Chloélia
de Julie Bélanger

critiqué par Libris québécis, le 7 février 2005
(Montréal - 82 ans)


La note:  étoiles
Une adolescente qui veut s'affranchir
Pendant un été de son adolescence, Julie Bélanger a écrit Chloélia, qui a rempli rapidement les rayons de toutes les librairies. Succès que les auteurs chevronnés osent espérer sans trop y croire. Vendu à travers le monde, ce roman raconte l’histoire d’une adolescente élevée par un oncle et une tante qui appliquaient leurs principes avec vigueur.

Pour échapper à leur sévérité, elle saute dans le premier train venu et fugue au Mexique, où elle décroche un emploi de palefrenière dans un ranch. Son travail de « garçon » d’écurie est fort apprécié par le propriétaire d’origine suédoise. Cet encouragement facilite son adaptation au monde exigeant des chevaux, dont elle apprend avec succès à maintenir la fougue. Dans un tel contexte valorisant, elle ne peut que développer un réel intérêt pour cet univers hippique au point de songer à la compétition. Ce beau brin de fille se débrouille finalement fort bien dans ce milieu d’hommes qui ne manquent pas de la lorgner. Elle sait les tenir à distance, mais il est difficile de résister au charme du plus séducteur sous un ciel torride. Quand les rêveries de l’adolescence éveillent les sens, l’amour fleurit facilement. Un amour à l’eau de rose caractéristique de la naïveté de cet âge tendre.

Ce roman traduit le désir d’une adolescente qui veut prendre sa place au sein du monde des adultes, en l’occurrence le monde équin auquel l’auteur initie le lecteur. Comme Julie Bélanger a l’âge de son héroïne, Chloélia témoigne justement des sentiments de ceux qui traversent cette étape de la vie. Mais l’inexpérience du jeune écrivain se fait sentir. Son roman s’adresse aux ados et intéresse fort peu les adultes, sauf, peut-être, les passionnés d’équidés.