Méfaits de fées
Décembre.
Tous ont mangĂ© des gĂąteaux gras, des pĂątĂ©s et foies cuits, des mandarines et des litchis, des marrons glacĂ©s et ceux autour dâun chapon dans sa sauce marron.
Un peu aprÚs Noël.
Les guirlandes sont toujours allumées, leurs fanfreluches dorées et le fil collé au mur.
Dehors il fait froid, sec. Ă lâintĂ©rieur il fait chaud des rĂ©unions joyeuses et arrosĂ©es.
LâintimitĂ© est comme un joyau.
Deux amoureux sâembrassent pour la premiĂšre fois.
Un instant plus tard ils se relÚvent dans la chaleur de la couette et des draps bousculés, un sourire divisant leur visage en deux à tous deux.
Janvier.
Les chardons sont secs depuis longtemps. Des fĂ©es et lutenins, les lieutenants des fĂ©es, sâenvolent de leurs tiges et fleurs piquantes. Ils essaiment lâhorizon Ă la recherche dâhumains Ă butiner. Leur nectar prĂ©fĂ©rĂ© câest lâespoir et lâenvie.
Dans un restaurant aux lumiÚres rougeùtres et décors de pacotille deux amoureux ébahis de leurs assiettes se regardent avec mignardises et gourmandises. Les plats festifs, bouchées vapeurs et nouilles en sauce, sont vidés entre des sourires complices et mots échangés.
Ils sortent dans la rue, se collant lâun Ă lâautre en se rĂ©chauffant et rassurant leurs sentiments. Une patrouille vrombissant invisible dans la demi-clartĂ© de la ville fond sur eux attirĂ© par leur goule-amour quâils sentent Ă des lieues Ă la ronde et puis font font les petites fĂ©es mesquines.
Lâune pique le gars dans la fesse gauche. Deux autres traversent la tĂȘte de la fille de leurs mĂ©chante aiguilles.
Février.
La saint Valentin est horrible. Chacun ses choix, chacun chez soi. Pas un appel. Mais des pensées.
Mars.
Ils se retrouvent sâĂ©treignent et sâĂ©treignent encore. Sans savoir que les fĂ©es minuscules aux ailes libellules assises sur des lutenins les observent dans lâintimitĂ©. Se frottant les mains et les babines de se rĂ©galer encore de goule-amour. Elles le voient gonfler comme un pus dĂ©bordant.
Lui donne son cĆur fera tout pour elle, mĂȘme des centaines de kilomĂštres, se ruiner en cadeau et efforts.
Elle dans sa tĂȘte tourne plus rond les Ă©motions. TantĂŽt en pleurs tantĂŽt en joie. Elle le veux, elle le jette et regretter lâun comme lâautre.
Chancre le lutenin récoltes leurs larmes pour en faire de la confiture.
Avril.
Des disputes. Tout le temps.
Dans sa cuisse gauche enfle lâenvie dâĂȘtre un prince charmant, un gentleman, le meilleur des amants.
Dans sa tĂȘte tempĂȘte ses angoisses, ses regrets, son envie dâĂȘtre dominĂ© comme une jument rĂ©tive qui nâa plus de clan. Elle se demande si elle est Ă la hauteur. Alors elle joue, le teste pour voir sâil se brise sous ses cabrages.
Capucine, fée majorette, se régale de leurs humeurs.
Mai.
Ă force de lâappeler en pleurs parce quâil lui manque il nâest plus partit. MĂȘme quand elle lâa jetĂ©, lancĂ© les casseroles et arrĂȘtĂ© de faire la vaisselle.
Juin.
Il commencent Ă faire chaud. Leur corps sont toujours collĂ©s et bouillants. Ils trempent les draps dans lâeau pour dormir la nuit. ChĂ©riepute, fĂ©e Ă©vĂ©nementielle, grignote leurs pensĂ©es secrĂštes tenant en laisse deux lutenins, Chancre et Papiloma.
Décembre.
Ils ont tout dĂ©pensĂ© en drogue mĂȘme lâargent du loyer. Ils volent des magrets au Casino et des biĂšres dĂ©gueulasse mais forte. Câest la fĂȘte pour AlupĂ©te la fĂ©e aĂ©rophagie qui se nourrit dâeux pendant leur repas et Ă©bats.
LâannĂ©e suivante est semblable en plus intense. Ses fĂ©es se gavent de goule-amour. Ils sont exsangues, vidĂ©s de tout sauf dâĂ©motions. Lui sort passer des nuits dehors sans dormir. Elle invite tout les clochards pour quâils lui paient du vin. Drague le voisin mais se ravise parce quâelle aime son copain. Chaque retrouvaille, rĂ©conciliation, rĂ©confort est toujours plus fort.
LâannĂ©e suivante le goule-amour continue, mois aprĂšs mois les piqĂ»res enflent.
Leur besoin dâĂȘtre aimĂ© les consument, les transforment en coquilles vides, sucĂ©s Ă fond par les fĂ©es qui excitent leurs sentiments.
Les engueulades sont tout le temps. Plus violentes. Les insultes toujours plus horribles. Et les rĂ©conciliations dans lâĂ©treinte continuent. Les sourires sont des masques figĂ©s plus rĂ©flexes que sincĂšres.
Mais le gueule-amour continue. Lâenflement de la piqĂ»re. Il est le chevalier qui sauve sa princesse mĂȘme dâelle mĂȘme.
Elle est la capricieuse précieuse qui doit le mériter.
Mais mĂȘme les fĂ©es les plus cruelles peuvent se lasser.
Repue, infatuĂ© et grosse dâautant de goule-amour picorĂ© au fil des joursâŠ
Fin Décembre.
Elle lui dit encore de partir, de ne plus revenir.
Il le fait.
Elle appelle en pleur.
Il ne répond plus.
Malade dâaimer il est devenu sourd, aveugle et muet.
Janvier.
Elle part avec le voisin qui lâabandonne quand il voit quelle folle câest.
Elle part prier Ă Lourdes pour se soigner.
Meurt lâannĂ©e suivante, suicidĂ©e Ă Tarbes car le loyer y est moins cher.
Les fées reviennent encore butiner leurs cadavres comme les mouches noires de la passion trépassée.
Le lutin finit dâĂ©crire le constat. Il nâest pas vraiment fier des actions de son peuple mais pour les monstres les plus nuisibles il a gagnĂ© en respect.
Les feuillets de la chronique sâenroulent devant le pupitre.
Tous attendent. Le nominĂ© Ă rejoindre le club sera tâil le prochain citĂ© ici ?
Décembre.
Tous ont mangĂ© des gĂąteaux gras, des pĂątĂ©s et foies cuits, des mandarines et des litchis, des marrons glacĂ©s et ceux autour dâun chapon dans sa sauce marron.
Un peu aprÚs Noël.
Les guirlandes sont toujours allumées, leurs fanfreluches dorées et le fil collé au mur.
Dehors il fait froid, sec. Ă lâintĂ©rieur il fait chaud des rĂ©unions joyeuses et arrosĂ©es.
LâintimitĂ© est comme un joyau.
Deux amoureux sâembrassent pour la premiĂšre fois.
Un instant plus tard ils se relÚvent dans la chaleur de la couette et des draps bousculés, un sourire divisant leur visage en deux à tous deux.
Janvier.
Les chardons sont secs depuis longtemps. Des fĂ©es et lutenins, les lieutenants des fĂ©es, sâenvolent de leurs tiges et fleurs piquantes. Ils essaiment lâhorizon Ă la recherche dâhumains Ă butiner. Leur nectar prĂ©fĂ©rĂ© câest lâespoir et lâenvie.
Dans un restaurant aux lumiÚres rougeùtres et décors de pacotille deux amoureux ébahis de leurs assiettes se regardent avec mignardises et gourmandises. Les plats festifs, bouchées vapeurs et nouilles en sauce, sont vidés entre des sourires complices et mots échangés.
Ils sortent dans la rue, se collant lâun Ă lâautre en se rĂ©chauffant et rassurant leurs sentiments. Une patrouille vrombissant invisible dans la demi-clartĂ© de la ville fond sur eux attirĂ© par leur goule-amour quâils sentent Ă des lieues Ă la ronde et puis font font les petites fĂ©es mesquines.
Lâune pique le gars dans la fesse gauche. Deux autres traversent la tĂȘte de la fille de leurs mĂ©chante aiguilles.
Février.
La saint Valentin est horrible. Chacun ses choix, chacun chez soi. Pas un appel. Mais des pensées.
Mars.
Ils se retrouvent sâĂ©treignent et sâĂ©treignent encore. Sans savoir que les fĂ©es minuscules aux ailes libellules assises sur des lutenins les observent dans lâintimitĂ©. Se frottant les mains et les babines de se rĂ©galer encore de goule-amour. Elles le voient gonfler comme un pus dĂ©bordant.
Lui donne son cĆur fera tout pour elle, mĂȘme des centaines de kilomĂštres, se ruiner en cadeau et efforts.
Elle dans sa tĂȘte tourne plus rond les Ă©motions. TantĂŽt en pleurs tantĂŽt en joie. Elle le veux, elle le jette et regretter lâun comme lâautre.
Chancre le lutenin récoltes leurs larmes pour en faire de la confiture.
Avril.
Des disputes. Tout le temps.
Dans sa cuisse gauche enfle lâenvie dâĂȘtre un prince charmant, un gentleman, le meilleur des amants.
Dans sa tĂȘte tempĂȘte ses angoisses, ses regrets, son envie dâĂȘtre dominĂ© comme une jument rĂ©tive qui nâa plus de clan. Elle se demande si elle est Ă la hauteur. Alors elle joue, le teste pour voir sâil se brise sous ses cabrages.
Capucine, fée majorette, se régale de leurs humeurs.
Mai.
Ă force de lâappeler en pleurs parce quâil lui manque il nâest plus partit. MĂȘme quand elle lâa jetĂ©, lancĂ© les casseroles et arrĂȘtĂ© de faire la vaisselle.
Juin.
Il commencent Ă faire chaud. Leur corps sont toujours collĂ©s et bouillants. Ils trempent les draps dans lâeau pour dormir la nuit. ChĂ©riepute, fĂ©e Ă©vĂ©nementielle, grignote leurs pensĂ©es secrĂštes tenant en laisse deux lutenins, Chancre et Papiloma.
Décembre.
Ils ont tout dĂ©pensĂ© en drogue mĂȘme lâargent du loyer. Ils volent des magrets au Casino et des biĂšres dĂ©gueulasse mais forte. Câest la fĂȘte pour AlupĂ©te la fĂ©e aĂ©rophagie qui se nourrit dâeux pendant leur repas et Ă©bats.
LâannĂ©e suivante est semblable en plus intense. Ses fĂ©es se gavent de goule-amour. Ils sont exsangues, vidĂ©s de tout sauf dâĂ©motions. Lui sort passer des nuits dehors sans dormir. Elle invite tout les clochards pour quâils lui paient du vin. Drague le voisin mais se ravise parce quâelle aime son copain. Chaque retrouvaille, rĂ©conciliation, rĂ©confort est toujours plus fort.
LâannĂ©e suivante le goule-amour continue, mois aprĂšs mois les piqĂ»res enflent.
Leur besoin dâĂȘtre aimĂ© les consument, les transforment en coquilles vides, sucĂ©s Ă fond par les fĂ©es qui excitent leurs sentiments.
Les engueulades sont tout le temps. Plus violentes. Les insultes toujours plus horribles. Et les rĂ©conciliations dans lâĂ©treinte continuent. Les sourires sont des masques figĂ©s plus rĂ©flexes que sincĂšres.
Mais le gueule-amour continue. Lâenflement de la piqĂ»re. Il est le chevalier qui sauve sa princesse mĂȘme dâelle mĂȘme.
Elle est la capricieuse précieuse qui doit le mériter.
Mais mĂȘme les fĂ©es les plus cruelles peuvent se lasser.
Repue, infatuĂ© et grosse dâautant de goule-amour picorĂ© au fil des joursâŠ
Fin Décembre.
Elle lui dit encore de partir, de ne plus revenir.
Il le fait.
Elle appelle en pleur.
Il ne répond plus.
Malade dâaimer il est devenu sourd, aveugle et muet.
Janvier.
Elle part avec le voisin qui lâabandonne quand il voit quelle folle câest.
Elle part prier Ă Lourdes pour se soigner.
Meurt lâannĂ©e suivante, suicidĂ©e Ă Tarbes car le loyer y est moins cher.
Les fées reviennent encore butiner leurs cadavres comme les mouches noires de la passion trépassée.
Le lutin finit dâĂ©crire le constat. Il nâest pas vraiment fier des actions de son peuple mais pour les monstres les plus nuisibles il a gagnĂ© en respect.
Les feuillets de la chronique sâenroulent devant le pupitre.
Tous attendent. Le nominĂ© Ă rejoindre le club sera tâil le prochain citĂ© ici ?
entrĂ©e n°7 j'ai mal comptĂ©, la 6 est horreur Ă la fĂȘte foraine que j'avais pas numĂ©rotĂ© volontairement.
Ce n'est pas l'idĂ©e de texte que je voulais Ă©crire sur les fĂ©es mais ça ira comme ça parce qu'aprĂšs plusieurs essais oĂč j'avançais pas au delĂ d'un chapitre sur plusieurs mois il me fallait avancer. Bon il me reste un loup garou gentleman et autres aberrations en stock...pour quand l'envie viendra.
Ce n'est pas l'idĂ©e de texte que je voulais Ă©crire sur les fĂ©es mais ça ira comme ça parce qu'aprĂšs plusieurs essais oĂč j'avançais pas au delĂ d'un chapitre sur plusieurs mois il me fallait avancer. Bon il me reste un loup garou gentleman et autres aberrations en stock...pour quand l'envie viendra.
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