La maison du Chat-qui-pelote de Honoré de Balzac

La maison du Chat-qui-pelote de Honoré de Balzac

Catégorie(s) : Littérature => Francophone , Littérature => Nouvelles

Critiqué par Déhellair, le 27 avril 2005 (Inscrit le 13 novembre 2004, 32 ans)
La note : 6 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (21 652ème position).
Visites : 5 625  (depuis Novembre 2007)

Balzac accessible

Alors Notre ami narre la rencontre inopinée de deux êtres qui se distinguent par leur sexe, leur classe sociale et leur culture. Une histoire d'amour quoi...
Mais surtout la description, spécialité reconnue de Balzac d'un certain Paris, qui sombre vers la mort, avec ce qu'il contient d'extrême dévotion, de parcimonie dans les émotions, de retenue sur l'écu, de claustration pour les femmes ; mentalité et moeurs désuettes qui ne sauront s'accorder avec un autre Paris, l'aristocrate, celui du libre Marais où tout n'est que raffinement, art...
Un choc, une collision entre deux lieux et donc deux êtres que leur milieu a modelé à jamais, caractéristiques dont ils ne sauront se départir et qui voue leur union à l'échec.

Introduction à Balzac grâce à cette nouvelle, hé oui c'est court 65 pages, qui débute l'immense oeuvre qu'est 'La condition humaine', descriptif presque historique de la société française du 19ème siècle.
Après c'est Balzac donc on aime ou on trouve ça chiant.
Et je reconnais son écriture s'impose par sa force de précision, ce déploiement de subtilité... aux dépens de l'action. Des descriptions interminables, parfaites, excellentes, somptueuses mais interminables, définitivement interminables Balzac est un daron mais je n'aime pas beaucoup. Alors pour ceux qui voudraient connaître, qu'ils commencent par la maison du chat...

Connectez vous pour ajouter ce livre dans une liste ou dans votre biblio.

Les éditions

»Enregistrez-vous pour ajouter une édition

Les livres liés

Pas de série ou de livres liés.   Enregistrez-vous pour créer ou modifier une série

La maison du Chat-qui-pelote

8 étoiles

Critique de Exarkun1979 (Montréal, Inscrit le 8 septembre 2008, 38 ans) - 18 octobre 2011

Dans ce roman, Balzac met en opposition deux types de mariages. Le premier est le mariage de raison et le second est le mariage d'amour. Balzac essaie de nous faire comprendre ici qu'un mariage d'amour n'est pas absolument un gage de réussite comme tout le monde le croit. L'amour peut parfois être bien éphémère.

Le mariage de raison dans ce livre, c'est celui de Virgine et de Lepas. C'est celui dans ce texte qui sera le plus solide. Le mariage d'amour, c'est celui d'Augustine et de Théodore. Dans celui-ci, même si les les débuts de ce couples sont remplis d'amour, ce mariage s'écroulera vite à cause du manque d'atomes crochus entre les conjoints.

Dans ce roman, Balzac expose des idées qui sont encore d'actualité en 2011. Comme quoi la nature humaine change peu.

Ce roman fait partie des Scènes de la vie privée dans la Comédie Humaine.

L'argent a souvent le dernier mot chez Balzac

8 étoiles

Critique de Frychar (NICE, Inscrit le 2 mars 2005, 69 ans) - 1 avril 2009

On trouve dans ce roman les thèmes chers à Balzac. Le mariage de raison l’emporte sur le mariage d’amour. L’argent a le dernier mot. Si Virginie est un prénom courant, Augustine est plus rare… Ce sont les prénoms des filles de monsieur Guillaume. Les prénoms semblent attribués à l'inverse des caractères. Augustine a un prénom dérivé du masculin: Augustin, et pourtant elle est la cadette, la plus fragile, peut-être plus femme que sa soeur ainée Virginie dont le prénom évoque la pureté.. Balzac cite 28 fois le prénom Virginie et 113 fois celui d'Augustine dans "la maison le chat qui pelote". Ni le médecin de "la comédie humaine" : Horace Bianchon , ni aucun autre docteur n'est appelé dans ce roman. Le mot médecin apparait une seule fois dans une forme d'auto médication: "Qu'est-ce qu'un homme auquel il prend tout à coup, sans consulter de médecin, la fantaisie de ne manger que des légumes?" . A noter que sur la place Auguste (qui peut faire penser à Augustine) Blanqui à Nice, un restaurant s'appelle le Virginie (l'Etat des Etats-Unis)... Balzac y est évoqué indirectement par la rue Arson qui débouche sur cette place. Arson qui inspira le personnage de Balthazar Claës à Balzac dans "la recherche de l'absolu".

Forums: La maison du Chat-qui-pelote

Il n'y a pas encore de discussion autour de "La maison du Chat-qui-pelote".