficile, elle accompagne les jeunes enfants, surtout ceux en difficultĂ© (la faim peut ĂȘtre terrible !) et elle a lâautorisation spĂ©ciale pour se dĂ©placer Ă vĂ©lo sur toute lâĂźle⊠En quelque sorte, elle incarne un personnage central (et pas seulement dans le roman !). Puis, un jour, les nazis rĂ©quisitionnent deux chambres dans son logement (du moins celui de son pĂšre) et tout va changer ! Ces officiers logĂ©s sont des ennemis et il va falloir trouver un Ă©quilibre de vie, faire en sorte de ne pas les croiser (ou le moins possible), bref de « partager » un logement avec des infrĂ©quentables !
Bon, comme il sâagit dâune histoire trĂšs bien construite, je ne voudrais pas trop vous en dire pour quâen lisant ce roman vous puissiez profiter dâun certain suspense en suivant la romanciĂšre dans ce qui ressemble presque Ă une enquĂȘte⊠Parlons donc de quelques personnages⊠On a une petite Simone (parfois lâenfant que lâon a aidĂ© Ă naĂźtre doit ĂȘtre accompagnĂ© pour vivre, survivreâŠ), on a AimĂ©, le pĂšre de rose, une vĂ©ritable tĂȘte de Breton qui nâa envie de rien partager avec ces nazis qui devraient rentrer chez eux le plus rapidement possible ; Morgane qui est Ă la fois de la famille de Rose mais une sorte de meilleure amie ; un certain Joseph dont on va dĂ©couvrir, de page en page, qui il est, comment il fonctionne, ce quâil ressent⊠Rien nâest ici dans lâexcĂšs, tout est en touche subtile avec une romanciĂšre qui sait choisir ses mots, le ton, le rythme pour le plus grand plaisir des lecteurs !
Voici donc un trĂšs bon roman, estival bien sĂ»r car ayant pour cadre une Ăźle, le bord de lâocĂ©an, la Bretagne⊠et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, je ne peux que vous souhaiter un trĂšs beau moment de lecture avec « MalgrĂ© tout ce qui nous sĂ©pare » de Sophie Tal Men !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et si je vous parle de la Bretagne, de lâĂźle de Groix et de lecture, vous allez vous mettre Ă rĂȘver, baignades, sieste Ă lâombre, bon roman dans les mains, tranquillitĂ©, sĂ©rĂ©nitĂ© et vacances ! Vous aurez partiellement raison car il sâagit bien de vous proposer un trĂšs bon roman de Sophie Tal Men, « MalgrĂ© tout ce qui nous sĂ©pare ».
Malheureusement, en ce qui concerne les vacances et lâĂ©tĂ©, il faudra attendre un peu car le roman commence en mai 1945, une pĂ©riode encore trĂšs difficile pour les habitants de lâĂźle de Groix, les fameux Groisillons ! Il faut dire (ne vous inquiĂ©tez pas si vous nâen saviez rien, Sophie va tout vous expliquer en cours de roman !) que lâĂźle de Groix appartient au rĂ©duit nazi de Lorient, un point vital pour leur dĂ©fense et il faudra attendre un peu plus que pour le reste de lâOuest pour obtenir la libĂ©ration⊠Dans ce roman qui se dĂ©roule Ă la fin de la Seconde Guerre mondiale, les nazis seront encore trĂšs prĂ©sents sur cette Ăźle de Groix ce qui amĂšnera aux circonstances du roman ! Car il sâagit bien dâun roman et non dâun livre dâhistoireâŠ
Donc, on a une hĂ©roĂŻne, Rose, qui est la seule sage-femme sur lâĂźle durant la guerre. MĂȘme si elle nâest pas payĂ©e comme avant, elle se sent responsable des femmes qui vont transmettre la vie durant cette pĂ©riode difficile, elle accompagne les jeunes enfants, surtout ceux en difficultĂ© (la faim peut ĂȘtre terrible !) et elle a lâautorisation spĂ©ciale pour se dĂ©placer Ă vĂ©lo sur toute lâĂźle⊠En quelque sorte, elle incarne un personnage central (et pas seulement dans le roman !). Puis, un jour, les nazis rĂ©quisitionnent deux chambres dans son logement (du moins celui de son pĂšre) et tout va changer ! Ces officiers logĂ©s sont des ennemis et il va falloir trouver un Ă©quilibre de vie, faire en sorte de ne pas les croiser (ou le moins possible), bref de « partager » un logement avec des infrĂ©quentables !
Bon, comme il sâagit dâune histoire trĂšs bien construite, je ne voudrais pas trop vous en dire pour quâen lisant ce roman vous puissiez profiter dâun certain suspense en suivant la romanciĂšre dans ce qui ressemble presque Ă une enquĂȘte⊠Parlons donc de quelques personnages⊠On a une petite Simone (parfois lâenfant que lâon a aidĂ© Ă naĂźtre doit ĂȘtre accompagnĂ© pour vivre, survivreâŠ), on a AimĂ©, le pĂšre de rose, une vĂ©ritable tĂȘte de Breton qui nâa envie de rien partager avec ces nazis qui devraient rentrer chez eux le plus rapidement possible ; Morgane qui est Ă la fois de la famille de Rose mais une sorte de meilleure amie ; un certain Joseph dont on va dĂ©couvrir, de page en page, qui il est, comment il fonctionne, ce quâil ressent⊠Rien nâest ici dans lâexcĂšs, tout est en touche subtile avec une romanciĂšre qui sait choisir ses mots, le ton, le rythme pour le plus grand plaisir des lecteurs !
Voici donc un trĂšs bon roman, estival bien sĂ»r car ayant pour cadre une Ăźle, le bord de lâocĂ©an, la Bretagne⊠et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, je ne peux que vous souhaiter un trĂšs beau moment de lecture avec « MalgrĂ© tout ce qui nous sĂ©pare » de Sophie Tal Men !
Vendredi 26 juin
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et le vendredi, ce sera souvent un roman policier. Aujourdâhui, je vous propose le petit dernier de Jean Failler, le soixante-cinquiĂšme de la sĂ©rie des enquĂȘtes de Mary Lester. Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette sĂ©rie et cette policiĂšre de Quimper, juste quelques Ă©lĂ©ments pour poser cette sĂ©rie. Tout dâabord, Mary Lester est une policiĂšre que lâon suit depuis le dĂ©but de sa carriĂšre, elle est actuellement commandant, et Ă chaque enquĂȘte le romancier nous emmĂšne dans un lieu de Bretagne ce qui permet de visiter ainsi presque toute la Bretagne. Parfois, on revient sur le lieu dâune enquĂȘte passĂ©e comme Belle-Ăle par exemple⊠Avec ce dernier roman, Demain sera un autre jour, nous allons rester dans Quimper et sa proche banlieue, si on peut considĂ©rer que BĂ©nodet ou Fouesnant appartiennent Ă la banlieue de QuimperâŠ
Le second aspect que je souhaite mettre en avant dans cette sĂ©rie câest le fait que Jean Failler nâinsiste jamais sur lâaspect sanglant des meurtres, il ne joue pas avec des descriptions sidĂ©rantes, il se contente de nous donner les Ă©lĂ©ments importants mais sans en mettre trop⊠On peut donc dire que cette sĂ©rie propose des romans policiers, accessibles Ă tous, avec un fond local breton sans pour autant sombrer dans un rĂ©gionalisme excessif. Ce nâest donc pas une sĂ©rie rĂ©gionale mais bien une sĂ©rie policiĂšre tentant de suivre la procĂ©dure au plus prĂšs avec une juge, la juge Laurier qui est un personnage rĂ©el et important de cette sĂ©rieâŠ
Alors, dans ce dernier roman, il est question dâun meurtre, la mort de Fernand Tondelier, prĂ©sident du CCI (attention, je nâai pas dit la CCI), une entreprise locale mais avec des implications nationales. Il a Ă©tĂ© abattu de deux coups de fusil de chasse Ă bout portant et la police a arrĂȘtĂ© un ferrailleur voisin qui Ă©tait en conflit avec la victime et qui publiquement, avait annoncĂ©, publiquement, sa volontĂ© de tuer ce Fernand Tondelier⊠Donc, tout parait trĂšs simple mais Mary Lester fait remarquer Ă son divisionnaire que le dossier est assez vide : pas de preuve, pas de tĂ©moin, pas dâarme ni aveu ! Elle demande donc de reprendre cette enquĂȘteâŠ
Cette enquĂȘte, du coup, se fait Ă postĂ©riori, elle est pleine de rencontres, de dialogues, de rĂ©flexions qui mĂšnent Ă une connaissance de la victime et du suspect, Branchu. On est presque dans un roman social avec un fond sur la justice, lâordre social et lâintĂ©gritĂ© de lâenquĂȘteur⊠Un brin moraliste dâune certaine façon, mais juste ce quâil faut pour ne pas lasser le lecteurâŠ
Il sâagit dâun bon roman estival, trĂšs agrĂ©able Ă lire, oĂč on va retrouver presque tous les acteurs de ce commissariat de Quimper : Mary, J-P, Gertrude, Jeanne, Passepoil⊠et câest bien sympathique !
Comme « LâĂ©tĂ© câest fait pour lire », câest un roman quâil faut glisser dans sa valise ou acheter sur place si vous avez dĂ©cidĂ© de passer quelques jours de villĂ©giature dans ce magnifique FinistĂšre sud ! Bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et le vendredi, ce sera souvent un roman policier. Aujourdâhui, je vous propose le petit dernier de Jean Failler, le soixante-cinquiĂšme de la sĂ©rie des enquĂȘtes de Mary Lester. Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette sĂ©rie et cette policiĂšre de Quimper, juste quelques Ă©lĂ©ments pour poser cette sĂ©rie. Tout dâabord, Mary Lester est une policiĂšre que lâon suit depuis le dĂ©but de sa carriĂšre, elle est actuellement commandant, et Ă chaque enquĂȘte le romancier nous emmĂšne dans un lieu de Bretagne ce qui permet de visiter ainsi presque toute la Bretagne. Parfois, on revient sur le lieu dâune enquĂȘte passĂ©e comme Belle-Ăle par exemple⊠Avec ce dernier roman, Demain sera un autre jour, nous allons rester dans Quimper et sa proche banlieue, si on peut considĂ©rer que BĂ©nodet ou Fouesnant appartiennent Ă la banlieue de QuimperâŠ
Le second aspect que je souhaite mettre en avant dans cette sĂ©rie câest le fait que Jean Failler nâinsiste jamais sur lâaspect sanglant des meurtres, il ne joue pas avec des descriptions sidĂ©rantes, il se contente de nous donner les Ă©lĂ©ments importants mais sans en mettre trop⊠On peut donc dire que cette sĂ©rie propose des romans policiers, accessibles Ă tous, avec un fond local breton sans pour autant sombrer dans un rĂ©gionalisme excessif. Ce nâest donc pas une sĂ©rie rĂ©gionale mais bien une sĂ©rie policiĂšre tentant de suivre la procĂ©dure au plus prĂšs avec une juge, la juge Laurier qui est un personnage rĂ©el et important de cette sĂ©rieâŠ
Alors, dans ce dernier roman, il est question dâun meurtre, la mort de Fernand Tondelier, prĂ©sident du CCI (attention, je nâai pas dit la CCI), une entreprise locale mais avec des implications nationales. Il a Ă©tĂ© abattu de deux coups de fusil de chasse Ă bout portant et la police a arrĂȘtĂ© un ferrailleur voisin qui Ă©tait en conflit avec la victime et qui publiquement, avait annoncĂ©, publiquement, sa volontĂ© de tuer ce Fernand Tondelier⊠Donc, tout parait trĂšs simple mais Mary Lester fait remarquer Ă son divisionnaire que le dossier est assez vide : pas de preuve, pas de tĂ©moin, pas dâarme ni aveu ! Elle demande donc de reprendre cette enquĂȘteâŠ
Cette enquĂȘte, du coup, se fait Ă postĂ©riori, elle est pleine de rencontres, de dialogues, de rĂ©flexions qui mĂšnent Ă une connaissance de la victime et du suspect, Branchu. On est presque dans un roman social avec un fond sur la justice, lâordre social et lâintĂ©gritĂ© de lâenquĂȘteur⊠Un brin moraliste dâune certaine façon, mais juste ce quâil faut pour ne pas lasser le lecteurâŠ
Il sâagit dâun bon roman estival, trĂšs agrĂ©able Ă lire, oĂč on va retrouver presque tous les acteurs de ce commissariat de Quimper : Mary, J-P, Gertrude, Jeanne, Passepoil⊠et câest bien sympathique !
Comme « LâĂ©tĂ© câest fait pour lire », câest un roman quâil faut glisser dans sa valise ou acheter sur place si vous avez dĂ©cidĂ© de passer quelques jours de villĂ©giature dans ce magnifique FinistĂšre sud ! Bonne lecture !
Samedi 27 juin
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et ceux qui me suivent depuis longtemps savent que je nâhĂ©site jamais Ă truffer ma chronique estivale de quelques classiques, non pas pour satisfaire quelques anciens professeurs nostalgiques de lettres classiques mais, tout simplement, parce que jâaime lire et relire Balzac, Flaubert, Zola et dâautres⊠Aujourdâhui, on parlera de Balzac et de La peau de chagrin.
Bien sĂ»r, il ne sâagit pas dâune nouveautĂ© car le roman a Ă©tĂ© publiĂ© en 1831 et il appartient Ă la fameuse ComĂ©die humaine. Alors, quel a Ă©tĂ© le mĂ©canisme qui me pousse Ă ressortir ce roman de la poussiĂšre qui le couvre gĂ©nĂ©ralement dans nos bibliothĂšques ? Il est trĂšs simple : la parution dâun excellent album de bande dessinĂ©e, signĂ© Rodolphe pour le scĂ©nario et Griffo pour le dessin, Chagrin. Cet ouvrage est une adaptation du roman dâHonorĂ© de Balzac, adaptation de trĂšs bonne qualitĂ©, trĂšs respectueuse de lâoriginal, mise en chair façon XIX° siĂšcle sans pour autant lui donner un aspect vieillot ou dĂ©passé⊠RaphaĂ«l, le hĂ©ros ou anti-hĂ©ros, devient un acteur bien vivant que lâon suit jusquâĂ son trĂ©pas avec intĂ©rĂȘt et passion⊠Ma fille, qui nâaime pas trop le rythme des romans de Balzac dirait que cela se lit beaucoup mieux que le texte du XIX° siĂšcle tandis que jâaffirmerais que câest une excellente stimulation pour se plonger dans le texte balzacien⊠A chacun sa perception !
Le thĂšme est simple : RaphaĂ«l, dĂ©sespĂ©rĂ© et au bord du gouffre, entre chez un antiquaire et dĂ©couvre une « peau de chagrin » ⊠Une peau encadrĂ©e qui exaucerait tous les vĆux de celui qui la possĂšderait⊠Lâantiquaire qui se dit heureux dans la vie nâen a pas besoin et lâoffre Ă RaphaĂ«l qui de toute façon nâavait pas les moyens de la payerâŠ
Quâen fera-t-il ? Trouvera-t-il la renommĂ©e comme Ă©crivain ? La richesse en dandy parisien et mondain ? Lâamour dont il rĂȘve parfois ? Cela, vous allez le dĂ©couvrir vous-mĂȘmes en lisant soit la version BD soit le roman, de façon idĂ©ale les deux⊠Mais, on le sent trĂšs vite, ces vĆux exaucĂ©s et rĂ©alisĂ©s ont un coĂ»t, un coĂ»t dramatique pour la vie de ce pauvre RaphaĂ«l⊠et cette « peau de chagrin » pourrait bien devenir une sorte de damnation⊠Mais nâen disons pas trop !
Il me semble que Rodolphe nous montre de façon claire et dĂ©finitive que la littĂ©rature est habitĂ©e par de grands thĂšmes qui vont et viennent, appropriĂ©s par de nouveaux auteurs qui nous livrent les uns aprĂšs les autres ces destins humains qui sont aussi un peu les nĂŽtres ! Câest, vous lâaurez bien compris, une revisite du mythe de FaustâŠ
Alors profitons de cette occasion, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, de dĂ©couvrir cette bande dessinĂ©e « Chagrin » de Rodolphe et Griffo, nâhĂ©sitons pas Ă lire ou relire « La peau de chagrin » et, surtout trĂšs bonne lecture Ă toutes et tous !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et ceux qui me suivent depuis longtemps savent que je nâhĂ©site jamais Ă truffer ma chronique estivale de quelques classiques, non pas pour satisfaire quelques anciens professeurs nostalgiques de lettres classiques mais, tout simplement, parce que jâaime lire et relire Balzac, Flaubert, Zola et dâautres⊠Aujourdâhui, on parlera de Balzac et de La peau de chagrin.
Bien sĂ»r, il ne sâagit pas dâune nouveautĂ© car le roman a Ă©tĂ© publiĂ© en 1831 et il appartient Ă la fameuse ComĂ©die humaine. Alors, quel a Ă©tĂ© le mĂ©canisme qui me pousse Ă ressortir ce roman de la poussiĂšre qui le couvre gĂ©nĂ©ralement dans nos bibliothĂšques ? Il est trĂšs simple : la parution dâun excellent album de bande dessinĂ©e, signĂ© Rodolphe pour le scĂ©nario et Griffo pour le dessin, Chagrin. Cet ouvrage est une adaptation du roman dâHonorĂ© de Balzac, adaptation de trĂšs bonne qualitĂ©, trĂšs respectueuse de lâoriginal, mise en chair façon XIX° siĂšcle sans pour autant lui donner un aspect vieillot ou dĂ©passé⊠RaphaĂ«l, le hĂ©ros ou anti-hĂ©ros, devient un acteur bien vivant que lâon suit jusquâĂ son trĂ©pas avec intĂ©rĂȘt et passion⊠Ma fille, qui nâaime pas trop le rythme des romans de Balzac dirait que cela se lit beaucoup mieux que le texte du XIX° siĂšcle tandis que jâaffirmerais que câest une excellente stimulation pour se plonger dans le texte balzacien⊠A chacun sa perception !
Le thĂšme est simple : RaphaĂ«l, dĂ©sespĂ©rĂ© et au bord du gouffre, entre chez un antiquaire et dĂ©couvre une « peau de chagrin » ⊠Une peau encadrĂ©e qui exaucerait tous les vĆux de celui qui la possĂšderait⊠Lâantiquaire qui se dit heureux dans la vie nâen a pas besoin et lâoffre Ă RaphaĂ«l qui de toute façon nâavait pas les moyens de la payerâŠ
Quâen fera-t-il ? Trouvera-t-il la renommĂ©e comme Ă©crivain ? La richesse en dandy parisien et mondain ? Lâamour dont il rĂȘve parfois ? Cela, vous allez le dĂ©couvrir vous-mĂȘmes en lisant soit la version BD soit le roman, de façon idĂ©ale les deux⊠Mais, on le sent trĂšs vite, ces vĆux exaucĂ©s et rĂ©alisĂ©s ont un coĂ»t, un coĂ»t dramatique pour la vie de ce pauvre RaphaĂ«l⊠et cette « peau de chagrin » pourrait bien devenir une sorte de damnation⊠Mais nâen disons pas trop !
Il me semble que Rodolphe nous montre de façon claire et dĂ©finitive que la littĂ©rature est habitĂ©e par de grands thĂšmes qui vont et viennent, appropriĂ©s par de nouveaux auteurs qui nous livrent les uns aprĂšs les autres ces destins humains qui sont aussi un peu les nĂŽtres ! Câest, vous lâaurez bien compris, une revisite du mythe de FaustâŠ
Alors profitons de cette occasion, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, de dĂ©couvrir cette bande dessinĂ©e « Chagrin » de Rodolphe et Griffo, nâhĂ©sitons pas Ă lire ou relire « La peau de chagrin » et, surtout trĂšs bonne lecture Ă toutes et tous !
Dimanche 28 juin
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et avouez que parfois on aime bien relire des ouvrages qui ont marquĂ© notre jeunesse⊠Une façon comme une autre de retarder (au moins en apparences) les effets du temps auxquels nous nâĂ©chappons pas ! Alors, Fabcaro, romancier et bĂ©dĂ©iste, sâamuse (mais ce nâest pas quâun jeu) Ă relire un club des cinq, enfin, non, Ă Ă©crire un club des cinq. Alors, pour Ă©viter toute mĂ©prise et difficultĂ©s avec lâĂ©diteur traditionnel de cette sĂ©rie Ă laquelle nous nâavons pas Ă©chappĂ©, il nous propose dans la sĂ©rie « Les cinq ami.e.s », le roman « Les cinq ami.e.s lâĂ©chappent belle in extremis », le tout dans un livre aux formes proches de la grande bibliothĂšque rose⊠Lâobjet lui-mĂȘme va en faire rĂȘver plus dâune et plus dâunâŠ
Bien sĂ»r, Fabcaro, en auteur de bande dessinĂ©e, va assurer une sĂ©rie dâillustrations dignes de celles des annĂ©es soixante mais y glissera aussi quelques dessins de son cru proche de son style bĂ©dĂ© habituel et quelques autres Ă©lĂ©ments bien dĂ©jantĂ©s (photo, collageâŠ). Parfois, on est dans du trĂšs drĂŽle⊠je nâen dis pas plus !
Reste Ă aborder le contenu du roman lui-mĂȘme ! LĂ , il y a plusieurs choses Ă prĂ©ciser pour que tout soit bien clair entre nous. Tout dâabord, il ne sâagit pas dâun roman jeunesse mais bien dâun « ancien » jeune qui sâamuse Ă Ă©crire un roman jeunesse des annĂ©es soixante en sâen moquant, en pointant du doigt des prĂ©jugĂ©s, des clichĂ©s, des façons dâĂ©crire⊠Pour ceux qui ont lu jadis le Club des cinq, câest tout simplement Ă hurler de rire tandis que pour ceux qui avaient Ă©chappĂ© Ă cette « littĂ©rature » ce sera probablement un peu lourd et sans intĂ©rĂȘt (du moins, câest ce que je pense !).
Pour ce qui est de lâhistoire elle-mĂȘme, elle nâest pas des plus passionnantes, un groupe de quatre enfants et un chien, cela vous rappellera la sĂ©rie initiale. Ici Dagobert est remplacĂ© par Attila. Nous sommes en pĂ©riode estivale et ce sont bien les vacances qui permettent le rassemblement de Garance, NathanaĂ«l, Apolline et Bruno⊠Non, je nâoublie pas Attila mais je ne mĂ©lange quand mĂȘme pas les enfants et les animaux ! Mais les vacances vont ĂȘtre compliquĂ©es car une pochette de documents a disparuâŠ
Bon, le lecteur comprend trĂšs vite ce quâil en est mais il doit faire comme si⊠Comme si les mĂ©chants Ă©taient dâabord des gens du voyage ou des asiatiques sulfureux⊠Oui, ici, lâauteur va pointer du crayon tous les partis pris dâune Ă©poque car on le comprend bien, les quatre enfants sont bien blancs et propres sur eux tandis queâŠ
Cette parodie de roman jeunesse dâune Ă©poque est aussi lĂ pour montrer comment on nous inculquer certaines idĂ©es via les romans jeunesse et câest ce qui nous fait rire dans un premier temps, puis rĂ©flĂ©chir avant de nous prĂ©cipiter dans la bibliothĂšque de nos petits-enfants pour vĂ©rifier que lâon nâa pas laissĂ©, par erreur, un vieux club des cinq ou clan des sept !
Merci Fabcaro de cette lecture estivale un peu différente et trÚs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et avouez que parfois on aime bien relire des ouvrages qui ont marquĂ© notre jeunesse⊠Une façon comme une autre de retarder (au moins en apparences) les effets du temps auxquels nous nâĂ©chappons pas ! Alors, Fabcaro, romancier et bĂ©dĂ©iste, sâamuse (mais ce nâest pas quâun jeu) Ă relire un club des cinq, enfin, non, Ă Ă©crire un club des cinq. Alors, pour Ă©viter toute mĂ©prise et difficultĂ©s avec lâĂ©diteur traditionnel de cette sĂ©rie Ă laquelle nous nâavons pas Ă©chappĂ©, il nous propose dans la sĂ©rie « Les cinq ami.e.s », le roman « Les cinq ami.e.s lâĂ©chappent belle in extremis », le tout dans un livre aux formes proches de la grande bibliothĂšque rose⊠Lâobjet lui-mĂȘme va en faire rĂȘver plus dâune et plus dâunâŠ
Bien sĂ»r, Fabcaro, en auteur de bande dessinĂ©e, va assurer une sĂ©rie dâillustrations dignes de celles des annĂ©es soixante mais y glissera aussi quelques dessins de son cru proche de son style bĂ©dĂ© habituel et quelques autres Ă©lĂ©ments bien dĂ©jantĂ©s (photo, collageâŠ). Parfois, on est dans du trĂšs drĂŽle⊠je nâen dis pas plus !
Reste Ă aborder le contenu du roman lui-mĂȘme ! LĂ , il y a plusieurs choses Ă prĂ©ciser pour que tout soit bien clair entre nous. Tout dâabord, il ne sâagit pas dâun roman jeunesse mais bien dâun « ancien » jeune qui sâamuse Ă Ă©crire un roman jeunesse des annĂ©es soixante en sâen moquant, en pointant du doigt des prĂ©jugĂ©s, des clichĂ©s, des façons dâĂ©crire⊠Pour ceux qui ont lu jadis le Club des cinq, câest tout simplement Ă hurler de rire tandis que pour ceux qui avaient Ă©chappĂ© Ă cette « littĂ©rature » ce sera probablement un peu lourd et sans intĂ©rĂȘt (du moins, câest ce que je pense !).
Pour ce qui est de lâhistoire elle-mĂȘme, elle nâest pas des plus passionnantes, un groupe de quatre enfants et un chien, cela vous rappellera la sĂ©rie initiale. Ici Dagobert est remplacĂ© par Attila. Nous sommes en pĂ©riode estivale et ce sont bien les vacances qui permettent le rassemblement de Garance, NathanaĂ«l, Apolline et Bruno⊠Non, je nâoublie pas Attila mais je ne mĂ©lange quand mĂȘme pas les enfants et les animaux ! Mais les vacances vont ĂȘtre compliquĂ©es car une pochette de documents a disparuâŠ
Bon, le lecteur comprend trĂšs vite ce quâil en est mais il doit faire comme si⊠Comme si les mĂ©chants Ă©taient dâabord des gens du voyage ou des asiatiques sulfureux⊠Oui, ici, lâauteur va pointer du crayon tous les partis pris dâune Ă©poque car on le comprend bien, les quatre enfants sont bien blancs et propres sur eux tandis queâŠ
Cette parodie de roman jeunesse dâune Ă©poque est aussi lĂ pour montrer comment on nous inculquer certaines idĂ©es via les romans jeunesse et câest ce qui nous fait rire dans un premier temps, puis rĂ©flĂ©chir avant de nous prĂ©cipiter dans la bibliothĂšque de nos petits-enfants pour vĂ©rifier que lâon nâa pas laissĂ©, par erreur, un vieux club des cinq ou clan des sept !
Merci Fabcaro de cette lecture estivale un peu différente et trÚs bonne lecture !
Lundi 29 juin
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et puisque nous sommes le jour du polar, faisons un petit bout de chemin avec un certain Sherlock Holmes ! Certes, jâaurais pu vous proposer une escale par les incontournables textes du canon holmĂ©sien mais jâestime que ces romans et nouvelles sont quand mĂȘme trĂšs connus et je prĂ©fĂšre Ă©voquer un petit roman contemporain qui vient de sortir, Sherlock Holmes en Suisse. Câest signĂ© Nicolas Turon et on le trouve dans une collection incroyable qui prĂ©sente de nombreux pastiches de Conan Doyle tout en laissant les auteurs imaginer des voyages improbables de Sherlock en France et en SuisseâŠ
Improbables, ces voyages, certes mais crĂ©dibles car positionnĂ©s avec cohĂ©rence dans la biographie du grand Sherlock qui, soit dit en passant, Ă une vie bien rĂ©elle et concrĂšte avec la SuisseâŠ
Cette fois-ci, dans ce roman bien Ă©crit, on va suivre Sherlock Holmes et John Watson dans un voyage sur les bords du LĂ©man⊠Il faut dire quâun monstre sanguinaire est sur le point de dĂ©clencher une terreur incroyable, un monstre qui tue, qui rend mĂ©connaissable les cadavres et laisse derriĂšre lui dâĂ©trange traces dans la vase et sur le sable, comme des empreintes de dinosauresâŠ
Si lâami Watson est toujours aussi fragile et impressionnable, sâil continue de tomber en admiration bĂ©ate devant une belle femme, a fortiori sâil danse avec elle, Sherlock, lui, pense que tout doit trouver une explication rationnelle et il la recherche sans compter ses efforts⊠Son Ă©nergie et sa crĂ©ativitĂ©, ses performances physiques et sa rĂ©flexion seront, bien sĂ»r, rĂ©compensĂ©es de fort belle maniĂšre !
Ce roman nâest pas fait, disons-le franchement, pour tous les lecteurs. Il a dâabord Ă©tĂ© Ă©crit pour les grands amateurs de Sherlock Holmes qui aiment lire de nouvelles enquĂȘtes pour garder en vie leur hĂ©ros prĂ©fĂ©rĂ©. Mais il peut aussi attirer les voyageurs dans la confĂ©dĂ©ration helvĂ©tique qui trouveront lĂ un petit clin dâĆil sympathique aux habitants de cette rĂ©gion avec des clichĂ©s mignons et sans mĂ©chancetĂ©. Enfin, pourquoi pas, ce peut ĂȘtre une lecture Ă conseiller Ă ceux, sâil en reste encore, qui ne connaitraient pas encore Sherlock Holmes⊠Une belle occasion de plonger dans le canon holmĂ©sien pour la suite de leurs vacancesâŠ
Enfin, pour ceux qui sont pĂ©tris de culture holmĂ©sienne, ils prendront plaisir, Ă croiser Conan Doyle, Ă entendre parler de ses autres travaux, Ă dĂ©couvrir la vie Ă la fin du XIX° siĂšcle Ă GenĂšve, Ă voir se mettre en place les premiĂšres publicitĂ©s pour attirer les touristes sur les bords du lac⊠Bref, un trĂšs beau livre estival et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et puisque nous sommes le jour du polar, faisons un petit bout de chemin avec un certain Sherlock Holmes ! Certes, jâaurais pu vous proposer une escale par les incontournables textes du canon holmĂ©sien mais jâestime que ces romans et nouvelles sont quand mĂȘme trĂšs connus et je prĂ©fĂšre Ă©voquer un petit roman contemporain qui vient de sortir, Sherlock Holmes en Suisse. Câest signĂ© Nicolas Turon et on le trouve dans une collection incroyable qui prĂ©sente de nombreux pastiches de Conan Doyle tout en laissant les auteurs imaginer des voyages improbables de Sherlock en France et en SuisseâŠ
Improbables, ces voyages, certes mais crĂ©dibles car positionnĂ©s avec cohĂ©rence dans la biographie du grand Sherlock qui, soit dit en passant, Ă une vie bien rĂ©elle et concrĂšte avec la SuisseâŠ
Cette fois-ci, dans ce roman bien Ă©crit, on va suivre Sherlock Holmes et John Watson dans un voyage sur les bords du LĂ©man⊠Il faut dire quâun monstre sanguinaire est sur le point de dĂ©clencher une terreur incroyable, un monstre qui tue, qui rend mĂ©connaissable les cadavres et laisse derriĂšre lui dâĂ©trange traces dans la vase et sur le sable, comme des empreintes de dinosauresâŠ
Si lâami Watson est toujours aussi fragile et impressionnable, sâil continue de tomber en admiration bĂ©ate devant une belle femme, a fortiori sâil danse avec elle, Sherlock, lui, pense que tout doit trouver une explication rationnelle et il la recherche sans compter ses efforts⊠Son Ă©nergie et sa crĂ©ativitĂ©, ses performances physiques et sa rĂ©flexion seront, bien sĂ»r, rĂ©compensĂ©es de fort belle maniĂšre !
Ce roman nâest pas fait, disons-le franchement, pour tous les lecteurs. Il a dâabord Ă©tĂ© Ă©crit pour les grands amateurs de Sherlock Holmes qui aiment lire de nouvelles enquĂȘtes pour garder en vie leur hĂ©ros prĂ©fĂ©rĂ©. Mais il peut aussi attirer les voyageurs dans la confĂ©dĂ©ration helvĂ©tique qui trouveront lĂ un petit clin dâĆil sympathique aux habitants de cette rĂ©gion avec des clichĂ©s mignons et sans mĂ©chancetĂ©. Enfin, pourquoi pas, ce peut ĂȘtre une lecture Ă conseiller Ă ceux, sâil en reste encore, qui ne connaitraient pas encore Sherlock Holmes⊠Une belle occasion de plonger dans le canon holmĂ©sien pour la suite de leurs vacancesâŠ
Enfin, pour ceux qui sont pĂ©tris de culture holmĂ©sienne, ils prendront plaisir, Ă croiser Conan Doyle, Ă entendre parler de ses autres travaux, Ă dĂ©couvrir la vie Ă la fin du XIX° siĂšcle Ă GenĂšve, Ă voir se mettre en place les premiĂšres publicitĂ©s pour attirer les touristes sur les bords du lac⊠Bref, un trĂšs beau livre estival et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture !
Mardi 30 juin
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et le mardi est rĂ©servĂ© Ă lâhistoire ! Aujourdâhui, nous allons combiner histoire, art et tourisme. En effet, je voulais juste vous inviter Ă regarder les reprĂ©sentations de nos grands personnages historiques, Ă commencer par les rois et les grands princes sans oublier, plus proches de nous, les prĂ©sidents de la RĂ©publique.
Alors, bien sĂ»r, si vous visitez un musĂ©e qui vous propose un tableau dâun roi MĂ©rovingien rĂ©alisĂ© au XIX° siĂšcle nâimaginez certainement pas avoir en face de vous un portrait rigoureux et dĂ©taillĂ© dâun roi dont on nâa pas vu, et depuis longtemps, la tĂȘte. Comment Ă©tait le roi Dagobert ? Mais on nâen sait rien du tout. La barbe de Charlemagne Ă©tait-elle fleurie ? Pourquoi lâaurait Ă©tĂ©-t-elle ? En revanche, en fonction des moments de la rĂ©alisation de ces diffĂ©rents portraits, on peut comprendre comment Ă©tait perçu un roi, un personnage. On prend conscience de lâesthĂ©tique dâune Ă©poque, des dĂ©sirs du commanditaire, de la vision historique de ceux qui ont construit ces musĂ©es et acquis ces Ćuvres quâils nous prĂ©sententâŠ
Par exemple, si vous lisez « Au temps des rois de France » dâIsabelle Collin, vous allez plonger dans lâhistoire de France, entrer en contact avec des personnages importants par lâimage, peinture ou gravure, et percevoir ce que lâon pouvait penser dâeux ou de leurs actions⊠et ça devient fascinant !
Quand on voit la reine Clotilde, Ă©pouse de Clovis, gravure de 1851, on mesure lâimportance pour les tenants de la royautĂ© de la reine « utĂ©rus », je veux dire par lĂ lâimportance de voir naitre le plus rapidement possible un hĂ©ritier de la couronne⊠Du coup, sans surprise, on voit bien que Clotilde est enceinteâŠ
Dans ce mĂȘme ouvrage, avec la mĂȘme source, on trouve une reine FrĂ©dĂ©gonde dont le moins que lâon puisse dire est quâelle ne parait pas trĂšs sympathique, voire quâelle a un air sournois et rien dâĂ©tonnant pour une reine que lâon soupçonne de quelques crimes (dont roi, reine et Ă©vĂȘque !).
Au XIX° siĂšcle encore, lâiconographie de la Reine Margot fut abondante⊠surtout aprĂšs la parution du livre dâAlexandre Dumas mais sans trop de fondement historique. NĂ©anmoins, elle faisait partie des personnages importants de notre histoire⊠Aujourdâhui, les choses ont un peu changĂ© et quand on parle de la reine Margot certains voient sans hĂ©siter Isabelle Adjiani ! Comme quoi chaque Ă©poque peut avoir sa reprĂ©sentation propre des rois et reinesâŠ
Cet Ă©tĂ© donc, prenez le temps de regarder dans les chĂąteaux et musĂ©es, ces portraits de nos personnages cĂ©lĂšbres pour mieux comprendre notre histoire et la vision que nous en avons aujourdâhui et vous pouvez lire avec beaucoup dâintĂ©rĂȘt ce « Au temps des rois de France » dâIsabelle Collin publiĂ© par GĂ©o Histoire.
TrĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et le mardi est rĂ©servĂ© Ă lâhistoire ! Aujourdâhui, nous allons combiner histoire, art et tourisme. En effet, je voulais juste vous inviter Ă regarder les reprĂ©sentations de nos grands personnages historiques, Ă commencer par les rois et les grands princes sans oublier, plus proches de nous, les prĂ©sidents de la RĂ©publique.
Alors, bien sĂ»r, si vous visitez un musĂ©e qui vous propose un tableau dâun roi MĂ©rovingien rĂ©alisĂ© au XIX° siĂšcle nâimaginez certainement pas avoir en face de vous un portrait rigoureux et dĂ©taillĂ© dâun roi dont on nâa pas vu, et depuis longtemps, la tĂȘte. Comment Ă©tait le roi Dagobert ? Mais on nâen sait rien du tout. La barbe de Charlemagne Ă©tait-elle fleurie ? Pourquoi lâaurait Ă©tĂ©-t-elle ? En revanche, en fonction des moments de la rĂ©alisation de ces diffĂ©rents portraits, on peut comprendre comment Ă©tait perçu un roi, un personnage. On prend conscience de lâesthĂ©tique dâune Ă©poque, des dĂ©sirs du commanditaire, de la vision historique de ceux qui ont construit ces musĂ©es et acquis ces Ćuvres quâils nous prĂ©sententâŠ
Par exemple, si vous lisez « Au temps des rois de France » dâIsabelle Collin, vous allez plonger dans lâhistoire de France, entrer en contact avec des personnages importants par lâimage, peinture ou gravure, et percevoir ce que lâon pouvait penser dâeux ou de leurs actions⊠et ça devient fascinant !
Quand on voit la reine Clotilde, Ă©pouse de Clovis, gravure de 1851, on mesure lâimportance pour les tenants de la royautĂ© de la reine « utĂ©rus », je veux dire par lĂ lâimportance de voir naitre le plus rapidement possible un hĂ©ritier de la couronne⊠Du coup, sans surprise, on voit bien que Clotilde est enceinteâŠ
Dans ce mĂȘme ouvrage, avec la mĂȘme source, on trouve une reine FrĂ©dĂ©gonde dont le moins que lâon puisse dire est quâelle ne parait pas trĂšs sympathique, voire quâelle a un air sournois et rien dâĂ©tonnant pour une reine que lâon soupçonne de quelques crimes (dont roi, reine et Ă©vĂȘque !).
Au XIX° siĂšcle encore, lâiconographie de la Reine Margot fut abondante⊠surtout aprĂšs la parution du livre dâAlexandre Dumas mais sans trop de fondement historique. NĂ©anmoins, elle faisait partie des personnages importants de notre histoire⊠Aujourdâhui, les choses ont un peu changĂ© et quand on parle de la reine Margot certains voient sans hĂ©siter Isabelle Adjiani ! Comme quoi chaque Ă©poque peut avoir sa reprĂ©sentation propre des rois et reinesâŠ
Cet Ă©tĂ© donc, prenez le temps de regarder dans les chĂąteaux et musĂ©es, ces portraits de nos personnages cĂ©lĂšbres pour mieux comprendre notre histoire et la vision que nous en avons aujourdâhui et vous pouvez lire avec beaucoup dâintĂ©rĂȘt ce « Au temps des rois de France » dâIsabelle Collin publiĂ© par GĂ©o Histoire.
TrĂšs bonne lecture !
Mercredi 1er juillet
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et dans les lectures bien aimĂ©es des Français durant cette pĂ©riode on trouve les fameux thrillers, ces ouvrages que lâon trimbale Ă la plage, Ă la campagne ou dans son transat et dont on ne peut pas arrĂȘter de tourner les pages les unes aprĂšs les autres⊠Parfois ils font peur, font trembler et câest bien normal puisque cela vient du mot anglais « trembler » mais dans dâautres cas il sâagit de vĂ©ritables romans, solides, psychologiques ou Ă©rudits qui, certes, provoquent quelques angoisses aux lecteurs mais, surtout, lui apportent le grand plaisir du lecteur entre suspense et savoir, entre meurtres et grand amour, entre retour en arriĂšre dans un lointain passĂ© et espĂ©rance dâun avenir meilleur⊠Câest dans cette catĂ©gorie de romans que je classe les enquĂȘtes de Marcas de Giacometti et Ravenne ou Anthropodermia de FrĂ©dĂ©rique Molay⊠et câest ce dernier que jâai choisi de vous prĂ©senter aujourdâhui !
FrĂ©dĂ©rique Molay oublie, au moins le temps de lâĂ©criture de ce pavĂ© de prĂšs de 600 pages son policier attitrĂ©, le commissaire Nico Sirsky (5 romans parus Ă cette date) pour nous conduire dans une incroyable et Ă©poustouflante aventure⊠Tout part dâun suicide banal, enfin sâil sâagit bien dâun suicide⊠On va voyager dans le temps puisque tout commencera Ă Paris en 1475, on fera escale sur la cĂŽte dâAzur au XIX° siĂšcle avant de passer par Istanbul de nos jours et rejoindre Paris ! Et encore, je ne vous dis pas tout !
Les personnages sont trĂšs sympathiques ou carrĂ©ment horribles⊠Heureusement, Katell, Samuel ou Claire sont lĂ pour nous rassurer et on en a bien besoin⊠Les femmes sont trop souvent les victimes mĂȘme si certains hommes souffrent aussi. Enfin, il est question de⊠(non, je ne vais pas vous en dire plus car je pourrais divulgĂącher â comme disent nos cousins du QuĂ©bec â et il faut vous laisser dĂ©couvrir lâobjet central de ce livre majestueux !
Dâailleurs, il faut que je vous mette en garde. Prendre un livre en main est toujours un acte Ă hauts risques. Ici, câest pire⊠DĂšs que vous aurez lu quelques pages, vous allez ĂȘtre pris dâune frĂ©nĂ©sie immaitrisable, dĂ©lirante et presque fatale. Cela commencera par une nuit blanche ou plus selon votre vitesse de lecture et, en toute fin de roman, qui sait, vous aurez peut-ĂȘtre du mal Ă tenir le livre en mainsâŠ
Donc, superbe thriller estival, quâil faut lire sans hĂ©siter (Ă moins dâĂȘtre rĂ©ellement allergique Ă cette littĂ©rature â car il sâagit bien de littĂ©rature) et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et dans les lectures bien aimĂ©es des Français durant cette pĂ©riode on trouve les fameux thrillers, ces ouvrages que lâon trimbale Ă la plage, Ă la campagne ou dans son transat et dont on ne peut pas arrĂȘter de tourner les pages les unes aprĂšs les autres⊠Parfois ils font peur, font trembler et câest bien normal puisque cela vient du mot anglais « trembler » mais dans dâautres cas il sâagit de vĂ©ritables romans, solides, psychologiques ou Ă©rudits qui, certes, provoquent quelques angoisses aux lecteurs mais, surtout, lui apportent le grand plaisir du lecteur entre suspense et savoir, entre meurtres et grand amour, entre retour en arriĂšre dans un lointain passĂ© et espĂ©rance dâun avenir meilleur⊠Câest dans cette catĂ©gorie de romans que je classe les enquĂȘtes de Marcas de Giacometti et Ravenne ou Anthropodermia de FrĂ©dĂ©rique Molay⊠et câest ce dernier que jâai choisi de vous prĂ©senter aujourdâhui !
FrĂ©dĂ©rique Molay oublie, au moins le temps de lâĂ©criture de ce pavĂ© de prĂšs de 600 pages son policier attitrĂ©, le commissaire Nico Sirsky (5 romans parus Ă cette date) pour nous conduire dans une incroyable et Ă©poustouflante aventure⊠Tout part dâun suicide banal, enfin sâil sâagit bien dâun suicide⊠On va voyager dans le temps puisque tout commencera Ă Paris en 1475, on fera escale sur la cĂŽte dâAzur au XIX° siĂšcle avant de passer par Istanbul de nos jours et rejoindre Paris ! Et encore, je ne vous dis pas tout !
Les personnages sont trĂšs sympathiques ou carrĂ©ment horribles⊠Heureusement, Katell, Samuel ou Claire sont lĂ pour nous rassurer et on en a bien besoin⊠Les femmes sont trop souvent les victimes mĂȘme si certains hommes souffrent aussi. Enfin, il est question de⊠(non, je ne vais pas vous en dire plus car je pourrais divulgĂącher â comme disent nos cousins du QuĂ©bec â et il faut vous laisser dĂ©couvrir lâobjet central de ce livre majestueux !
Dâailleurs, il faut que je vous mette en garde. Prendre un livre en main est toujours un acte Ă hauts risques. Ici, câest pire⊠DĂšs que vous aurez lu quelques pages, vous allez ĂȘtre pris dâune frĂ©nĂ©sie immaitrisable, dĂ©lirante et presque fatale. Cela commencera par une nuit blanche ou plus selon votre vitesse de lecture et, en toute fin de roman, qui sait, vous aurez peut-ĂȘtre du mal Ă tenir le livre en mainsâŠ
Donc, superbe thriller estival, quâil faut lire sans hĂ©siter (Ă moins dâĂȘtre rĂ©ellement allergique Ă cette littĂ©rature â car il sâagit bien de littĂ©rature) et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
Jeudi 2 juillet
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et on a bien le droit de lire ce que lâon veut. En effet, pourquoi devrait-on tous lire les mĂȘmes choses, sâextasier en chĆur sur les mĂȘmes Ćuvres, simuler le plaisir de la lecture Ă tout moment mĂȘme quand on sâennuie Ă mourir dans un texte dit classique ? On pourrait ainsi continuer Ă lâinfini sans oublier les classements genrĂ©s stupides qui font la loi dans certaines librairies ou officines de critiques. Il y aurait, parait-il, des romans pour femmes (sous-entendu pour celles qui ne savent pas rĂ©flĂ©chir !). Je me suis toujours opposĂ© Ă ce type de classement et je persiste et signe !
En effet, je pense que tout livre peut trouver ses lecteurs â et le point que lâon peut prĂ©ciser, sans aucun doute, câest que lâĂ©diteur doit effectuer son travail pour, dâune part, pousser lâauteur Ă sortir le meilleur de lui et, dâautre part, prĂ©senter le livre de façon honnĂȘte et claire pour que le lecteur puisse comprendre si ce roman est pour lui⊠La lectrice ou le lecteur doit pouvoir choisir le bon livre pour le bon moment sans avoir Ă se soucier si le livre est classĂ© pour les unes ou les autres⊠Pour illustrer ce propos, je vous invite Ă dĂ©couvrir aujourdâhui « Les hirondelles ne font pas le printemps » de Cynthia Kafka.
Oh, je sais, jâai bien compris que pour certains il sâagissait lĂ de romans pour femmes, de romances diverses et de livres « qui font du bien », donc des ouvrages sans intĂ©rĂȘt. Oui, câest vrai que Cynthia a un « parcours fĂ©minin » : professeure des Ă©coles, blogueuse, rĂ©dactrice dâarticle divers sur des questions plutĂŽt fĂ©minines, autrice auto Ă©ditĂ©e, puis reconnue par un Ă©diteur trĂšs connotĂ© « pour femmes ». Ne pensez pas quâil sâagit ici de mon avis, que jâexagĂšre ou que je sois mĂ©prisant, non, il sâagit bien de ce que jâai entendu, tout simplementâŠ
Pourtant, sans me forcer et sans mâimposer un quelconque martyre, jâai lu son roman avec plaisir. Le principe est simple et trĂšs concret pour de nombreux parents⊠Une nouvelle prof, une jeune, vient faire un remplacement dans une Ă©cole Ă©lĂ©mentaire, « Les hirondelles ». Elle « rĂ©cupĂšre » une classe de CE2-CM1 alors quâelle ne fait que sa troisiĂšme rentrĂ©e⊠Ce double niveau lui fait peurâŠ
Le lecteur est plongĂ© dans la vie de lâĂ©cole, au jour le jour ou presque, avec tout ce que cela comporte : relations entre les professeurs, liens avec les parents, difficultĂ©s avec les Ă©lĂšves (psychologiques et/ou pĂ©dagogiques) ⊠On accompagne aussi Lisbeth dans sa vie plus privĂ©e, en particulier les relations tumultueuses avec sa mĂšre⊠et⊠et⊠je ne vous en dis pas plus !
Un trĂšs bon roman pour celles et ceux qui vont faire leur rentrĂ©e scolaire professionnelle, celles et ceux qui vont accompagner un enfant pour la premiĂšre fois Ă lâĂ©cole, les curieux de tout, les critiques incessants de lâĂ©cole et des profs, les amateurs dâun bon roman estival⊠Bref, le livre peut plaire Ă beaucoup dâautant plus que la romanciĂšre prend de la distance avec son sujet grĂące Ă quelques intermĂšdes « Ă la maniĂšre dâun blog ».
Donc trĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et on a bien le droit de lire ce que lâon veut. En effet, pourquoi devrait-on tous lire les mĂȘmes choses, sâextasier en chĆur sur les mĂȘmes Ćuvres, simuler le plaisir de la lecture Ă tout moment mĂȘme quand on sâennuie Ă mourir dans un texte dit classique ? On pourrait ainsi continuer Ă lâinfini sans oublier les classements genrĂ©s stupides qui font la loi dans certaines librairies ou officines de critiques. Il y aurait, parait-il, des romans pour femmes (sous-entendu pour celles qui ne savent pas rĂ©flĂ©chir !). Je me suis toujours opposĂ© Ă ce type de classement et je persiste et signe !
En effet, je pense que tout livre peut trouver ses lecteurs â et le point que lâon peut prĂ©ciser, sans aucun doute, câest que lâĂ©diteur doit effectuer son travail pour, dâune part, pousser lâauteur Ă sortir le meilleur de lui et, dâautre part, prĂ©senter le livre de façon honnĂȘte et claire pour que le lecteur puisse comprendre si ce roman est pour lui⊠La lectrice ou le lecteur doit pouvoir choisir le bon livre pour le bon moment sans avoir Ă se soucier si le livre est classĂ© pour les unes ou les autres⊠Pour illustrer ce propos, je vous invite Ă dĂ©couvrir aujourdâhui « Les hirondelles ne font pas le printemps » de Cynthia Kafka.
Oh, je sais, jâai bien compris que pour certains il sâagissait lĂ de romans pour femmes, de romances diverses et de livres « qui font du bien », donc des ouvrages sans intĂ©rĂȘt. Oui, câest vrai que Cynthia a un « parcours fĂ©minin » : professeure des Ă©coles, blogueuse, rĂ©dactrice dâarticle divers sur des questions plutĂŽt fĂ©minines, autrice auto Ă©ditĂ©e, puis reconnue par un Ă©diteur trĂšs connotĂ© « pour femmes ». Ne pensez pas quâil sâagit ici de mon avis, que jâexagĂšre ou que je sois mĂ©prisant, non, il sâagit bien de ce que jâai entendu, tout simplementâŠ
Pourtant, sans me forcer et sans mâimposer un quelconque martyre, jâai lu son roman avec plaisir. Le principe est simple et trĂšs concret pour de nombreux parents⊠Une nouvelle prof, une jeune, vient faire un remplacement dans une Ă©cole Ă©lĂ©mentaire, « Les hirondelles ». Elle « rĂ©cupĂšre » une classe de CE2-CM1 alors quâelle ne fait que sa troisiĂšme rentrĂ©e⊠Ce double niveau lui fait peurâŠ
Le lecteur est plongĂ© dans la vie de lâĂ©cole, au jour le jour ou presque, avec tout ce que cela comporte : relations entre les professeurs, liens avec les parents, difficultĂ©s avec les Ă©lĂšves (psychologiques et/ou pĂ©dagogiques) ⊠On accompagne aussi Lisbeth dans sa vie plus privĂ©e, en particulier les relations tumultueuses avec sa mĂšre⊠et⊠et⊠je ne vous en dis pas plus !
Un trĂšs bon roman pour celles et ceux qui vont faire leur rentrĂ©e scolaire professionnelle, celles et ceux qui vont accompagner un enfant pour la premiĂšre fois Ă lâĂ©cole, les curieux de tout, les critiques incessants de lâĂ©cole et des profs, les amateurs dâun bon roman estival⊠Bref, le livre peut plaire Ă beaucoup dâautant plus que la romanciĂšre prend de la distance avec son sujet grĂące Ă quelques intermĂšdes « Ă la maniĂšre dâun blog ».
Donc trĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
Dimanche 28 juin
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et avouez que parfois on aime bien relire des ouvrages qui ont marquĂ© notre jeunesse⊠Une façon comme une autre de retarder (au moins en apparences) les effets du temps auxquels nous nâĂ©chappons pas ! Alors, Fabcaro, romancier et bĂ©dĂ©iste, sâamuse (mais ce nâest pas quâun jeu) Ă relire un club des cinq, enfin, non, Ă Ă©crire un club des cinq. Alors, pour Ă©viter toute mĂ©prise et difficultĂ©s avec lâĂ©diteur traditionnel de cette sĂ©rie Ă laquelle nous nâavons pas Ă©chappĂ©, il nous propose dans la sĂ©rie « Les cinq ami.e.s », le roman « Les cinq ami.e.s lâĂ©chappent belle in extremis », le tout dans un livre aux formes proches de la grande bibliothĂšque rose⊠Lâobjet lui-mĂȘme va en faire rĂȘver plus dâune et plus dâunâŠ
(...)
@Shelton, il y aurait peut-ĂȘtre un autre billet Ă faire sur nos lectures d'enfance. Je suis passĂ© semaine derniĂšre chez un bouquiniste et j'ai Ă©tĂ© surpris du prix de vente des bibliothĂšques "verte" et "rose" d'occasion, suffisamment Ă©levĂ©s pour dissuader un enfant de se laisser tenter... En fait, il paraĂźt que les Ă©ditions anciennes sont recherchĂ©es, surtout depuis que les rééditions rĂ©centes ont modifiĂ© le texte pour le simplifier, en faisant la chasse aux mots rares et au passĂ© simple considĂ©rĂ© comme trop complexe pour les enfants. Ca m'a stupĂ©fait et atterrĂ© ! Je lisais "Le club des 5" ou "Le clan des 7" (avant de venir aux "6 compagnons" et aux "livres dont vous ĂȘtes le hĂ©ros" un peu plus tard) sans difficultĂ© quand j'Ă©tais en primaire et, quand je dĂ©couvrais dans mes lectures un mot que je ne connaissais pas, j'avais - contrairement Ă ce que pense visiblement Hachette - plaisir Ă dĂ©couvrir de nouveaux mots ! Si on en est Ă considĂ©rer que les enfants du primaire n'ont plus le niveau pour lire le "club des 5", je pense qu'il y a vraiment matiĂšre Ă s'interroger sur l'effondrement du niveau scolaire, sur la capacitĂ© de lecture des jeunes gĂ©nĂ©rations et, au-delĂ , sur la lecture des adultes et l'avenir mĂȘme de la littĂ©rature...
Vendredi 3 juillet
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire mais on peut aussi aller au cinĂ©ma, surtout quand il fait trĂšs chaud et que les salles sont climatisĂ©es⊠Hier, jâai eu la chance de pouvoir dĂ©couvrir le film « Les gendarmes » avant sa sortie officielle le 5 aoĂ»t, jâai rencontrĂ© quelques acteurs, les rĂ©alisateurs, lâĂ©quipe de la maison dâĂ©dition Bamboo qui Ă©dite « Les gendarmes » depuis la crĂ©ation en 1998.
La sĂ©rie, si certains ne connaissent pas encore, est une sĂ©rie de gags sur les gendarmes et on peut affirmer quâil sâagit dâun humour bienveillant et accessible Ă tous les lecteurs⊠Le dĂ©fi Ă©tait dâadapter la bande dessinĂ©e en respectant le travail initial de Cazenove, Sulpice et JenfĂšvre, et bien sĂ»r de proposer un film qui se tienne ! Le dĂ©fi Ă©tait si rude quâil faudra attendre de nombreuses annĂ©es avant de voir le travail cinĂ©matographique se mettre en route⊠mais, parfois, il faut savoir attendre pour obtenir un film de qualitĂ©.
Jâavoue que « Les gendarmes » est avant tout une bonne comĂ©die française, efficace, drĂŽle, cohĂ©rente et qui tient le spectateur en haleine jusquâau bout avec une petite intrigue policiĂšre (jâai dit « petite » mais avec un suspense qui rĂ©siste jusquâau bout du boutâŠ). Un diamant a Ă©tĂ© volĂ© et il faut le retrouver. Il a Ă©tĂ© cachĂ© dans un nain de jardin⊠et je ne vous en dis pas plus pour vous laisser profiter de tout celaâŠ
Donc, on est bien passĂ© du gag classique en une planche Ă un film en 90 minutes. Il nâen demeure pas moins que lâesprit des Gendarmes est bien prĂ©sent, que certaines situations gaguesques vous rappelleront la bĂ©dĂ© et que le thĂšme gĂ©nĂ©ral, le vrai, câest la vie dâune brigade de gendarmerie nationale qui accueille un jeune stagiaire !
Le film est entiĂšrement tournĂ© en SaĂŽne-et-Loire, trĂšs exactement dans la rĂ©gion de Charnay-LĂšs-MĂącon, ville oĂč est implantĂ©e la maison dâĂ©ditions des Gendarmes, Bamboo. MĂȘme les premiĂšres scĂšnes, celles qui sont situĂ©es dans le film Ă Anvers, sont rĂ©alisĂ©es Ă MĂącon !
Jâai apprĂ©ciĂ© de voir ce film, mesurĂ© la qualitĂ© dâadaptation de François PrĂ©vĂŽt-Leygonie et StĂ©phan Archinard, trouvĂ© les acteurs justes et sans excĂšs (Ducret, Testot, David, Riso, Arruti, Belabbes, Gioria, HeckmannâŠ) et surtout passĂ© un excellent moment !
Comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, vous pouvez donc commencer par relire la sĂ©rie Les gendarmes, lire lâalbum sur le film qui est trĂšs bien rĂ©alisĂ© et qui montre les Ă©tapes dâune telle adaptation, enfin, voir le film Ă partir du 5 aoĂ»t 2026âŠ
TrĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire mais on peut aussi aller au cinĂ©ma, surtout quand il fait trĂšs chaud et que les salles sont climatisĂ©es⊠Hier, jâai eu la chance de pouvoir dĂ©couvrir le film « Les gendarmes » avant sa sortie officielle le 5 aoĂ»t, jâai rencontrĂ© quelques acteurs, les rĂ©alisateurs, lâĂ©quipe de la maison dâĂ©dition Bamboo qui Ă©dite « Les gendarmes » depuis la crĂ©ation en 1998.
La sĂ©rie, si certains ne connaissent pas encore, est une sĂ©rie de gags sur les gendarmes et on peut affirmer quâil sâagit dâun humour bienveillant et accessible Ă tous les lecteurs⊠Le dĂ©fi Ă©tait dâadapter la bande dessinĂ©e en respectant le travail initial de Cazenove, Sulpice et JenfĂšvre, et bien sĂ»r de proposer un film qui se tienne ! Le dĂ©fi Ă©tait si rude quâil faudra attendre de nombreuses annĂ©es avant de voir le travail cinĂ©matographique se mettre en route⊠mais, parfois, il faut savoir attendre pour obtenir un film de qualitĂ©.
Jâavoue que « Les gendarmes » est avant tout une bonne comĂ©die française, efficace, drĂŽle, cohĂ©rente et qui tient le spectateur en haleine jusquâau bout avec une petite intrigue policiĂšre (jâai dit « petite » mais avec un suspense qui rĂ©siste jusquâau bout du boutâŠ). Un diamant a Ă©tĂ© volĂ© et il faut le retrouver. Il a Ă©tĂ© cachĂ© dans un nain de jardin⊠et je ne vous en dis pas plus pour vous laisser profiter de tout celaâŠ
Donc, on est bien passĂ© du gag classique en une planche Ă un film en 90 minutes. Il nâen demeure pas moins que lâesprit des Gendarmes est bien prĂ©sent, que certaines situations gaguesques vous rappelleront la bĂ©dĂ© et que le thĂšme gĂ©nĂ©ral, le vrai, câest la vie dâune brigade de gendarmerie nationale qui accueille un jeune stagiaire !
Le film est entiĂšrement tournĂ© en SaĂŽne-et-Loire, trĂšs exactement dans la rĂ©gion de Charnay-LĂšs-MĂącon, ville oĂč est implantĂ©e la maison dâĂ©ditions des Gendarmes, Bamboo. MĂȘme les premiĂšres scĂšnes, celles qui sont situĂ©es dans le film Ă Anvers, sont rĂ©alisĂ©es Ă MĂącon !
Jâai apprĂ©ciĂ© de voir ce film, mesurĂ© la qualitĂ© dâadaptation de François PrĂ©vĂŽt-Leygonie et StĂ©phan Archinard, trouvĂ© les acteurs justes et sans excĂšs (Ducret, Testot, David, Riso, Arruti, Belabbes, Gioria, HeckmannâŠ) et surtout passĂ© un excellent moment !
Comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, vous pouvez donc commencer par relire la sĂ©rie Les gendarmes, lire lâalbum sur le film qui est trĂšs bien rĂ©alisĂ© et qui montre les Ă©tapes dâune telle adaptation, enfin, voir le film Ă partir du 5 aoĂ»t 2026âŠ
TrĂšs bonne lecture !
Eric, j'ai relu ce vieux forum et ca m'a bien fait sourire: https://critiqueslibres.com/i.php/forum/…
Je suis tout aussi étonée que le passé simple ne fasse plus partie de l'apprentissage des enfants, un peu attristé aussi.
Je suis tout aussi étonée que le passé simple ne fasse plus partie de l'apprentissage des enfants, un peu attristé aussi.
Samedi 4 juillet
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et voici que je vous propose de rĂ©aliser dâune pierre deux coups ! Avec cette bande dessinĂ©e, Innocent III, lâhĂ©rĂ©sie cathare, de RĂ©mi BeauprĂ© (scĂ©nario) et Christophe Babonneau (dessin), vous allez faire un voyage dans lâhistoire et vivre une aventure humaine passionnante en bande dessinĂ©e. Alors, sans tarder, ouvrons cet album bĂ©dĂ© sans hĂ©sitationâŠ
Il sâagit dâun ouvrage historique mais pas dâune biographie de type universitaire (je ne fais pas de fixation contre ce modĂšle mais je sais que ce nâest pas toujours accessible Ă tous). Donc, on ne va pas suivre Innocent III au jour le jour de sa naissance Ă sa mort. On plonge immĂ©diatement en 1193 quand Philippe-Auguste va rencontrer Ingeburge du Danemark. Un Ă©vĂšnement bien rĂ©el qui va entrainer le roi de France dans un conflit long et profond avec Innocent III. En effet, aprĂšs un mariage express et une nuit de noces dont on ne sait pas grand-chose, Philippe Auguste dĂ©cide de renvoyer sa « nouvelle Ă©pouse » ⊠Il soudoie les clercs les plus puissants du royaume pour faire valider cet acte assez inhumain (on dĂ©couvre que les deux « Ă©poux » seraient trop consanguins) mais Innocent III refuse ce « divorce » de convenance, dĂ©clare bigame le roi et lâexcommunie⊠Tout un programme !
Mais cette « affaire » familiale nâest pas le seul pĂŽle dâintĂ©rĂȘt du pape. Il veut lutter contre la nouvelle hĂ©rĂ©sie du moment, le catharisme qui prolifĂšre dans le sud-ouest de la France, sur les terres du comte de Toulouse en particulier. Le pape va alors essayer dâexiger du roi quâil se lance dans une croisade intĂ©rieure contre ces hĂ©rĂ©tiques, une premiĂšre dans lâEglise qui jusque-lĂ ne se battait que contre les infidĂšles musulmans.
Bien sĂ»r, les deux lascars en conflit ont chacun des idĂ©es diffĂ©rentes sur la question : Innocent III veut que Rome ne soit jamais discutĂ©e et suivi Ă la lettre tandis que Philippe-Auguste et ses successeurs (Louis VIII et Louis IX) prendront prĂ©texte de cette croisade pour imposer leur pouvoir dans une rĂ©gion oĂč ils nâĂ©taient pas trop respectĂ©s⊠DâoĂč ces fameux chĂąteaux cathares qui seront en fait les pions royaux pour imposer le pouvoir central et faire face, aussi, aux royaumes de la pĂ©ninsule ibĂ©riqueâŠ
Face Ă Innocent III, Philippe-Auguste ne gagnera rien, il nâobtiendra pas son divorce et ce roi qui pourtant garde une belle image dans lâimaginaire populaire (la bataille de Bouvine, la quatriĂšme croisade, la rivalitĂ© avec Richard CĆur de LionâŠ) ne connaitra, du moins avec ce que lâon sait, ni le bonheur ni la sĂ©rĂ©nité⊠NĂ©anmoins, Innocent et Philippe-Auguste constituent un beau duo dâaventures pour la bande dessinĂ©eâŠ
On peut aussi signaler que le dessin de Christophe Babonneau est de trĂšs bonne facture, quâavec le scĂ©nariste RĂ©mi BeauprĂ© ils proposent une narration graphique efficace, plaisante et mĂȘme trĂšs dynamique Ă certains moments clefs de lâhistoire et, enfin, que Bernard Lecomte propose un dossier historique sĂ©rieux qui permet dâouvrir Ă dâautres lectures pour ceux qui veulent aller plus loin⊠Donc, trĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et voici que je vous propose de rĂ©aliser dâune pierre deux coups ! Avec cette bande dessinĂ©e, Innocent III, lâhĂ©rĂ©sie cathare, de RĂ©mi BeauprĂ© (scĂ©nario) et Christophe Babonneau (dessin), vous allez faire un voyage dans lâhistoire et vivre une aventure humaine passionnante en bande dessinĂ©e. Alors, sans tarder, ouvrons cet album bĂ©dĂ© sans hĂ©sitationâŠ
Il sâagit dâun ouvrage historique mais pas dâune biographie de type universitaire (je ne fais pas de fixation contre ce modĂšle mais je sais que ce nâest pas toujours accessible Ă tous). Donc, on ne va pas suivre Innocent III au jour le jour de sa naissance Ă sa mort. On plonge immĂ©diatement en 1193 quand Philippe-Auguste va rencontrer Ingeburge du Danemark. Un Ă©vĂšnement bien rĂ©el qui va entrainer le roi de France dans un conflit long et profond avec Innocent III. En effet, aprĂšs un mariage express et une nuit de noces dont on ne sait pas grand-chose, Philippe Auguste dĂ©cide de renvoyer sa « nouvelle Ă©pouse » ⊠Il soudoie les clercs les plus puissants du royaume pour faire valider cet acte assez inhumain (on dĂ©couvre que les deux « Ă©poux » seraient trop consanguins) mais Innocent III refuse ce « divorce » de convenance, dĂ©clare bigame le roi et lâexcommunie⊠Tout un programme !
Mais cette « affaire » familiale nâest pas le seul pĂŽle dâintĂ©rĂȘt du pape. Il veut lutter contre la nouvelle hĂ©rĂ©sie du moment, le catharisme qui prolifĂšre dans le sud-ouest de la France, sur les terres du comte de Toulouse en particulier. Le pape va alors essayer dâexiger du roi quâil se lance dans une croisade intĂ©rieure contre ces hĂ©rĂ©tiques, une premiĂšre dans lâEglise qui jusque-lĂ ne se battait que contre les infidĂšles musulmans.
Bien sĂ»r, les deux lascars en conflit ont chacun des idĂ©es diffĂ©rentes sur la question : Innocent III veut que Rome ne soit jamais discutĂ©e et suivi Ă la lettre tandis que Philippe-Auguste et ses successeurs (Louis VIII et Louis IX) prendront prĂ©texte de cette croisade pour imposer leur pouvoir dans une rĂ©gion oĂč ils nâĂ©taient pas trop respectĂ©s⊠DâoĂč ces fameux chĂąteaux cathares qui seront en fait les pions royaux pour imposer le pouvoir central et faire face, aussi, aux royaumes de la pĂ©ninsule ibĂ©riqueâŠ
Face Ă Innocent III, Philippe-Auguste ne gagnera rien, il nâobtiendra pas son divorce et ce roi qui pourtant garde une belle image dans lâimaginaire populaire (la bataille de Bouvine, la quatriĂšme croisade, la rivalitĂ© avec Richard CĆur de LionâŠ) ne connaitra, du moins avec ce que lâon sait, ni le bonheur ni la sĂ©rĂ©nité⊠NĂ©anmoins, Innocent et Philippe-Auguste constituent un beau duo dâaventures pour la bande dessinĂ©eâŠ
On peut aussi signaler que le dessin de Christophe Babonneau est de trĂšs bonne facture, quâavec le scĂ©nariste RĂ©mi BeauprĂ© ils proposent une narration graphique efficace, plaisante et mĂȘme trĂšs dynamique Ă certains moments clefs de lâhistoire et, enfin, que Bernard Lecomte propose un dossier historique sĂ©rieux qui permet dâouvrir Ă dâautres lectures pour ceux qui veulent aller plus loin⊠Donc, trĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire !
Dimanche 5 juillet
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et nous revoici avec un roman policier, que dis-je, un bon roman policier. De plus, histoire de contredire de nombreux lecteurs du genre qui estiment que les meilleurs polars ne sont pas français, voici un roman bien français⊠Quant Ă ceux, ils existent bien, qui me serinent souvent sur les femmes qui Ă©crivent des romans policiers trop gentils et fades, nous sommes en face dâune femme française et son roman est tout sauf fade, gentil ou cosy⊠Nous sommes dans du lourd, du cruel, du complexe, du volumineux⊠Oui, le roman policier peut avoir de nombreux aspects et câest bien ce qui en fait la richesse !
Nathalie Rouyer est une romanciĂšre lorraine qui Ă©crit dĂ©jĂ depuis longtemps et qui a inventĂ© une galerie de personnages passionnants. Je vous en fait une prĂ©sentation trĂšs rapide : la policiĂšre inspectrice Maggy Muser, son fiancĂ© le mĂ©decin lĂ©giste Edouard Genvier, lâenquĂȘtrice privĂ©e Acame, son fils Cid, son amoureux policier lâinspecteur Thomas Michaelis, ce dernier Ă©tant aussi le collĂšgue de Maggy⊠AprĂšs avoir vĂ©cu leurs vies chez un Ă©diteur lorrain, les voici qui se retrouve dans la grande maison Viviane Hamy⊠mais pour le reste rien ne change !
Avec des circonstances particuliĂšres qui vont pousser les policiers nancĂ©iens Ă intervenir en Alsace dans le domaine de la gendarmerie, ils vont enquĂȘter sur une mort mystĂ©rieuse sur le Mont Sainte-Odile. Une jeune femme a Ă©tĂ© retrouvĂ©e assassinĂ©e dans une tombe ancienne et lâaffaire semble assez complexe⊠Thomas ayant dĂ» laisser sa chĂ©rie Acame sans lui donner dâĂ©lĂ©ments, cette derniĂšre se met en tĂȘte de rĂ©soudre cette affaire avec lâaide de son fils et de son amoureuseâŠ
Oui, tout nâest pas simple dans cette histoire et il peut vous sembler surprenant de voir autant de couples dans une histoire policiĂšre, de contempler ce qui pourrait bien ĂȘtre une compĂ©tition entre deux groupes dâenquĂȘteurs (et encore je ne parle pas des gendarmes alsaciens qui sont bien prĂ©sents aussi !), mais trĂšs rapidement, on comprend bien que pour Nathalie Rouyer lâenquĂȘtrice principale est bien Acame !
En revanche, oubliez trĂšs vite les histoires un peu trop roses car ici il sera question dâarchĂ©ologie, de religion, de philosophie, presque de mĂ©taphysique et de fantastique, de filiation, de folie, de moine tenant une bibliothĂšque, donc de textes trĂšs anciens et, surtout, dâaffrontements entre le mal et le bien !
Jâai beaucoup apprĂ©ciĂ© cette lecture, jâai mĂȘme envie de partir Ă la recherche des autres romans de la sĂ©rie (mais ce nâest pas si simple Ă trouver) et je ne peux que vous conseiller la lecture de « Meurtres au Mont Sainte-Odile », surtout si vous passez en Alsace cet Ă©tĂ©, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire !
TrĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et nous revoici avec un roman policier, que dis-je, un bon roman policier. De plus, histoire de contredire de nombreux lecteurs du genre qui estiment que les meilleurs polars ne sont pas français, voici un roman bien français⊠Quant Ă ceux, ils existent bien, qui me serinent souvent sur les femmes qui Ă©crivent des romans policiers trop gentils et fades, nous sommes en face dâune femme française et son roman est tout sauf fade, gentil ou cosy⊠Nous sommes dans du lourd, du cruel, du complexe, du volumineux⊠Oui, le roman policier peut avoir de nombreux aspects et câest bien ce qui en fait la richesse !
Nathalie Rouyer est une romanciĂšre lorraine qui Ă©crit dĂ©jĂ depuis longtemps et qui a inventĂ© une galerie de personnages passionnants. Je vous en fait une prĂ©sentation trĂšs rapide : la policiĂšre inspectrice Maggy Muser, son fiancĂ© le mĂ©decin lĂ©giste Edouard Genvier, lâenquĂȘtrice privĂ©e Acame, son fils Cid, son amoureux policier lâinspecteur Thomas Michaelis, ce dernier Ă©tant aussi le collĂšgue de Maggy⊠AprĂšs avoir vĂ©cu leurs vies chez un Ă©diteur lorrain, les voici qui se retrouve dans la grande maison Viviane Hamy⊠mais pour le reste rien ne change !
Avec des circonstances particuliĂšres qui vont pousser les policiers nancĂ©iens Ă intervenir en Alsace dans le domaine de la gendarmerie, ils vont enquĂȘter sur une mort mystĂ©rieuse sur le Mont Sainte-Odile. Une jeune femme a Ă©tĂ© retrouvĂ©e assassinĂ©e dans une tombe ancienne et lâaffaire semble assez complexe⊠Thomas ayant dĂ» laisser sa chĂ©rie Acame sans lui donner dâĂ©lĂ©ments, cette derniĂšre se met en tĂȘte de rĂ©soudre cette affaire avec lâaide de son fils et de son amoureuseâŠ
Oui, tout nâest pas simple dans cette histoire et il peut vous sembler surprenant de voir autant de couples dans une histoire policiĂšre, de contempler ce qui pourrait bien ĂȘtre une compĂ©tition entre deux groupes dâenquĂȘteurs (et encore je ne parle pas des gendarmes alsaciens qui sont bien prĂ©sents aussi !), mais trĂšs rapidement, on comprend bien que pour Nathalie Rouyer lâenquĂȘtrice principale est bien Acame !
En revanche, oubliez trĂšs vite les histoires un peu trop roses car ici il sera question dâarchĂ©ologie, de religion, de philosophie, presque de mĂ©taphysique et de fantastique, de filiation, de folie, de moine tenant une bibliothĂšque, donc de textes trĂšs anciens et, surtout, dâaffrontements entre le mal et le bien !
Jâai beaucoup apprĂ©ciĂ© cette lecture, jâai mĂȘme envie de partir Ă la recherche des autres romans de la sĂ©rie (mais ce nâest pas si simple Ă trouver) et je ne peux que vous conseiller la lecture de « Meurtres au Mont Sainte-Odile », surtout si vous passez en Alsace cet Ă©tĂ©, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire !
TrĂšs bonne lecture !
Lundi 6 juillet
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et parfois, dans ma vie, je me suis laissĂ© distraire de la lecture estivale pour satisfaire dâautres passions : natation en eau vive, voile, randonnĂ©e pĂ©destre⊠Pour la voile, je sais quâil sâagit dâune activitĂ© particuliĂšre car pour avoir un bateau Ă soi, il faut quelques liquiditĂ©s⊠Mais, on peut aussi naviguer avec ceux qui ont besoin de coĂ©quipiers sans nâavoir jamais eu de voilier personnel. Et câest mon cas, possĂ©der un bateau ne fut jamais dâactualitĂ© tandis que chaque occasion de sortir en mer a Ă©tĂ© saisie sans scrupule !
Ayant frĂ©quentĂ© un restaurant Ă la TrinitĂ©-sur-Mer oĂč certains marins venaient rĂ©guliĂšrement, il mâest arrivĂ© de croiser certains grands navigateurs sans pour autant entrer dans leur intimitĂ©. Enfin, toujours dans cette mĂȘme bourgade au bord de lâOcĂ©an, jâai pu voir et suivre moultes rĂ©gates de grosses embarcations avant leur dĂ©part pour des courses incroyables que je suivais Ă travers les mĂ©dias et aujourdâhui via InternetâŠ
Tout cela pour inviter Ă lire un remarquable dictionnaire amoureux, collection que jâaffectionne tout particuliĂšrement, celui qui traite de la voile et qui est signĂ© par LoĂŻck Peyron, un sacrĂ© marin dont on ne va pas retracer la carriĂšre entiĂšre avec ses nombreuses victoires. Non, ici, on va le suivre et trĂšs rapidement mesurer que son dictionnaire amoureux nâest pas simplement un catalogue de souvenirs ou un passage systĂ©matique par des lieux communs ou rendez-vous obligĂ©s. Non, il nous livre un vĂ©ritable ouvrage de qualitĂ© avec des articles consĂ©quents, bien Ă©crits et trĂšs prĂ©cis aussi⊠IdĂ©al donc pour les passionnĂ©s ! PrĂ©cisons aussi que LoĂŻck Peyron est aidĂ© dans son travail par Jean-Louis Le Touzet, grand reporter du journal LibĂ©ration pour lequel il a suivi, entre autres, le tour de France, la voile, le handball et mĂȘme la politique !
Revenons-en Ă notre dictionnaire amoureux qui traitera la voile parfois de façon technique (armateur, ballasts, carbone, foils, sextantâŠ), Ă travers les grands marins sportifs (Peter Blake, Florence Arthaud, Olivier de Kersauson, Marc Pajot, Ăric TabarlyâŠ), en parlant de certains bateaux de courses bien connus ou moins (Banque Populaire, Lada Poch, Corsaire⊠tandis que dâautres bateaux comme Pen Duik sont croisĂ©s Ă travers dâautres articles), enfin, pour moi les meilleurs articles de lâouvrage, des entrĂ©es improbables qui ouvrent Ă des souvenirs, des rĂ©flexions, des morceaux dâhumanitĂ© (ArrivĂ©e, Ă©quipage, houle, mal de mer, merciâŠ). VoilĂ , je ne peux pas tout vous rĂ©vĂ©ler en quelques lignes mais câest pour moi un trĂšs bel ouvrage particuliĂšrement adaptĂ© si vous allez flĂąner au bord de lâOcĂ©an cet Ă©tĂ©âŠ
Lâavantage dâun dictionnaire amoureux câest que lâon nâest pas obligĂ© de le lire dâun seul coup durant ses vacances, on peut picorer toute lâannĂ©e des bribes de bonheur, de plaisir, de joie, dâĂ©motion profonde⊠Le bonheur de la lecture en quelque sorte ! Alors, trĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et parfois, dans ma vie, je me suis laissĂ© distraire de la lecture estivale pour satisfaire dâautres passions : natation en eau vive, voile, randonnĂ©e pĂ©destre⊠Pour la voile, je sais quâil sâagit dâune activitĂ© particuliĂšre car pour avoir un bateau Ă soi, il faut quelques liquiditĂ©s⊠Mais, on peut aussi naviguer avec ceux qui ont besoin de coĂ©quipiers sans nâavoir jamais eu de voilier personnel. Et câest mon cas, possĂ©der un bateau ne fut jamais dâactualitĂ© tandis que chaque occasion de sortir en mer a Ă©tĂ© saisie sans scrupule !
Ayant frĂ©quentĂ© un restaurant Ă la TrinitĂ©-sur-Mer oĂč certains marins venaient rĂ©guliĂšrement, il mâest arrivĂ© de croiser certains grands navigateurs sans pour autant entrer dans leur intimitĂ©. Enfin, toujours dans cette mĂȘme bourgade au bord de lâOcĂ©an, jâai pu voir et suivre moultes rĂ©gates de grosses embarcations avant leur dĂ©part pour des courses incroyables que je suivais Ă travers les mĂ©dias et aujourdâhui via InternetâŠ
Tout cela pour inviter Ă lire un remarquable dictionnaire amoureux, collection que jâaffectionne tout particuliĂšrement, celui qui traite de la voile et qui est signĂ© par LoĂŻck Peyron, un sacrĂ© marin dont on ne va pas retracer la carriĂšre entiĂšre avec ses nombreuses victoires. Non, ici, on va le suivre et trĂšs rapidement mesurer que son dictionnaire amoureux nâest pas simplement un catalogue de souvenirs ou un passage systĂ©matique par des lieux communs ou rendez-vous obligĂ©s. Non, il nous livre un vĂ©ritable ouvrage de qualitĂ© avec des articles consĂ©quents, bien Ă©crits et trĂšs prĂ©cis aussi⊠IdĂ©al donc pour les passionnĂ©s ! PrĂ©cisons aussi que LoĂŻck Peyron est aidĂ© dans son travail par Jean-Louis Le Touzet, grand reporter du journal LibĂ©ration pour lequel il a suivi, entre autres, le tour de France, la voile, le handball et mĂȘme la politique !
Revenons-en Ă notre dictionnaire amoureux qui traitera la voile parfois de façon technique (armateur, ballasts, carbone, foils, sextantâŠ), Ă travers les grands marins sportifs (Peter Blake, Florence Arthaud, Olivier de Kersauson, Marc Pajot, Ăric TabarlyâŠ), en parlant de certains bateaux de courses bien connus ou moins (Banque Populaire, Lada Poch, Corsaire⊠tandis que dâautres bateaux comme Pen Duik sont croisĂ©s Ă travers dâautres articles), enfin, pour moi les meilleurs articles de lâouvrage, des entrĂ©es improbables qui ouvrent Ă des souvenirs, des rĂ©flexions, des morceaux dâhumanitĂ© (ArrivĂ©e, Ă©quipage, houle, mal de mer, merciâŠ). VoilĂ , je ne peux pas tout vous rĂ©vĂ©ler en quelques lignes mais câest pour moi un trĂšs bel ouvrage particuliĂšrement adaptĂ© si vous allez flĂąner au bord de lâOcĂ©an cet Ă©tĂ©âŠ
Lâavantage dâun dictionnaire amoureux câest que lâon nâest pas obligĂ© de le lire dâun seul coup durant ses vacances, on peut picorer toute lâannĂ©e des bribes de bonheur, de plaisir, de joie, dâĂ©motion profonde⊠Le bonheur de la lecture en quelque sorte ! Alors, trĂšs bonne lecture !
Dimanche 28 juin
@Shelton, il y aurait peut-ĂȘtre un autre billet Ă faire sur nos lectures d'enfance... Si on en est Ă considĂ©rer que les enfants du primaire n'ont plus le niveau pour lire le "club des 5", je pense qu'il y a vraiment matiĂšre Ă s'interroger sur l'effondrement du niveau scolaire, sur la capacitĂ© de lecture des jeunes gĂ©nĂ©rations et, au-delĂ , sur la lecture des adultes et l'avenir mĂȘme de la littĂ©rature...
Pas simple à synthétiser en quelques minutes de radio mais j'y réfléchis sérieusement...
Lundi 6 juillet
Je suis en train de lire de SénÚque, "Sur la briÚveté de la vie", un essai roboratif que Montaigne a sûrement lu.
Je suis en train de lire de SénÚque, "Sur la briÚveté de la vie", un essai roboratif que Montaigne a sûrement lu.
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