Dans les saisons cachées
Charlie avait gagnĂ© un billet dorĂ©, Alice suivit le froufrou dâun derriĂšre de lapin, Niels fut changĂ© par un lutin, Bastien utilisa un grimoire magique, Harry embarqua Ă bord dâun train magique. Pour Atu ce fut diffĂ©rent.
Une arrivée inattendue
I.
Le petit garçon a un teint pĂąle olivĂątre, cuivrĂ© comme le butoir mĂ©tallique usĂ© dâune porte. Terne sans Ă©clat son visage arbore des cheveux irrĂ©mĂ©diablement en Ă©pis dĂ©sordonnĂ©s. Quoiquâil fut fait par peignes et gels, ou en une occasion mĂ©morable pour ses camarades dâĂ©cole Ă la purĂ©e de la cantine, ceux-ci restaient ostensiblement un dĂ©fi aux lois physiques dans leur formes et arrangements. Ils semblaient Ă©voquer des courbes fractales de formules mathĂ©matiques impossibles Ă imaginer. En guise de cheveux câest proche de la parure dâun porc-Ă©pic bien que plus disgracieux et dont les parties dressĂ©es disparates permettaient de maniĂšre improbable des mĂšches tombantes en barre sur une moitiĂ© de son front. Ă cause de ces particularitĂ©s les gens ne le regardaient pas longtemps en face, prĂ©fĂ©rant lâoublier comme on se dĂ©tourne vite dâun tableau peint par un daltonien atteint de la maladie de Parkinson sous peine dâĂȘtre pris de nausĂ©e.
Hors ce jour lĂ le bus dans lequel il monta nâĂ©tait pas le bon. Le chauffeur lâaurait peut ĂȘtre remarquĂ© sâendormir Ă lâarriĂšre sâil avait fait attention Ă lui. Toujours est-il quâil se gara ce soir lĂ au terminus et rĂ©veilla lâenfant sĂšchement afin quâil descende et puisse fermer Ă clĂ© le vĂ©hicule jusquâau trajet le lendemain. Le petit garçon descendit groggy, regardant la lueur grise du crĂ©puscule tombant sur une banlieue dĂ©serte et inconnue. Le sol Ă©tait froid et ses pieds aussi, il tapa trois fois ses talons pour tenter de chasser lâengourdissement Ă lâextrĂ©mitĂ© de ses membres. Puis fit gigoter ses mains en tendant ses avant-bras pour la mĂȘme raison.
Une voix de girouette rouillĂ©e se fit entendre dans le couvert de lâombre des murs.
_« Tiens nous avons un danseur en représentation Monsieur Kruche.»
OĂč la voix dâun des personnages masquĂ©s dans la pĂ©nombre avait le grinçant de la girouette non graissĂ©e celle de lâautre rĂ©pondant sans doute au nom de Mr. Kruche a la sonoritĂ© dâun vent sâengouffrant de force sous le tissu par bourrasques Ă©paisses et languides et exprima ceci:
_« Câest un enfant! Je le reconnaĂźt Ă cause de sa taille. Que fait-il ici alors que câest bientĂŽt minuit qui va sonner ? les lumiĂšres sont rares et le froid un vilain compagnon pour un petit dâhomme seul dans la nuit de la rue.».
_«Enfant, danseur, il peut ĂȘtre les deux Ă la fois Mr. Kruche! Il Ă lâair perdu aussi; enfant danseur et perdu!» chevrota la voix de ferraille hachĂ© du premier interlocuteur.
Atu intriguĂ©, apeurĂ©, frissonnant de froid et Ă©chauffĂ© par les paroles moqueuses dâ inconnus cachĂ©s Ă la vue dans la rue sâavance sur le trottoir en faisant claquer les souliers sous ses pas et rĂ©torque:
_« Je danse pas je suis congelĂ© et je cherche le bus pour la ville.» Ce faisant il sâapproche du poteau oĂč une affiche indique des horaires de la ligne de bus est fixĂ©e.
Sautillant pour essayer de bien voir les inscriptions situĂ©es Ă hauteur dâadulte, plus haut que sa tĂȘte, il essaya de lire. Vainement.
Un large et trapu Ă©nergumĂšne sort du couvert de lâombre dâun mur, son comparse le rejoignit tantĂŽt.
_ «Il nây en a pas. Oh pauvre petit tu ne sait pas ce que tu risque ici nous sommes proches de la zone pĂ©riphĂ©rique -une pause- oĂč traversent dâĂ©tranges ĂȘtres. » assĂ©na la voix de basse en planant comme une note prolongĂ©e dans lâair.
Lâautre devança son compagnon et trotta autour du petit garçon en un cercle Ă©voquant ainsi un petit chien devant une joyeuse dĂ©couverte. Grand et maigre contrastant autant que par la voix que par la stature avec Mr. Kruche.
_ « La vile, la vile⊠il faut tâemmener Ă lâĂ©pure! Câest le parlement qui dĂ©bute ce soir. On va engraisser comme des poulets, les hĂ©ros seront sauvĂ©s, tout ce que vous aimez. Mais avant Monsieur Kruche va te donner de quoi te rĂ©chauffer, de quoi traverser la soirĂ©e.» dit lâautre en chuintant les derniers mots Ă lâoreille du garçonnet.
_ « Vraiment Monsieur Hoche, le pendre avec nous! En ĂȘtes vous certain? »
Lâautre rĂ©pondant au nom de Mr. Hoche opina du chef, Ă©trange pantomime ondulant entiĂšrement son corps dĂ©gingandĂ© comme un serpent prit de hoquet. Puis appuyant son regard sur Mr. Kruche tendit la main vers le petit humain.
Le petit garçon ne se sentait pas un âpauvre petitâ et toisa les visages des deux grands bravement.
Le petit gros couvert de plus de couches de vĂȘtements quâil nâest possible de le dire se rĂ©signa et sortit de lâespace entre des Ă©paisseurs une bouteille en verre de taille moyenne. Il la tendit Ă lâenfant perdu.
Comme Atu hĂ©sitait, et on peut le comprendre, le grassouillet dĂ©boucha la flasque dâun pouce alerte et montra lâexemple en buvant une gorgĂ©e suavement.
_« Prends une rasade, ça Ă©loigne le froid puisque Mr. Hoche veut que tu viennes avec nous on va pas te laisser geler Ă un arrĂȘt de bus isolĂ©!  ».
Bien que circonspect lâenfant finit par sâabreuver Ă la bouteille. En effet cela le rĂ©chauffa, lui brĂ»la la gorge mĂȘme tandis que sa figure devenait cramoisie et quâil se retint de toutes ses forces pour ne pas tousser quand la liqueur pĂ©nĂ©tra son corps. Le mĂ©lange avait un goĂ»t dâherbes broyĂ©es qui agitait lâintĂ©rieur avant de faire frĂ©mir les membres comme une soudaine averse tiĂšde sur la peau.
Mr Hoche toujours agitĂ© comme une cloche de porte en train de tintinnabuler passa dans le dos du garçonnet pour lui lancer une claque dans le dos et dans presque le mĂȘme mouvement se positionna glissant face Ă lui et baissant sa tĂȘte Ă sa hauteur sâĂ©cria:
«Ăle des nĂŽtres!»
Bien quâune Ă©nergie comme une brume le parcourut lâenfant ne ressentait effectivement plus la morsure du froid.
« Allons maintenant si nous voulons arriver au souper de la Reine Poilue et Ă lâheure, la soif nâest pas tout et peut dessĂ©cher vite corps et Ăąme si nous oublions de nous empiffrer, lâeffet de lâeau des fĂ©es ne va plus tarder.»
Au ricanement qui suivit la voix de crécelle rouillée le nommé Mr. Kruche haussa les épaules réprobateur:
_ « Vraiment vous voulez prendre des risques ce soir Hoche! La Reine à moustache il ne risque rien mais sa cour! Pensez vous parfois.»
Lâautre manĆuvra gentiment Atu par les Ă©paules pour le mettre en route sâĂ©loignant des faiblardes lumiĂšres artificielles, marmonnant des choses au sujet de nourritures exquises et de tables de banquets immenses.
Ils marchĂšrent chacun dâun cĂŽtĂ© de lâenfant, le ceignant comme une garde rapprochĂ©e de ministre en visite dâouvriers en grĂšve. Ici en pĂ©riphĂ©rie les lumiĂšres Ă©taient moins frĂ©quentes et les zones dâombres aussi nombreuses que celles baignĂ©es par les lampes municipales. Tandis quâils bifurquĂšrent de la route principale par laquelle le bus fut venu, ils passent par des zones oĂč lâherbe dispute le sol au bitume et des rues flanquĂ©es de maisons basses et silencieuses. Atu nâeut rapidement plus aucun repĂšre. Comme il Ă©tait dĂ©jĂ perdu dans une banlieue inconnue dĂ©serte par une nuit gibbeuse formant une trinitĂ© curieuse avec des individus louches cela semblait une amĂ©lioration de sa situation initiale en se faisant mettre dehors du bus sans Ă©gards. Bien quâil se demandĂąt quand mĂȘme oĂč sa premiĂšre nuit seul allait le mener.
Seuls passants passant devant les rares immeubles, quĂ©ques rares vitrines Ă la lumiĂšre blafarde et des dĂ©parts de ruelles Ă©troites noires oĂč les chats perdus nâosent sâaventurer les deux hommes encadrant lâenfant entre eux de leur dĂ©marche titubante arrivĂšrent au Koin Derue.
Marbre blanc poli par les passages au sol, albĂątre de piliers en colonnes creusĂ©es de sillons parallĂ©les, large parvis dâentrĂ©e et porte en verre large et cadenassĂ©es. Levant les yeux vers lâapplique nĂ©on il lu âCrĂ©dit SociĂ©talâ. Avec ses fauteuils rouges dans le hall dâentrĂ©e et ses distributeurs alignĂ©s, tables et stylos chaĂźnĂ©s Ă leur bloc support pour chĂ©quer des signes cela semblait une banque Ă Atu.
ââVous avez une carte monsieur Hoche ?ââ
Celui ci hocha négativement.
ââAi je une carte monsieur Hoche ? ââ
Lâautre Ă©carta ses mains vides en dĂ©nĂ©gation.
ââAlors nous nâen avons pas besoin, aprĂšs vous.ââ
Le dĂ©nommĂ© monsieur Hoche poussa la porte de verre. Qui sâouvrit sans difficultĂ© et Ă la surprise dâAtu sans dĂ©clencher dâalarme ni de chien robot policier.
Mon sieur Kruche passa quand lâentrebĂąillement est assez grand pour sa corpulence.
Les deux compĂšres, Hoche tenant la porte comme un groom dâhĂŽtel, attendirent quâAtu les rejoint.
Un hall vide de banque Ă©clairĂ© de nuit est solitaire et sây trouver singulier.
Ils marchĂšrent un peu mais ce qui les intĂ©ressait nâĂ©tait ni les guichets, ni les boxes de contreplaquĂ©s vernis pour les rendez-vous des banquiers. CâĂ©tait un placard Ă la porte anodine. Peinte en rouge cramoisie de la mĂȘme couleur que les murs elle nâavait rien de particulier si ce nâest quâelle sâouvrait vers un espace contenant des balais, seaux et autres Ă©quipements mĂ©nagers.
Il Ă©tait un peu plat ce placard, dans le sens peu profond et les affaires rudement tassĂ©es. Mais ce qui Ă©tait vraiment plus extraordinaire quâun placard de garde robe câĂ©tait quâen poussant le mur de bĂ©ton gris sombre celui ci reculait. Câest ce que faisait Kruche en maintenant les balais de cĂŽtĂ© pour pas quâils tombent.
ââCâest cachĂ© ici car personne ne pense Ă rentrer dans une banque ouverte la nuit et encore moins aux balais. ââ dit le couinement de voix de Hoche.
Un étroit escalier déroulait ses marches, le long de la paroi des témoins lumineux disséminés à intervalles et une rampe métallique visée.
ââPasse devantââ venta Kruche.
Bien que toujours intimidĂ© par ses compagnons de fortune Atu avança. Attendant quelques mĂštres de distance Kruche le suivit. Puis encore quelques mĂštres et ce fut au tour de Hoche. Ainsi la lumiĂšre diffuse projetait des ombres qui ne gĂȘnait pas la vision ni ne se chevauchait. Celle dâAtu la plus petite et mobile devant. Kruche large et faisant comme une tache ovale. Celle de Hoche haute en hauteur derriĂšre les autres. Tic toc. Hop hip. Faisait par intermittences saccadĂ©es les pas dâun peu tous.
Enfin quand ils arrivĂšrent en bas aprĂšs une longue dĂ©cente prĂ©cautionneuse ils avisĂšrent un long couloir bien Ă©clairĂ© au mur et sol dallĂ©s de carrelage comme ceux dâune vieille station de mĂ©tro.
Hoche et Kruche reprirent la tĂȘte de la marche dâun pas pressant. Cela avait tout lâair dâun boyau de mĂ©tro rame en moins et celle fermĂ©e pour travaux indĂ©finiment tant la poussiĂšre et la vacuitĂ© sây Ă©tait accumulĂ©e. Des escaliers fusaient par endroits, des embranchements certains montants et dâautres descendants. Au dĂ©tour dâun tournant Atu aperçut une large et haute porte vermoulue ouverte. Dedans des rangĂ©es de livres sur des Ă©tĂ©gĂšres solennelle et une fenĂȘtre ouvrant sur la Lune. De nombreux manteaux et atours disparates Ă©taient pendus dans un vestibule. Hoche tira prestement le bras du garçon.
ââBibliothĂšque de lâInvisible , ils ont une rĂ©union saicrĂ©te ou quĂ©que cose comme ssa. Ăa dure un peu trop et ils vont finir un jour ! Faut pas rester lĂ , une ssalopĂ©rie dĂ© monstres.ââ sa voix altĂ©rĂ©e par la panique des histoires qui sây passent ou pas finies dâĂȘtre Ă©crites.
Ils continuĂšrent plus loin jusquâau chapitre 2.
Charlie avait gagnĂ© un billet dorĂ©, Alice suivit le froufrou dâun derriĂšre de lapin, Niels fut changĂ© par un lutin, Bastien utilisa un grimoire magique, Harry embarqua Ă bord dâun train magique. Pour Atu ce fut diffĂ©rent.
Une arrivée inattendue
I.
Le petit garçon a un teint pĂąle olivĂątre, cuivrĂ© comme le butoir mĂ©tallique usĂ© dâune porte. Terne sans Ă©clat son visage arbore des cheveux irrĂ©mĂ©diablement en Ă©pis dĂ©sordonnĂ©s. Quoiquâil fut fait par peignes et gels, ou en une occasion mĂ©morable pour ses camarades dâĂ©cole Ă la purĂ©e de la cantine, ceux-ci restaient ostensiblement un dĂ©fi aux lois physiques dans leur formes et arrangements. Ils semblaient Ă©voquer des courbes fractales de formules mathĂ©matiques impossibles Ă imaginer. En guise de cheveux câest proche de la parure dâun porc-Ă©pic bien que plus disgracieux et dont les parties dressĂ©es disparates permettaient de maniĂšre improbable des mĂšches tombantes en barre sur une moitiĂ© de son front. Ă cause de ces particularitĂ©s les gens ne le regardaient pas longtemps en face, prĂ©fĂ©rant lâoublier comme on se dĂ©tourne vite dâun tableau peint par un daltonien atteint de la maladie de Parkinson sous peine dâĂȘtre pris de nausĂ©e.
Hors ce jour lĂ le bus dans lequel il monta nâĂ©tait pas le bon. Le chauffeur lâaurait peut ĂȘtre remarquĂ© sâendormir Ă lâarriĂšre sâil avait fait attention Ă lui. Toujours est-il quâil se gara ce soir lĂ au terminus et rĂ©veilla lâenfant sĂšchement afin quâil descende et puisse fermer Ă clĂ© le vĂ©hicule jusquâau trajet le lendemain. Le petit garçon descendit groggy, regardant la lueur grise du crĂ©puscule tombant sur une banlieue dĂ©serte et inconnue. Le sol Ă©tait froid et ses pieds aussi, il tapa trois fois ses talons pour tenter de chasser lâengourdissement Ă lâextrĂ©mitĂ© de ses membres. Puis fit gigoter ses mains en tendant ses avant-bras pour la mĂȘme raison.
Une voix de girouette rouillĂ©e se fit entendre dans le couvert de lâombre des murs.
_« Tiens nous avons un danseur en représentation Monsieur Kruche.»
OĂč la voix dâun des personnages masquĂ©s dans la pĂ©nombre avait le grinçant de la girouette non graissĂ©e celle de lâautre rĂ©pondant sans doute au nom de Mr. Kruche a la sonoritĂ© dâun vent sâengouffrant de force sous le tissu par bourrasques Ă©paisses et languides et exprima ceci:
_« Câest un enfant! Je le reconnaĂźt Ă cause de sa taille. Que fait-il ici alors que câest bientĂŽt minuit qui va sonner ? les lumiĂšres sont rares et le froid un vilain compagnon pour un petit dâhomme seul dans la nuit de la rue.».
_«Enfant, danseur, il peut ĂȘtre les deux Ă la fois Mr. Kruche! Il Ă lâair perdu aussi; enfant danseur et perdu!» chevrota la voix de ferraille hachĂ© du premier interlocuteur.
Atu intriguĂ©, apeurĂ©, frissonnant de froid et Ă©chauffĂ© par les paroles moqueuses dâ inconnus cachĂ©s Ă la vue dans la rue sâavance sur le trottoir en faisant claquer les souliers sous ses pas et rĂ©torque:
_« Je danse pas je suis congelĂ© et je cherche le bus pour la ville.» Ce faisant il sâapproche du poteau oĂč une affiche indique des horaires de la ligne de bus est fixĂ©e.
Sautillant pour essayer de bien voir les inscriptions situĂ©es Ă hauteur dâadulte, plus haut que sa tĂȘte, il essaya de lire. Vainement.
Un large et trapu Ă©nergumĂšne sort du couvert de lâombre dâun mur, son comparse le rejoignit tantĂŽt.
_ «Il nây en a pas. Oh pauvre petit tu ne sait pas ce que tu risque ici nous sommes proches de la zone pĂ©riphĂ©rique -une pause- oĂč traversent dâĂ©tranges ĂȘtres. » assĂ©na la voix de basse en planant comme une note prolongĂ©e dans lâair.
Lâautre devança son compagnon et trotta autour du petit garçon en un cercle Ă©voquant ainsi un petit chien devant une joyeuse dĂ©couverte. Grand et maigre contrastant autant que par la voix que par la stature avec Mr. Kruche.
_ « La vile, la vile⊠il faut tâemmener Ă lâĂ©pure! Câest le parlement qui dĂ©bute ce soir. On va engraisser comme des poulets, les hĂ©ros seront sauvĂ©s, tout ce que vous aimez. Mais avant Monsieur Kruche va te donner de quoi te rĂ©chauffer, de quoi traverser la soirĂ©e.» dit lâautre en chuintant les derniers mots Ă lâoreille du garçonnet.
_ « Vraiment Monsieur Hoche, le pendre avec nous! En ĂȘtes vous certain? »
Lâautre rĂ©pondant au nom de Mr. Hoche opina du chef, Ă©trange pantomime ondulant entiĂšrement son corps dĂ©gingandĂ© comme un serpent prit de hoquet. Puis appuyant son regard sur Mr. Kruche tendit la main vers le petit humain.
Le petit garçon ne se sentait pas un âpauvre petitâ et toisa les visages des deux grands bravement.
Le petit gros couvert de plus de couches de vĂȘtements quâil nâest possible de le dire se rĂ©signa et sortit de lâespace entre des Ă©paisseurs une bouteille en verre de taille moyenne. Il la tendit Ă lâenfant perdu.
Comme Atu hĂ©sitait, et on peut le comprendre, le grassouillet dĂ©boucha la flasque dâun pouce alerte et montra lâexemple en buvant une gorgĂ©e suavement.
_« Prends une rasade, ça Ă©loigne le froid puisque Mr. Hoche veut que tu viennes avec nous on va pas te laisser geler Ă un arrĂȘt de bus isolĂ©!  ».
Bien que circonspect lâenfant finit par sâabreuver Ă la bouteille. En effet cela le rĂ©chauffa, lui brĂ»la la gorge mĂȘme tandis que sa figure devenait cramoisie et quâil se retint de toutes ses forces pour ne pas tousser quand la liqueur pĂ©nĂ©tra son corps. Le mĂ©lange avait un goĂ»t dâherbes broyĂ©es qui agitait lâintĂ©rieur avant de faire frĂ©mir les membres comme une soudaine averse tiĂšde sur la peau.
Mr Hoche toujours agitĂ© comme une cloche de porte en train de tintinnabuler passa dans le dos du garçonnet pour lui lancer une claque dans le dos et dans presque le mĂȘme mouvement se positionna glissant face Ă lui et baissant sa tĂȘte Ă sa hauteur sâĂ©cria:
«Ăle des nĂŽtres!»
Bien quâune Ă©nergie comme une brume le parcourut lâenfant ne ressentait effectivement plus la morsure du froid.
« Allons maintenant si nous voulons arriver au souper de la Reine Poilue et Ă lâheure, la soif nâest pas tout et peut dessĂ©cher vite corps et Ăąme si nous oublions de nous empiffrer, lâeffet de lâeau des fĂ©es ne va plus tarder.»
Au ricanement qui suivit la voix de crécelle rouillée le nommé Mr. Kruche haussa les épaules réprobateur:
_ « Vraiment vous voulez prendre des risques ce soir Hoche! La Reine à moustache il ne risque rien mais sa cour! Pensez vous parfois.»
Lâautre manĆuvra gentiment Atu par les Ă©paules pour le mettre en route sâĂ©loignant des faiblardes lumiĂšres artificielles, marmonnant des choses au sujet de nourritures exquises et de tables de banquets immenses.
Ils marchĂšrent chacun dâun cĂŽtĂ© de lâenfant, le ceignant comme une garde rapprochĂ©e de ministre en visite dâouvriers en grĂšve. Ici en pĂ©riphĂ©rie les lumiĂšres Ă©taient moins frĂ©quentes et les zones dâombres aussi nombreuses que celles baignĂ©es par les lampes municipales. Tandis quâils bifurquĂšrent de la route principale par laquelle le bus fut venu, ils passent par des zones oĂč lâherbe dispute le sol au bitume et des rues flanquĂ©es de maisons basses et silencieuses. Atu nâeut rapidement plus aucun repĂšre. Comme il Ă©tait dĂ©jĂ perdu dans une banlieue inconnue dĂ©serte par une nuit gibbeuse formant une trinitĂ© curieuse avec des individus louches cela semblait une amĂ©lioration de sa situation initiale en se faisant mettre dehors du bus sans Ă©gards. Bien quâil se demandĂąt quand mĂȘme oĂč sa premiĂšre nuit seul allait le mener.
Seuls passants passant devant les rares immeubles, quĂ©ques rares vitrines Ă la lumiĂšre blafarde et des dĂ©parts de ruelles Ă©troites noires oĂč les chats perdus nâosent sâaventurer les deux hommes encadrant lâenfant entre eux de leur dĂ©marche titubante arrivĂšrent au Koin Derue.
Marbre blanc poli par les passages au sol, albĂątre de piliers en colonnes creusĂ©es de sillons parallĂ©les, large parvis dâentrĂ©e et porte en verre large et cadenassĂ©es. Levant les yeux vers lâapplique nĂ©on il lu âCrĂ©dit SociĂ©talâ. Avec ses fauteuils rouges dans le hall dâentrĂ©e et ses distributeurs alignĂ©s, tables et stylos chaĂźnĂ©s Ă leur bloc support pour chĂ©quer des signes cela semblait une banque Ă Atu.
ââVous avez une carte monsieur Hoche ?ââ
Celui ci hocha négativement.
ââAi je une carte monsieur Hoche ? ââ
Lâautre Ă©carta ses mains vides en dĂ©nĂ©gation.
ââAlors nous nâen avons pas besoin, aprĂšs vous.ââ
Le dĂ©nommĂ© monsieur Hoche poussa la porte de verre. Qui sâouvrit sans difficultĂ© et Ă la surprise dâAtu sans dĂ©clencher dâalarme ni de chien robot policier.
Mon sieur Kruche passa quand lâentrebĂąillement est assez grand pour sa corpulence.
Les deux compĂšres, Hoche tenant la porte comme un groom dâhĂŽtel, attendirent quâAtu les rejoint.
Un hall vide de banque Ă©clairĂ© de nuit est solitaire et sây trouver singulier.
Ils marchĂšrent un peu mais ce qui les intĂ©ressait nâĂ©tait ni les guichets, ni les boxes de contreplaquĂ©s vernis pour les rendez-vous des banquiers. CâĂ©tait un placard Ă la porte anodine. Peinte en rouge cramoisie de la mĂȘme couleur que les murs elle nâavait rien de particulier si ce nâest quâelle sâouvrait vers un espace contenant des balais, seaux et autres Ă©quipements mĂ©nagers.
Il Ă©tait un peu plat ce placard, dans le sens peu profond et les affaires rudement tassĂ©es. Mais ce qui Ă©tait vraiment plus extraordinaire quâun placard de garde robe câĂ©tait quâen poussant le mur de bĂ©ton gris sombre celui ci reculait. Câest ce que faisait Kruche en maintenant les balais de cĂŽtĂ© pour pas quâils tombent.
ââCâest cachĂ© ici car personne ne pense Ă rentrer dans une banque ouverte la nuit et encore moins aux balais. ââ dit le couinement de voix de Hoche.
Un étroit escalier déroulait ses marches, le long de la paroi des témoins lumineux disséminés à intervalles et une rampe métallique visée.
ââPasse devantââ venta Kruche.
Bien que toujours intimidĂ© par ses compagnons de fortune Atu avança. Attendant quelques mĂštres de distance Kruche le suivit. Puis encore quelques mĂštres et ce fut au tour de Hoche. Ainsi la lumiĂšre diffuse projetait des ombres qui ne gĂȘnait pas la vision ni ne se chevauchait. Celle dâAtu la plus petite et mobile devant. Kruche large et faisant comme une tache ovale. Celle de Hoche haute en hauteur derriĂšre les autres. Tic toc. Hop hip. Faisait par intermittences saccadĂ©es les pas dâun peu tous.
Enfin quand ils arrivĂšrent en bas aprĂšs une longue dĂ©cente prĂ©cautionneuse ils avisĂšrent un long couloir bien Ă©clairĂ© au mur et sol dallĂ©s de carrelage comme ceux dâune vieille station de mĂ©tro.
Hoche et Kruche reprirent la tĂȘte de la marche dâun pas pressant. Cela avait tout lâair dâun boyau de mĂ©tro rame en moins et celle fermĂ©e pour travaux indĂ©finiment tant la poussiĂšre et la vacuitĂ© sây Ă©tait accumulĂ©e. Des escaliers fusaient par endroits, des embranchements certains montants et dâautres descendants. Au dĂ©tour dâun tournant Atu aperçut une large et haute porte vermoulue ouverte. Dedans des rangĂ©es de livres sur des Ă©tĂ©gĂšres solennelle et une fenĂȘtre ouvrant sur la Lune. De nombreux manteaux et atours disparates Ă©taient pendus dans un vestibule. Hoche tira prestement le bras du garçon.
ââBibliothĂšque de lâInvisible , ils ont une rĂ©union saicrĂ©te ou quĂ©que cose comme ssa. Ăa dure un peu trop et ils vont finir un jour ! Faut pas rester lĂ , une ssalopĂ©rie dĂ© monstres.ââ sa voix altĂ©rĂ©e par la panique des histoires qui sây passent ou pas finies dâĂȘtre Ă©crites.
Ils continuĂšrent plus loin jusquâau chapitre 2.
Mais quelle belle imagination, tellement imagée qu'on y assiste comme si tout était projeté sur un écran ou bien tout simplement dans notre propre imagination....d'enfant ,bien cachée derriÚre les années....Merci pour ce joli moment et vivement la suite...
Merci de ta lecture Pieronnelle. En fait j'ai depuis un bail une sĂ©rie de textes donc j'avais que le titre comme idĂ©e de dĂ©part. Il me manquait de savoir oĂč aller pour continuer. VoilĂ une suite mais c'est toujours trop long pour oĂč je veux aller.
LâinconvĂ©nient quand on est plus moche quâattirant, quand on est si insignifiant que les autres prĂ©fĂšrent vous ignorer câest que les autres vous ignorent.
Lâapparence est une dimension, pas celle dâAtu. Les dimensions sâempilent dans des espaces euclidiens et non euclidiens. Ainsi les choses petites peuvent contenir des choses beaucoup plus grandes. Certains vous parleront de beautĂ© extĂ©rieure mais ils vous mentent ou se trompent. Quand la beautĂ© nâest quâintĂ©rieure il arrive souvent de se noyer dans un lac en contemplant son refletâŠ
Ce quâil y a vraiment derriĂšre lâapparence des choses ce sont des dimensions qui contiennent dâautres dimensions ainsi la taille petite ou grande, le tour de taille large ou fin, lâapparence belle ou moche contiennent tout un tas dâautres choses beaucoup plus grandes Ă lâintĂ©rieur des dimensions. MĂȘme les saisons cachent bien leur jeu et les souris y dansent.
Chapitre 2.1
Faute de mieux pour dĂ©crire le lieu les trois compĂšres parvinrent dans cette galerie de âcouloirs de mĂ©tros dĂ©saffectĂ©sâ Ă un quai. Une arche sorte de porte de lumiĂšre Ă la place oĂč une rame de mĂ©tro aurait eu des voies.
Monsieur Hoche tendit la main Ă monsieur Kruche qui farfouilla dans son veston pour en sortir la bouteille contenant lâeau des fĂ©es. Dans un curieux Ă©changes de gestes de bras grandement exagĂ©rĂ©s les deux hommes se passĂšrent la flasque, Hoche bu tandis que Kruche fait tournoyer mains et poignets, ils se saluĂšrent ensuite dâun bras vers le front comme des capitaines au long cours partant en mission, lâun tendit la main en signe de demande lâautre retourna le rĂ©cipient et chacun brassa lâair comme un moulin sous le vent. Lâun remettant lâobjet dans ses vĂȘtements, lâautre comme un hĂ©licoptĂšre horizontal. Notez que les hĂ©licoptĂšres horizontaux ne sont pas communs car trĂšs dangereux, ne montez jamais dedans sauf si vous ĂȘtes en train de sauter dans un ascenseur.
Tous parés ils franchirent le seuil, arche détourée de carrelage, entraßnant Atu avec eux.
Automne caché
Le vent bouscule les feuilles brunies et sĂšches qui tintent comme sous lâorage, pleurent et hurlent une mĂ©lodie syncopĂ©e et bruyante. Quelques branches sâentrechoquent en tambours irrĂ©guliers.
Lâenfant se serre dans son manteau, il se rĂ©trĂ©cit dans ses habits comme pour conserver la chaleur Ă lâintĂ©rieur. Une poire de la taille dâun bĆuf passe dans le vent qui turbule. Il est sur un parvis bordĂ© dâarbres inconnus aux Ă©corces brun clairs et feuilles dâor jaune Ă marron chĂątaigne.
Le ciel nuageux prophĂ©tise lâorage. Un chariot ouvert dĂ©vale devant lui, Ă son bord des cuisseaux et pĂątĂ©s immenses. Atu prends la route dans la direction oĂč il disparaĂźt.
CachĂ© dans lâautomne :
Quand il parvient au bout en Ă©vitant dâĂ©tranges et gigantesques aliments qui passent autour en excĂšs de vitesse il arrive Ă un bĂątiment. Son ventre est pesant, ses Ă©paules aussi et ses jambes lasses comme aprĂšs une longue course. Il est plus grand, plus vieux, plus fatiguĂ© et ses pensĂ©es dures.
Il pose un manteau gris sur la chaise prend sa place Ă un pupitre dans une grande salle ou dâautres employĂ©s comme lui sont Ă dâautres pupitres alignĂ©s en lignes et rangĂ©es. La sombritude de la piĂšce est trouĂ©e du halo pisseux de lampes Ă chaque Ă abat-jours de carton sur chaque bureau.
Une pile de feuilles et des stylos devant chaque employĂ©. Des surveillants, dans un uniforme gris plus sombre, marchent entre les rangĂ©es sans que quiconque sachent ce quâils surveillent.
Le festin cachĂ© dâautomne :
En suivant les victuailles gĂ©antes lâenfant arrive devant un trou de souris. Sans hĂ©siter et grĂące Ă lâeffet de lâeau de fĂ©es il sâengouffre dans lâouverture et y rapetisse pour dĂ©boucher dans une large salle faiblement Ă©clairĂ©.
Hoche et Kruche sont dĂ©jĂ lĂ , secouĂ©s aussi de leur passage bien que rĂ©cupĂ©rant plus vite que lâenfant. Devant eux des longues tables de banquets extraordinaires. Sur chaque table dâimmenses assiettes remplies de victuailles chapardĂ©es avec ceci dâextraordinaire quâelles ont des tailles dĂ©mesurĂ©ment grandes. Encore plus extraordinaire les convives attablĂ©s sont des rats, mulots, souris et autres rongeurs au poils et yeux divers.
_âLe festin dâautomne ! Câest pour les souris et autres surmulots lâoccasion de faire bombance et des rĂ©serves de gras pour lâhiver.â dĂ©clare Hoche.
_âCe qui est pratique câest quâon rapetisse tout en y arrivant sauf la nourriture qui reste grande.â abonde Kruche en frottant sa panse rebondie.
_âMĂ©fions nous des chiourmes et des garde-chiourmes â susurre lâun dâeux Ă lâoreille dâAtu.
Ă travers une fumĂ©e grasse de grillades et Ă©paisseurs de fritures la salle est une caverne voĂ»tĂ©e qui sâĂ©tend Ă perte de vue. En son sein une estrade surĂ©levĂ©e et des tables et tabourets plus petits mais nombreux sont arrangĂ©s en cercles concentriques.
Quelquâun le pousse dans le dos, Hoche retient Atu par lâĂ©paule. Le malotru est un rat blanc et noir aux yeux mesquins et sournois.
âZzzavĂ© rien Ă faire issi zhumains !â
Dâautres se sont retournĂ©s et remarquent les bipĂšdes, nombreux le font avec consternation.
Une louche se brandit et catapulte une pomme de terre de la taille dâune tĂȘte vers eux. Kruche plus prestement que sa carrure le laisserai deviner attrape la boule au vol les deux mains en lâair comme un gardien de but.
Des murmures se font entendre tandis que des mains et des couteaux occupés à la bombance sont pointé dans leur direction.
Hoche : _âAllons on va pas dĂ©ranger, il y a assez Ă manger. On va juste sâasseoir et sans dĂ©ranger personneâ.
Quelquâun : _âVzous parlerzz bizzare zhumains, ze veux pas de vouss zici.â
Quelquâun dâautre : _âCâest qui perzonne le dĂ©rangzé ? â
Un chĆur de rats dâĂ©gouts : _âratattta tarraattta ratratra ! Zâon va vous fzaire la peau, boire votre zang et ronzer vos zos. â
La situation semble mal engagée.
Kruche en profita pour porter sa pomme de terre énorme à la bouche et croqua un grand morceau.
_âKrompch Krompch ...bien grillĂ©e mais ssa manque de sauceâ sâexclame tâil les lĂšvres enfarinĂ©es.
Des rires fusĂšrent et la plupart de lâassemblĂ©e sembla se calmer. Les plus haineux seuls restaient en tapinois les dents acĂ©rĂ©es et les pattes prĂȘtes Ă les faire bondir.
Un demi-meute de rat poliziers sâavancĂšrent au centre de lâattention qui finirent par calmer leur vellĂ©itĂ©s malsaines.
Mr. Hoche murmura Ă lâoreille dâAtu : âFais attention, si tu te perds retrouves nous Ă la sortie.â.
Celui ci eu juste le temps de jeter un regard avec incompréhension au visage sec du grand bonhomme avant que des pattes le saisirent et le soulevÚrent du sol.
Kruche vient dâassĂ©ner une grosse patate sur la tronche dâun rat en brassard et bottes polies et impose sa stature dans une mĂȘlĂ©e confuse.
Hoche sâesquiva prestement dans les rangĂ©es du buffet.
âmaisâŠâ sâĂ©trangla Atu avant quâun appendice en fourrure lui couvrit les yeux et la bouche.
Les souris attablées comme les rats poliziers y allÚrent tous de leurs commentaires, quolibets et invectives. Cela veux dire cris de joie ou de rage, noms impropres et autres lazzis et provocations.
La Reine Ă Moustache
âZzsilenze !â tonna une voix forte tandis que les quatre pattes de celle qui le disait raclait avec force et bruits le bois de son estrade.
Amenez les moi.
CachĂ© dans le bureau dâautonomie contradictoire :
Arthur Turtor lisait les lignes des pages, manuel de quelque chose. Son boulot, rayer, raturer et Ă©liminer le superflu. Sâil y a des manuels il faut bien des correcteurs de manuels. Sauf que ces manuels Ă©taient aussi obscurs quâimportants. RĂ©gis par des lois ils concernent les lois mĂȘmes de lâunivers. Le problĂšme, outre que devoir se prononcer sur un sujet dont il nâavais aucune idĂ©e câĂ©tait quâil y avais des rĂšgles Ă suivre et des appendices Ă lire qui amenaient eux-mĂȘme Ă dâautres chapitres. Certains des prĂ©ceptes les plus importants Ă©taient affichĂ©s sur des panneaux sur les murs de la salle. En lettres capitales noires.
PAS DâEXCEPTIONS SAUF POUR LES EXCEPTIONS.
Lisait on sur lâun.
NI DâINTERPRĂTATIONS DE LA LETTRE OU DES MOTS
Ailleurs.
LE MANUEL DOIT ĂTRE COMPLET MĂME SI LâUTILISATEUR NE LE COMPRENDRAS JAMAIS.
OĂč celui ci.
LA VIE EST UN MANUEL INCOMPLET QUI NâEST PAS COMPRIS, PRIORITĂ AU MANUEL.
Mais pourquoi sa seule pensĂ©e aujourdâhui Ă©tait elle âFROMAGEâ ?
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