L'Homme à l'envers de Fred Vargas

L'Homme à l'envers de Fred Vargas

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Thémis, le 20 mai 2001 (Ligny, Inscrite le 17 avril 2001, 50 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 26 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (1 099ème position).
Visites : 12 873  (depuis Novembre 2007)

Sur la piste du loup...

Des brebis sont retrouvées égorgées et du coup, le village est partagé entre deux hypothèses : les loups d'un côté et, pour les plus superstitieux, c'est un loup-garou qui rôde...
A partir de là s'enchaîne une véritable course poursuite contre la montre!
Mais il faut savoir à tout moment où peut bien aller le responsable et à qui va-t-il s'attaquer la prochaine fois. Ce n'est pas chose aisée de pister un loup même quand on croit tout connaître d'eux et de leur manière de vivre!
Les loups vivent en principe en meute, pourquoi celui-ci serait seul?
Est-ce bien un loup ou une créature monstrueuse? Ils vont être plusieurs à se mettre à sa recherche et à vouloir le devancer pour mieux le coincer.
Ce livre est vraiment superbe parce qu'en plus de l'intrigue géniale, il y a tout le côté "paysan" de l'histoire : les contrées que l'on visite d'une certaine manière, la mentalité des villageois que l'on découvre avec leurs idées bien arrêtées...
Il est à l'opposé de ces polars où tout est dit en quelques pages; bien au contraire, plus on pense approcher la solution et plus on s'en éloigne!!
Avis aux amateurs, ce livre en vaut vraiment la peine.

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  Le commissaire Adamsberg

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Opus n°2 de la série Adamsberg

9 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 64 ans) - 21 septembre 2020

Lire l’opus n°2 quand on a déjà lu tous les autres, les postérieurs notamment, est un exercice intéressant, un peu comme de l’archéologie pratiquée dans les strates d’un empilement de romans consacrés au même personnage ; le commissaire Adamsberg, Jean-Baptiste Adamsberg.
Encore que dans L’homme à l’envers, le véritable héros est presque davantage Camille, l’amour d’Adamsberg, qui s’est éloignée de lui et se retrouve mêlée dans des circonstances forcément curieuses à des problèmes de loup – loup garou, dans le Mercantour, là où elle s’est exilée.
Il est donc beaucoup question de loups – ces fameux loups remontés depuis l’Italie vers les Alpes Maritimes puis progressivement essaimant dans le reste de la France. Des loups qui déciment des troupeaux, qui divisent la population entre anti (les éleveurs d’ovins, agriculteurs principalement) et pro (les citadins beaucoup et ceux ayant une vision plus écologique de la nature.)
Justement, Camille vit dans ce magnifique Mercantour dans un village perdu, en compagnie d’un zoologiste canadien, Lawrence, spécialiste des grizzlis mais venu dans le Mercantour pour étudier la réimplantation des loups en France (et qui s’incruste pour les beaux yeux de Camille accessoirement). Justement Camille était l’amie de Suzanne Rosselin, éleveuse locale d’ovins qu’on a retrouvée égorgée. Loup ? Loup garou ? Quoiqu’il en soit la psychose est là et, les voies d’Adamsberg étant impénétrables, le commissaire échoue dans ce village, aimanté par cette situation étrange (et certainement la présence de Camille. En matière d’Adamsberg ne pas exclure le supranaturel !)
Les personnages qui émaillent le roman sont « Varguiens », comme il se doit. Les habituels comparses, tel Danglard, ne sont qu’effleurés, mais les Lawrence, Le Veilleux et autres Soliman qui interviennent ici ne sont pas moins croquignolesques …
Un Vargas tout à fait à la hauteur de ses petits frères et sœurs. Et comme pour les autres on n’est déçu que d’une chose : que la lecture soit déjà terminée !

Facile à lire

5 étoiles

Critique de Flo29 (, Inscrite le 7 octobre 2009, 48 ans) - 8 octobre 2018

Une lecture facile à lire et qui détend malgré le sujet plutôt sombre. J'ai trouvé la fin un peu tirée par les cheveux, et malheureusement j'avais deviné bien avant la fin qui était le coupable, dommage.

Entre chiens et loups

7 étoiles

Critique de Montecristo (, Inscrit le 31 août 2016, 66 ans) - 3 septembre 2016

"Entre chiens et loups", expression populaire : heure où on n'y voit goutte, heure où on n'y voit que du feu, heure du triomphe quotidien de l'ombre sur la lumière rassurante, heure de confondre un chien et un loup... Dans "L'homme à l'envers", Soliman, un beau personnage du livre, trouverait dans son dico, dont il ne se sépare jamais, une définition au mot "crépuscule". Mais il ne s'intéresse pas aux expressions populaires, uniquement au noms et aux verbes. Vargas ne l'a pas jugé bon. C'est son droit le plus strict, en tant qu'écrivain démiurge.
En tous cas, elle m'a bien baladé dans son scénario tiré par les cheveux. Je suis tombé dans ses panneaux et j'ai aimé ça, comme souvent. Elle sait poser une ambiance d'étrangeté vaguement inquiétante, dessiner des personnages hauts en couleurs, ciseler des dialogues décalés et nerveux qui accrochent, susciter le sourire à force d'humour discret, autant que faire monter la pression. Et dans son polar où bien sûr l'homme est un loup pour l'homme, le coup de théâtre final est plutôt bien amené, même si le cher Adamsberg se sort un peu facilement des griffes de son lycanthrope. La dernière petite ficelle est un peu fluo, disons.
Pas grave, j'aime bien Vargas...

Pour une histoire à l'endroit.

8 étoiles

Critique de Pierrot (Villeurbanne, Inscrit le 14 décembre 2011, 68 ans) - 20 août 2015

-Ca ne te regarde pas, le Veilleux.
-Tu vas dormir où, cette nuit ?
Adamsberg haussa les épaules.
-Sous ce prunier. Ou dans ma voiture. Il ne fait pas froid.
Le Veilleux acquiesça, remplit les deux verres, et se tut.
-Tu l’aimes ? demanda-t- il de sa voix sourde, après plusieurs minutes de silence.
Adamsberg haussa de nouveau les épaules, sans répondre.
-Je m’en fous que tu te taises, dit le Veilleux, j’ai pas sommeil. J’ai toute la nuit pour te poser la question. Quand le soleil se lèvera, tu me trouvera là, et je te la reposerai, jusqu’à ce que tu me répondes, à attendre Massart sous le prunier, je te demanderai encore. Je m’en fous. J’ai pas sommeil.
Adamsbeg sourit, avala une gorgée de vin.
-Tu m’emmerdes avec ta question.
-Ca prouve que c’est une bonne question.
-J’ai pas dit qu’elle était mauvaise.
-Je m’en fous, j’ai toute la nuit. J’ai pas sommeil.
-Quand on pose une question, dit Adamsberg, c’est qu’on a déjà la réponse. Sinon on la boucle.
-C’est vrai, dit le Veilleux. J’ai déjà la réponse.
-Tu vois.
-Pourquoi tu la laisse aux autres ?
Adamsberg resta silencieux.
-Je m’en fous, dit le Veilleux. J’ai pas sommeil.
-Merde, le Veilleux. Elle n’est pas à moi. Personne n’est à personne.
-Finasse pas avec ta morale. Pourquoi tu la laisses aux autres ?
-Demande au vent pourquoi il ne reste pas sur l’arbre.
-Qui est le vent. Toi ? Ou elle ?
Adamsberg sourit.
-On se relaie.
-Ce n’est pas si mal mon gars.
-Mais le vent s’en va, dit Adamsberg.
-Et le vent revient, dit le Veilleux.
-C’est ça le problème. Le vent revient toujours.
-Le dernier verre, avertit le Veilleux en examinant la bouteille dans l’obscurité.
Faut qu’on se rationne.
-Et toi, le Veilleux ? T’as aimé quelqu’un ?
-Le Veilleux resta silencieux.
Je m’en fous, dit Adamsberg. J’ai pas sommeil.
-T’as la réponse ?
-Suzanne, toute ta vie. C’est pour ça que j’ai vidé ta cartouchière.
-Fumier de flic, dit le Villeux.

Une grappe de personnages humains, pour un récit dès plus étonnant. Superbe.

A un poil près

6 étoiles

Critique de El grillo (val d'oise, Inscrit le 4 mai 2008, 46 ans) - 11 juillet 2011

Un vrai style, des dialogues réalistes et bien sentis, comme j'aime, des personnages épais, mais une histoire malheureusement qui m'a complètement laissé de marbre.
J'attends vraiment le bouquin de Vargas qui va me transporter. On n'en est pas loin, l'auteure a vraiment sa patte (de loup), c'est parfois jouissif, mais j'aimerais de la consistance dans l'intrigue et un scénario béton.

Toujours excellent

10 étoiles

Critique de Patsy80 (, Inscrite le 20 août 2009, 45 ans) - 20 décembre 2010

Vargas ne m'a encore pas déçue sur ce volume absolument génial. Une lecture en deux degrés quasi permanente : l'histoire, le dialogue puis, une fraction de seconde le cerveau recalcule l'information et là, on comprend le deuxième sens caricatural. J'adore ce style, on a l'impression de lire une BD.
Même le scénario (que je trouve d'habitude plus banal que la façon dont c'est raconté) m'a vraiment plu.
Seul bémol : se lit trop vite !!!

Road movie

8 étoiles

Critique de Kalie (Sarthe, Inscrit le 4 juillet 2010, 50 ans) - 6 octobre 2010

C'est le quatrième VARGAS que je lis. Les personnages sont toujours aussi intéressants (la relation Adamsberg/Camille, Lawrence le Canadien qui trouve les français sales...). Le lieu où se déroule l'histoire est original (le parc du Mercantour). Bien sûr, ce "road-movie" est un peu invraisemblable (l'itinéraire de Massart). J'ai trouvé la trame plus simple que celle des précédents VARGAS. Mais on reconnaît le style inimitable de l'auteur. Comme d'habitude, le suspense est bien présent et la révélation finale surprenante.

Mouais

4 étoiles

Critique de Pat (PARIS, Inscrit le 21 mars 2010, 56 ans) - 22 mars 2010

Petite histoire simplette. On a du mal à croire a cette odyssée improbable entre ces trois personnages dans leurs engins agricoles, à la poursuite d'un loup-garou. Seuls les personnages du vieux et du jeune Africain, avec ses références perpétuelles au dictionnaire ont trouvé grâce à mes yeux. C'est le deuxième Vargas que je lis, je reste mitigé quant à son succès populaire. Un livre pour ados.

pas mal

6 étoiles

Critique de Lem (, Inscrit le 1 septembre 2009, 35 ans) - 3 octobre 2009

C'était mon deuxième Vargas. Adamsberg arrive tard c'est vrai mais l'histoire est intéressante. Et puis on retrouve l'univers et l'ambiance presque surnaturel des romans de Vargas. On est très loin des polars US. Reste alors une lecture légère et agréable. Dur de comparer les romans de Vargas entre eux.

Camille au centre

8 étoiles

Critique de Saint-Germain-des-Prés (Liernu, Inscrite le 1 avril 2001, 52 ans) - 20 avril 2009

Une fois n’est pas coutume, c’est Camille, cette fois, qui est au centre du livre, Adamsberg intervenant relativement peu. Un Adamsberg en déplacement dans le Mercantour, appelé par Camille qui se trouve au milieu d’un imbroglio improbable : qui d’autre que ce bon vieux Adamsberg acceptera ne fut-ce que d’écouter l’histoire de ce soi-disant loup-garou qui égorge brebis et êtres humains ?

Que Camille et Adamsberg aient été auparavant fortement amoureux et que Camille soit actuellement impliquée dans une relation avec un Canadien de passage ne constitue apparemment pas un obstacle. J’ai besoin de lui, je l’appelle ; elle m’appelle, j’accours. Et je garde mon flegme, même si le Canadien en question est beau et spécialiste en son pays des grizzlis, ici des loups.

Vargas fait la part belle au terroir dans cet opus. Les loups, plus que simplement évoqués, sont ici des figures de cette nature que l’on aime et craint à la fois. Tant que la cohabitation convient aux deux parties, tout va bien. Mais si l’équilibre est rompu (entendez l’égorgement de brebis), le respect fait place aux battues, la raison aux divagations superstitieuses (c’est forcément un loup-garou). Ensuite, trois personnages secondaires « du cru » (natifs ou d’adoption) colorent le paysage avec une rudesse toute extérieure : le Veilleux et Soliman, ainsi que la fermière chez qui ils vivent (dont le nom m’échappe) et qui sera la première victime humaine. Une ruralité qui sous des dehors rustres cache une bienveillance peu commune.

Quant à l’intrigue qui, sans être du grand art est néanmoins de qualité, elle se déploie avec lenteur, sans rebondissement aucun, jusqu’à la précipitation finale qui surprend juste ce qu’il faut mais qui, selon moi, est un tout petit peu tirée par les cheveux…

Excellent polar

9 étoiles

Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 38 ans) - 9 avril 2008

Rien à dire, j'aime de plus en plus les romans de Fred Vargas. Si mon préféré restera à jamais "Sous les vents de Neptune" (et mon second préféré, "Dans les bois éternels"), cet "Homme à l'envers" est vraiment excellent.

Très bien

9 étoiles

Critique de Abujoy (Rennes, Inscrite le 18 mars 2008, 34 ans) - 23 mars 2008

Mon premier roman de Fred Vargas ! J'ai adoré le style qui se prend pas la tête, les tics oraux du gendarme et l'intrigue est très bien, originale et documentée.

Mon premier Vargas

9 étoiles

Critique de Isismarie (, Inscrite le 22 janvier 2008, 59 ans) - 20 mars 2008

Tout comme Sparkling Nova, je suis ravie d'avoir découvert cet auteur !!!

L'histoire est bien racontée, les décors sont facilement imaginables car décrits simplement, les personnages sont attachants et originaux, l'humour présent et le dénouement assez inattendu...

J'attends avec impatience de lire d'autres romans de cet auteur.

Pas désagréable

8 étoiles

Critique de CC.RIDER (, Inscrit le 31 octobre 2005, 62 ans) - 10 mars 2008

Dans le Mercantour, des brebis sont égorgées en nombre et à maintes reprises. Les bergers sont déchaînés, le pays est en émoi et organise des battues dans la montagne. En effet, tout accuse les troupeaux de loups passés d’Italie dans le parc naturel. Quand se produit le premier crime perpétré de manière identique, l’idée de la culpabilité d’un loup-garou, créature mi-homme mi-loup, commence à faire son chemin dans les esprits. Heureusement, par des moyens aussi détournés qu’imprévus, le commissaire Adamsberg parviendra à débrouiller cette ténébreuse affaire avec l’aide de quelques amis…
Un polar un peu grand guignolesque, (monceaux de cadavres de moutons, accumulation de gens assassinés), reste basé sur une intrigue assez simplette quoi qu’assortie d’une fin abrupte et un peu artificielle. Nous ne sommes pas vraiment dans le policier à énigme genre Agatha Christie, mais plutôt dans celui d’ambiance. Ce livre est fort bien écrit dans un style vivant, agréable, facile à lire, et rempli de dialogues. Son regard désabusé sur le monde paysan et plus généralement sur les sentiments amoureux et ses positions décalées font de Fred Vargas une auteure atypique du roman policier descriptif, catégorie noire voire « gore ». Pas désagréable.

Ce qui change d'un Higgins Clark...

7 étoiles

Critique de Mallollo (, Inscrite le 16 janvier 2006, 38 ans) - 4 janvier 2008

Voilà mon premier Vargas refermé. A se demander comment j'ai pu attendre si longtemps avant de m'y mettre!
Le résultat est ma foi très sympathique: un bon polar bien mis en scène, des rebondissements jusqu'au bout... et ce qui fait la différence avec, allez disons un Mary Higgins Clark (que j'ai toujours beaucoup aimé lire quand je n'avais rien d'autre sous la main), c'est la présence des personnages. Des personnages intéressants, typés, un Adamsberg un tantinet anti-héro, et une mise en évidence des personnalités à travers l'écriture.

Bref, un moment agréable, mais qui m'a rappelé que Dominique Sylvain aussi met en scène des personnages terribles. Je me relirais bien un petit Sylvain, moi...

Beaucoup aimé

8 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 76 ans) - 19 janvier 2007

Vraiment, quand je veux me distraire, j'adore Fred Vargas. J'espère qu'elle va nous en donner encore beaucoup, que le héros soit Adamsberg ou Ludwig.

J'ai bien aimé celui-ci aussi avec les retrouvailles d'Adamsberg et Camille, toutes provisoires qu'elles soient.

Le Mercantour ou rien

9 étoiles

Critique de Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 46 ans) - 17 janvier 2007

"Debout les morts" reste jusqu'à présent mon préféré chez Vargas, talonné de près par celui-ci. Un livre dans lequel Camille et les loups occupent toute la place, laissant le mot de la fin à Adamsberg, sans grands effets, de manière calme, à l'image du placide commissaire.
J'ai trouvé que, cette fois, Fred Vargas avait fait un réel effort pour poser et dépeindre des ambiances extrardinaires. La grandeur des paysages, la dignité du loup, l'appel de la montagne... des éléments qu'elle fait passer avec beaucoup de justesse, n'hésitant pas à mettre ses personnages de côté au profit des éléments.
Un livre que je trouve plutôt différent des autres Vargas que j'ai lus, moins "silencieux" dans la mesure où, pour une fois, tout ne passe pas dans la tête d'un commissaire atteint de mutisme aigu mais à travers un lieu, des animaux, un "roade-mouvie" (dixit Le Veilleux) quelque peu surréaliste. J'ai aimé, beaucoup!

Une histoire de loups dans le Mercantour.

7 étoiles

Critique de Xerinata (Amiens, Inscrite le 5 avril 2006, 63 ans) - 15 août 2006

Camille (ex copine du commissaire Adamsberg), Soliman (jeune noir qui interprète la vie à travers des contes et des définitions) et le Veilleux (berger antique) sont lancés dans un "roade-mouvie" (une sorte de déplacement sur route) dans le Mercantour, pour retrouver un "loup garou".

"Tu veux parler de ce genre de gars qui se transforme la nuit, avec les griffes qui sortent, les crocs qui surgissent et les poils qui poussent ? De ce gars qui part ensuite manger tout le monde dans la campagne et qui au petit matin range les poils sous sa veste pour aller au boulot ?".
"C'est cela, d'un loup-garou, quoi. Il y a à peine 200 ans, on leur ouvrait le bide depuis la gorge jusqu'aux couilles pour voir si les poils étaient dedans. Ensuite, c'était trop tard pour pleurer son erreur."

Des dialogues drôles, des personnages originaux et attachants. On retrouve le commissaire Adamsberg, son esprit rêveur et ses méthodes d'enquête particulières.

Un livre que j'ai justement lu dans le Mercantour. La description des paysages et des mentalités sonne juste. Peut être pas le meilleur de Vargas, mais un polar très agréable à lire.

Des loups bien dociles

7 étoiles

Critique de Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 51 ans) - 24 mai 2006

Étrange polar où le commissaire Adamsberg arrive au 2/3 de l’intrigue pour trouver un coupable plutôt évident. C’est faible comme suspense, mais fort sympathique dans la description de la région et des personnages pittoresques.

Singulière découverte

8 étoiles

Critique de Sparkling Nova (Paris, Inscrite le 6 juillet 2005, 36 ans) - 1 décembre 2005

Ce fut mon premier Vargas, snif (=larme de souvenir ému).
Je me souviens d'en avoir adoré le style, les personnages, les dialogues. Bref, tous les ingrédients de la "recette Vargas".

Par contre je me souviens aussi m'être dit, à la fin du livre: "Ah bon, c'est tout?!". Une énigme qui vous tient en haleine ne peut pas s'expliquer si simplement, être d'une telle banalité? Et bien si. Et cette perversité du banal fait aussi fait parti de la recette.

Une pointe de déception une fois le livre refermé, donc.
Mais tout de même, une sacré envie de découvrir les suivants !

Moi j'ai bien aimé

7 étoiles

Critique de Irishg (, Inscrite le 19 novembre 2004, 44 ans) - 26 janvier 2005

Ce fut mon premier Fred VArgas et j'ai bien aimé.
Personnellement, je trouve que l'explication du "pourquoi du comment de la chose (les égorgements divers et variés)" arrive un peu miraculeusement (on n'a aucune chance de trouver avant que l'auteur ne le veuille) mais ça ne m'a pas empêché de savourer tout ce qu'il y avait avant.
Et puis je ne voulais pas que le coupable soit celui qui l'est : je ne suis pas trop contente du comportement de ce personnage, j'attendais mieux de lui et j'aime bien qu'un livre me secoue un peu, ça change!

Bof.

6 étoiles

Critique de Olivier Michael Kim (Nantes, Inscrit le 24 août 2004, 44 ans) - 24 janvier 2005

Ma bibliothécaire m'avait conseillé ce polar. Je suis déçu.

L'intrigue est plate. La résolution de l'enquête est précipitée à la fin.

Ce qui m'a le plus plu, ce sont les personnages. Ils sont hauts en couleur et amusants.

C'est un polar tragi-comique.

bof

4 étoiles

Critique de Didierpascal (, Inscrit le 8 octobre 2004, 57 ans) - 8 octobre 2004

Pour ma part, j’ai trouvé ce livre particulièrement ennuyeux. Je voulais connaître Fred Vargas qui a une très bonne réputation de romancière, et j’ai été déçu.
Ce livre rassemble tous les clichés qui m’exaspèrent dans le roman policier : le flic solitaire et ingénieux, les personnages hauts en couleur, la grande gueule sympathique, le garçon manqué vachement sympa… les gentils sont politiquement corrects, le méchant est un vilain misanthrope.

Et puis ces dialogues… pitié fred, essaye de réduire ces dialogues ineptes censés refléter le caractère profond de tes personnages. L’un d’entre eux, une caricature de berger montagnard, ne cesse de répéter pendant tout un chapitre « on lui colle au cul » ( je précise : en pensant au criminel) pendant que son acolyte récite les définitions du dictionnaire.

La fin est absurde. C’est encore une caractéristique de nombreux polars. Il faut que la fin surprenne le lecteur. Mais lorsque l’on a une imagination défaillante, on sombre rapidement dans le grotesque et on ne surprend personne. Oh surprise ! Le loup garou n’est ni un loup, ni un garou. C’est un homme. Mais pas n’importe qui, un individu insociable guidé par des raisons ridicules sur la voie du crime. Il était méchant et il a été puni.

Très bon polar

8 étoiles

Critique de Le petit K.V.Q. (Paris, Inscrit le 8 juillet 2004, 27 ans) - 5 septembre 2004

J'ai aimé ce livre. Tout d'abord pour les personnages : Terence, le Canadien taciturne, Camille, la plombière musicienne, Adamsberg, le commissaire charmeur et bordélique, le Taiseux, Danglard, etc... Et ensuite pour l'histoire : Des brebis sont retrouvées égorgées. Mystère. Mais après, ce seront les hommes qui seront tués... Sont-ce les fameux loups du Mercantour ? Camille et la bande vont partir dans une vieille bétaillère qui pue pour faire l'enquête. Adamsberg enquête aussi, commissaire charmeur, amant de Camille, qui est en ce moment maquée avec Terence. Un polar, malgré tout, pas si noir que ça, grâce à l'humour de Fred Vargas et son style savoureux? Quand on le commence, on ne peut plus le lâcher. Lu en 2 jours, intensivement.

Pour l'ambiance

6 étoiles

Critique de Tophiv (Reignier (Fr), Inscrit le 13 juillet 2001, 45 ans) - 21 juin 2002

Pour ma part, c'est le deuxième Fred Vargas(après "debout les morts") et dans les 2, j'ai appécié l'ambiance qui est assez différente de celles des autres polars, un peu plus insouciante, plus légère, plus libre ... Mais dans les 2, je n'ai pas totalement accroché aux personnages.
Dans l'homme à l'envers, je les ai trouvé à la limite de la caricature : c'est rare de trouver une jeune fille qui fait de la plomberie, un botaniste canadien, et un orphelin noir, et un commissaire rêveur dans le même cercle de personnes et de surcroit dans un petit village des alpes. En un sens, j'ai eu une impression ambigue : d'un côté, ce sont ces personnages qui créent cette ambiance particulière et de l'autre ils me semblent parfois peu crédibles.
Bref, je ne regrette tout de même pas ma lecture, j'ai retenu le côté positif au final !

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