Quarante mots pour la neige de Giles Blunt

Quarante mots pour la neige de Giles Blunt
( Forty words for sorrow)

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Fee carabine, le 4 septembre 2005 (Inscrite le 5 juin 2004, 43 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (20 345ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
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"Forty words for sorrow"

Un soir de février, la population de la petite ville d'Algonquin Bay (en fait une ville fictive), dans le nord de l'Ontario, est secouée par une nouvelle tragique: un corps mutilé vient d'être découvert dans un puits de mine abandonné, le corps d'une adolescente disparue sans laisser de traces quelques mois auparavant. Dans la foulée de cette macabre découverte, et de celles qui suivront, John Cardinal et Lise Delorme, deux enquêteurs de la police d'Algonquin Bay ne tardent pas à comprendre qu'un tueur en série est à l'oeuvre dans leur petite ville habituellement si tranquille. Et lorsque d'autres disparitions inquiétantes sont signalées, c'est avec un véritable sentiment d'urgence qu'ils poursuivent leur recherche du criminel, alors même que leur unité fait l'objet d'une enquête interne pour corruption, et que John Cardinal doit faire face à de graves difficultés personnelles et familiales. Voilà pour planter le décor de ces "Quarante mots pour la neige".

Giles Blunt nous livre ici un polar de facture classique. Autant dire tout de suite qu'il ne s'agit pas ici d'un thriller à l'action trépidante, où les événements s'enchaînent à la vitesse de l'éclair. Bien au contraire, Giles Blunt fait partie de ces auteurs de polars qui aiment prendre le temps de créer une atmosphère, de camper des personnages de chair et de sang, avec toute leur complexité, toutes leurs fêlures aussi. En fait, le titre original "Quarante mots pour le chagrin" rend mieux justice au caractère profondément mélancolique du livre que celui de la traduction française. Un livre à lire avec Neil Young en bande-son ("Harvest Moon" par exemple est tout à fait en accord avec les états d'âme de John Cardinal). Pour reprendre une belle expression que Tistou a proposée pour décrire les romans de James Lee Burke, c'est "du polar à âme". Et du bon. Giles Blunt ravira les admirateurs de James Lee Burke et de Henning Mankell, tout en leur donnant l'occasion de découvrir de nouveaux horizons, le nord de l'Ontario, ses lacs, ses forêts, ses moustiques et ses hivers rigoureux.

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Bon premier roman de l'auteur

8 étoiles

Critique de Goupilpm (La Baronnie, Inscrit le 23 juin 2017, 60 ans) - 25 juin 2017

Un cadavre est découvert sur une petite île proche d'Algonquin Bay, le Sergent Cardinal mis sur la touche par son supérieur est rappelé à la Crim, il doit faire équipe avec le Sergent Lise Delorme des Affaires Internes qui même parallèlement une enquête sur le service pour corruption.

Le cadavre découvert emprisonné dans la glace est très rapidement identifié, il s'agit d'une jeune indienne disparue il y a six mois. Une enquête qui était déjà menée par le Sergent Cardinal relégué par son supérieur aux délits mineurs pour dépassement de budget et obstination à ne pas vouloir croire à une fugue, ni à celles d'autres disparitions.

Le contexte de l'histoire se met très lentement en place, un petit peu trop peut-être. Le lecteur s'attendait avec une quatrième de couverture appuyant sur les conditions climatiques extrêmes à une atmosphère confinée et un déroulement en huis clos à l'instar des policiers nordiques, mais ces détails font malheureusement défaut.

En effet Quarante mots pour la neige se révèle être un policier tout ce qu'il y a de classique, l'écriture est certes soignée pour un premier roman, et certains détails de l'enquête sont très intéressants notamment dans le domaine technique.

Les deux enquêtes sont très bien menées, même si l'on peut reprocher une apparition peut-être un tantinet précoce des psychopathes qui atténue quel que le côté suspense. Le lecteur a un peu trop d'avance sur les enquêteurs, il aurait été plus intéressant pour le déroulement que ceux-ci soient présentés de manière anonyme. Le fait de suivre leurs actions donne une petite touche thriller, leur côtés psychologiques sont très bien développés, mais certaines scènes peut être un peu trop crues peuvent déranger certains lecteurs plus sensibles.

Le duo d'enquêteurs à l'instar du fond s'avère lui également assez classique pour le genre. On a d'un côté un policier quelque peu dérangé par sa vie quotidienne avec une épouse sujette à des dépressions chroniques, et une action passée qui le torture en permanence. D'un autre côté , une enquêtrice des Affaires Internes qui ajoute un côté quelque peu cliché de la police qui doit presque toujours pour les auteurs nous présenter des enquêteurs pas tout a fait nets. Les problèmes quotidiens de l'enquêteur principal s’avèrent un peu trop répétitifs tout comme ses états d'âme.

Hormis ces détails assez récurrents du polar en général et sans atteindre les sommets l'on est dans une histoire honnête qui donne envie de suivre la suite les autres enquêtes du Sergent Cardinal.

Au final, un cadre qui permet de découvrir une région moins connue du Canada, une histoire bien menée dans son ensemble si l'on excepte quelques longueurs pas toujours utiles, un duo de d'enquêteurs qui fonctionne assez bien malgré des conditions particulières et une certaine méfiance de la part de l'un d'eux. On passe un bon moment de détente et c'est l'essentiel.

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  Quarante mots pour la neige de Giles Blunt 1 Goupilpm 25 juin 2017 @ 11:45

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