Windigo
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11/10/2025 @ 01:45:35
La Malbaie (Québec), septembre 1939.

Grand-père avait 17 ans lorsque la seconde guerre mondiale éclata en Europe. Son père, mon arrière grand-père, l'a abandonné lorsqu'il n'était qu'un enfant. Sa mère, mon arrière grand-mère est morte lorsqu'il n'était qu'un jeune adolescent, emportée par un cancer. Il a donc été placé dans un orphelinat, dirigé par des prêtres catholiques.

Lorsque la 2e guerre éclata, grand-père fut convoqué au bureau du directeur de l'orphelinat. Le directeur dit à mon grand-père :

- Hey, le jeune. Je te donne le choix. Ce choix déterminera ta destinée, ta vie future. Tu seras bientôt un homme. T'as le choix. Soit je t'envoi à la guerre pour combattre les nazis, ce qui est peu recommendable, vu ton jeune âge. Soit je t'envoi défricher les terres en Abitibi. Le deuxième choix n'est pas guère mieux. Tu devras travailler comme un cheval, car en Abitibi, il n'y a que ça du bois et des loups.

Mon grand-père, qui savait déjà travailler la terre, car à l'orphelinat il y avait une ferme où les jeunes travaillaient pour gagner leur pitance, rétorqua :

- Tu as vu mes bras ? Ils ne sont pas fait pour tenir une arme, mais ils sont musclés à cause de l'endurence du travail à la terre. Donc, j'ai moins peur d'abattre des arbres que de tuer des hommes. Je choisi l'Abitibi. D'ailleurs, un loup c'est comme un chien sauvage. Avec une hache, je saurai me défendre.

C'est ainsi que grand-père commença sa carrière de bûcheron et d'agriculteur en Abitibi, et que plus tard, il rencontra grand-mère. Le reste appartient à l'histoire.

SpaceCadet
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11/10/2025 @ 13:46:22
De La Malbaie jusqu'en Abitibi ça fait une sacré trotte!

On m'a raconté qu'aux débuts du développement de cette région (avant l'époque de ton arrière-grand-père), afin de motiver les hommes à aller s'installer là-bas, on accordait un lot aux volontaires qui avaient le courage d'aller dans ce bout du monde. Moyennant qu'ils arrivent à défricher la terre et y construire une cabane, ils devenaient automatiquement propriétaire du lot. Les hommes partaient au printemps, après la fonte, et ils se rendaient en canot jusqu'au plus près du lot qu'on leur avait attribué. Après, ils n'avaient que les quelques mois d'été pour défricher et bâtir une cabane avant que l'hiver ne revienne. Puis dès que la cabane devenait foyer et que le foyer était finalement prêt pour y vivre confortablement, ils retournaient dans 'le sud' pour aller trouver ou retrouver l'élue de leur coeur qu'ils ramenaient ensuite avec eux.

Windigo
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11/10/2025 @ 14:19:48
Effectivement, beaucoup de cas comme celui que tu as décrit se sont déroulés comme ça. Mais, il y avait également le chemin de fer qui passait par Amos. Le chemin de fer fut construit entre 1909 et 1914, ce qui a facilité l'accès pour le développement de la ville d'Amos. Voir : https://indicebohemien.org/2012/05/…

Windigo
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11/10/2025 @ 14:21:45
Pour ce qui est de ma grand-mère, elle est native de l'Abitibi, vu qu'elle est née à Landrienne.

Pieronnelle
(Je lis...)
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11/10/2025 @ 14:55:54
Ah j'aime beaucoup ces récits surtout venant du Canada ! Et surtout n'hésite pas à nous en écrire d'autres !

Windigo
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12/10/2025 @ 13:29:14
D'accord. Je vais essayer d'en faire d'autres.

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