Avant de prendre la route vers l'ArdĂšche et de scruter les bords de route en quĂȘte d'un auto-stoppeur aux allures de chat, je me devais de laisser ici mon petit compte-rendu. Vous pensez que la routine est mortelle? Sur CL, y dĂ©roger est bien pire encore : on se transforme alors en objet de discussion entre les Gossip girls and boys rĂ©unis autour de la table (vous l'avez compris: l'humiliation ultime).
Le groupe était clairsemé comme les cheveux de Patman mais peu importe, la joie de se retrouver était toujours là pour combler les chaises vides.
Il y a un an, je vous ai fait mon compte-rendu en mode nostalgie. Cette année, je choisis le ton de l'élégance car nous avons été toisés tout au long du repas par la reine d'Angleterre, ce qui n'est pas une anodine compagnie.
D'ailleurs, je me suis autorisé une arrivée de princesse avec 15 minutes de retard (offerts par la SNCB), accompagnée de mon cher et tendre, pendant que mes fidÚles camarades de l'aristocratie célienne tenaient dignement leur menu sans oser s'en servir comme éventail. Mr Ludmilla, en effet, piaffait d'impatience à l'idée de commander sa casserole de moules (ce qui, selon notre serveur, était un choix manquant cruellement d'originalité) et sa petite pression.
Je n'Ă©tais pas encore assise que le sujet de l'addition Ă©tait dĂ©jĂ abordĂ©, histoire de planter le dĂ©cor pour mon petit mari timorĂ© et impressionnĂ© par une assemblĂ©e aussi prestigieuse. Choisir un plat sous la pression d'Eric (pas EliĂšs bien sĂ»r), notre majordome, ne fut pas une sinĂ©cure, 80% de la carte Ă©tant juste passable selon ses critĂšres. Mais, fiĂšrement, nous avons tenu bon en osant des choix aussi peu audacieux qu'un tartare minute ou des pĂątes au pesto, car sauvĂ©s de l'opprobre par les croquettes de crevettes "palme d'or" et, malgrĂ© les 30°, la cervelle de veau (tant qu'on n'a pas goĂ»tĂ©, hein...) ou le vol-au-vent du chef. Vous vous fichez de notre menu, peut-ĂȘtre ? Et pourtant, voilĂ une preuve encore de notre Ă©clectique tablĂ©e...
Parfois, j'aimerais nous enregistrer et garder une capsule temporelle de ces moments hauts en couleur mais cela pourrait s'avérer bien trop compromettant, j'en ai conscience. Ces réunions, elles nous servent à voir combien le temps nous épargne. Enfin, je parle de nos esprits toujours aussi vifs et de cette capacité à fidÚlement nous retrouver malgré les multiples invitations que nous fait la vie à changer de route. Il y a toujours cet équipage solide et opiniùtre de bardes au pied marin pour hisser la voile, jeter par-dessus bord les mutins, remplir la cale de vivres, de bonne biÚre et de fritz cola.
Il ne faudrait pas croire pour autant que nous Ă©tions dans un roman Ă l'eau de rose sans ses petits drames familiaux : Ludmilla et Tistou ont reglĂ© des comptes vieux de 2016 (mais la paix est revenue dans le mĂ©nage), le mĂȘme Tistou a dĂ©plorĂ© mon intĂ©rĂȘt pour les sciences humaines (aka dĂ©veloppement personnel), craignant me voir tombĂ©e dans les mĂ©andres sectaires de cette mouvance du bonheur Ă deux balles, Patman nous a avouĂ© son plaisir sadique Ă faire tomber les cyclistes et jouer au domino avec les vĂ©los, Septu a critiquĂ© l'intelligence de l'aristocratie grand-ducale, Mino est celui qui a balancĂ© le premier l'histoire de l'addition (une doublure de Muriel Robin, celui-lĂ ) et a pris des photos sans tenir compte des RGDP, Mr Ludmilla a trouvĂ© qu'il Ă©tait prĂ©fĂ©rable d'aller faire un tour plutĂŽt que de venir se coller avec nous sur un petit banc de la Fleur en Papier DorĂ© (enfin, il est revenu quand mĂȘme), et moi, j'ai continuĂ© Ă faire miroiter mon droit de jeunesse, Ă mettre habilement le cheveu dans la soupe et les pieds dans le plat, histoire d'animer les esprits taquins qui, je le sais, adorent se rĂ©veiller au prix d'une joyeuse pichenette.
Si Marvic et mon mari (que nous appellerons Carolin pour ses relations lointaines avec Charlemagne bien sĂ»r) ont Ă©tĂ© troubles-fĂȘte, ils l'ont fait de façon si discrĂšte que je n'ai rien Ă conter de leurs mĂ©faits.
Bref, nous avons dit du mal des vilains et du bien des gentils.
Nous avons bu quelques verres supplémentaires, le front luisant, nos tenues de gala collant à nos corps comme le suaire sur celui du Christ, nous promettant de remettre ça à bientÎt, plus souvent, plus nombreux, ici et ailleurs.
Nous ouvrirons sous peu un appel à texte célébrant la rencontre entre Oui-Oui et le Dalaï-Lama, venez nombreux : ce sera initiatique et transformateur.
Je n'ai pas tout dit, mais les copains s'en chargeront...
MERCI LES AMIS ! Cette fidÚle communauté est rare et précieuse, prenons-en soin.
Le groupe était clairsemé comme les cheveux de Patman mais peu importe, la joie de se retrouver était toujours là pour combler les chaises vides.
Il y a un an, je vous ai fait mon compte-rendu en mode nostalgie. Cette année, je choisis le ton de l'élégance car nous avons été toisés tout au long du repas par la reine d'Angleterre, ce qui n'est pas une anodine compagnie.
D'ailleurs, je me suis autorisé une arrivée de princesse avec 15 minutes de retard (offerts par la SNCB), accompagnée de mon cher et tendre, pendant que mes fidÚles camarades de l'aristocratie célienne tenaient dignement leur menu sans oser s'en servir comme éventail. Mr Ludmilla, en effet, piaffait d'impatience à l'idée de commander sa casserole de moules (ce qui, selon notre serveur, était un choix manquant cruellement d'originalité) et sa petite pression.
Je n'Ă©tais pas encore assise que le sujet de l'addition Ă©tait dĂ©jĂ abordĂ©, histoire de planter le dĂ©cor pour mon petit mari timorĂ© et impressionnĂ© par une assemblĂ©e aussi prestigieuse. Choisir un plat sous la pression d'Eric (pas EliĂšs bien sĂ»r), notre majordome, ne fut pas une sinĂ©cure, 80% de la carte Ă©tant juste passable selon ses critĂšres. Mais, fiĂšrement, nous avons tenu bon en osant des choix aussi peu audacieux qu'un tartare minute ou des pĂątes au pesto, car sauvĂ©s de l'opprobre par les croquettes de crevettes "palme d'or" et, malgrĂ© les 30°, la cervelle de veau (tant qu'on n'a pas goĂ»tĂ©, hein...) ou le vol-au-vent du chef. Vous vous fichez de notre menu, peut-ĂȘtre ? Et pourtant, voilĂ une preuve encore de notre Ă©clectique tablĂ©e...
Parfois, j'aimerais nous enregistrer et garder une capsule temporelle de ces moments hauts en couleur mais cela pourrait s'avérer bien trop compromettant, j'en ai conscience. Ces réunions, elles nous servent à voir combien le temps nous épargne. Enfin, je parle de nos esprits toujours aussi vifs et de cette capacité à fidÚlement nous retrouver malgré les multiples invitations que nous fait la vie à changer de route. Il y a toujours cet équipage solide et opiniùtre de bardes au pied marin pour hisser la voile, jeter par-dessus bord les mutins, remplir la cale de vivres, de bonne biÚre et de fritz cola.
Il ne faudrait pas croire pour autant que nous Ă©tions dans un roman Ă l'eau de rose sans ses petits drames familiaux : Ludmilla et Tistou ont reglĂ© des comptes vieux de 2016 (mais la paix est revenue dans le mĂ©nage), le mĂȘme Tistou a dĂ©plorĂ© mon intĂ©rĂȘt pour les sciences humaines (aka dĂ©veloppement personnel), craignant me voir tombĂ©e dans les mĂ©andres sectaires de cette mouvance du bonheur Ă deux balles, Patman nous a avouĂ© son plaisir sadique Ă faire tomber les cyclistes et jouer au domino avec les vĂ©los, Septu a critiquĂ© l'intelligence de l'aristocratie grand-ducale, Mino est celui qui a balancĂ© le premier l'histoire de l'addition (une doublure de Muriel Robin, celui-lĂ ) et a pris des photos sans tenir compte des RGDP, Mr Ludmilla a trouvĂ© qu'il Ă©tait prĂ©fĂ©rable d'aller faire un tour plutĂŽt que de venir se coller avec nous sur un petit banc de la Fleur en Papier DorĂ© (enfin, il est revenu quand mĂȘme), et moi, j'ai continuĂ© Ă faire miroiter mon droit de jeunesse, Ă mettre habilement le cheveu dans la soupe et les pieds dans le plat, histoire d'animer les esprits taquins qui, je le sais, adorent se rĂ©veiller au prix d'une joyeuse pichenette.
Si Marvic et mon mari (que nous appellerons Carolin pour ses relations lointaines avec Charlemagne bien sĂ»r) ont Ă©tĂ© troubles-fĂȘte, ils l'ont fait de façon si discrĂšte que je n'ai rien Ă conter de leurs mĂ©faits.
Bref, nous avons dit du mal des vilains et du bien des gentils.
Nous avons bu quelques verres supplémentaires, le front luisant, nos tenues de gala collant à nos corps comme le suaire sur celui du Christ, nous promettant de remettre ça à bientÎt, plus souvent, plus nombreux, ici et ailleurs.
Nous ouvrirons sous peu un appel à texte célébrant la rencontre entre Oui-Oui et le Dalaï-Lama, venez nombreux : ce sera initiatique et transformateur.
Je n'ai pas tout dit, mais les copains s'en chargeront...
MERCI LES AMIS ! Cette fidÚle communauté est rare et précieuse, prenons-en soin.
Un compte-rendu toujours aussi savoureux ! Bravo Blue.
La trouble-fĂȘte a passĂ© une excellente (demi-) journĂ©e, et Ă©tait vraiment heureuse de vous revoir, comme de faire la connaissance de Patman.
Bonne route pour l'ArdĂšche oĂč je te souhaite d'avoir le temps de t'y baigner ou d'essayer le Chassezac.
Et prĂȘte pour un nouvel Ă©pisode de Oui-Oui !
La trouble-fĂȘte a passĂ© une excellente (demi-) journĂ©e, et Ă©tait vraiment heureuse de vous revoir, comme de faire la connaissance de Patman.
Bonne route pour l'ArdĂšche oĂč je te souhaite d'avoir le temps de t'y baigner ou d'essayer le Chassezac.
Et prĂȘte pour un nouvel Ă©pisode de Oui-Oui !
Un compte-rendu toujours aussi savoureux ! Bravo Blue.
La trouble-fĂȘte a passĂ© une excellente (demi-) journĂ©e, et Ă©tait vraiment heureuse de vous revoir, comme de faire la connaissance de Patman.
Bonne route pour l'ArdĂšche oĂč je te souhaite d'avoir le temps de t'y baigner ou d'essayer le Chassezac.
Et prĂȘte pour un nouvel Ă©pisode de Oui-Oui !
Me baigner, sans aucun doute, mais pour le reste, je serai coincĂ©e dans mon lieu de retraite au milieu d'Ăąmes perdues en quĂȘte de sens. :-D
Je me rend compte comme le temps passe et comme me manque ces rendez-vous critiqueslibres dans la belle ville de Bruxelles. Merci pour ce compte rendu Blue !
Aucune intervention de mes comparses? Quelle tragédie...
Aucune intervention de mes comparses? Quelle tragédie...pour cause de canicule :-((
Et donc, la canicule ayant enfin consenti Ă sâĂ©loigner (finalement, Ă Bruxelles, il faisait plutĂŽt frais â comparĂ© Ă la rĂ©gion parisienne)
La cervelle quâEric (le serveur) nous avait conseillĂ© chaude, la carte comportant aussi une version froide, sâest avĂ©rĂ©e excellente !
Tistou â agrĂ©ablement surpris par le fait dâavoir rĂ©ussi Ă nous rejoindre en train â nous a avouĂ© que câĂ©tait son anniversaire mais je nâen dirai pas plus Ă ce sujet.
En fin de journĂ©e, nous nâĂ©tions plus que 5 : Septularisen, Patman, Tistou, MrLudmilla et moi-mĂȘme.
La pizzeria oĂč nous avons mangĂ©, comment dire, nâĂ©tait (et de loin) pas au niveau des « petits oignons ». Qui plus est, il y faisait trop chaud pour moi, je nâai conservĂ© aucun souvenir marquant de ce repas, je laisserai donc les autres commenter nos Ă©changes â sâils sâen souviennent...
LâhĂŽtel Ibis avait offert Ă Tistou ainsi quâĂ Patman et Septularisen, un ticket pour une boisson gratuite en lâhonneur de lâanniversaire de Tistou, mais leur bar Ă©tant fermĂ©, il leur a fallu aller jusquâau Novotel (cad ~traverser une rue) pour les utiliser. Câest donc au bar du Novotel que MrLudmilla et moi les avons laissĂ©s.
Pour le retour de cette escapade bruxelloise, la STIB (lâĂ©quivalent bruxellois de la RATP) nous a « offert » un trajet en bus imprĂ©vuâŠ.
Nous pensions somnoler une vingtaine de minutes tranquillement assis dans un mĂ©tro peu frĂ©quentĂ© un dimanche matin avant dâarriver au parking Ceria oĂč nous attendait notre voiture.
Que nenni !
Il nous a fallu descendre moins de 10 mn aprĂšs le dĂ©part, la fin de la ligne de mĂ©tro Ă©tant fermĂ©e pour cause de travaux, et prendre un mystĂ©rieux bus M-5 qui sâest avĂ©rĂ© partir quasi immĂ©diatement. Il Ă©tait bondĂ©, nous avons donc transpirĂ© debout de longues minutes. La STIB prĂ©tend que le trajet ne dure que 12 mn mais ça nous a semblĂ© beaucoup plus longâŠ
La cervelle quâEric (le serveur) nous avait conseillĂ© chaude, la carte comportant aussi une version froide, sâest avĂ©rĂ©e excellente !
Tistou â agrĂ©ablement surpris par le fait dâavoir rĂ©ussi Ă nous rejoindre en train â nous a avouĂ© que câĂ©tait son anniversaire mais je nâen dirai pas plus Ă ce sujet.
En fin de journĂ©e, nous nâĂ©tions plus que 5 : Septularisen, Patman, Tistou, MrLudmilla et moi-mĂȘme.
La pizzeria oĂč nous avons mangĂ©, comment dire, nâĂ©tait (et de loin) pas au niveau des « petits oignons ». Qui plus est, il y faisait trop chaud pour moi, je nâai conservĂ© aucun souvenir marquant de ce repas, je laisserai donc les autres commenter nos Ă©changes â sâils sâen souviennent...
LâhĂŽtel Ibis avait offert Ă Tistou ainsi quâĂ Patman et Septularisen, un ticket pour une boisson gratuite en lâhonneur de lâanniversaire de Tistou, mais leur bar Ă©tant fermĂ©, il leur a fallu aller jusquâau Novotel (cad ~traverser une rue) pour les utiliser. Câest donc au bar du Novotel que MrLudmilla et moi les avons laissĂ©s.
Pour le retour de cette escapade bruxelloise, la STIB (lâĂ©quivalent bruxellois de la RATP) nous a « offert » un trajet en bus imprĂ©vuâŠ.
Nous pensions somnoler une vingtaine de minutes tranquillement assis dans un mĂ©tro peu frĂ©quentĂ© un dimanche matin avant dâarriver au parking Ceria oĂč nous attendait notre voiture.
Que nenni !
Il nous a fallu descendre moins de 10 mn aprĂšs le dĂ©part, la fin de la ligne de mĂ©tro Ă©tant fermĂ©e pour cause de travaux, et prendre un mystĂ©rieux bus M-5 qui sâest avĂ©rĂ© partir quasi immĂ©diatement. Il Ă©tait bondĂ©, nous avons donc transpirĂ© debout de longues minutes. La STIB prĂ©tend que le trajet ne dure que 12 mn mais ça nous a semblĂ© beaucoup plus longâŠ
Nous voilà arrivés sur le lieu de nos agapes ou nous rejoignent, aprÚs un délai considéré par certains comme raisonnable, le deuxiÚme prince consort accompagné de sa belle qui vint me sauver du sort peu enviable de faire tapisserie tout seul.
Il avait décidé de faire le Benjamin, me laissant la place de doyen au grand soulagement de Tistou qui n'en menait pas large.
Il est beau, jeune et drÎle comme un Belge mais j'eus une pensée émue pour l'invitation de notre sorciÚre bien aimée de venir barboter dans sa piscine, que j'avais sÚchement refusée.
Passant commande de moules frites auprÚs de notre trÚs taquin maßtre d'hÎtel, sous la désapprobation générale, j'essayais d'expliquer que je venais en Belgique pour voir des belges (allusion que personne n'a compris), boire de la biÚre et manger des moules (avec un timide encouragement de Blue "laissez le manger ce qu'il veut le pauvre...").
Une fois arrivĂ© devant la Fleur en Papier, je tĂąchais du mieux que je puis de prendre la fuite, curieusement non suivi par mon homologue. Ăa ne se fait peut-ĂȘtre pas en Belgique Ă moins d'un an du mariage ?
MalgrĂ© la rĂ©probation gĂ©nĂ©rale, Patman, que je nâaurais pas cru si attentionnĂ©, me fit don du conseil avisĂ© de prendre attache avec Brel qui bruxellait sur la place Ă cĂŽtĂ©. Quel merveilleux moment, il n'y a qu'un non bruxellois pour comprendre ça !
La biĂšre, j'eus le loisir de la commander le soir, Ă la rĂ©probation gĂ©nĂ©rale et eu le plaisir de la siroter devant les Belges qui faisaient la grimace devant leur dĂ© Ă coudre d'eau (je ne savais pas quâils pouvaient en consommer) et la fureur de Tistou quand il a vu la note. Je ne compris mon erreur que quand il nous fallut rentrer Ă l'hĂŽtel par 35°.
Maintenant je vous le dis, je vous le re re dis, je n'irai pas à Bruxelles un mois de juin une troisiÚme année consécutive. Ce n'est pas le mois des moules.
Il avait décidé de faire le Benjamin, me laissant la place de doyen au grand soulagement de Tistou qui n'en menait pas large.
Il est beau, jeune et drÎle comme un Belge mais j'eus une pensée émue pour l'invitation de notre sorciÚre bien aimée de venir barboter dans sa piscine, que j'avais sÚchement refusée.
Passant commande de moules frites auprÚs de notre trÚs taquin maßtre d'hÎtel, sous la désapprobation générale, j'essayais d'expliquer que je venais en Belgique pour voir des belges (allusion que personne n'a compris), boire de la biÚre et manger des moules (avec un timide encouragement de Blue "laissez le manger ce qu'il veut le pauvre...").
Une fois arrivĂ© devant la Fleur en Papier, je tĂąchais du mieux que je puis de prendre la fuite, curieusement non suivi par mon homologue. Ăa ne se fait peut-ĂȘtre pas en Belgique Ă moins d'un an du mariage ?
MalgrĂ© la rĂ©probation gĂ©nĂ©rale, Patman, que je nâaurais pas cru si attentionnĂ©, me fit don du conseil avisĂ© de prendre attache avec Brel qui bruxellait sur la place Ă cĂŽtĂ©. Quel merveilleux moment, il n'y a qu'un non bruxellois pour comprendre ça !
La biĂšre, j'eus le loisir de la commander le soir, Ă la rĂ©probation gĂ©nĂ©rale et eu le plaisir de la siroter devant les Belges qui faisaient la grimace devant leur dĂ© Ă coudre d'eau (je ne savais pas quâils pouvaient en consommer) et la fureur de Tistou quand il a vu la note. Je ne compris mon erreur que quand il nous fallut rentrer Ă l'hĂŽtel par 35°.
Maintenant je vous le dis, je vous le re re dis, je n'irai pas à Bruxelles un mois de juin une troisiÚme année consécutive. Ce n'est pas le mois des moules.
Maintenant je vous le dis, je vous le re re dis, je n'irai pas à Bruxelles un mois de juin une troisiÚme année consécutive. Ce n'est pas le mois des moules.
La prochaine fois il faut demander un conclave en Bretagne. ;)
En fin de journĂ©e, nous nâĂ©tions plus que 5 : Septularisen, Patman, Tistou, MrLudmilla et moi-mĂȘme.
La pizzeria oĂč nous avons mangĂ©, comment dire, nâĂ©tait (et de loin) pas au niveau des « petits oignons ». Qui plus est, il y faisait trop chaud pour moi, je nâai conservĂ© aucun souvenir marquant de ce repas, je laisserai donc les autres commenter nos Ă©changes â sâils sâen souviennent...
Une modeste Pizzeria de quartier, mais plus que faim, c'est trĂšs soif que nous avions...
LâhĂŽtel Ibis avait offert Ă Tistou ainsi quâĂ Patman et Septularisen, un ticket pour une boisson gratuite en lâhonneur de lâanniversaire de Tistou, mais leur bar Ă©tant fermĂ©, il leur a fallu aller jusquâau Novotel (cad ~traverser une rue) pour les utiliser. Câest donc au bar du Novotel que MrLudmilla et moi les avons laissĂ©s.
Nous avons Ă©tĂ© trĂšs sages et nous nous sommes contentĂ©s de boissons sans alcool, il faut dire que la tempĂ©rature trĂšs Ă©levĂ©e, mĂȘme Ă cette heure tardive, ne se prĂȘtait guĂšre a des agapes...
La soirée s'est terminée trÚs tÎt, harassés que nous étions, plus par les hautes températures que par la fatigue...
Pour le retour de cette escapade bruxelloise, la STIB (lâĂ©quivalent bruxellois de la RATP) nous a « offert » un trajet en bus imprĂ©vuâŠ.
Nous pensions somnoler une vingtaine de minutes tranquillement assis dans un mĂ©tro peu frĂ©quentĂ© un dimanche matin avant dâarriver au parking Ceria oĂč nous attendait notre voiture.
Que nenni !
Il nous a fallu descendre moins de 10 mn aprĂšs le dĂ©part, la fin de la ligne de mĂ©tro Ă©tant fermĂ©e pour cause de travaux, et prendre un mystĂ©rieux bus M-5 qui sâest avĂ©rĂ© partir quasi immĂ©diatement. Il Ă©tait bondĂ©, nous avons donc transpirĂ© debout de longues minutes. La STIB prĂ©tend que le trajet ne dure que 12 mn mais ça nous a semblĂ© beaucoup plus longâŠ
Et bien il faut croire que mon retour au bercail, le soir mĂȘme, a Ă©tĂ© le plus agrĂ©able de tous... En effet, aprĂšs avoir quittĂ© en voiture Bruxelles la chaude, aux alentours de Namur, un dĂ©luge de pluie Ă©clata, me forçant Ă ralentir ma vitesse, mais me permettant de profiter de la tempĂ©rature en chute libre !!
Je peux vous garantir qu'aprÚs une journée à plus de 35°C, finir son voyage les vitres de votre voiture grandes ouvertes avec 18°C à l'extérieur est... Une véritable bénédiction !!
La prochaine fois il faut demander un conclave en Bretagne. ;)
Chiche !!
Bruxelles, le retour ! Ca faisait, quoi deux ans (ou trois ?) que je nâavais pas sacrifiĂ© Ă ce must de la gent C.L. ; le rendez-vous annuel Ă BXL.
Rien ne mâempĂȘchait maintenant dây rĂ©pondre, hormis la distance (pas tout Ă fait une bagatelle) mais quand on aime âŠ
Gros risque pris. Un risque plus couru depuis belle lurette (la lurette Ă©tant beaucoup dâannĂ©es et encore davantage lorsquâelle est belle) ; le train.
Le train, vous savez cette chose qui court sur des rails et qui prĂ©sente la particularitĂ©, de plus en plus frĂ©quente, de ne pas partir (pour les motifs les plus futiles ; incendie sur le bord de la voie, suicide sur la voie dâun voyageur qui nâen pouvait plus, bagage abandonnĂ© dans une rame, lever du mauvais pied dâun conducteur ou chef de gare, jâen passe et des moins bons !) ou, si dĂ©part il y a, de tout faire pour partir/arriver en retard, voire mieux de rester bloquĂ© dans une rame en pleine cambrousse (ce nâest pas comme sâil faisait chaud en cette fin juin !).
Câest donc plein dâhumilitĂ© et les membres flageolants que je montais, trĂšs tĂŽt le matin ce samedi-lĂ , dans la rame oĂč ma place Ă©tait dĂ©signĂ©e. Et, vous savez quoi ? Incroyable ! TGV direct de Lyon Part-Dieu Ă BXL Midi et ⊠et ⊠jâarrivais Ă lâheure prĂ©vue aprĂšs 3 â 4 heures passĂ©es Ă lire dans le confort le plus total. Fou non ?! Vous avez bien lu : pas le moindre dĂ©raillement, pas le moindre message dâexcuse pour un pet de travers, Nada ! (on avait dĂ» prĂ©venir la SNCF quâun « ferroviairosceptique » Ă©tait montĂ© Ă bord et quâil fallait assurer. A tous les coups ! Mais on ne me la fait pas Ă moi, je reste bien campĂ© sur mes positions : un train qui arrive, et plus encore, un train qui arrive Ă lâheure, est un train qui nâexiste pas ! Faut ĂȘtre clair et ne pas se laisser manipuler !).
VoilĂ donc que jâarrivais Ă lâheure dire gare du Midi, tout bouleversĂ© encore par lâimpensable ! A lâheure quâil Ă©tait, le plus simple Ă©tait dâabord dâaller dĂ©poser la valise Ă lâhĂŽtel, lâhĂŽtel habituel bien sĂ»r, point trop nâen faut en matiĂšre dâaventures !
Sur le plan de BXL ça paraissait pas mal loin et avec mon tendon dâAchille gauche qui couine en ce moment lâoption mĂ©tro paraissait la plus rĂ©aliste. Pas déçu ! Enfin une institution Ă la hauteur de sa rĂ©putation (ou de mes prĂ©jugĂ©s, je ne sais plus !) ! Des travaux sur la ligne et des indications pour le moins cryptiques rendaient lâaffaire des plus aventureuses (et une expĂ©dition Ă BXL sans aventures nâest pas une vraie expĂ©dition Ă BXL, tout le monde sait cela !). Mais ma tĂ©nacitĂ©, ma sagacitĂ©, et un poil dâinconscience (savoir lĂącher-prise) rendirent la chose possible.
LâintĂ©rĂȘt de lâhĂŽtel dit « habituel », câest quâon nâa pas de mal Ă le retrouver. De fait âŠ
Trop tĂŽt pour enregistrer ma chambre mais je laissais ma valise Ă la rĂ©ception et je me tenais prĂȘt Ă affronter un nouveau dĂ©fi ; Septularisen avait bien prĂ©cisĂ© que la cĂ©rĂ©monie de lâĂ©change de livres nâĂ©tait pas nĂ©gociable et que câĂ©tait dorĂ©navant gravĂ© dans le marbre au mĂȘme titre quâune rĂ©solution du paiement de lâaddition par une Bluewitch persuadĂ©e quâelle va y parvenir. Deux incontournables, un peu comme le principe maintenant de la non-participation de lâItalie aux Coupes du Monde de Football. On ne change pas une Ă©quipe qui ⊠, enfin on ne change pas tout comme ça, quâest-ce que vous croyez !
Pas de livre bien sĂ»r et donc flagellation assurĂ©e si rien nâĂ©tait fait. EurĂȘka, jâallais couper par Grand-Place pour gagner la Gare Centrale et son mĂ©tro (oui, sur le plan de BXL, lâadresse du restaurant me paraissait bien lointaine et avec mon tendon dâAchille gauche qui coui⊠mais je me rĂ©pĂšte !). Et sur le chemin quâallais-je trouver ? ⊠La librairie « Tropismes » bien sĂ»r (publicitĂ© gratuite) et jâavais une petite idĂ©e derriĂšre la tĂȘte (pas la mĂȘme que celle de Jean-Louis Murat, je vous rassure, tenez Ă©coutez ça, ça vous fera une pause https://youtu.be/WxfMoHsEKyw ).
Oui, une petite idĂ©e de livre derriĂšre la tĂȘte et donc me voilĂ Ă lâaccueil de « Tropismes ». Et lĂ , une silhouette en train de payer ses achats me dit quelque chose (la silhouette, pas la personne !). Si ce nâest ⊠si ce nâĂ©tait cette perruque sur la tĂȘte, on dirait ⊠Et puis la silhouette parle. Et cette voix !
Câest clair, la perruque en moins, jâai affaire Ă Septularisen. (en mĂȘme temps, vous lĂąchez Septularisen dans la moindre ville oĂč il y a une librairie, vous croyez le retrouver oĂč ?!! Dâailleurs je pense que ce serait lui rendre service quâĂ lâinstar de ceux qui sont fichĂ©s « interdits de casinos », on lâinterdise de librairies ! Ca rendrait Ă coup sĂ»r service au moins Ă ses banquiers ! Mais ça pourrait mettre en pĂ©ril le monde de lâĂ©dition, câest vrai aussi.)
Je lâapostrophe en me demandant bien in petto pourquoi diable il sâest mis ce ⊠cette chose sur la tĂȘte. Oui, câest bien lui ! On se reconnait, se congratule (notez bien quâil ne me donne pas dâexplications sur le pourquoi de cette perruque. Pire il cherche Ă me faire croire quâil sâagit de ses cheveux ! Quâil aurait laissĂ© pousser !! Croyez-moi si vous voulez mais je nâai pas osĂ© de la journĂ©e tirer dessus pour dĂ©masquer le postiche ! On a de ces faiblesses !)
Bref, on commence Ă tchatcher (on est bien venus pour ça ?) et je concrĂ©tise ma petite idĂ©e derriĂšre la tĂȘte, lâachat dâun livre. En fait non, lâachat de plusieurs livres. La prĂ©sence de Septularisen Ă mes cĂŽtĂ©s est contaminante (me souvenir de me protĂ©ger la prochaine fois) et non seulement ce nâest le livre auquel jâavais pensĂ© que jâachĂšte mais surtout jâen achĂšte dâautres, pour moi (va falloir que je demande une rallonge de vie pour ĂȘtre sĂ»r dâĂ©cluser le stock dĂ©jĂ en souffrance !).
LĂ -dessus, jâapprends de Septu (non, on nâa pas gardĂ© les cochons ensemble mais malgrĂ© la perruque on rame sur le mĂȘme bateau quand mĂȘme) que le restaurant est Ă distance raisonnable Ă pied. Je fais taire ma conscience du tendon dâAchille gauche qui ⊠ah mais oui, je me rĂ©pĂšte ⊠et nous voilĂ affrontant un truc qui ressemblerait bien Ă un dĂ©but de canicule. Belge. Câest-Ă -dire moins violente quand mĂȘme quâĂ Lyon ou en RhĂŽne-Alpes (ce nâest pas pour faire mon prĂ©tentieux mais quand mĂȘme !). Chemin faisant, par dâhabiles interventions, jâessaie dâen savoir plus sur le pourquoi de la perruque. Il nâen dĂ©mordra pas ! Ce serait ses propres cheveux quâil aurait laissĂ© pousser ! Compatissant je nâinsiste plus, on est au bord du pathĂ©tique.
Mais nous voilĂ enfin arrivĂ©s. Petite assemblĂ©e dĂ©jĂ ; Patman, Ludmilla and Mr, Marvic et pas Mr (qui mettrait un point dâhonneur Ă ne pas se mĂȘler Ă nous (peut-ĂȘtre quâil avait vu de loin la chose sur la tĂȘte de Septu ? allez savoir âŠ)). A ma grande surprise, pendant ce temps de latence durant lequel nous prenons la tempĂ©rature des unes et des autres (au sens figurĂ© hein la tempĂ©rature !) en attendant Minoritaire sur son fier destrier et la star qui, bien sĂ»r, se fait dĂ©sirer, jâai nommĂ© Bluewitch flanquĂ©e du dernier membre de C.L. en date ; Carolin (câest pratique pour lui, il nâa pas eu Ă se creuser la tĂȘte pour dĂ©nicher son pseudo, nous lâavons fait pour lui. Et je nâen dirai pas plus !), Ă ma grande surprise donc, il nây a que moi qui semble perplexe quant Ă lâinnovation capillaire de Septu (les voies du CĂ©lien sont impĂ©nĂ©trables).
Dans ce laps de temps nous commençons dĂ©jĂ Ă ĂȘtre harcelĂ©s par un Eric, identifiĂ© comme tel sur sa chemisette, notre serveur, vĂ©ritable diable surgi dâon ne sait quelle boĂźte, qui a rĂ©ponse Ă tout et de prĂ©fĂ©rence aux questions auxquelles on ne pense pas.
Mais voilĂ , Minoritaire est arrivĂ©, son destrier mis Ă lâĂ©curie, la star est arrivĂ©e, en majestĂ©, Carolin est prĂ©sentĂ©. Entre quelques remarques perfides qui commencent Ă se partager sur celles et ceux qui ont toujours tort : les absents (ben oui, fallait venir !), des apparitions diaboliques dâEric tentent dâĂ©tablir les commandes de la petite troupe. Le modus operandi est toujours le mĂȘme, quels que soient les commentaires dĂ©routants dâEric sur les hĂ©sitations qui nous habitent, nos choix finaux individuels sont toujours les meilleurs ; on est trop forts ! On parvient toujours Ă choisir le plat pour lequel le restaurant a obtenu un titre, une mĂ©daille ; cervelle, moules, vols au vent, tartare, pĂątes, ⊠tout est champion dans sa catĂ©gorie ! Quâon se le dise, le CĂ©lien a un flair infaillible !
Mais lâessentiel nâĂ©tait pas lĂ , bien sĂ»r, lâessentiel câĂ©tait les nouvelles et les ragots (oui, aussi), les distributions de bons ou trĂšs bons points (il nây avait pas de mauvais points) pour nos coreligionnaires, les souvenirs (enjolivĂ©s les souvenirs, toujours). Et le temps passe dans ces cas -lĂ . Il passe et on ne le voit pas passer ⊠Par contre on a bien vu les surgissements inopinĂ©s dâEric qui venait nous rappeler rĂ©guliĂšrement les mĂ©rites, les titres de gloire de tel ou tel plat. CâĂ©tait un peu comme un mĂ©tronome qui venait impulser un rythme que nous aurions perdu.
Quelques points dâorgue sont venus marquer ce repas, comme le lancement de Bluewitch par Minoritaire sur la piste de la future addition Ă rĂ©partir. Carolin forcĂ©ment ne saisissait pas lâintensitĂ© du drame qui se jouait mais nous avions tous la mine gourmande de ceux qui savent quâon est en train de rentrer dans le vif du sujet (je soupçonne certains de ne venir Ă BXL que pour ce morceau de choix de lâĆuvre !). Bluewitch avait pris ses prĂ©cautions, si lâon peut appeler ainsi lâapplication quâelle avait installĂ©e sur son tĂ©lĂ©phone et qui devait tout rĂ©gler ⊠Las, in fine, sagement elle a dĂ» la rengainer, Ă la vive satisfaction des participants, et on a donc assistĂ© au rĂšglement Ă lâancienne, avec ses contretemps, ses contrepieds, ses erreurs de calcul et les traditionnels 10⏠qui manquent quand chacun a pris sa part. Trop bien ! Les traditions quand mĂȘme ⊠Pour un peu on aurait demandĂ© une seconde addition ! Notre diable dâEric nâaurait pas dit non et nous aurait assurĂ©, Ă coup sĂ»r, que le restaurant avait reçu une distinction pour la qualitĂ© de ses notes !
Un vent de nostalgie a soufflĂ© quand le regrettĂ© Oui-Oui (et sa voiture jaune), qui Ă©tait devenu en des temps reculĂ©s la star des interventions sur C.L., est revenu sur le tapis, bizarrement accompagnĂ© du DalaĂŻ Lama ( ?). On est convenus que cela allait faire lâobjet dâun appel Ă textes (rĂ©fĂ©rence Ă nouveau Ă des temps reculĂ©s, nostalgia nostalgia âŠ), histoire peut-ĂȘtre de meubler lâĂ©tĂ© torride qui se profile.
Dâautres sujets dâimportance ont Ă©tĂ© abordĂ©s, en commission plĂ©niĂšre (facile, on Ă©tait 9 !), relatĂ©s par les collĂšgues qui se sont exprimĂ©s avant moi. Je ne vais donc pas revenir sur la piĂštre opinion que jâai pour le « so-called » (et mal nommĂ©) « dĂ©veloppement personnel » et qui prĂ©sente un intĂ©rĂȘt certain pour Bluewitch. Non, je nâen parlerai pas. Non plus que du regret exprimĂ© 10 ans aprĂšs par Ludmilla de nâavoir pas Ă©tĂ© formellement invitĂ©e Ă ma fĂȘte des 60 ans il y a ⊠trop longtemps ! AprĂšs vĂ©rification je nâai pu que convenir quâelle avait raison et que je mâĂ©tais comportĂ© comme un goujat. Et je la prie encore de mâen excuser âŠ
Je ne vais pas non plus mâĂ©tendre sur la communication quâa fait Patman sur sa relation avec les cyclistes Ă Paris intra muros. Et je demande dâores et dĂ©jĂ aux organisateurs du Tour de France de bien veiller Ă mettre sous cloche Patman si lâarrivĂ©e se fait Ă Paris. Nous nâavons pas besoin de ce genre de publicitĂ© sur C.L. !
Je rajouterai que lâassemblĂ©e a unanimement dĂ©plorĂ© la baisse de convivialitĂ© sur lâensemble de C.L. et le tournant de « sĂ©riositĂ© » (je viens de le dĂ©couvrir celui-lĂ aprĂšs avoir cru lâinventer) qui plombe les Ă©changes â quand il y en a â et rĂ©duit lâaudience de notre site prĂ©fĂ©rĂ©. Mais bon, la convivialitĂ© ne se dĂ©crĂšte pas. Peut-ĂȘtre lâobligation qui va ĂȘtre faite de demander Ă chacun un texte sur Oui-Oui et le DalaĂŻ Lama permettra-t-il de dĂ©rider lâatmosphĂšre (tiens jâai du mal Ă concevoir une atmosphĂšre ridĂ©e ??!) ?
A lâheure de partir, on nâallait pas se quitter comme ça ! DĂ©cision fut prise de se diriger vers un Ă©tablissement qui arrachĂąt des sanglots Ă Patman, en souvenir de ses annĂ©es dâĂ©tudiant ; « La fleur en papier dorĂ© », passablement improbable comme nom mais recommandable pour son dĂ©cor (dans son jus pourrait-on dire) et son ambiance. On mâinformĂąt que oui, ce nâĂ©tait pas si loin (câest que jâavais toujours en tĂȘte que mon tendon dâAchille gauche couinait ⊠quoi ? Je vous lâai dĂ©jĂ dit ? Ah bon. Mais Ă 70 ans (depuis peu, snif !) il doit y avoir aussi les neurones qui couinent !)
Seul Mr Ludmilla nous fit dĂ©faut. Les papotages se poursuivirent. Il fut convenu dâun commun accord que non, lâAustralie Ă©tait dĂ©finitivement trop loin pour la prochaine rĂ©union et quâil Ă©tait prĂ©fĂ©rable que ce soit Saule qui fasse le dĂ©placement (dĂ©solĂ© Saule mais âŠ). Dâautres sages dĂ©cisions furent prises encore, je ne me souviens plus lesquelles.
AprĂšs deux tournĂ©es complĂštes, lâheure dĂ©chirante de nous sĂ©parer Ă©tait arrivĂ©e. Minoritaire et son destrier dâun cĂŽtĂ©, Blue et Carolin dâun autre vers la Gare Centrale, Marvic vers son hĂŽtel et son mari qui devait continuer Ă se demander ce quâil pouvait bien y avoir sur la tĂȘte de Septu, potentiellement dangereusement proche de Marvic et puis nous, les autres, vers lâhĂŽtel en attendant lâheure dâaller dĂźner dans une pizzeria par Mr Ludmilla repĂ©rĂ©e. On me confirmĂąt que le retour Ă lâhĂŽtel Ă©tait gĂ©rable Ă pied (je ne vous refais pas le coup du tendon dâAchille gauche ?). HĂŽtel, rafraĂźchissement et pizzeria donc, dans un BXL blindĂ© de monde dehors, partout. Ludmilla a Ă©voquĂ© lâĂ©pisode pizzeria dans une atmosphĂšre sinon Ă©quatoriale (moins lâhumiditĂ©) mais au moins tropicale. Et le four Ă pizza nâĂ©tait pas loin dâailleurs ! On commençait Ă se liquĂ©fier, nos langues de vipĂšre nâavaient plus guĂšre de venin Ă inoculer. Il y a bien eu une intervention vĂ©hĂ©mente de Septu mais je ne sais plus Ă propos de quoi, en tout cas ce nâĂ©tait pas une explication rationnelle de la prĂ©sence capillaire sur sa tĂȘte. Retour vers les hĂŽtels, dernier verre entre Septu, Patman et moi. Pas dâexplication, tendon dâAchille bien sensible, fatiguĂ©s, au-revoir et dodo.
Câest que le lendemain matin, tĂŽt, lâaventure reprenait. Re-mĂ©tro pour la Gare du Midi, oui jâavais le tendon dâAchille gauche qui couinait ( !), re-train pour Lyon, parti Ă lâheure, arrivĂ© Ă lâheure (la SNCF nâest plus ce quâelle Ă©tait ! Je passe pour qui moi, Ă la vilipender ?!) Blue mâavait bien proposĂ© de me rĂ©cupĂ©rer puisquâelle descendait le lundi dans lâArdĂšche et pouvait me lifter Ă Lyon mais les conditions ; habillĂ© en Oui-Oui et faisant du stop au bord de lâautoroute mâont paru trop drastiques.
Le TGV donc, Lyon Part-Dieu ⊠CâĂ©tait fini. CâĂ©tait une belle rĂ©union encore âŠ
Rien ne mâempĂȘchait maintenant dây rĂ©pondre, hormis la distance (pas tout Ă fait une bagatelle) mais quand on aime âŠ
Gros risque pris. Un risque plus couru depuis belle lurette (la lurette Ă©tant beaucoup dâannĂ©es et encore davantage lorsquâelle est belle) ; le train.
Le train, vous savez cette chose qui court sur des rails et qui prĂ©sente la particularitĂ©, de plus en plus frĂ©quente, de ne pas partir (pour les motifs les plus futiles ; incendie sur le bord de la voie, suicide sur la voie dâun voyageur qui nâen pouvait plus, bagage abandonnĂ© dans une rame, lever du mauvais pied dâun conducteur ou chef de gare, jâen passe et des moins bons !) ou, si dĂ©part il y a, de tout faire pour partir/arriver en retard, voire mieux de rester bloquĂ© dans une rame en pleine cambrousse (ce nâest pas comme sâil faisait chaud en cette fin juin !).
Câest donc plein dâhumilitĂ© et les membres flageolants que je montais, trĂšs tĂŽt le matin ce samedi-lĂ , dans la rame oĂč ma place Ă©tait dĂ©signĂ©e. Et, vous savez quoi ? Incroyable ! TGV direct de Lyon Part-Dieu Ă BXL Midi et ⊠et ⊠jâarrivais Ă lâheure prĂ©vue aprĂšs 3 â 4 heures passĂ©es Ă lire dans le confort le plus total. Fou non ?! Vous avez bien lu : pas le moindre dĂ©raillement, pas le moindre message dâexcuse pour un pet de travers, Nada ! (on avait dĂ» prĂ©venir la SNCF quâun « ferroviairosceptique » Ă©tait montĂ© Ă bord et quâil fallait assurer. A tous les coups ! Mais on ne me la fait pas Ă moi, je reste bien campĂ© sur mes positions : un train qui arrive, et plus encore, un train qui arrive Ă lâheure, est un train qui nâexiste pas ! Faut ĂȘtre clair et ne pas se laisser manipuler !).
VoilĂ donc que jâarrivais Ă lâheure dire gare du Midi, tout bouleversĂ© encore par lâimpensable ! A lâheure quâil Ă©tait, le plus simple Ă©tait dâabord dâaller dĂ©poser la valise Ă lâhĂŽtel, lâhĂŽtel habituel bien sĂ»r, point trop nâen faut en matiĂšre dâaventures !
Sur le plan de BXL ça paraissait pas mal loin et avec mon tendon dâAchille gauche qui couine en ce moment lâoption mĂ©tro paraissait la plus rĂ©aliste. Pas déçu ! Enfin une institution Ă la hauteur de sa rĂ©putation (ou de mes prĂ©jugĂ©s, je ne sais plus !) ! Des travaux sur la ligne et des indications pour le moins cryptiques rendaient lâaffaire des plus aventureuses (et une expĂ©dition Ă BXL sans aventures nâest pas une vraie expĂ©dition Ă BXL, tout le monde sait cela !). Mais ma tĂ©nacitĂ©, ma sagacitĂ©, et un poil dâinconscience (savoir lĂącher-prise) rendirent la chose possible.
LâintĂ©rĂȘt de lâhĂŽtel dit « habituel », câest quâon nâa pas de mal Ă le retrouver. De fait âŠ
Trop tĂŽt pour enregistrer ma chambre mais je laissais ma valise Ă la rĂ©ception et je me tenais prĂȘt Ă affronter un nouveau dĂ©fi ; Septularisen avait bien prĂ©cisĂ© que la cĂ©rĂ©monie de lâĂ©change de livres nâĂ©tait pas nĂ©gociable et que câĂ©tait dorĂ©navant gravĂ© dans le marbre au mĂȘme titre quâune rĂ©solution du paiement de lâaddition par une Bluewitch persuadĂ©e quâelle va y parvenir. Deux incontournables, un peu comme le principe maintenant de la non-participation de lâItalie aux Coupes du Monde de Football. On ne change pas une Ă©quipe qui ⊠, enfin on ne change pas tout comme ça, quâest-ce que vous croyez !
Pas de livre bien sĂ»r et donc flagellation assurĂ©e si rien nâĂ©tait fait. EurĂȘka, jâallais couper par Grand-Place pour gagner la Gare Centrale et son mĂ©tro (oui, sur le plan de BXL, lâadresse du restaurant me paraissait bien lointaine et avec mon tendon dâAchille gauche qui coui⊠mais je me rĂ©pĂšte !). Et sur le chemin quâallais-je trouver ? ⊠La librairie « Tropismes » bien sĂ»r (publicitĂ© gratuite) et jâavais une petite idĂ©e derriĂšre la tĂȘte (pas la mĂȘme que celle de Jean-Louis Murat, je vous rassure, tenez Ă©coutez ça, ça vous fera une pause https://youtu.be/WxfMoHsEKyw ).
Oui, une petite idĂ©e de livre derriĂšre la tĂȘte et donc me voilĂ Ă lâaccueil de « Tropismes ». Et lĂ , une silhouette en train de payer ses achats me dit quelque chose (la silhouette, pas la personne !). Si ce nâest ⊠si ce nâĂ©tait cette perruque sur la tĂȘte, on dirait ⊠Et puis la silhouette parle. Et cette voix !
Câest clair, la perruque en moins, jâai affaire Ă Septularisen. (en mĂȘme temps, vous lĂąchez Septularisen dans la moindre ville oĂč il y a une librairie, vous croyez le retrouver oĂč ?!! Dâailleurs je pense que ce serait lui rendre service quâĂ lâinstar de ceux qui sont fichĂ©s « interdits de casinos », on lâinterdise de librairies ! Ca rendrait Ă coup sĂ»r service au moins Ă ses banquiers ! Mais ça pourrait mettre en pĂ©ril le monde de lâĂ©dition, câest vrai aussi.)
Je lâapostrophe en me demandant bien in petto pourquoi diable il sâest mis ce ⊠cette chose sur la tĂȘte. Oui, câest bien lui ! On se reconnait, se congratule (notez bien quâil ne me donne pas dâexplications sur le pourquoi de cette perruque. Pire il cherche Ă me faire croire quâil sâagit de ses cheveux ! Quâil aurait laissĂ© pousser !! Croyez-moi si vous voulez mais je nâai pas osĂ© de la journĂ©e tirer dessus pour dĂ©masquer le postiche ! On a de ces faiblesses !)
Bref, on commence Ă tchatcher (on est bien venus pour ça ?) et je concrĂ©tise ma petite idĂ©e derriĂšre la tĂȘte, lâachat dâun livre. En fait non, lâachat de plusieurs livres. La prĂ©sence de Septularisen Ă mes cĂŽtĂ©s est contaminante (me souvenir de me protĂ©ger la prochaine fois) et non seulement ce nâest le livre auquel jâavais pensĂ© que jâachĂšte mais surtout jâen achĂšte dâautres, pour moi (va falloir que je demande une rallonge de vie pour ĂȘtre sĂ»r dâĂ©cluser le stock dĂ©jĂ en souffrance !).
LĂ -dessus, jâapprends de Septu (non, on nâa pas gardĂ© les cochons ensemble mais malgrĂ© la perruque on rame sur le mĂȘme bateau quand mĂȘme) que le restaurant est Ă distance raisonnable Ă pied. Je fais taire ma conscience du tendon dâAchille gauche qui ⊠ah mais oui, je me rĂ©pĂšte ⊠et nous voilĂ affrontant un truc qui ressemblerait bien Ă un dĂ©but de canicule. Belge. Câest-Ă -dire moins violente quand mĂȘme quâĂ Lyon ou en RhĂŽne-Alpes (ce nâest pas pour faire mon prĂ©tentieux mais quand mĂȘme !). Chemin faisant, par dâhabiles interventions, jâessaie dâen savoir plus sur le pourquoi de la perruque. Il nâen dĂ©mordra pas ! Ce serait ses propres cheveux quâil aurait laissĂ© pousser ! Compatissant je nâinsiste plus, on est au bord du pathĂ©tique.
Mais nous voilĂ enfin arrivĂ©s. Petite assemblĂ©e dĂ©jĂ ; Patman, Ludmilla and Mr, Marvic et pas Mr (qui mettrait un point dâhonneur Ă ne pas se mĂȘler Ă nous (peut-ĂȘtre quâil avait vu de loin la chose sur la tĂȘte de Septu ? allez savoir âŠ)). A ma grande surprise, pendant ce temps de latence durant lequel nous prenons la tempĂ©rature des unes et des autres (au sens figurĂ© hein la tempĂ©rature !) en attendant Minoritaire sur son fier destrier et la star qui, bien sĂ»r, se fait dĂ©sirer, jâai nommĂ© Bluewitch flanquĂ©e du dernier membre de C.L. en date ; Carolin (câest pratique pour lui, il nâa pas eu Ă se creuser la tĂȘte pour dĂ©nicher son pseudo, nous lâavons fait pour lui. Et je nâen dirai pas plus !), Ă ma grande surprise donc, il nây a que moi qui semble perplexe quant Ă lâinnovation capillaire de Septu (les voies du CĂ©lien sont impĂ©nĂ©trables).
Dans ce laps de temps nous commençons dĂ©jĂ Ă ĂȘtre harcelĂ©s par un Eric, identifiĂ© comme tel sur sa chemisette, notre serveur, vĂ©ritable diable surgi dâon ne sait quelle boĂźte, qui a rĂ©ponse Ă tout et de prĂ©fĂ©rence aux questions auxquelles on ne pense pas.
Mais voilĂ , Minoritaire est arrivĂ©, son destrier mis Ă lâĂ©curie, la star est arrivĂ©e, en majestĂ©, Carolin est prĂ©sentĂ©. Entre quelques remarques perfides qui commencent Ă se partager sur celles et ceux qui ont toujours tort : les absents (ben oui, fallait venir !), des apparitions diaboliques dâEric tentent dâĂ©tablir les commandes de la petite troupe. Le modus operandi est toujours le mĂȘme, quels que soient les commentaires dĂ©routants dâEric sur les hĂ©sitations qui nous habitent, nos choix finaux individuels sont toujours les meilleurs ; on est trop forts ! On parvient toujours Ă choisir le plat pour lequel le restaurant a obtenu un titre, une mĂ©daille ; cervelle, moules, vols au vent, tartare, pĂątes, ⊠tout est champion dans sa catĂ©gorie ! Quâon se le dise, le CĂ©lien a un flair infaillible !
Mais lâessentiel nâĂ©tait pas lĂ , bien sĂ»r, lâessentiel câĂ©tait les nouvelles et les ragots (oui, aussi), les distributions de bons ou trĂšs bons points (il nây avait pas de mauvais points) pour nos coreligionnaires, les souvenirs (enjolivĂ©s les souvenirs, toujours). Et le temps passe dans ces cas -lĂ . Il passe et on ne le voit pas passer ⊠Par contre on a bien vu les surgissements inopinĂ©s dâEric qui venait nous rappeler rĂ©guliĂšrement les mĂ©rites, les titres de gloire de tel ou tel plat. CâĂ©tait un peu comme un mĂ©tronome qui venait impulser un rythme que nous aurions perdu.
Quelques points dâorgue sont venus marquer ce repas, comme le lancement de Bluewitch par Minoritaire sur la piste de la future addition Ă rĂ©partir. Carolin forcĂ©ment ne saisissait pas lâintensitĂ© du drame qui se jouait mais nous avions tous la mine gourmande de ceux qui savent quâon est en train de rentrer dans le vif du sujet (je soupçonne certains de ne venir Ă BXL que pour ce morceau de choix de lâĆuvre !). Bluewitch avait pris ses prĂ©cautions, si lâon peut appeler ainsi lâapplication quâelle avait installĂ©e sur son tĂ©lĂ©phone et qui devait tout rĂ©gler ⊠Las, in fine, sagement elle a dĂ» la rengainer, Ă la vive satisfaction des participants, et on a donc assistĂ© au rĂšglement Ă lâancienne, avec ses contretemps, ses contrepieds, ses erreurs de calcul et les traditionnels 10⏠qui manquent quand chacun a pris sa part. Trop bien ! Les traditions quand mĂȘme ⊠Pour un peu on aurait demandĂ© une seconde addition ! Notre diable dâEric nâaurait pas dit non et nous aurait assurĂ©, Ă coup sĂ»r, que le restaurant avait reçu une distinction pour la qualitĂ© de ses notes !
Un vent de nostalgie a soufflĂ© quand le regrettĂ© Oui-Oui (et sa voiture jaune), qui Ă©tait devenu en des temps reculĂ©s la star des interventions sur C.L., est revenu sur le tapis, bizarrement accompagnĂ© du DalaĂŻ Lama ( ?). On est convenus que cela allait faire lâobjet dâun appel Ă textes (rĂ©fĂ©rence Ă nouveau Ă des temps reculĂ©s, nostalgia nostalgia âŠ), histoire peut-ĂȘtre de meubler lâĂ©tĂ© torride qui se profile.
Dâautres sujets dâimportance ont Ă©tĂ© abordĂ©s, en commission plĂ©niĂšre (facile, on Ă©tait 9 !), relatĂ©s par les collĂšgues qui se sont exprimĂ©s avant moi. Je ne vais donc pas revenir sur la piĂštre opinion que jâai pour le « so-called » (et mal nommĂ©) « dĂ©veloppement personnel » et qui prĂ©sente un intĂ©rĂȘt certain pour Bluewitch. Non, je nâen parlerai pas. Non plus que du regret exprimĂ© 10 ans aprĂšs par Ludmilla de nâavoir pas Ă©tĂ© formellement invitĂ©e Ă ma fĂȘte des 60 ans il y a ⊠trop longtemps ! AprĂšs vĂ©rification je nâai pu que convenir quâelle avait raison et que je mâĂ©tais comportĂ© comme un goujat. Et je la prie encore de mâen excuser âŠ
Je ne vais pas non plus mâĂ©tendre sur la communication quâa fait Patman sur sa relation avec les cyclistes Ă Paris intra muros. Et je demande dâores et dĂ©jĂ aux organisateurs du Tour de France de bien veiller Ă mettre sous cloche Patman si lâarrivĂ©e se fait Ă Paris. Nous nâavons pas besoin de ce genre de publicitĂ© sur C.L. !
Je rajouterai que lâassemblĂ©e a unanimement dĂ©plorĂ© la baisse de convivialitĂ© sur lâensemble de C.L. et le tournant de « sĂ©riositĂ© » (je viens de le dĂ©couvrir celui-lĂ aprĂšs avoir cru lâinventer) qui plombe les Ă©changes â quand il y en a â et rĂ©duit lâaudience de notre site prĂ©fĂ©rĂ©. Mais bon, la convivialitĂ© ne se dĂ©crĂšte pas. Peut-ĂȘtre lâobligation qui va ĂȘtre faite de demander Ă chacun un texte sur Oui-Oui et le DalaĂŻ Lama permettra-t-il de dĂ©rider lâatmosphĂšre (tiens jâai du mal Ă concevoir une atmosphĂšre ridĂ©e ??!) ?
A lâheure de partir, on nâallait pas se quitter comme ça ! DĂ©cision fut prise de se diriger vers un Ă©tablissement qui arrachĂąt des sanglots Ă Patman, en souvenir de ses annĂ©es dâĂ©tudiant ; « La fleur en papier dorĂ© », passablement improbable comme nom mais recommandable pour son dĂ©cor (dans son jus pourrait-on dire) et son ambiance. On mâinformĂąt que oui, ce nâĂ©tait pas si loin (câest que jâavais toujours en tĂȘte que mon tendon dâAchille gauche couinait ⊠quoi ? Je vous lâai dĂ©jĂ dit ? Ah bon. Mais Ă 70 ans (depuis peu, snif !) il doit y avoir aussi les neurones qui couinent !)
Seul Mr Ludmilla nous fit dĂ©faut. Les papotages se poursuivirent. Il fut convenu dâun commun accord que non, lâAustralie Ă©tait dĂ©finitivement trop loin pour la prochaine rĂ©union et quâil Ă©tait prĂ©fĂ©rable que ce soit Saule qui fasse le dĂ©placement (dĂ©solĂ© Saule mais âŠ). Dâautres sages dĂ©cisions furent prises encore, je ne me souviens plus lesquelles.
AprĂšs deux tournĂ©es complĂštes, lâheure dĂ©chirante de nous sĂ©parer Ă©tait arrivĂ©e. Minoritaire et son destrier dâun cĂŽtĂ©, Blue et Carolin dâun autre vers la Gare Centrale, Marvic vers son hĂŽtel et son mari qui devait continuer Ă se demander ce quâil pouvait bien y avoir sur la tĂȘte de Septu, potentiellement dangereusement proche de Marvic et puis nous, les autres, vers lâhĂŽtel en attendant lâheure dâaller dĂźner dans une pizzeria par Mr Ludmilla repĂ©rĂ©e. On me confirmĂąt que le retour Ă lâhĂŽtel Ă©tait gĂ©rable Ă pied (je ne vous refais pas le coup du tendon dâAchille gauche ?). HĂŽtel, rafraĂźchissement et pizzeria donc, dans un BXL blindĂ© de monde dehors, partout. Ludmilla a Ă©voquĂ© lâĂ©pisode pizzeria dans une atmosphĂšre sinon Ă©quatoriale (moins lâhumiditĂ©) mais au moins tropicale. Et le four Ă pizza nâĂ©tait pas loin dâailleurs ! On commençait Ă se liquĂ©fier, nos langues de vipĂšre nâavaient plus guĂšre de venin Ă inoculer. Il y a bien eu une intervention vĂ©hĂ©mente de Septu mais je ne sais plus Ă propos de quoi, en tout cas ce nâĂ©tait pas une explication rationnelle de la prĂ©sence capillaire sur sa tĂȘte. Retour vers les hĂŽtels, dernier verre entre Septu, Patman et moi. Pas dâexplication, tendon dâAchille bien sensible, fatiguĂ©s, au-revoir et dodo.
Câest que le lendemain matin, tĂŽt, lâaventure reprenait. Re-mĂ©tro pour la Gare du Midi, oui jâavais le tendon dâAchille gauche qui couinait ( !), re-train pour Lyon, parti Ă lâheure, arrivĂ© Ă lâheure (la SNCF nâest plus ce quâelle Ă©tait ! Je passe pour qui moi, Ă la vilipender ?!) Blue mâavait bien proposĂ© de me rĂ©cupĂ©rer puisquâelle descendait le lundi dans lâArdĂšche et pouvait me lifter Ă Lyon mais les conditions ; habillĂ© en Oui-Oui et faisant du stop au bord de lâautoroute mâont paru trop drastiques.
Le TGV donc, Lyon Part-Dieu ⊠CâĂ©tait fini. CâĂ©tait une belle rĂ©union encore âŠ
Septularisen avait bien prĂ©cisĂ© que la cĂ©rĂ©monie de lâĂ©change de livres nâĂ©tait pas nĂ©gociable et que câĂ©tait dorĂ©navant gravĂ© dans le marbre
Ăa y est, tu vas voir que ça va encore ĂȘtre de ma faute...
Et sur le chemin quâallais-je trouver ? ⊠La librairie « Tropismes » bien sĂ»r (publicitĂ© gratuite)
Elle le mérite!
Oui, une petite idĂ©e de livre derriĂšre la tĂȘte et donc me voilĂ Ă lâaccueil de « Tropismes ». Et lĂ , une silhouette en train de payer ses achats me dit quelque chose (la silhouette, pas la personne !). Si ce nâest ⊠si ce nâĂ©tait cette perruque sur la tĂȘte, on dirait ⊠Et puis la silhouette parle. Et cette voix !
C'est normal, les bonnes adresses attirent les connaisseurs...
Câest clair, la perruque en moins, jâai affaire Ă Septularisen.
Je nie formellement porter une quelconque perruque!..
(en mĂȘme temps, vous lĂąchez Septularisen dans la moindre ville oĂč il y a une librairie, vous croyez le retrouver oĂč ?!! Dâailleurs je pense que ce serait lui rendre service quâĂ lâinstar de ceux qui sont fichĂ©s « interdits de casinos », on lâinterdise de librairies !
Disons surtout que je profite du fait d'ĂȘtre dans une trĂšs bonne librairie Ă BXL pour essayer de trouver des livres que je ne parviens pas Ă trouver dans celles prĂšs de chez moi.
Ca rendrait Ă coup sĂ»r service au moins Ă ses banquiers ! Mais ça pourrait mettre en pĂ©ril le monde de lâĂ©dition, câest vrai aussi.)
Disons surtout que c'est l'héritage de mes filles que je mets en danger!
Je lâapostrophe en me demandant bien in petto pourquoi diable il sâest mis ce ⊠cette chose sur la tĂȘte. Oui, câest bien lui ! On se reconnaĂźt, se congratule (notez bien quâil ne me donne pas dâexplications sur le pourquoi de cette perruque. Pire il cherche Ă me faire croire quâil sâagit de ses cheveux ! Quâil aurait laissĂ© pousser !! Croyez-moi si vous voulez mais je nâai pas osĂ© de la journĂ©e tirer dessus pour dĂ©masquer le postiche ! On a de ces faiblesses !)
Non, non, je confirme encore une fois que ce sont bien mes cheveux...
Les CLiens(iennes) qui étaient là l'année derniÚre peuvent en témoigner.
Bref, on commence Ă tchatcher (on est bien venus pour ça ?) et je concrĂ©tise ma petite idĂ©e derriĂšre la tĂȘte, lâachat dâun livre. En fait non, lâachat de plusieurs livres. La prĂ©sence de Septularisen Ă mes cĂŽtĂ©s est contaminante (me souvenir de me protĂ©ger la prochaine fois) et non seulement ce nâest le livre auquel jâavais pensĂ© que jâachĂšte mais surtout jâen achĂšte dâautres, pour moi (va falloir que je demande une rallonge de vie pour ĂȘtre sĂ»r dâĂ©cluser le stock dĂ©jĂ en souffrance !).
Tiens, je ne savais pas que je pouvais ĂȘtre contagieux... :-)))
LĂ -dessus, jâapprends de Septu (non, on nâa pas gardĂ© les cochons ensemble mais malgrĂ© la perruque on rame sur le mĂȘme bateau quand mĂȘme) que le restaurant est Ă distance raisonnable Ă pied. Chemin faisant, par dâhabiles interventions, jâessaie dâen savoir plus sur le pourquoi de la perruque. Il nâen dĂ©mordra pas ! Ce serait ses propres cheveux quâil aurait laissĂ© pousser ! Compatissant je nâinsiste plus, on est au bord du pathĂ©tique.
Beh, je confirme ce sont bien mes cheveux... Ehi, un an de "patience" quand mĂȘme!..
Mais nous voilĂ enfin arrivĂ©s. Petite assemblĂ©e dĂ©jĂ ; Patman, Ludmilla and Mr, Marvic et pas Mr (qui mettrait un point dâhonneur Ă ne pas se mĂȘler Ă nous (peut-ĂȘtre quâil avait vu de loin la chose sur la tĂȘte de Septu ? allez savoir âŠ)). Ă ma grande surprise donc, il nây a que moi qui semble perplexe quant Ă lâinnovation capillaire de Septu (les voies du CĂ©lien sont impĂ©nĂ©trables).
Et oui les autres CLiens(ennes) présent avaient déjà vu le "travail" l'année derniÚre!
Marvic vers son hĂŽtel et son mari qui devait continuer Ă se demander ce quâil pouvait bien y avoir sur la tĂȘte de Septu, potentiellement dangereusement proche de Marvic
Toujours mes vrais cheveux, donc aucun danger...
Il y a bien eu une intervention vĂ©hĂ©mente de Septu mais je ne sais plus Ă propos de quoi, en tout cas ce nâĂ©tait pas une explication rationnelle de la prĂ©sence capillaire sur sa tĂȘte.
Si, si j'essayais envers et contre tout d'expliquer que ce qui se trouvait sur ma tĂȘte, Ă©taient bien mes vrais cheveux ! X-D))
Retour vers les hĂŽtels, dernier verre entre Septu, Patman et moi. Pas dâexplication, tendon dâAchille bien sensible, fatiguĂ©s, au-revoir et dodo.
Oui. Avec notre regard tournĂ© vers l'annĂ©e prochaine, oĂč je te laisserais volontiers tirer sur ma chevelure, pour te prouver que... Oui, ce sont bien mes vrais cheveux!.. ;-))
Il y a quand mĂȘme eu une pĂ©riode encore plus dĂ©stabilisante pour moi : quand Septu n'avait plus de barbe.
Il y a quand mĂȘme eu une pĂ©riode encore plus dĂ©stabilisante pour moi : quand Septu n'avait plus de barbe.
^.^
C'était un plaisir de vous lire relater les retrouvailles ! En plus, depuis Bluewitch a pondu de merveilleuses critiques. Coïncidence ? Je ne crois pas !
Il y a quand mĂȘme eu une pĂ©riode encore plus dĂ©stabilisante pour moi : quand Septu n'avait plus de barbe.
Oui, mais ça c'était il y a plus de cinq ans...
Disons juste pour faire simple que ce qui a disparu d'un cÎté, est simplement réapparu ailleurs! ;~D)))
Il y a quand mĂȘme eu une pĂ©riode encore plus dĂ©stabilisante pour moi : quand Septu n'avait plus de barbe.
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C'était un plaisir de vous lire relater les retrouvailles ! En plus, depuis Bluewitch a pondu de merveilleuses critiques. Coïncidence ? Je ne crois pas !
Que veux-tu, en tant que benjamine du groupe (tu n'étais pas là ), je suis encore sensible à l'autorité de mes parents céliens. :-D Je me suis remise au boulot... avec plaisir bien sûr!
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