Little Big Man / Mémoires d'un visage pâle de Thomas Berger

Little Big Man / Mémoires d'un visage pâle de Thomas Berger
( Little big man)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone , Littérature => Romans historiques

Critiqué par Cuné, le 13 mai 2005 (Inscrite le 16 février 2004, 51 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 5 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (2 512ème position).
Visites : 3 431  (depuis Novembre 2007)

Oubliez le film

Un écrivain recueille dans un mouroir les mémoires de Jack Crabb, vers les 111 ans, qui à l'entendre a côtoyé de la plus extraordinaire des façons la vérité historique des années 1850-1920 aux Etats-Unis.

Alors que sa famille est en route pour la Californie, en 1852, Jack, alors âgé de 10 ans est enlevé par les Cheyennes après le massacre du convoi. Avec eux, parmi eux, il grandira, les quittera, les retrouvera sur sa route et les portera en lui toute sa vie.
Ils lui donneront son nom indien, Little Big Man. Mais Jack est un sacré personnage ! Le mot truculent a été inventé rien que pour lui : il est drôle, futé, rusé, hardi et couard, grossier, calculateur et totalement mythomane : On l'adore !
Toutes les références historiques de l'ouest américain peuvent trouver écho dans les vrais livres d'histoire, mais sa vision des choses et ses explications sont uniques.
C'est complètement passionnant d'assimiler les traditions Cheyennes, de pénétrer un peu dans cette culture si injustement massacrée.
Le film réalisé par Arthur Penn en 1971, tiré du livre, était superbe, mais il est tout à vrai comme il est dit en préface qu'il ne rend pas justice au pouvoir comique de l'écriture de Thomas Berger. C'est d'ailleurs un comble que Little Big Man soit associé à Dustin Hoffman dans tous les esprits, au détriment de ce merveilleux auteur.

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Une leçon.

7 étoiles

Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 59 ans) - 11 décembre 2016

Little Big Man. Un sacré pavé qui donne d'un ton badin un aperçu de la vie des "Peaux Rouges". Ceux-là même qui furent massacrés pour faire de la place.
Même si le style du narrateur est parfois un peu exaspérant, ce texte n'en demeure pas moins une extraordinaire leçon.

Un roman passionnant

9 étoiles

Critique de Sundernono (Nice, Inscrit le 21 février 2011, 36 ans) - 9 novembre 2015

C’est au cours d’une émission cinématographique que j’ai appris que ce grand film qu’est Little Big Man est tiré d’un roman : Mémoires d’un visage pâle de Thomas Berger. Autant dire que je n’ai pas traîné pour me le procurer.
Que reste-t-il d’une lecture de plus de 600 pages ? Tout d’abord le sentiment d’avoir vécu un moment très agréable en compagnie de Jack Crabb, un personnage marquant, de ceux que l’on n’oublie pas malgré le temps qui passe. Son histoire est tout simplement fascinante !
J’ai particulièrement adoré cette vie sans cesse bousculée par les aléas du destin, passant du camp des Cheyennes, les « êtres humains », à celui des hommes blancs et vice versa.
Rien ne sera d’ailleurs épargné au Grand Petit Homme.
La retranscription de l’époque constitue également l’un des gros plus du roman. Sans tomber dans le parti pris ou dans le tout blanc/tout noir, l’auteur nous dépeint fidèlement un monde révolu, celui de la conquête de l’Ouest. La ruée vers l’or, la construction du chemin de fer Est-Ouest, le conflit opposant le gouvernement aux grandes tribus indiennes sont autant de points essentiels de l’histoire américaine qui jalonneront un récit vivant, parfois truculent, bref passionnant.
Avant de terminer cette critique comment ne pas parler des personnages secondaires, autre grande force du roman : Peau de vieille Cabane, le chef Cheyenne, un beau personnage que l’on retrouvera au fil de l’histoire, Wild Bill Hickok et le général Custer, hommes charismatiques et figures emblématiques de l’époque du Far West.

Little Big Man : un excellent roman.

Naissance d'un homme

9 étoiles

Critique de Heyrike (Eure, Inscrit le 19 septembre 2002, 51 ans) - 23 décembre 2010

Enlevé par les Cheyennes à l'âge de 10 ans, Jack Crabb est élevé par Peau de Vieille Cabane, un ancien qui a une vision très juste sur l'univers de son peuple et sur celui des hommes blancs qui n'ont de cesse de les traquer. Parvenu à s'intégrer au sein de la petite tribu, il acquiert le statut d'Etre Humain (nom par lequel se désignent les Cheyennes) après s'être vaillamment comporté lors d'un affrontement contre les Pawnees. Little Big Man est né.

Ce n'est que quelques années plus tard, lors d'une escarmouche avec l'armée Américaine, qu'il retourne parmi les blancs. Confié à un pasteur et à sa femme, il a l'occasion d'aller à l'école et de découvrir le petit secret de la belle Mme Pendrake. Incapable de se conformer aux bonnes mœurs et à l'hypocrisie qui l'accompagne, il s'enfuit. Il mène dés lors une existence aventureuse durant laquelle il connaît tour à tour la prospérité et la déchéance. Sur son chemin il croise des personnages célèbres et retrouve les Indiens au gré de ses pérégrinations.

Jack Crabb est un individu ballotté par les évènements de l'histoire de l'ouest sans jamais parvenir à trouver sa place dans ce monde en perpétuel mouvement. Indien de cœur, il constate avec amertume, que la civilisation blanche à laquelle il appartient ne cesse de tout détruire. Si son jugement sur les Indiens est parfois sévère en raison de certaines de leurs pratiques, il perçoit toute l'humanité qui les caractérise, c'est envers l'attitude des blancs qu'il se montre le plus critique, dénonçant l'hypocrisie et la bassesse de leur instinct prédateur.

Contraint de survivre dans cet univers hostile, il fait preuve de beaucoup d'imagination pour ne jamais s'impliquer dans une situation dangereuse, quitte à fuir ou à passer d'un camp à l'autre. A la fois lâche et opportuniste, Jack Crabb n'en est pas moins attachant, à sa manière il s'efforce de rester intègre, ne reniant jamais sa famille indienne, il est toujours prêt à venir en aide quiconque lui semble honnête.

Une œuvre ambitieuse qui brise le mythe de la conquête de l'ouest, décrivant avec intelligence et justesse le mode de vie des indiens et des blancs. De fait il n'y a ni bons sauvages ni de glorieux pionniers, si parfois les Indiens se montrent cruels ce n'est pas par mépris de l'adversaire mais parce que cela s'inscrit dans un mode de pensée qui trouve son origine dans la relation entretenue avec la nature et leurs semblables et au-delà de cela avec la vie et la mort. Quant aux blancs, leurs existences se déclinent entre conquête, pouvoir et argent, avec comme leitmotiv la destruction de tout ce qui les entourent dans un reniement constant de toute notion d'humanité, une attitude proche de l'obscurantisme qui nous renvoie une image d'une civilisation se vautrant dans la fange d'idéaux en putréfaction.

et un chef d'oeuvre, un!

10 étoiles

Critique de Alaouet (, Inscrit le 19 octobre 2007, 55 ans) - 24 mars 2009

Entièrement d'accord avec la "critique principale".


En l'occurrence, j'avais moi aussi trouvé le film excellent... Après avoir eu l'occasion de lire le bouquin de Berger, je confirme...le livre est encore beaucoup mieux... c'est dire!!

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