Bein oui! mais quand je parle d'eux ,personne ne dit rien. Un jour nous allons nous réveiller avec une sacrée gueule de bois.
https://critiqueslibres.com/i.php/forum/…
https://critiqueslibres.com/i.php/forum/…
pas beauco0up d'info en acces libre
"Bolloré tue Grasset. C'est un acte de mort. C'est un coup de fusil à bout portant contre une des plus vieilles maisons d'édition françaises. On a rarement vu un grand patron piétiner son propre capital", dénonce ce mardi sur France Inter le philosophe et romancier Pascal Bruckner, après le départ annoncé du PDG des éditions Grasset, propriété du groupe Hachette, lui même contrôlé par Vincent Bolloré. Hachette annonce dans un communiqué transmis à France Inter que Jean-Claude Thiery remplace Olivier Nora à la tête de la maison d'édition.
: https://radiofrance.fr/franceinter/podcasts/…
il faut vraiment s'intéresser aux alternatives en terme de maison d'édition et pour moi qui lit en anglais voir quel est le paysage dans le monde anglo-saxon
"Bolloré tue Grasset. C'est un acte de mort. C'est un coup de fusil à bout portant contre une des plus vieilles maisons d'édition françaises. On a rarement vu un grand patron piétiner son propre capital", dénonce ce mardi sur France Inter le philosophe et romancier Pascal Bruckner, après le départ annoncé du PDG des éditions Grasset, propriété du groupe Hachette, lui même contrôlé par Vincent Bolloré. Hachette annonce dans un communiqué transmis à France Inter que Jean-Claude Thiery remplace Olivier Nora à la tête de la maison d'édition.
: https://radiofrance.fr/franceinter/podcasts/…
il faut vraiment s'intéresser aux alternatives en terme de maison d'édition et pour moi qui lit en anglais voir quel est le paysage dans le monde anglo-saxon
Ça doit être bien pire dans le monde anglo-saxon, pour qu'ils regardent chez nous avec envie :
"With its 3,000 independent bookstores (more in raw number than in the whole of the US, though France has just a fifth of the population) and 770 news kiosks across 180 cities, I’m always struck by – and adore – the extent to which France is a country that still reads. It’s in the data: 350m books were sold in France in 2025; adjusted for population that’s almost three times as many as in the US (762m), and just under twice as many as in the UK (191m). It’s in the anecdote: the quantity (and quality) of books advertised in the Métro, the number of people reading during their commutes, the way niche publications spawn, stay or are replaced by new ones."
https://theguardian.com/commentisfree/2026/…
"With its 3,000 independent bookstores (more in raw number than in the whole of the US, though France has just a fifth of the population) and 770 news kiosks across 180 cities, I’m always struck by – and adore – the extent to which France is a country that still reads. It’s in the data: 350m books were sold in France in 2025; adjusted for population that’s almost three times as many as in the US (762m), and just under twice as many as in the UK (191m). It’s in the anecdote: the quantity (and quality) of books advertised in the Métro, the number of people reading during their commutes, the way niche publications spawn, stay or are replaced by new ones."
https://theguardian.com/commentisfree/2026/…
oui mais ca ne répond pas à la question de la perte d'indépendance. J'ai demandé à l'IA, apparament le monde anglo-saxon est mieux protégé contre ce genre de prise de controle idéologique mais c'est plutot un problème de recherche de profit qui fait un nivellement le bas. Voici son avis, que je pense fort juste. Avec une réserve sur Acte Sud (mais je ne connais pas assez)
Concentration éditoriale : La France face au miroir anglo-saxon
L'éviction d'Olivier Nora de la direction de Grasset cristallise les craintes d'une "bollorisation" de l'édition française. Si le pluralisme semble menacé dans l'Hexagone, la situation dans le monde anglo-saxon (États-Unis, Royaume-Uni, Australie) présente des similitudes inquiétantes, bien que les ressorts soient différents.
1. Idéologie vs Profit : Deux logiques de contrôle
En France, l'inquiétude autour du rachat d'Hachette par Vivendi est avant tout politique et culturelle. On craint que l'édition ne devienne un outil d'influence au service d'un agenda conservateur, brisant la tradition d'autonomie des directeurs de collection.
Dans le monde anglo-saxon, le danger est davantage commercial. Les "Big Five" (Penguin Random House, HarperCollins, Macmillan, Simon & Schuster et Hachette) sont des machines à profits.
La menace : Ce n'est pas tant la censure d'une opinion qui prime, mais la mise au rebut de tout ce qui n'est pas un "blockbuster" potentiel. La diversité littéraire y est menacée par une homogénéisation marketing extrême.
2. La figure de l'Éditeur : Un rempart qui s'effrite
Le départ d'Olivier Nora est perçu comme la chute d'un rempart. Dans la tradition française, le patron d'une maison comme Grasset jouit d'une indépendance quasi souveraine vis-à-vis de son actionnaire.
Outre-Atlantique et outre-Manche, cette autonomie est protégée par des "chartes de rédaction" ou des structures de conglomérats qui, théoriquement, séparent la gestion financière du choix des manuscrits. Cependant, la pression sur les résultats pousse de plus en plus les éditeurs à s'autocensurer sur des sujets jugés trop "niche" ou, à l'inverse, trop polémiques pour le grand public.
3. La résistance par l'indépendance
Face à ces mastodontes, un point commun réunit les deux paysages : la vitalité des maisons indépendantes.
En France, des maisons comme Actes Sud, L’Olivier ou POL continuent de garantir une liberté totale.
Dans le monde anglo-saxon, de petites structures comme Fitzcarraldo Editions (Royaume-Uni) ou Giramondo (Australie) reprennent le flambeau de la haute littérature, là où les grands groupes ne voient plus que des chiffres de vente.
4. Le cas Rupert Murdoch : Le "Bolloré" anglophone ?
Le parallèle le plus frappant avec Vincent Bolloré reste Rupert Murdoch. Propriétaire de HarperCollins, il a été régulièrement accusé d'utiliser son empire pour servir ses intérêts économiques et politiques (notamment en bloquant des publications critiques envers la Chine pour protéger ses marchés). Cela prouve que le risque d'une édition "aux ordres" n'est pas une exception française.
En résumé : Si la France s'alarme d'une mainmise idéologique directe, le monde anglophone subit une érosion plus silencieuse par la rentabilité. Dans les deux cas, le rôle du lecteur et des plateformes comme CritiquesLibres devient crucial : celui de découvrir et de soutenir les voix qui échappent à ces nouveaux empires.
Note pour votre partage : N'hésitez pas à mentionner que cette concentration réduit souvent la prise de risque sur les traductions d'auteurs étrangers, un sujet qui touche particulièrement les passionnés de littérature mondiale.
Concentration éditoriale : La France face au miroir anglo-saxon
L'éviction d'Olivier Nora de la direction de Grasset cristallise les craintes d'une "bollorisation" de l'édition française. Si le pluralisme semble menacé dans l'Hexagone, la situation dans le monde anglo-saxon (États-Unis, Royaume-Uni, Australie) présente des similitudes inquiétantes, bien que les ressorts soient différents.
1. Idéologie vs Profit : Deux logiques de contrôle
En France, l'inquiétude autour du rachat d'Hachette par Vivendi est avant tout politique et culturelle. On craint que l'édition ne devienne un outil d'influence au service d'un agenda conservateur, brisant la tradition d'autonomie des directeurs de collection.
Dans le monde anglo-saxon, le danger est davantage commercial. Les "Big Five" (Penguin Random House, HarperCollins, Macmillan, Simon & Schuster et Hachette) sont des machines à profits.
La menace : Ce n'est pas tant la censure d'une opinion qui prime, mais la mise au rebut de tout ce qui n'est pas un "blockbuster" potentiel. La diversité littéraire y est menacée par une homogénéisation marketing extrême.
2. La figure de l'Éditeur : Un rempart qui s'effrite
Le départ d'Olivier Nora est perçu comme la chute d'un rempart. Dans la tradition française, le patron d'une maison comme Grasset jouit d'une indépendance quasi souveraine vis-à-vis de son actionnaire.
Outre-Atlantique et outre-Manche, cette autonomie est protégée par des "chartes de rédaction" ou des structures de conglomérats qui, théoriquement, séparent la gestion financière du choix des manuscrits. Cependant, la pression sur les résultats pousse de plus en plus les éditeurs à s'autocensurer sur des sujets jugés trop "niche" ou, à l'inverse, trop polémiques pour le grand public.
3. La résistance par l'indépendance
Face à ces mastodontes, un point commun réunit les deux paysages : la vitalité des maisons indépendantes.
En France, des maisons comme Actes Sud, L’Olivier ou POL continuent de garantir une liberté totale.
Dans le monde anglo-saxon, de petites structures comme Fitzcarraldo Editions (Royaume-Uni) ou Giramondo (Australie) reprennent le flambeau de la haute littérature, là où les grands groupes ne voient plus que des chiffres de vente.
4. Le cas Rupert Murdoch : Le "Bolloré" anglophone ?
Le parallèle le plus frappant avec Vincent Bolloré reste Rupert Murdoch. Propriétaire de HarperCollins, il a été régulièrement accusé d'utiliser son empire pour servir ses intérêts économiques et politiques (notamment en bloquant des publications critiques envers la Chine pour protéger ses marchés). Cela prouve que le risque d'une édition "aux ordres" n'est pas une exception française.
En résumé : Si la France s'alarme d'une mainmise idéologique directe, le monde anglophone subit une érosion plus silencieuse par la rentabilité. Dans les deux cas, le rôle du lecteur et des plateformes comme CritiquesLibres devient crucial : celui de découvrir et de soutenir les voix qui échappent à ces nouveaux empires.
Note pour votre partage : N'hésitez pas à mentionner que cette concentration réduit souvent la prise de risque sur les traductions d'auteurs étrangers, un sujet qui touche particulièrement les passionnés de littérature mondiale.
Merci Saule, je me souvient qu'à une certaine époque une loi avait été voté en réaction à la prise de pouvoir d'hersant sur la presse papier.
Je suis désolé d'avoir "lancé" un sujet en forum général alors que cela aurait bien pu être traité ici. J'ai "fait" avant de lire...
Je suis désolé d'avoir "lancé" un sujet en forum général alors que cela aurait bien pu être traité ici. J'ai "fait" avant de lire...
https://lexpress.fr/france/…
Et retour de bâton pour M. Bolloré ...
https://lessentiel.lu/fr/story/…
https://7sur7.be/monde/…
D'un point de vue idéologique tout autant que financier, les choses ne vont certes pas dans le bon sens. Mais à l'heure actuelle, je pense qu'il y a encore moyen de contourner ceux que dont on ne souhaite pas financer les activités, tout en se faisant plaisir. Mais pour combien de temps encore?
Concernant le monde anglo-saxon, mon sentiment va dans le sens de ce qui est relevé plus haut (concentration et recherche du profit avant tout). Cela dit, avec tous les bouleversements qui ont cours actuellement aux E-U, je pense que la neutralité n'est plus tout à fait d'actualité dans ce pays.
Quelques suggestions pour celles et ceux qui lisent en anglais.
Aux E-U, il y a Archipelago Books qui sauf erreur est une maison indépendante. Ils publient essentiellement une littérature internationale traduite en anglais. Leur catalogue est assez bien garni et les exemplaires que j'ai pu acquérir m'ont tous semblés d'assez bonne facture.
https://archipelagobooks.org
En Grande-Bretagne, il y a un prix littéraire qui se veut mettre en avant les petites maisons d'éditions. Il s'agit du 'Republic of Consciousness Prize', devenu depuis peu le 'Queen Mary Small Press Fiction Prize'. Un coup d'oeil sur les listes de finalistes et de lauréats permet de découvrir un certain nombre de petites maisons d'éditions.
https://www.republicofconsciousness.com
Concernant le monde anglo-saxon, mon sentiment va dans le sens de ce qui est relevé plus haut (concentration et recherche du profit avant tout). Cela dit, avec tous les bouleversements qui ont cours actuellement aux E-U, je pense que la neutralité n'est plus tout à fait d'actualité dans ce pays.
Quelques suggestions pour celles et ceux qui lisent en anglais.
Aux E-U, il y a Archipelago Books qui sauf erreur est une maison indépendante. Ils publient essentiellement une littérature internationale traduite en anglais. Leur catalogue est assez bien garni et les exemplaires que j'ai pu acquérir m'ont tous semblés d'assez bonne facture.
https://archipelagobooks.org
En Grande-Bretagne, il y a un prix littéraire qui se veut mettre en avant les petites maisons d'éditions. Il s'agit du 'Republic of Consciousness Prize', devenu depuis peu le 'Queen Mary Small Press Fiction Prize'. Un coup d'oeil sur les listes de finalistes et de lauréats permet de découvrir un certain nombre de petites maisons d'éditions.
https://www.republicofconsciousness.com
CORRECTION: Mais à l'heure actuelle, je pense qu'il y a encore moyen de contourner ceux dont on ne souhaite pas financer les activités, et cela tout en se faisant plaisir.
Je ne connais pas du tout cette histoire, quelqu'un connaît il les raisons officielles ou officieuses des désaccords entre Nora et Bolloré ?
SpaceCadet, c'est vrai et j'essayais d'acheter des livres d'éditeurs indépendants quand j'étais en Belgique, mais souvent on veut lire un auteur et on n'a pas le choix de la maison d'édition. Je suis dans une série Elizabeth Howard Jones (la chronique des cazalets), elle est publiée par Penguin Books Australia, qui appartient à Bertelsman (empire médiatique allemand), donc j'ai pas le choix. Ceci dit Bertelsman n'est apparament pas idéologique comme Bolloré ou Murdoch, c'est la vieille école de faire beaucoup de fric :-)
Peut-etre que les stars qui quittent Grasset pourrait faire une nouvelle maison d'édition ? Et on investirait tous dedans ?
Peut-etre que les stars qui quittent Grasset pourrait faire une nouvelle maison d'édition ? Et on investirait tous dedans ?
Je ne connais pas du tout cette histoire, quelqu'un connaît il les raisons officielles ou officieuses des désaccords entre Nora et Bolloré ?Selon Le nouvel Obs, ce n'est pas la date de publication du récit de captivité de Boualem Sanal mais le refus d'une demande faite par Arnaud Lagardère (président d'Hachette Livre) à Olivier Nora d'accepter dans son catalogue un ouvrage signé par Nicolas Diat (éditeur de Philippe de Villiers et Jordan Bardella chez Fayard)
source : https://lemonde.fr/economie/article/…
Un article du Monde en lecture libre : Grasset : l’intégralité de la lettre de départ et la liste des auteurs signataires qui quittent la maison d’édition
https://lemonde.fr/economie/article/…
https://lemonde.fr/economie/article/…
SpaceCadet, c'est vrai et j'essayais d'acheter des livres d'éditeurs indépendants quand j'étais en Belgique, mais souvent on veut lire un auteur et on n'a pas le choix de la maison d'édition. Je suis dans une série Elizabeth Howard Jones (la chronique des cazalets), elle est publiée par Penguin Books Australia, qui appartient à Bertelsman (empire médiatique allemand), donc j'ai pas le choix.
Très juste. On ne peut pas complètement y échapper.
Inversement, je doute que depuis l'Australie tu puisses acheter facilement un livre qui aurait été publié par une petite maison indépendante basée ailleurs, disons en Europe par exemple.
Pour revenir au licenciement d'Olivier Nora, la question que je me pose est de savoir quel effet l'action entreprise par les auteurs signataires de la lettre (merci à Ludmilla pour le lien) pourra avoir. Beaucoup de bruit, sans doute, mais après?
Il est bizarre de mettre sur le même plan Actes Sud, qui est un grand groupe éditorial et qui possède d'autres maisons, avec l'Olivier qui est et a toujours été dès sa création une filiale du Seuil et POL qui appartient à Gallimard ; ces deux dernières ont des comptes à rendre aux maisons-mères - au moins n'appartiennent-elles pas à un milliardaire d'extrême-droite dont les préoccupations n'ont rien de littéraire.
En France, des maisons comme Actes Sud, L’Olivier ou POL continuent de garantir une liberté totale.
https://lexpress.fr/france/…En même temps il s'en fiche : son but n'est pas de publier de la littérature, ni même de gagner de l'argent.
Et retour de bâton pour M. Bolloré ...
https://lessentiel.lu/fr/story/…
https://7sur7.be/monde/…
Pour revenir au licenciement d'Olivier Nora, la question que je me pose est de savoir quel effet l'action entreprise par les auteurs signataires de la lettre (merci à Ludmilla pour le lien) pourra avoir. Beaucoup de bruit, sans doute, mais après?Un effet limité. Grasset publiera des textes merdiques - mais très honnêtement il y en avait déjà avant. C'est embêtant pour les auteurs valables qui devront chercher ailleurs, surtout s'ils n'ont pas une grande renommée.
En même temps il s'en fiche : son but n'est pas de publier de la littérature, ni même de gagner de l'argent.
Sans doute vrai pour la première parte de la phrase, je suis beaucoup plus circonspect
pour la seconde, dans la mesure où justement des personnes comme lui, n'aiment pas
beaucoup perdre de l'argent...
La littérature, c'est peanuts par rapport à ce qu'il gagne ailleurs.
En même temps il s'en fiche : son but n'est pas de publier de la littérature, ni même de gagner de l'argent.
Sans doute vrai pour la première parte de la phrase, je suis beaucoup plus circonspect
pour la seconde, dans la mesure où justement des personnes comme lui, n'aiment pas
beaucoup perdre de l'argent...
C'est beaucoup plus inquiétant pour les librairies, dont les ventes du groupe Hachette représentent une part énorme du chiffre d'affaires, et sans les librairie, plus de littérature.
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