La trilogie des ombres: Le Sacre des Impies (3)
de Ghislain Gilberti

critiqué par Incertitudes, le 25 janvier 2024
( - 39 ans)


La note:  étoiles
Un classique de la littérature policière
Waow. Si on additionne Sa majesté des ombres et Les Anges de Babylone, on a là presque deux mille pages d'action, de bruit, de fureur et de cadavres à la pelle.

Dans Les Anges de Babylone, je commençais à soupçonner ces trafiquants de drogue aux méthodes plutôt radicales de cacher un but encore plus terrible. Je n'imaginais pas que c'était à ce point-là.

En introduction du Sacre des Impies, l'auteur prévient : la rédaction de cette conclusion a été dure. Très dure. Ghislain Gilberti a mis énormément de lui-même et il aura vécu avec ces anges et ces démons pendant trois ans. Alors, pour les quitter..

Le parti pris peut étonner : finalement, pour cette conclusion, il va s'attacher à décrire le passé de Borderline. Une bande de gamins mal aimés, avec des parents ignobles qui ont puisé dans leur amitié cette volonté de changer la société. Cette colère les aura finalement perdu. Sont-ce des monstres ? On pourrait rétorquer qu'ils ne se seront jamais attaqués aux honnêtes citoyens. Bref.

C'est un véritable concentré d'énergie brut où les forces de l'ordre principalement finiront toutes balayées comme des fétus de paille. L'intensité des scènes d'action est terrible. Les exécutions font froid dans le dos. Ce livre est le reflet d'une société malade. Violente. Au bord du gouffre. Où la moindre étincelle peut tout faire embraser.