La grande rivière au coeur double
de Ernest Hemingway

critiqué par Cuné, le 23 septembre 2005
( - 52 ans)


La note:  étoiles
Le monde sur le flanc de la truite
Mercure de France édite de toutes petites nouvelles comme ça, le format est bien pratique pour emporter dans son sac, pour combler un quart d'heure.
La première nouvelle qui donne son titre au livre, raconte un moment de pêche de Nick Adams, tout simple, mais entier, et c'est un régal à lire; on bivouaque, on se fait à manger, on ressent les trépidations des épisodes de la pêche à la truite avec lui, on est en pleine nature et on passe un très bon moment.

La 2° nouvelle est beaucoup moins intéressante, petit moment d'une soirée d'été entre Nick et ses amis, d'ailleurs publiée après la mort de l'écrivain.
Oeuvrettes de jeunesse 4 étoiles

Juste de retour du front italien où il a participé à la fin de la première Guerre Mondiale, le jeune Nick Adams, avatar d’Ernst Hemingway lui-même, est un écrivain en herbe qui se retrouve dans les environs d’Horton’s Bay, près du lac Michigan dans la région de son enfance. Dans un paysage grandiose, il décide de camper au bord d’une rivière pour s’y consacrer à son sport favori : la pêche au lancer. Il s’y sent heureux et serein.
Ce premier texte est une sorte de préfiguration du « Vieil Homme et la mer ». Il aurait pu être intitulé « Le jeune homme et la truite ». Tous les thèmes chers au grand auteur s’y trouvent déjà : la vie libre dans une nature inviolée, la solitude de l’homme, les joies de la pêche et la complicité ambivalente avec l’animal.
Le second texte nous parle de ses amours avec la jeune Kate, de la joie des plongeons et des baignades dans le lac avec une bande de copains et surtout de la douceur des nuits d’été en galante compagnie…
Deux oeuvres de jeunesse qui permettent de découvrir l’énorme fossé qu’il y a entre une écriture encore engluée dans les clichés, les redîtes et les lourdeurs révélatrices d’un manque de métier et une véritable œuvre d’écrivain au sommet de son art. Nul doute qu’écrit par un inconnu, ce livre n’aurait jamais trouvé à être édité !

CC.RIDER - - 61 ans - 10 avril 2008


Hommage à la pêche 8 étoiles

En lisant ce court recueil, j'ai eu par moments l'impression de lire des passages de "Itinéraire d'un pêcheur à la mouche" de JD Voelker, à cause de l'écriture poétique, des grands espaces et de cet amour inconsidéré de la pêche.
Un Hemingway très poétique dans ces deux nouvelles, surtout la première consacrée à une partie de pêche en compagnie de Nick Adams. Quand il s'agit de décrire l'instant présent, l'attente, l'instant où toute l'attention se concentre sur un fil et un poisson, Hemingway déploie tout le talent de sa plume et c'est bien agréable à lire. La magie du décor et de l'ambiance décrite, tout est là, en peu de pages (mais pas trop peu, c'est juste ce qu'il faut pour donner bien envie et laisser un petit goût savoureux dans la tête). Il y a une véritable symbiose entre l'homme et la nature. Une des facettes de Hemingway que je préfère, celle de l'homme qui raconte la nature et le monde dans ce qu'il a de beau.

Sahkti - Genève - 45 ans - 19 janvier 2007


La grande rivière au coeur double 6 étoiles

Recueil de deux petites nouvelles avec Nick Adams comme personnage. La premiére qui à donnée le titre du recueil se passe au bord d'une riviére pendant un séjour de pêche. Le lecteur accompagne Nick du moment ou il ramasse des sauterelles jusqu'à ce qu'il attrappe des truites avec.
C'est vraiment trés bucolique et agréable à lire.
Concernant la deuxiéme nouvelle, qui est sortie de son contexte (origine des personnages?) c'est moins plaisant à lire.
L'ensemble se lit trés vite, mais il est vraiment dommage qu'il n'y ait pas eu un recueil de deux nouvelles sur le théme de la pêche.

Bouigane - Frouzins - 55 ans - 22 avril 2006