Je viens de voir ça, un "salon des auteurs non-édités et indépendants" : https://www.facebook.com/share/p/1GtxNyvCpX/
Je ne savais pas que ça se faisait. De ce que j'ai compris, les grands salons sont très axés sur les grandes maisons d'édition, et quand les petits éditeurs et auto-édités sont acceptés, c'est sur des petits stands tout serrés au fond et peu mis en avant. C'était comme ça au Metztorii où je suis allé le weekend dernier : si je n'avais pas repéré à l'avance le stand de l'autrice que je cherchais sur le plan, après avoir vu l'annonce de la participation sur le site de l'autrice (car absente de celui du salon), je ne l'aurais pas trouvé. Je trouve ça injuste que certains auteurs soient plus mis en avant que d'autres sur le critère du mode d'édition (et même de manière générale). L'idéal serait un salon qui donne la même visibilité à tous, mais comme c'est manifestement pas le cas, ce petit salon tente de réajuster la balance en faisant l'inverse. Je compte y aller car je suppose qu'on y trouve des livres que l'on ne voit pas ailleurs, et aussi pour soutenir l'initiative, comme on en discutait récemment d'ailleurs au sujet de l'édition indépendante.
https://intramuros.org/giriviller/agenda/…
C'est écrit "1er salon", est-ce la première initiative du genre ou est-ce simplement la première fois que ça se fait dans ce village spécifiquement ? J'avoue que je m'y connais peu et que vous vous y connaissez mieux que moi.
(C'est dans un petit village entre Nancy et Épinal pour ceux qui se demandent, j'ignore s'il y en a d'autres ailleurs)
Je ne savais pas que ça se faisait. De ce que j'ai compris, les grands salons sont très axés sur les grandes maisons d'édition, et quand les petits éditeurs et auto-édités sont acceptés, c'est sur des petits stands tout serrés au fond et peu mis en avant. C'était comme ça au Metztorii où je suis allé le weekend dernier : si je n'avais pas repéré à l'avance le stand de l'autrice que je cherchais sur le plan, après avoir vu l'annonce de la participation sur le site de l'autrice (car absente de celui du salon), je ne l'aurais pas trouvé. Je trouve ça injuste que certains auteurs soient plus mis en avant que d'autres sur le critère du mode d'édition (et même de manière générale). L'idéal serait un salon qui donne la même visibilité à tous, mais comme c'est manifestement pas le cas, ce petit salon tente de réajuster la balance en faisant l'inverse. Je compte y aller car je suppose qu'on y trouve des livres que l'on ne voit pas ailleurs, et aussi pour soutenir l'initiative, comme on en discutait récemment d'ailleurs au sujet de l'édition indépendante.
https://intramuros.org/giriviller/agenda/…
C'est écrit "1er salon", est-ce la première initiative du genre ou est-ce simplement la première fois que ça se fait dans ce village spécifiquement ? J'avoue que je m'y connais peu et que vous vous y connaissez mieux que moi.
(C'est dans un petit village entre Nancy et Épinal pour ceux qui se demandent, j'ignore s'il y en a d'autres ailleurs)
Ce n'est donc pas, à proprement parler, un salon dédié à l'édition indépendante. "Edition indépendante" a un sens bien précis : elle désigne des maisons d'édition qui n'appartiennent pas à des groupes éditoriaux. Toutes les maisons d'édition connues ont été, à une époque ou une autre, des éditeurs indépendants, avant d'être rachetées (pour certaines, plusieurs fois). C'est un terme qui ne renvoie pas non plus nécessairement à des "petites" maisons ; il se trouve juste que, par la concentration capitaliste, les éditeurs indépendants de taille moyenne (comme l'était Minuit encore récemment, avant d'être racheté par le groupe Madrigall) tendent à disparaître du paysage. Par ailleurs, certaines maisons vraiment petites ont un prestige durable (José Corti, par exemple).
Il ne me paraît pas injuste que les livres auto-édités ou édités à compte d'auteur ne soient pas traités comme les livres publiés à compte d'éditeur. En effet ce sont des livres pour lesquels l'auteur a décidé de son propre chef qu'ils méritaient la publication, or l'auteur est la personne la plus mal placée pour en juger. Dans un système marchand comme le nôtre, la seule garantie est l'argent. Pour qu'un livre soit jugé publiable, il faut donc qu'une personne qui n'a rien à voir avec l'auteur juge que ce livre mérite que la maison d'édition prenne en charge tous les frais d'édition.
Il ne me paraît pas injuste que les livres auto-édités ou édités à compte d'auteur ne soient pas traités comme les livres publiés à compte d'éditeur. En effet ce sont des livres pour lesquels l'auteur a décidé de son propre chef qu'ils méritaient la publication, or l'auteur est la personne la plus mal placée pour en juger. Dans un système marchand comme le nôtre, la seule garantie est l'argent. Pour qu'un livre soit jugé publiable, il faut donc qu'une personne qui n'a rien à voir avec l'auteur juge que ce livre mérite que la maison d'édition prenne en charge tous les frais d'édition.
Ce n'est donc pas, à proprement parler, un salon dédié à l'édition indépendante. "Edition indépendante" a un sens bien précis : elle désigne des maisons d'édition qui n'appartiennent pas à des groupes éditoriaux. Toutes les maisons d'édition connues ont été, à une époque ou une autre, des éditeurs indépendants, avant d'être rachetées (pour certaines, plusieurs fois). C'est un terme qui ne renvoie pas non plus nécessairement à des "petites" maisons ; il se trouve juste que, par la concentration capitaliste, les éditeurs indépendants de taille moyenne (comme l'était Minuit encore récemment, avant d'être racheté par le groupe Madrigall) tendent à disparaître du paysage. Par ailleurs, certaines maisons vraiment petites ont un prestige durable (José Corti, par exemple).
Oui, c'est vrai que quand j'ai dit "édition indépendante", c'était dans le sens de "ce qui n'est pas les grandes maisons d'éditions" plus que pour parler d'édition indépendante précisément. Après, je ne sais pas exactement ce qu'ils entendent par "indépendant" et "non-édités". Est-ce que "non-édité" signifie auto-édition car pas édité par une maison d'édition, et "indépendant" fait référence aux petites maisons indépendantes ? Ou bien "non-édité" signifie publié uniquement sur le web sans édition papier (pas d'isbn), et "indépendant" pour les auto-édités qui ne dépendent d'aucune maison d'édition. C'est pas très clair, mais l'important c'est que cela met en avant les livres que les autres salons relèguent au second plan.
Il ne me paraît pas injuste que les livres auto-édités ou édités à compte d'auteur ne soient pas traités comme les livres publiés à compte d'éditeur. En effet ce sont des livres pour lesquels l'auteur a décidé de son propre chef qu'ils méritaient la publication, or l'auteur est la personne la plus mal placée pour en juger. Dans un système marchand comme le nôtre, la seule garantie est l'argent. Pour qu'un livre soit jugé publiable, il faut donc qu'une personne qui n'a rien à voir avec l'auteur juge que ce livre mérite que la maison d'édition prenne en charge tous les frais d'édition.
Je comprends ce point de vue, mais il se place d'un angle très marchand alors que je vois plus les choses d'un angle artistique. Évidemment, financièrement, certains livres valent plus le coup d'être publiés et mis en avant que d'autres, mais rentabilité financière n'est pas synonyme de qualité artistique. Beaucoup de livres aujourd'hui considérés comme des chefs-d'œuvre ont été refusés par les maisons d'édition à leur époque. Si l'auto-édition avait existé à l'époque, dans un système boudant celle-ci, nous serions passés à côté. C'est moralement, artistiquement, que je trouve injuste une hiérarchisation de la littérature et de sa visibilité, pas financièrement. Je suis pour l'égalité des chances et contre le principe de "mériter la publication". Mais les places dans les librairies et les salons sont limitées, donc pour la visibilité, on n'a pas le choix que de trouver des critères pour la distribuer. Et on peut choisir nombre de critères différents. Ici c'est "le nombre de personnes ayant validés l'oeuvre pour sa publication", ça ne me parait pas le meilleur critère, étant donné que certaines maisons d'édition publient des œuvres à l'arrache en les lisant à peine, juste pour le succès commercial, tandis que certains auto-édités passent par de nombreux bêta-lecteurs avant la publication, parfois plus qu'en ME.
Et j'ajoute aussi que dans un autre sens, les auto-édités sont de vrais artistes avec beaucoup plus de mérite car ils font tout, l'écriture, la correction, la couverture, la mise en page et la promotion eux-mêmes. Alors que les auteurs en maison d'édition sont assistés par des correcteurs, assistés par des graphismes, assistés par des metteurs en pages et assistés pour la promotion. Bref, tous des assistés. Donc si on voit les choses de cette manière, les auto-édités font beaucoup plus d'efforts et ont plus de mérite. Tout dépend des critères que l'on choisit pour mettre en avant les livres.
Franchement, ça n'est pas du tout comme ça que ça se passe dans l'édition indépendante. La plupart du temps, l'éditeur a un boulot alimentaire à côté pour vivre, et se débrouille pour que sa maison ne perde pas d'argent. Il assume tous les frais, et il faut vraiment qu'il croie en la valeur d'un livre pour qu'il s'engage sur le texte d'une personne qu'il ne connaît pas. Il n'y a pas de meilleure garantie. De son côté, l'auto-édité ne fait que se rendre service à lui-même ; c'est une démarche beaucoup plus narcissique. Se charger de tout faire soi-même le mieux possible, c'est juste la moindre des politesses à l'égard des éventuels lecteurs.
Et j'ajoute aussi que dans un autre sens, les auto-édités sont de vrais artistes avec beaucoup plus de mérite car ils font tout, l'écriture, la correction, la couverture, la mise en page et la promotion eux-mêmes. Alors que les auteurs en maison d'édition sont assistés par des correcteurs, assistés par des graphismes, assistés par des metteurs en pages et assistés pour la promotion. Bref, tous des assistés. Donc si on voit les choses de cette manière, les auto-édités font beaucoup plus d'efforts et ont plus de mérite. Tout dépend des critères que l'on choisit pour mettre en avant les livres.
@Feint
As-tu vu que sous la signature d' Infernus Iohannes, Volodine va sortir 11 ouvrages chez 11 éditeurs différents ?
Il veut clore le post-exotisme.
Article dans l' Actualitté.
https://actualitte.com/article/131546/…
As-tu vu que sous la signature d' Infernus Iohannes, Volodine va sortir 11 ouvrages chez 11 éditeurs différents ?
Il veut clore le post-exotisme.
Article dans l' Actualitté.
https://actualitte.com/article/131546/…
@FeintOui bien sûr, j'attends l'événement avec impatience !
As-tu vu que sous la signature d' Infernus Iohannes, Valodineva sortir 11 ouvrages chez 11 éditeurs différents ?
Il veut clore le post-exotisme.
Article dans l' Actualitté.
https://actualitte.com/article/131546/…;
Ce que j'ai voulu dire dans mon paragraphe, c'était surtout que les critères sont multiples et que selon lesquels on choisit, les livres mis en avant ne sont pas du tout les mêmes. Prendre "l'effort fourni par les auteurs" donne un classement très différent de "le nombre de personnes ayant cru en l'œuvre", et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.
C'est vrai que pour les petites maisons d'éditions, on ne peut pas ignorer l'aspect financier et ne voir qu'uniquement l'aspect artistique, car leur situation financière est difficile. Quand j'ai acheté pour 90€ de livres à l'autrice dont je parlais précédemment, elle m'a dit que je lui ai "sauvé la journée". Mais il n'y a que dans l'édition traditionnelle (indépendante ou pas) qu'il y a des frais d'éditions, en auto-édition et sur le web, ça ne coûte que du temps et pas d'argent. Et comme il n'y a rien à rembourser, la rentabilité n'y est pas un critère. Donc l'argument financier fonctionne, mais seulement sur l'édition indépendante, hors selon comment on interprète l'intitulé du salon, les auto-édités et non-édités du web y ont aussi leur place.
Pour moi la démarche de l'auto-édition n'est pas "narcissique", mais juste "normale" ou "naturelle". Dans le sens que c'est l'option par défaut. Au même titre que si l'on veut publier une vidéo, le premier réflexe c'est aller sur Youtube et cliquer sur publier, quand on veut publier un livre, le premier réflexe est aller sur Amazon ou Wattpad et cliquer sur publier. Là où je veux en venir, c'est que quand j'étais plus jeune et que j'ai publié mes premiers écrits sur Wattpad, je ne me suis pas dit que j'allais refuser les maisons d'édition pour tout faire moi-même par narcissisme, j'ai juste pris l'option par défaut sans réfléchir. Donc je ne pense pas qu'il y ait d'intention narcissique dans cette démarche.
Les éditeurs s'intéressent donc d'abord au potentiel commercial plutôt qu'à la qualité littéraire, et c'est deux choses séparées. Cela renforce l'idée que dans un salon dédié aux auto-édités et non-édités, on trouve des livres hors-normes, au-delà des standards éditoriaux et commerciaux. Autrement dit : pas les livres qu'on voit d'habitude. J'aime découvrir de nouvelles choses et j'avoue ne pas être fan des maisons d'édition qui publient toujours le même type de bouquins commerciaux uniformes juste parce que ça se vend bien, sans jamais laisser de chance aux originaux sous prétexte que c'est pas rentable. Qui sait, je dénicherai peut-être des perles rares à ce salon.
La plupart du temps, l'éditeur a un boulot alimentaire à côté pour vivre, et se débrouille pour que sa maison ne perde pas d'argent. Il assume tous les frais, et il faut vraiment qu'il croie en la valeur d'un livre pour qu'il s'engage sur le texte d'une personne qu'il ne connaît pas.
C'est vrai que pour les petites maisons d'éditions, on ne peut pas ignorer l'aspect financier et ne voir qu'uniquement l'aspect artistique, car leur situation financière est difficile. Quand j'ai acheté pour 90€ de livres à l'autrice dont je parlais précédemment, elle m'a dit que je lui ai "sauvé la journée". Mais il n'y a que dans l'édition traditionnelle (indépendante ou pas) qu'il y a des frais d'éditions, en auto-édition et sur le web, ça ne coûte que du temps et pas d'argent. Et comme il n'y a rien à rembourser, la rentabilité n'y est pas un critère. Donc l'argument financier fonctionne, mais seulement sur l'édition indépendante, hors selon comment on interprète l'intitulé du salon, les auto-édités et non-édités du web y ont aussi leur place.
De son côté, l'auto-édité ne fait que se rendre service à lui-même ; c'est une démarche beaucoup plus narcissique.
Pour moi la démarche de l'auto-édition n'est pas "narcissique", mais juste "normale" ou "naturelle". Dans le sens que c'est l'option par défaut. Au même titre que si l'on veut publier une vidéo, le premier réflexe c'est aller sur Youtube et cliquer sur publier, quand on veut publier un livre, le premier réflexe est aller sur Amazon ou Wattpad et cliquer sur publier. Là où je veux en venir, c'est que quand j'étais plus jeune et que j'ai publié mes premiers écrits sur Wattpad, je ne me suis pas dit que j'allais refuser les maisons d'édition pour tout faire moi-même par narcissisme, j'ai juste pris l'option par défaut sans réfléchir. Donc je ne pense pas qu'il y ait d'intention narcissique dans cette démarche.
Il assume tous les frais, et il faut vraiment qu'il croie en la valeur d'un livre pour qu'il s'engage sur le texte d'une personne qu'il ne connaît pas. Il n'y a pas de meilleure garantie.
Les éditeurs s'intéressent donc d'abord au potentiel commercial plutôt qu'à la qualité littéraire, et c'est deux choses séparées. Cela renforce l'idée que dans un salon dédié aux auto-édités et non-édités, on trouve des livres hors-normes, au-delà des standards éditoriaux et commerciaux. Autrement dit : pas les livres qu'on voit d'habitude. J'aime découvrir de nouvelles choses et j'avoue ne pas être fan des maisons d'édition qui publient toujours le même type de bouquins commerciaux uniformes juste parce que ça se vend bien, sans jamais laisser de chance aux originaux sous prétexte que c'est pas rentable. Qui sait, je dénicherai peut-être des perles rares à ce salon.
Pas du tout. Pour engager de l'argent et publier un livre pour lequel on sait qu'on n'en tirera vraisemblablement aucun bénéfice, il faut vraiment croire en la valeur de ce texte. C'est un geste qui est fait pour la littérature, et dans l'espérance que d'autres se rendront compte de la valeur du texte qu'on a découvert. Cherche un peu ce que publient certaines maisons indépendantes ; tu verras.
Les éditeurs s'intéressent donc d'abord au potentiel commercial plutôt qu'à la qualité littéraire, et c'est deux choses séparées. Cela renforce l'idée que dans un salon dédié aux auto-édités et non-édités, on trouve des livres hors-normes, au-delà des standards éditoriaux et commerciaux. Autrement dit : pas les livres qu'on voit d'habitude. J'aime découvrir de nouvelles choses et j'avoue ne pas être fan des maisons d'édition qui publient toujours le même type de bouquins commerciaux uniformes juste parce que ça se vend bien, sans jamais laisser de chance aux originaux sous prétexte que c'est pas rentable. Qui sait, je dénicherai peut-être des perles rares à ce salon.
Il y a vraiment d'excllents textes chez les éditeurs indépendants et je suis bien placé pour le dire car j'en lis au moins une cinquantaine par an. Tout n'est pas toujours parfait mais il y a des pépites qui méritent une lecture...
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