Lettres sur la lumière
de Emanuele Coccia, Paolo Roversi

critiqué par JPGP, le 13 mars 2024
( - 77 ans)


La note:  étoiles
Emanuele Coccia, Paolo Roversi : eloge de la lumière
Le photographe Paolo Roversi et le philosophe Emanuele Coccia ont choisi une correspondance qui s’articule autour de la lumière. E Les deux auteurs laissent apparaître les interstices pour la métamorphose afin d'entrer en symbiose car la lumière nourrit le noir pour l'effacer et il n'y a pas une autre manière de savoir.

Tout s'articule car la lumière devient le lieu où le chemin se perd de lala terre au ciel dans la profondeur des rythmes premiers. Reste ce rayonnement pour irradier la nuit. Il viole le noir afin qu'iol "parle" pour quÕil devienne son tour force d'exister. S'annoncent alors le sens d'un long devenir. Il faut suivre ses traces des mondes oubliés. La lumière dénude, nous arrache hors de tout point d'appui

Ce qui paraissait roc se creuse, se volatilise pour laisser place jusqu'à la crue d'un fleuve intérieur, pour laisser surgir une émotion où le dŽsir brille en plein jour.
C'est pourquoi, ici, la lumière n'est pas sans rappeler ce que Plotin appelle "hypostase". Surgit une réalité à la fois concrète et intelligible, impalpable et sensible.

Jean-Paul Gavard-Perret